Économiser du temps en cuisine a un coût


    Les épiceries et comptoirs de repas, veulent nous faire économiser du temps, alors ils offrent des fruits, des légumes, lavés, épluchés, coupés et emballés. Il y a aussi d’autres produits comme des sachets de gruau qu’on a qu’à ajouter l’eau, des plats tout préparer etc … Cela permet effectivement d’économiser le temps, mais ce qu’on ne dit pas, c’est qu’ils font des profits de 100 à 150 %. Sans parler du surplus d’emballage qui augmente.
    Nuage


    Économiser du temps en cuisine a un coût

    Un bol rempli de quartiers de pamplemousse.

    En optant pour un petit bol de pamplemousse déjà préparé, on gagne 2 minutes 12 secondes.

    PHOTO : RADIO-CANADA

    Barbara Ann Gauthier

    Précoupés, prélavés, précuits, préportionnés : l’industrie alimentaire offre tout un arsenal d’aliments avec la promesse de faciliter la vie au consommateur et de lui faire économiser du temps. Mais qu’en est-il vraiment?

    L’épicerie a voulu savoir combien de temps nous gagnons et combien cela nous coûte, en faisant l’exercice de comparer le prix et le temps d’aliments préparés à des aliments non préparés.

    Trois repas d’une journée pour une seule personne, totalisant 16 aliments différents, ont été évalués.

    Par exemple, le petit déjeuner maison composé d’un pamplemousse, d’un bol de gruau, d’un yogourt avec noix et d’un café a été comparé à son équivalent préportionné. Au total, 4 minutes 7 secondes ont été économisées, mais cela a coûté 2,91 $ de plus.

    En optant pour le pamplemousse déjà préparé, on gagne 2 minutes 12 secondes. Cela nous évite de l’éplucher, de le couper et d’en faire une portion.

    Acheté entier, il coûte 0,66 $ pour 90 grammes de chair, comparativement à 2,19 $ pour la même quantité en petit pot. Une économie d’argent qui exige juste un peu de temps et d’effort.

    Des suprêmes de pamplemousse.

    Éplucher et couper soi-même le pamplemousse prend un peu plus de temps.

    PHOTO : RADIO-CANADA

    La version maison du yogourt saupoudré de noix a nécessité 56 secondes à préparer, mais elle a coûté 0,76 $ de moins que la version déjà assemblée.

    Quant au bol de gruau, le temps de préparation est le même pour un gruau déjà portionné contre un gruau non portionné. Ici, on évite de mesurer la quantité de céréales à préparer. Cela coûte 0,27 $ de plus.

Ce n’est pas tant que ça prend beaucoup plus de temps, mais c’est ce qui nous permet de penser qu’on va mettre ce temps-là à autre chose.

Jacques Nantel, professeur de marketing, HEC Montréal.

Autre exemple : le café en dosette comparé au café préparé avec un filtre réutilisable. On gagne 41 secondes, mais on paie la tasse deux fois plus cher.

Le signal qu’on vous donne, c’est : voici une partie qui n’est pas plaisante pour vous dans votre journée, consacrez donc votre temps à faire quelque chose de mieux, nous, on va s’occuper de la partie non plaisante. Ce qu’on ne vous dit pas, évidemment, c’est combien on va vous faire payer pour s’occuper de la partie qui ne vous plaît pas, ajoute Jacques Nantel.

Un petit déjeuner composé d'aliments emballés individuellement.

L’industrie alimentaire offre toute une variété d’aliments préparés afin de vous faciliter la vie.

PHOTO : RADIO-CANADA

Des marges de profits qui peuvent atteindre 150 %

En épicerie, les comptoirs de prêt-à-manger offrent en quantité fruits et légumes précoupés. Ces produits génèrent de grandes marges de profits pour le détaillant.

Par exemple, des bâtonnets de carottes s’affichent à 7,50 $ le kilo, alors qu’un sac de carottes peut se vendre la moitié moins cher.

On parle d’un profit moyen brut sur des produits de base d’à peu près 19-20 %, là on est rendu dans le 100-150 % facilement.

Jacques Nantel, professeur de marketing, HEC Montréal.

