Broyés vivants ou mutilés : tel est le sort des canetons pour produire du foie gras


Deux vidéos sur ce billet à donner mal au ventre. Si vous aimé le foie gras, peut-être qu’en voyant le procédé vous fera changer d’avis. Comment peut-on être aussi cruel pour se nourrir ? Ces oiseaux à peine sortie des oeufs sont brutalisés et broyés et certains survivent et dans la douleurs mourront lentement. Les adultes n’ont guère un meilleur traitement. ET aujourd’hui c’est la France qui est visé, mais nous savons qu’ailleurs, ce genre de procédés existent
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Broyés vivants ou mutilés : tel est le sort des canetons pour produire du foie gras

 

Les canetons femelles sont broyés vivants. ©L214 - Éthique & animaux

Les canetons femelles sont broyés vivants. ©L214 – Éthique & animaux

Une association dénonce dans deux vidéos choc les souffrances subies par les canards et les canetons de l’industrie du foie gras en France.

 

CHOC. En cette période festive de fin d’année, le foie gras sera comme toujours sur toutes les tables. L’association L214 a tenu à montrer ce qu’il y a derrière ce produit de luxe prétendument traditionnel et dénonce la violence que subissent, en France, les canards d’élevage de cette filière à travers deux vidéos tournées en caméra cachée.

La première plonge dans l’univers industriel d’un couvoir des Pays de la Loire. Les canetons y sont triés selon leur sexe : seuls les canards mâles sont utilisés dans la production de foie gras (car leur foie est plus gros) et ce sont des milliers de canetons femelles qui finissent broyés vivants chaque jour (entre 6.000 et 7.000).

« Certains canetons sortent disloqués mais encore vivants de la broyeuse les vouant à une mort lente et douloureuse », dénonce l’association.

Mais le sort des mâles n’est guère plus doux : leur bec est mutilé par brûlure afin d’éviter que plus tard ils ne se blessent avec leurs futurs voisins dans leurs minuscules cages.

La deuxième vidéo montre l’insémination artificielle de canes dans un élevage du Sud-Ouest et l’agonie inutile et évitable de l’une d’entre elle exécutée par dislocation du cou. In fine, l’association L214 entend dénoncer la violence faite aux animaux lors de ces deux étapes cruciales et inhérentes à la production de foie gras et appelle à signer une pétition « STOP au broyage des canetons ».

Attention, les images ci-dessous peuvent choquer :

Foie gras : l’enfer d’un couvoir © Association L214 / Youtube

Foie gras : la fabrique des canards mulards © Association L214 / Youtube

http://www.sciencesetavenir.fr/

Les colorants alimentaires, dangereux pour la santé?


Si nous changeons nos habitudes d’achat face aux colorants artificiels dans les aliments, l’industrie pour ne pas perdre de l’argent cherchera plus à utiliser des colorants naturels.
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Les colorants alimentaires, dangereux pour la santé?

 

Crédits : http://www.kelloggs.ca/

Annie Ferland 

On mange avec les yeux. L’industrie alimentaire l’a bien comprise. Que seraient nos céréales Froot Loops® ou notre Kraft Dinner® sans leurs couleurs si vives? Toutefois, l’utilisation des colorants artificiels soulève de plus en plus de préoccupations chez les consommateurs.

En effet, quelques études publiées sur le sujet laissent supposer un lien entre les colorants alimentaires artificiels et le trouble de déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) chez l’enfant. Doit-on les éviter?

5 astuces pour éviter les colorants artificiels

1. Éviter les aliments transformés
2. Cuisiner à partir d’aliments de base tels les fruits et les légumes
3. Consulter la liste des ingrédients pour s’assurer de l’absence de colorants
4. consommer des aliments biologiques, qui sont toujours absents de colorants.
5. Utiliser des purées de fruits ou de légumes pour colorer nos glaçages maison

À quoi servent les colorants alimentaires?

Les colorants alimentaires ont une fonction purement esthétique. Ils servent à rendre l’aliment plus attrayant (par des couleurs qui n’ont parfois pas d’équivalents dans la nature) ou plus alléchant aux yeux des consommateurs. Ils ne sont donc pas essentiels. Les colorants alimentaires sont classés dans la même catégorie que les additifs alimentaires. Seuls les additifs alimentaires qui ont été évalués pour leur innocuité et qui ont été approuvés par Santé Canada peuvent être utilisés dans la transformation alimentaire. Bien qu’il soit obligatoire d’en déclarer l’utilisation, la mention de « colorant » suffit selon la réglementation en vigueur au Canada. Ainsi, il est impossible de distinguer si le colorant utilisé et naturel ou artificiel.