Perte des savoirs culinaires

Certains aliments vendus pour faciliter la vie au consommateur ont de quoi étonner. Pommes coupées en quartiers, pommes de terre enveloppées de papier d’aluminium, prêtes à mettre au four, oeufs cuits durs écalés sont autant de produits conçus pour éviter la plus élémentaire des préparations.

On a perdu beaucoup notre relation avec les aliments, avec la préparation d’aliments. On dirait qu’on fait beaucoup de recettes quand on va recevoir des gens, mais pour tous les jours, on veut éviter tout ça, puis on achète du tout fait, précise Marlène Hutchinson, spécialiste en environnement, Cycle Environnement.

Coûts collatéraux, coûts environnementaux

Et ce tout fait produit une quantité considérable d’emballages.

Le dommage de plus, c’est vraiment l’emballage supplémentaire qui est requis aux aliments pour avoir une durée de vie plus longue. Si on prend l’exemple d’un pamplemousse qui a déjà sa protection naturelle, une fois qu’il est coupé, on a besoin d’y mettre une nouvelle protection et on a besoin en plus de le réfrigérer pour garder sa durée de vie, contrairement à un pamplemousse qui peut rester sur la tablette, explique Marlène Hutchinson.

Des emballages de produits individuels en plastique vides.

Les emballages générés par le prêt-à-manger ne représentent qu’une petite partie de l’impact environnemental global de ces produits.

PHOTO : RADIO-CANADA

Les emballages générés par le prêt-à-manger ne représentent qu’une petite partie de l’impact environnemental global. Le coût environnemental doit tenir compte du cycle de vie des emballages pour offrir un portrait juste de la réalité.

C’est sûr qu’on voit beaucoup l’emballage, mais l’impact va plus loin que ça. Il va aussi dans la préparation, il va dans la réfrigération, il va dans l’espace supplémentaire requis, l’espace supplémentaire des tablettes réfrigérées en supermarché, l’espace supplémentaire dans nos frigos chez nous. Tout ça aussi a un impact.

Marlène Hutchinson, spécialiste en environnement, Cycle Environnement.

Au terme de l’exercice de comparaison, L’épicerie constate que pour trois repas, une personne seule gagne 23 minutes dans sa journée en utilisant du préportionné, mais elle a 15 $ de moins dans ses poches. C’est un manque de 105 $ par semaine et de 420 $ par mois. Et si on multipliait ce coût pour une année, un couple, une famille?

https://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ► Épicerie: 50 pièges du supermarché révélés par ses employés


 

L’épicerie prend une bonne partie de notre budget. Il est bon de savoir certaines choses comme si les rabais valent la peine. Les petites astuces pour nous faire dépenser un peu plus. Quelques conseils pour économiser etc …
Nuage

 

Épicerie: 50 pièges du supermarché révélés par ses employés

Les paniers d'épicerie sont de plus en plus gros.

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Michelle Crouch

Des experts de l’industrie alimentaire, des analystes et des employés de supermarchés vous révèlent des stratégies pour économiser de l’argent, tout en demeurant en bonne santé et en battant les supermarchés à leurs propres jeux.

Nous sommes bien conscients du rôle que les sens jouent dans le marketing

Lorsque vous passez la porte de l’épicerie, vous sentez l’odeur du pain ou du poulet cuisant lentement dans les départements de la boulangerie ou des charcuteries. C’est que nous savons que ces odeurs font travailler vos glandes salivaires. Vous devenez alors un client beaucoup moins discipliné et vous aurez tendance à acheter davantage.

Paco Underhill, expert en consommation

Ce n’est pas un hasard si les paniers d’épicerie deviennent de plus en plus gros…

Nous avons doublé leur taille pour faire un test et les clients ont acheté 19 % de plus de marchandises. Les paniers d’épicerie sont donc bel et bien plus gros qu’avant!

– Martin Lindstrom , consultant en marketing

Plus les gens achètent, plus ils consomment

Vous aviez l’habitude d’acheter un paquet de six canettes de boissons gazeuses par semaine afin de les boire en une semaine. Désormais, vous devez acheter un paquet de 12 canettes par semaine, car c’est le format standard que l’on retrouve dans tous les supermarchés. Vous allez donc probablement boire 12 canettes par semaine. Assurez-vous de ne pas changer vos habitudes alimentaires en raison des formats de produits que vous achetez.

– Jeff Weidauer , ancien président-directeur général de supermarchés et vice-président du marketing pour une société de services au détail

Le consommateur moyen a tendance à retenir le prix de seulement quatre articles

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Le consommateur moyen a tendance à retenir le prix de seulement quatre articles

Le lait, le pain, les bananes et les œufs : 85 % des acheteurs n’ont aucune idée de ce que tous les autres articles coûtent et ne savent pas s’ils font une bonne affaire ou non lorsqu’ils les achètent.

– Martin Lindstrom

Les fruits et légumes à l'entrée du supermarché.

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Le rayon des fruits et légumes est situé à l’entrée du supermarché

Ses couleurs vives vous mettent de bonne humeur et vous incitent à acheter davantage. Je recommande donc de commencer à faire vos achats dans le milieu du magasin, parmi les conserves, dans un décor plus calme et fade.

– Phil Lempert, expert de l’industrie de l’alimentation

Plus de 60 % des consommateurs se débarrassent d’articles de leur panier avant de passer à la caisse

Pour contrer ce phénomène, les épiceries ont ainsi aménagé des files d’attente plus étroites pour la caisse, avec peu d’espace sur les tablettes. Il n’y a donc plus de place pour déposer les produits que vous ne désirez plus acheter.

– Martin Lindstrom

Nous vous laissons flâner… et c’est bon pour les affaires

À preuve : les clients me disent à la caisse : « je m’étais seulement arrêté pour acheter des oeufs », et ils ressortent avec 250 $ de marchandises dans leur panier.

– Jason Swett, ancien commis-emballeur et caissier d’épicerie

Pour économiser de l’argent, portez des écouteurs et écoutez de la musique entraînante

Plusieurs magasins font jouer de la musique avec un rythme qui est beaucoup plus lent que le rythme cardiaque moyen, ce qui vous fait passer plus de temps dans le magasin et acheter 29 % plus de marchandise.

– Martin Lindstrom

Des marges de profit astronomiques?

Le supermarché moyen fait environ 1,5 % de bénéfices nets par an. Ce n’est pas très élevé comme profit : les magasins de vêtements peuvent réaliser des gains de plusieurs fois ce pourcentage.

– Phil Lempert

Certaines épiceries utilisent des détecteurs de chaleur…

Leur objectif? Connaître la position des clients dans le magasin afin de déterminer quand il y aura un possible achalandage accru à la caisse. Ils peuvent ainsi positionner des caissiers à l’avance pour répondre à la demande.

– Jeff Weidauer

Soyez prêt à payer lorsque vous passez à la caisse.

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Ayez votre argent ou votre carte de débit/crédit en main lorsque vous passez à la caisse

Certains magasins minutent chacune des transactions. Si vous prenez trop de temps à notre caisse, nous pourrions nous faire réprimander par notre supérieur.

– Aimee Brittain , ancienne caissière d’épicerie

D’après mon expérience, la sécurité et l’hygiène alimentaire sont les plus importantes priorités

Cela est surtout vrai en ce qui a trait aux aliments frais. Les employés doivent stériliser les planches à couper toutes les 4 heures. Ils doivent aussi noter toutes les fois où les planches sont lavées. Certains employés essaient parfois de se dérober à cette tâche, mais il est de mon devoir de surgir à l’improviste dans les différents départements pour vérifier le journal de bord.

– Linda King, anciennement chef de département et directrice de magasin

 

Votre supermarché jettent les plats préparés non vendus.

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Une chose qui m’a choquée…

Les mets préparés dans le département du prêt-à-manger, comme le poulet rôti ou les pommes de terre et les différentes salades, sont jetés à la fin de la journée. Les magasins ne peuvent pas garder la nourriture et plusieurs ne la donnent même pas à leurs employés.

– Aimee Brittain

Les épiceries ne peuvent pas rivaliser avec les prix de Walmart

Que font-ils alors? Ils s’entourent de gens qui sont passionnés par la nourriture. Ils embauchent des bouchers qui sont habiles à découper la viande, forment des gestionnaires qui sont experts en fruits et légumes et travaillent avec des nutritionnistes qui donnent des séminaires sur les habitudes alimentaires saines.