Naturels ou artificiels?

Il est possible de retrouver plusieurs types de colorants dans les aliments transformés. Les colorants naturels proviennent généralement d’ingrédients retrouvés dans la nature, tels le caramel, la chlorophylle, le curcuma, le paprika ou le rouge de betterave. Ceux-ci n’inquiètent pas les scientifiques outre mesure. Ce sont plutôt les colorants artificiels, produits chimiquement, qui sont pointés du doigt. Plusieurs études se sont penchées sur les effets de la consommation de colorants alimentaires artificiels chez l’humain et leurs conclusions ne sont pas toujours rassurantes pour le consommateur.

Qu’en disent les études?

Il faut être prudent dans l’interprétation que certaines personnes ont faite de ces études. Premièrement, aucun lien direct entre les colorants alimentaires artificiels et le TDAH n’a été clairement prouvé.

Toutefois, en 2007, une étude britannique a sonné l’alarme en démontrant un possible lien entre la consommation de colorants artificiels et l’aggravation des symptômes d’hyperactivité chez des enfants. D’autres études devront toutefois approfondir le sujet.

Même si des évidences manquent toujours à l’appel, il est clair que les colorants alimentaires artificiels ne sont pas essentiels à notre alimentation. De plus, ils se retrouvent généralement dans les aliments transformés destinés aux enfants ou qui ne sont pas intéressants au point de vue de leur valeur nutritive, souvent trop riches en gras ou en sucre.

Il est important de se préoccuper de la présence des colorants dans les aliments afin de pouvoir faire un choix éclairé en tant que consommateur. En mettant une croix sur les produits qui en contiennent, l’industrie alimentaire n’a d’autre choix que de se tourner vers les colorants naturels.

Annie Ferland Ph.D. Dt.P.-nutritionniste
Science & Fourchette | Communication de la nutrition
sciencefourchette.com

Références

McCann D et al. Food additives and hyperactive behavionr in 3-year-old and 8/9-year-old children in the community: a randomised, double-blinded, placebo-controlled trial. Lancet 2007 3;370(9598):1560-7.

Santé canada. Liste des colorants autorisés. http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/securit/addit/list/3-colour-color-fra.php {Page consultée le 15 avril 2015}

http://www.sciencepresse.qc.ca/

Le pouvoir des couleurs


Les couleurs sont importantes dans nos vies, que ce soit dans notre environnement de vie, au travail, à l’école, sur la façon de s’habiller. Nous aurions avantage, de connaitre l’influence des couleurs ur nous
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Le pouvoir des couleurs

 

« Osez la couleur! Vous verrez, ça vous fera du bien », lance Jean-Gabriel... (INFOGRAPHIE LA PRESSE)

INFOGRAPHIE LA PRESSE

Olivia Lévy
La Presse

« Osez la couleur! Vous verrez, ça vous fera du bien », lance Jean-Gabriel Causse, designer coloriste et membre du Comité français de la couleur, où il travaille sur les tendances des années à venir. De passage à Montréal, il a profité de la belle saison des couleurs! Rencontre avec un passionné qui nous fait découvrir L’étonnant pouvoir des couleurs, titre de son livre captivant.

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Jean-Gabriel Causse

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L'étonnant pouvoir des couleurs, Éditions Edito, 22,95 $.... (PHOTO FOURNIE PAR L'ÉDITEUR) - image 2.1

L’étonnant pouvoir des couleurs, Éditions Edito, 22,95 $.

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Influences inconscientes

Les couleurs ont un impact plus grand qu’on ne le prétend sur nous. Jean-Gabriel Causse répond aux questions de La Presse à ce sujet.

L’influence de la couleur sur nous, c’est inconscient? 

La couleur nous fait beaucoup de bien, beaucoup plus qu’on ne peut l’imaginer, car ses influences sont dans notre inconscient. Ce sont les neurosciences qui ont fait progresser notre connaissance de l’impact des couleurs. Ce ne sont pas les mêmes zones du cerveau qui sont activées lorsque les couleurs sont froides ou chaudes.