– Jeff Weidauer

La plupart des épiceries s’allouent un budget pour venir en aide à des causes locales…

Les supermarchés sont généralement intéressés à faire partie de la communauté. Si votre école ou un organisme dans lequel vous vous impliquez doit tenir une collecte de fonds, n’oubliez pas d’en parler à l’épicerie la plus proche.

– Jeff Weidauer

Le client a toujours raison

Si vous placez un pain seul dans un sac, certaines personnes se fâcheront parce qu’elles veulent que vous le mettiez avec leurs autres produits d’épicerie. D’autres clients, toutefois, se fâchent si vous ne mettez pas le pain dans un sac séparément… Vous perdez donc chaque fois!

– Jason Swett

Le lait est à l'arrière, mais pas pour la raison que vous croyez

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Le lait est à l’arrière, mais pas pour la raison que vous croyez

Le lait n’est pas placé à l’arrière de l’épicerie pour que vous deviez marcher dans les allées pour y arriver. La vraie raison est une simple question de logistique. Le lait doit être immédiatement réfrigéré à son arrivée ; les camions déchargent leur marchandise à l’arrière, les réfrigérateurs sont donc là pour que nous puissions les remplir aussi rapidement et facilement que possible.

– Jeff Weidauer

 

80 % des articles que vous achetez reviennent chaque semaine

Conservez donc votre reçu. Il vous montrera un article précédemment acheté et le prix que vous aviez payé la dernière fois. Vous pourrez désormais savoir quand quelque chose est en vente. Ce sera le bon moment pour en faire le plein.

– Phil Lempert

 

Si vous avez besoin d’un gâteau, ne l’achetez pas la journée même

Nous devrons vous en donner un de la vitrine. Ces gâteaux reposent souvent là depuis un certain temps. Si vous commandez à l’avance, nous ferons le gâteau pour vous ce jour-là ou la veille et il sera beaucoup plus frais.

– Lindsay Smith , ancienne décoratrice de gâteau et ouvrière boulangère d’une épicerie

Croyez-le ou non…

Mes années de recherches m’ont appris que la pomme que vous voyez dans l’étalage au supermarché est âgée en moyenne de 14 mois… ou plus.

– Martin Lindstrom

Croyez-le ou non (bis)…

… Certains fromages exposés derrière le comptoir des charcuteries sont aussi offerts dans le réfrigérateur des produits laitiers. L’emballage n’est pas aussi chic, mais ils sont beaucoup moins chers.

– Phil Lempert

 

L'effet de l'eau sur les fruits et légumes.

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L’eau qui est vaporisée sur vos fruits et légumes…

L’eau sur ces aliments peut les faire paraître plus frais, mais peut aussi les faire mûrir trop vite. L’eau ajoute également du poids à un article, assurez-vous de secouer les légumes qui ont des feuilles avant de les mettre dans votre panier.

– Martin Lindstrom

Nous recyclons les fruits et légumes qui ne se vendent pas à temps

Les fruits et légumes qui n’ont pas été vendus assez vite sont utilisés dans nos mets préparés.

– Bradley McHugh

Au supermarché, optez pour ce qui est à moitié prix

On lit souvent ce genre de phrase alléchante : « achetez-en un et obtenez le deuxième à 50 % de rabais ». Ce genre de solde n’est pas bon, car les 2 articles ne sont qu’à 25 % de rabais chacun. Presque tout est réduit à 50 % à un moment ou un autre. Attendez un meilleur moment pour faire vos réserves.

– Teri Gault

Attention aux soldes trompeurs

Et, à mon avis, très trompeuses. Par exemple, on offrait 50 % sur un paquet de 10 onces de jambon en charcuterie, mais on affichait le carton du rabais entre les paquets de 10 onces et ceux de 16 onces. Les clients attrapaient souvent le mauvais paquet et payaient le plein prix.

– Jason Swett

Les aliments en vrac sont-ils plus avantageux?

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Les clients pensent que lorsqu’ils achètent en vrac, ils font nécessairement une meilleure affaire

Ce n’est pas toujours le cas. Dans le département des fruits et légumes, les poivrons individuels sont presque toujours moins chers que ceux des emballages multiples. Les avocats en vrac sont aussi généralement moins chers que ceux regroupés dans des sacs en filet.

– Teri Gaule

 

La promotion de 10 items pour 10 $ est l’une des plus efficaces

Quand un magasin fait cette promotion, le volume des articles achetés grimpe en flèche, même si cette promotion augmente le prix de l’article. Nous allons prendre une boîte de thon en conserve à 89 sous, afficher « 10 pour 10 $ », et au lieu d’acheter six conserves de 89 sous, les gens vont acheter dix conserves pour 10 $.

– Jeff Weidauer

Les produits au bout des allées.

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Les aliments au bout des allées ne sont pas en rabais

Si quelque chose est exposé au bout des allées, il ne s’agit pas nécessairement d’une bonne affaire. C’est souvent le contraire. Les bouts des allées sont vendus à des entreprises qui désirent promouvoir un produit spécifique.

– Paco Underhill

Ce n’est pas parce qu’un item est annoncé dans votre circulaire qu’il est en rabais

Il y a beaucoup d’articles qui sont plein prix dans les circulaires. Vérifiez si le prix indiqué est bien réduit ou non.

– Teri Gaule

Les épiceries ne possèdent généralement pas les meilleurs prix sur le lait

Le lait que vous trouvez dans les pharmacies et les marchés du coin est généralement de 30 à 50 sous moins cher pour un format de 2 litres. Vous pourrez même en trouver qui est produit localement et sans hormone.

– Teri Gaule

Vous aimez la pizza du département du prêt-à-manger?

Il est fort probable que vous puissiez retrouver la même pizza au rayon des surgelés, pour environ la moitié du prix.

– Bradley McHugh , gérant de la viande et des charcuteries et commis pour une épicerie indépendante

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Au comptoir de la poissonnerie…

La plupart des produits qui sont étiquetés « préalablement congelé » en petits caractères sont des produits qui sont probablement vendus dans le rayon des produits congelés pour environ 40 % de moins cher.

– Phil Lempert

J’ai goûté à chacun des produits de notre comptoir de charcuteries…

En fait, il existe très peu de différences entre ce qui a été préemballé et ce que nous tranchons pour vous. La plupart du temps, c’est exactement le même produit de charcuterie. Vous paierez toutefois environ 3 $ de plus par kilo pour le même produit que nous le tranchons pour vous.

– Bradley McHugh

Le sac en papier utilisé pour les pains.

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Quand vous achetez du pain frais…

Nous vous le donnons dans un sac de papier brun. Pourquoi ? Parce que le pain rassit plus rapidement ainsi. Vous reviendrez donc à l’épicerie plus vite pour en racheter. Une solution simple et rapide : placez votre pain dans un sac en plastique et hermétique tout de suite en rentrant chez vous.

– Lindsay Smith

Notre pain français était exactement le même que notre pain italien …

Qui est aussi le même que notre pain de ménage. Ils ont tous été préparés avec la même pâte, puis façonnés dans une forme différente.

– Lindsay Smith

S’il y a une vente sur les produits de boulangerie…

Même si vous n’en avez pas besoin avant quelques semaines pour une occasion spéciale, demandez si vous pouvez l’acheter maintenant. Dans plusieurs endroits, vous pourrez présenter votre reçu quelques semaines plus tard et obtenir votre commande.

– Un décorateur de gâteau dans une épicerie

Si vous apercevez un item de la boulangerie…

ou de la boucherie qui expire le lendemain, dîtes simplement : « Ceci expire demain. Est-ce que vous allez le mettre en rabais ? » Très souvent, ils vont vous faire le rabais sur-le-champ. Vous leur ferez une faveur, car ils doivent le jeter de toute façon.

– Teri Gaule

Les employés d’épicerie sont prêts à faire beaucoup de choses pour vous si vous le demandez

Le boucher peut attendrir la viande pour vous, le boulanger vous couper un morceau de pain et le fleuriste vous offrira gratuitement de la verdure pour aller avec votre bouquet de fleurs. Dans certains magasins, le commis de la poissonnerie pourra même enrober votre poisson de farine ou d’un mélange cajun puis le frire pour vous. La première fois qu’ils ont fait ça pour moi, je ne pouvais pas le croire.