Les couleurs ont une réelle influence sur nous, que ce soit physiologique ou psychologique. On est dans un monde qui manque tellement de couleurs! Il faut, par exemple, arrêter de concevoir des bureaux ou des salles de classe avec des murs blancs et gris… c’est terrible, le blanc, c’est la couleur de la mort. Le paradis est blanc pour les Occidentaux. Ce sont dans les bureaux blancs que le risque de dépression est le plus important. On y travaille moins bien et moins vite.

Les couleurs ont donc de vrais effets et modifient nos comportements?

Oui. Le rose, par exemple, est une couleur romantique et la couleur de l’optimisme et du bonheur. Des chercheurs ont démontré que si vous peignez en rose les murs des classes de maternelle, les dessins des enfants sont plus positifs et plus joyeux. Les soleils sont plus gros, les nuages moins présents, les sourires plus marqués. Les enfants voient la vie en rose! C’est bien réel et cette expression prend tout son sens. 

Autre démonstration des effets du rose: Alexander Schauss, scientifique et directeur de l’American Institute for Biosocial Research, a fait peindre en rose les murs des cellules du centre correctionnel de la Marine américaine de Seattle. Une exposition de 15 minutes à cette couleur suffit pour faire réduire l’agressivité des détenus pendant 30 minutes. Le rose diminue le rythme cardiaque, la pression sanguine et les pulsations. C’est une couleur tranquillisante qui fait baisser l’agressivité, a conclu Alexander Schauss.

Il y a une couleur pour faire hausser la fréquence des rapports sexuels?

Oui, une étude effectuée en 2012 sur 2000 personnes révèle que, lorsqu’il y a une dominante chromatique de mauve dans la chambre à coucher, il y a plus de rapports sexuels, soit 3,49 par semaine. Le rouge arrive tout juste après (3,18 rapports), puis le blanc (2,02 rapports), le beige (1,97 rapport), et le gris (1,80 rapport).

Le rouge est-il la couleur du désir et de la séduction?

Le rouge attire le regard et éveille les désirs. Quand une femme est habillée en rouge, c’est une arme de séduction redoutable et d’ailleurs, une autre femme la voyant arriver va la voir comme une menace, comme si elle allait lui piquer son mari! Une femme qui fait du pouce qui est habillée en rouge a deux fois plus de chances qu’un automobiliste (homme) s’arrête. Une serveuse de restaurant habillée en rouge aura des pourboires plus généreux!

La couleur peut-elle aussi influencer le goût?

Oui. L’industrie alimentaire a compris l’importance de la couleur de ses produits. Vous ne ferez pas acheter un oeuf avec une coquille brune à un Américain! Et un oeuf à coquille blanche à un Français! Pour juger de la bonne couleur d’un ketchup épicé, on a fait goûter à des consommateurs trois ketchups plus ou moins foncés, mais qui avaient le même goût. Résultat: le ketchup rouge foncé a été jugé beaucoup plus épicé que le rouge moyen ou que le rouge clair… Même type de résultat sur des enfants qui ont goûté des sirops de fruits au goût identique, mais avec des colorants plus ou moins saturés. Plus la couleur est saturée, plus il semble avoir un goût prononcé, ce qui est fondamental pour lutter contre l’obésité des enfants. Il suffit d’augmenter la perception du sucre par des couleurs plus vives. 

Selon la couleur que l’on porte, le même discours sera-t-il perçu différemment?

Oui. Par exemple, si vous êtes habillée en rouge et que vous allez voir votre patron, il va le voir comme une menace pour son poste, car le rouge est la couleur de la séduction, mais aussi la couleur des leaders et du pouvoir. Si vous êtes habillée en vert, il verra que vous avez un bon esprit d’équipe. Le rouge est donc à déconseiller si vous êtes dans une négociation, car c’est une couleur dominante. Regardez la famille Obama lors de sa victoire à l’élection de 2008; les membres de la famille sont arrivés sur la scène, tous habillés en rouge et noir. C’est un choix délibéré et un message très fort qui voulait dire qu’ils incarnaient désormais la famille leader américaine. La cravate rouge est la bienvenue si on veut s’imposer comme leader!

Nous vivons dans un monde où, finalement, il y a de moins en moins de couleurs?