– Teri Gaule

Le produit que vous voulez n’est pas disponible en magasin?

Parlez-en au gérant. Beaucoup de supermarchés peuvent faire une commande spéciale pour vous. Ils vont même pouvoir vous fournir ce produit régulièrement si vous en avez besoin.

– Jeff Weidauer

Essayez d'aller à l'épicerie le lundi ou le mardi plutôt qu'en fin de semaine.

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Si vous le pouvez, faites vos courses lorsque le magasin n’est pas achalandé

Des études montrent que la plupart des consommateurs achètent plus quand le magasin est bondé parce qu’ils veulent inconsciemment faire partie du groupe. Le lundi et le mardi sont les meilleurs jours pour faire vos emplettes. Quoi que vous fassiez, évitez le week-end.

– Phil Lempert

Achetez une grosse pièce de viande et faites-la trancher sur place

Nous pouvons couper un rôti pour en faire des cubes à ragoût, tout un contre-filet désossé en filets de style New York, ou un steak de flanc en lanières à faire sauter. J’ai vu des gens acheter un gros rôti et faire hacher la moitié pour des hamburgers, l’autre moitié pour un ragoût et garder l’os pour faire une soupe. Cela peut vous faire économiser environ 30 % par rapport à l’achat de viande préparée.

– Bradley McHugh

 

Un morceau de viande étiqueté Angus ne veut pas dire qu’il sera bon

Ce que vous voulez vraiment est un morceau de viande de qualité. Surveillez les termes choisis, la date d’emballage, la coupe et, lorsqu’affichée, la provenance. Demandez conseil à votre boucher.

Kari Underly, ancien boucher d’épicerie

Essayez de voir à quel moment votre boucher met les paquets de viande en rabais

Dans la plupart des magasins, c’est entre 8 h et 10 h du matin.

– Teri Gaule

L’un de nos secrets les mieux gardés…

Vous obtiendrez un filet mignon à bien meilleur marché en achetant le T-bone entier. Chaque T-bone possède un petit filet mignon sur l’os et un morceau de steak style New York sur le côté. La différence de prix peut être de 6 $ à 10 $ le kilogramme.

– Bradley McHugh

Si vous vous inquiétez de ce qui se cache dans votre viande hachée…

Achetez un morceau de rôti quand il est en vente et demandez à votre boucher de le hacher pour vous sur place. Le rôti de surlonge fait d’excellents hamburgers.

– Kari Underly

Les inspecteurs des aliments ne sont pas tous formés pour les épiceries

Les instructeurs nous formaient surtout sur la façon d’inspecter les restaurants. Il n’y avait, par contre, que très peu de formation axée sur les épiceries. Ils nous ont emmenés dans une épicerie, une seule journée, sans même nous expliquer avec précisions les particularités des équipements compliqués que les employés utilisent. Je dois admettre que, quand je regarde certaines de ces machines lors mes inspections, je me dis : « Oui, ça me semble bon. » Mais je ne sais pas vraiment ce que je cherche.

– Un inspecteur en aliments

La viande hachée préemballée doit être surveillée

La viande hachée emballée des étalages peut provenir de centaines de vaches. Si une seule de ces vaches a la bactérie E. coli sur sa peau, elle est maintenant dans aussi votre hamburger. Si vous demandez à un boucher d’épicerie de hacher de la viande à hamburger sur place, la viande proviendra d’une seule vache. Il y a toujours un risque de contamination, mais c’est un risque beaucoup plus faible.

– Bill Marler, avocat en sécurité alimentaire

Tout le monde manipule les fruits et légumes

J’ai vu des clients échapper un fruit, le ramasser et le remettre dans l’étalage. J’ai vu des enfants prendre une bouchée de pomme et la remettre ensuite à sa place. Il m’a fallu beaucoup de temps pour commencer à manger des fruits et des légumes frais à nouveau après avoir travaillé dans une épicerie.