L’essentiel des ventes de textile en Occident tourne toujours autour du noir, du blanc, du gris, de l’écru et du bleu marine. Alors que chaque année, on se dit que les gens veulent de la couleur pour sortir de la crise! Il n’y a plus de couleurs! Même si Pantone (nuancier de couleurs) a fait du « Radiant Orchid » un violet clair, sa couleur de prédilection de 2014, on n’en voit pas beaucoup dans les rues. Les créateurs de mode sont tous habillés en noir! À la fin des défilés, ils arrivent en noir. Le seul qui avait un peu de couleur était Jean Paul Gaultier, qui était vêtu de sa fameuse marinière bleue et blanche et encore, il s’est mis au noir lui aussi! Ce sont eux qui symbolisent la mode. Que ce soit à Londres, New York, Milan, Paris, le noir a pris le dessus sur la couleur.

Pourquoi?

Ça a commencé avec Coco Chanel, qui a créé la petite robe noire en 1926. À l’époque, on portait beaucoup de couleurs, mais les femmes ont eu l’impression que cette petite robe noire les affinait et les rendait plus minces, alors que c’est archifaux! Une masse noire, c’est très imposant. Ce qui fera vraiment mincir, ce sont les rayures verticales et tout ce qui va brouiller la silhouette, comme les fleurs et les motifs. Dans notre inconscient, porter du noir, ça nous amincit, c’est un sentiment très fort que nous avons, alors que la réalité est tout autre. Et c’est aussi parce que le noir, c’est chic et c’est la base du style. Alors que porter de la couleur va vous remonter le moral. Faites-en l’essai vous-même!

Finalement, quelles couleurs doit-on avoir chez soi pour être bien?

Avoir un équilibre de toutes les couleurs par touches, c’est ce que je conseille. Si, dans votre appartement, tout est blanc et que vous peignez un mur de votre salon en orange, évidemment que vous allez vous en lasser. Mais si vous avez un mur orange dans le salon, un mur jaune dans la cuisine, un peu de bleu dans la salle de bains, ça ira. Si, inconsciemment, vous recréez toutes les couleurs, ce que faisaient nos parents et grands-parents avec le papier peint, il y aura un équilibre et vous ne vous en lasserez pas. Plus il y a de couleurs complémentaires, plus ce sera équilibré et mieux vous vous porterez.

INFOGRAPHIE LA PRESSE

Choisir la bonne couleur

 

Chaque couleur influence nos perceptions et nos comportements. Voici huit extraits du livre L’étonnant pouvoir des couleurs, de Jean-Gabriel Causse, qui expliquent quelques spécificités.

Le bleu

C’est la couleur créative. Notre cerveau s’évade avec le bleu.

C’est la couleur de la liberté; un ciel bleu ou le bleu de la mer produisent sur nous un bel effet. À la vue d’une piscine dans un jardin, on se sent apaisé. C’est la couleur préférée sur les cinq continents.

Le bleu est recommandé dans les chambres pour ceux qui ont du mal à s’endormir. C’est une couleur harmonieuse, mais sédative. Couleur idéale pour les salles de bains. C’est aussi une teinte que nous aimons tous porter et qui nous fait du bien, d’où le succès du jean.

On se fait plaisir dans du bleu, c’est donc une couleur à privilégier dans les points de vente. 

Le vert

Il est associé à la nature. C’est la couleur de l’équilibre, c’est une couleur qui rassure et qui apaise. Le vert inspire confiance, et recommandé en salle de réunion pour convaincre un client.

Les tapis de billard sont verts, c’est pour calmer les joueurs et pour qu’ils soient plus performants.

Il est recommandé dans les cuisines car il ouvre l’appétit.

Le rouge

C’est une couleur chaude, activante et énergisante. Couleur de l’amour et de la séduction. Le rouge nous effraie parce qu’inconsciemment, on sent bien que ses effets activants sont puissants, mais que, mal maîtrisés, ils peuvent être préjudiciables. C’est la couleur du désir et elle est aphrodisiaque.

Le rouge veut aussi dire interdiction et nous fait peur de façon innée. Les symboliques sont nombreuses: votre banquier qui vous dit que vous êtes dans le rouge! Tous les boutons rouges d’urgence qu’il ne faut pas toucher…

Le rouge est aussi la couleur traumatisante de l’école. Il suffit de regarder le nombre d’annotations rouges du professeur sur les copies des élèves. Quand on fait des erreurs, le rouge est là pour nous sanctionner. Pourquoi ne pas corriger les copies avec du vert? Les enfants y verraient un encouragement!

L’orange

C’est une couleur chaude qui suscite l’attention et la communication.

L’orange stimule le coeur, ouvre l’appétit et réduit les troubles digestifs. C’est une couleur recommandée dans la cuisine, dans la salle à manger et dans l’entrée pour souhaiter la bienvenue aux visiteurs. En milieu professionnel, l’orange est recommandé partout où l’on doit s’exprimer.

Le brun, le marron, le beige 

Le brun est la couleur de la nature dans ce qu’elle a d’immuable. C’est la couleur du bois. C’est la couleur de la nostalgie. Couleur de la tradition et de l’authenticité. C’est la couleur de l’artisanat.

Dans notre garde-robe, le brun donnera un sentiment de peau bronzée pour les Occidentaux. Il est formidable pour mettre en valeur des couleurs comme le rose, le turquoise ou l’abricot.

Un mur brun paraît triste et sale.

Le noir

C’est la couleur du deuil en Occident depuis le XVIIIe siècle. Cette couleur impose le respect. Le noir est le summum de l’élégance. Pour une voiture, une petite robe, un smoking.

Le noir est la meilleure couleur pour les environnements bruyants à haute fréquence de beaucoup d’usines.

Le blanc

C’est une couleur ni activante ni relaxante, donc à éviter en dominante dans une maison. Le blanc est le symbole de la propreté, c’est aussi la couleur du vide et de la mort.

Le blanc agrandit et réfléchit la lumière dans les pièces sombres.

Un endroit où le blanc peut être une bonne couleur est celui où le sentiment d’hygiène est important, dans les cuisines industrielles, par exemple, ou dans les cabinets médicaux.

Le jaune

La couleur du soleil. C’est une couleur tonique, chaude mais non excitante. Le jaune est recommandé dans les pièces à vivre, car il apporte de l’énergie. Il permet, le soir, de créer des intérieurs chaleureux et douillets. Il symbolise la réussite et la joie de vivre.

Le jaune aide à se concentrer, en particulier pour les tâches intellectuelles ou qui demandent de l’organisation.

http://www.lapresse.ca

Les aliments multisensoriels: comme une drogue!


Les aliments multisensoriels: comme une drogue!

 

  • Trois adultes canadiens sur 5 – et 1 enfant sur 4 – ont un surplus de poids ou souffrent d’obésité.
  • Ceux qui entreprennent des régimes échouent à long terme.
  • « C’est parce que nous n’avons pas compris pourquoi le fait de manger certains aliments nous pousse à en manger davantage », soutient le Dr David Kessler.

Voici comment, selon lui, l’industrie alimentaire nous amène à trop manger… et comment nous pouvons nous défendre.

David Kessler, qui est médecin, avocat et ancien commissaire à la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis, enseigne à l’École de médecine de l’Université de Californie à San Francisco. Dans son dernier livre, The End of Overeating, il a entrepris de comprendre cette force d’attraction qu’exercent les aliments gras, sucrés et salés.

Le Dr Kessler a répondu aux questions de Bonnie Liebman, de Nutrition Action1-2, par téléphone de San Francisco, en Californie.

Certains aliments gardent-ils plus que d’autres le cerveau en activité?

Dr David Kessler – Oui. Nous savons que le taux de dopamine bondit – et reste élevé – en réaction à des drogues comme la cocaïne ou les amphétamines. Mais avec la nourriture, on devrait obtenir normalement une légère élévation du taux de dopamine, suivie d’une accoutumance – c’est-à-dire que la nourriture devrait perdre sa capacité d’activer notre cerveau. Mais si on combine le sucre et les matières grasses, le cerveau ne s’accoutume pas. Et le taux de dopamine demeure élevé. Et si, en plus, on rend la nourriture encore plus multisensorielle, le taux de dopamine va aussi augmenter et le cerveau de certaines personnes ne développera pas d’accoutumance. Il continuera donc à s’activer à la vue de ces aliments.

Qu’entendez-vous par aliments multisensoriels?

Dr David Kessler – Je veux dire que la nourriture est plus complexe. Par exemple, la crème glacée combine le sucre, les matières grasses et le froid. Mais si on y ajoute des barres Skor, du chocolat au beurre d’arachide, genre Reese, des brisures de chocolat et du fudge chaud, cela en varie la texture, le parfum et la température. Plus la nourriture est multisensorielle, plus elle provoque un renforcement. Et plus on en reprend. Essentiellement, les matières grasses, le sucre et le sel sont des stimuli très importants. […]

Le sel nous pousse à manger davantage?

Dr David Kessler – L’industrie crée des plats destinés à répondre à 3 points critiques de satisfaction. Le sucre, les matières grasses et le sel sont ce qui rend la nourriture irrésistible et agréable. Les aliments les plus savoureux ont 2 ou 3 de ces caractéristiques. Ils provoquent une sensation de montagnes russes dans la bouche. C’est l’expérience orosensorielle totale. On devient prisonnier. […]

Alors, manger c’est comme être dans un manège?

Dr David Kessler – Si je vous donnais simplement du sucre en vous disant : « Amusez-vous bien », vous me trouveriez un peu bizarre. Mais si j’ajoute à ce sucre des matières grasses, de la texture, de la couleur, de la température, une sensation buccale, une apparence extérieure, une odeur, et que je le rends accessible en tout temps, à chaque coin de rue, puis que j’ajoute le vernis émotionnel de la publicité et que je vous dis que vous pouvez en manger avec vos amis, vous payer du bon temps, j’en fais alors un carnaval alimentaire et il devient difficile d’y résister.

Est-ce que tout le monde est également vulnérable à ces aliments?

Dr David Kessler – Non, mais pour le savoir, on peut poser aux gens ces 3 questions :

  • 1. Perdez-vous le contrôle devant des aliments hautement savoureux? Est-il très difficile d’y résister?
  • 2. Quand vous mangez, ressentez-vous un manque de satiété? Ressentez-vous le sentiment d’être rassasié?
  • 3. Pensez-vous à la nourriture entre les repas? Ou pendant que vous mangez, pensez-vous à ce que vous allez manger ensuite?

Lorsqu’on pose ces questions, certaines personnes n’ont aucune idée de ce qu’on veut dire. Mais environ la moitié des obèses, 30 % des gens en surpoids, et 20 % des individus à poids santé ont un taux très élevé de réponses positives.

Ces gens sont-ils normaux?

Dr David Kessler Oui. Nous ne parlons pas de troubles de l’alimentation, mais d’un écart normal. Il n’y a là aucune psychopathologie. Alors, lorsqu’on les additionne, cela donne environ 70 millions de Nord-Américains qui présentent ces caractéristiques. Ce n’est pas une maladie. C’est un syndrome que j’appelle l’hyperalimentation conditionnée.

Y a-t-il des preuves de ce qui se passe dans leur cerveau?

Dr David Kessler – Oui. Si on expose ces gens à des signaux – une image de chocolat, par exemple – et qu’on fait une tomodensitométrie (scanner) de leur cerveau, on constate une activation accrue dans une section du cerveau appelée l’amygdale. C’est là que nous traitons et emmagasinons les souvenirs d’émotions.

Manger ces aliments change-t-il notre cerveau?

Dr David Kessler – Oui. Chaque fois qu’on reçoit des signaux et que l’on consomme le stimulus, on renforce les circuits neuronaux et, la prochaine fois, on est plus susceptible de le refaire. Renforcer ces circuits, c’est ce que nous appelons l’apprentissage, même si nous ne parlons pas du même genre d’apprentissage conscient.

Cela explique-t-il pourquoi il est difficile de ne pas reprendre le poids perdu?

Dr David Kessler – Oui. Pourquoi les régimes ne sont-ils pas efficaces? Bien sûr, je peux priver quelqu’un en réduisant son apport calorique pendant 30, 60 ou 90 jours. Cette personne perdra du poids. Mais la privation augmente avant tout la valeur de gratification des aliments, à moins qu’on les remplace par quelque chose qu’on désire davantage. Et après la perte de poids, les vieux circuits sont toujours là. À moins qu’on ne les ait remplacés par des nouveaux – par un nouvel apprentissage -, si on revient dans son cadre habituel, on continue à être bombardé de signaux anciens, et bien sûr, on reprend le poids.

Parce que les vieux circuits demeurent?

Dr David Kessler – Oui. Et si je deviens stressé, fatigué, affamé, si j’essaie d’attraper un avion et qu’il n’y a rien d’autre, je vais tout de même m’emparer de ces bretzels enrobés de chocolat. Pour la plupart d’entre nous, il s’agit d’apprendre un nouveau circuit.

Lire la suite de l’entrevue : La désintoxication alimentaire devra passer par l’industrie, la pub et la politique

1. Liebman, Bonnie. Why we overeat, Nutrition Action Healthletter, Juillet/août 2009, vol. 36, no 6, pp. 3 à 6. Traduit de l’anglais. Reproduit avec l’autorisation du Center for Science in the Public Interest. ©Tous droits réservés. http://www.cspinet.org/nah/canada.htm
2. Pour vous abonner à la Nutrition Action Healthletter : https://orders.cspinet.org/subscriptions
Pour faire un don au Centre for Science in the Public Interest : https://orders.cspinet.org/donate/canada

http://www.passeportsante.net

Il y a 50 ans, on buvait un Coca par trimestre


Quand j’étais petite on avait un commerce, une salle de quille qui appartenait a ma mère, on vendait aussi des boissons gazeuses a 11 cent, des croustilles a 5 cent ou 10 cent, les pop cicle a 5 cent etc .. Même si on en vendait, on n’avait le droit le dimanche a prendre quelque chose après le diner Ca bien changer, maintenant le soda remplace le lait, les aliments tout préparer haut en calories et lipides font office de repas .. Enfin, pas pour tout le monde, heureusement
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États-Unis → «Il y a 50 ans, on buvait un Coca par trimestre»

 

États-Unis - «Il y a 50 ans, on buvait un Coca par trimestre»

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«Il y a 50 ans, on buvait un Coca-Cola par trimestre, aujourd’hui c’est tous les jours et dans des proportions énormes», déclare à l’AFP la nutritionniste Barbara Moore, directrice de Shape Up America («Remettre l’Amérique en forme»), à l’occasion d’une conférence sur l’obésité.

 

Par Fabienne Faur

Q: Comment s’explique la spectaculaire progression de l’obésité aux USA en 30 ans?

R: «Les raisons sont multiples. Par exemple, partout, mais particulièrement en Amérique, l’industrie alimentaire conçoit des produits qui forment une combinaison de graisse, de sucre et de sel, pour qu’ils aient plus de goût.

Quand le fabricant de chips Fritos, il y a 30 ans, a lancé le slogan

 « On parie que vous ne pouvez pas n’en manger qu’un »,

tout était dit. Et le message se vérifiait dans les faits. Les gens qui en mangeaient un ou deux en voulaient encore davantage. Aujourd’hui, allez au rayon céréales, il y en a au goût chocolat, au goût de biscuits, etc. Ce sont des gâteaux, presque des bonbons, à haute teneur en sucre et en graisse, faits pour attirer les enfants qui en réclament toujours plus.

L’industrie des sodas s’est développée depuis 20 ou 30 ans, l’obésité aussi. Coca-Cola et Pepsi-Cola ont un succès énorme.

Personnellement, j’ai plus de 60 ans et quand j’étais enfant, je buvais un Coca une fois par trimestre. La bouteille contenait alors 100 ml. Aujourd’hui, non seulement les enfants et les adultes en boivent tous les jours, mais ce n’est plus 100 ml, c’est 400 ml, 600 ml, voire même un litre au restaurant. Ces quantités énormes renferment un surplus de calories, sans aucun intérêt nutritionnel.»

Q: Les comportements des Américains sont-ils aussi en cause?

R: «En Amérique, la nourriture est accessible et peu chère, grâce aux subventions accordées à l’agriculture, notamment aux secteurs du maïs et du sucre. Même les familles les moins fortunées emmènent leurs enfants au fast-food plusieurs fois par semaine. Plus de la moitié d’un dollar consacré à la nourriture aux États-Unis sert à acheter un repas préparé à l’extérieur.

Il y a plusieurs décennies, on allait au restaurant peut-être une fois tous les trois ou quatre mois. Aujourd’hui, certains enfants mangent dehors tous les jours. Et quand les Américains ne mangent pas dehors, ils se font souvent livrer. En définitive, ils n’apprennent pas à cuisiner, ils n’ont pas le temps, ne veulent pas, car c’est facile de ne pas apprendre. Vous n’avez pas de vaisselle à faire, vous ne salissez pas de casseroles.»

Q: Que faire pour changer la donne?

R: «Le problème est que les obèses ont tendance à avoir des enfants obèses, ce qui perpétue la situation. La nation entière doit changer son attitude face à l’alimentation, et pour cela privilégier la qualité à la quantité

http://fr.canoe.ca