– Aimee Brittain

On manque parfois de temps pour faire le ménage

Les employés me disent souvent qu’ils ne disposent pas de suffisamment de temps pour nettoyer correctement. Le résultat : j’ai vu quelques infestations sévères de souris, qui vivaient dans le réfrigérateur à lait.

– Un inspecteur en aliments

Certaines épiceries ne nettoient pas les paniers.

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Certains commerces ne nettoient pas les paniers d’épicerie

J’ai vu des paniers d’épicerie souillés par des bébés ou par du jus de poulet cru qui avait coulé de son emballage. Voilà pourquoi j’ai toujours avec moi des lingettes désinfectantes lorsque je vais faire mon épicerie.

– Aimee Brittain

https://www.selection.ca/

Un mois sans aliments ultratransformés


C’est fou comment nous sommes envahis par les aliments ultratransformés. Des aliments qu’on ne soupçonne peut-être pas. Essayer de les éviter, il faut mettre la main dans le portefeuille et avoir du temps à investir dans la cuisine
Nuage

 

Un mois sans aliments ultratransformés

 

Pour être en santé, il faut éviter les aliments ultratransformés, clament les... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE)

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

 

MARIE ALLARD

La Presse

Pour être en santé, il faut éviter les aliments ultratransformés, clament les nutritionnistes. C’est facile de ne pas manger de croquettes de poulet, de croustilles ou de biscuits industriels. Mais comment bannir tout produit qui contient un ingrédient douteux ou un additif superflu?

La Presse a tenté le coup, pendant un mois. Bilan d’une expérience sans arôme ni colorant rose.

LE NOUVEL ENNEMI À TRAQUER

Près de la moitié – exactement 48,3 % – des calories consommées par les Canadiens provenaient d’aliments ultratransformés, en 2015. Dans le monde, seuls les Américains mangent et boivent plus de ces produits liés à la montée de l’obésité et des maladies chroniques.

Après le gras, le sel et le sucre, les produits ultratransformés sont le nouvel ennemi à combattre. Concrètement, comment les éliminer? Pour en avoir le coeur net (c’est le cas de le dire), l’auteure de ces lignes a tenté l’expérience. Pendant un mois, sa famille – composée de deux adultes et de quatre enfants de 8 à 11 ans, en garde partagée – a dit adieu à la pizza au fromage (qui attendait de dépanner, bien au froid dans le congélateur) et à beaucoup, beaucoup d’autres aliments.

Consommation d’aliments ultratransformés au Canada

– Enfants de 2 à 8 ans  52 % des calories consommées

– Enfants de 9 à 13 ans 57 % des calories consommées

– Ados de 14 à 18 ans 55 % des calories consommées

– Ensemble de la population âgée de 2 ans et plus 48 % des calories consommées

Source: Étude commandée par Coeur + AVC, à partir de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) de Statistique Canada, 2015

Informé du projet avant son déclenchement, Carlos Monteiro, le Brésilien derrière le classement des aliments par degré de transformation NOVA, l’a jugé intéressant.

«Les aliments ultratransformés sont conçus scientifiquement pour maximiser le plaisir», a souligné M. Monteiro, professeur au département de nutrition de l’École de santé publique de l’Université de São Paulo.

«Les gens, particulièrement les enfants, s’habituent à avoir plusieurs stimuli quand ils mangent ces aliments, si bien qu’il est difficile pour eux d’apprécier la vraie nourriture. Ils deviennent otages de l’industrie alimentaire.»

Un fait confirmé quand on a tenté – sans succès – de cuisiner un bouillon maison aussi goûteux que les bouillons en boîte, aux saveurs «boostées» par les additifs.

Comment s’y retrouver

Évidemment, il n’est pas question de se nourrir uniquement d’aliments bruts comme les pommes ou les noix, la première catégorie de NOVA. Ni d’ingrédients culinaires tels l’huile ou le sucre, la deuxième catégorie. La troisième catégorie, les aliments transformés – par exemple, le pain composé de farine et de levain – , ne pose pas problème non plus. Bref, ce qu’il faut éviter, c’est la quatrième catégorie: l’ultratransformé. Mais c’est quoi?

«En gros, il faut regarder la liste d’ingrédients, conseille Jean-Claude Moubarac, professeur adjoint au département de nutrition de l’Université de Montréal. S’il y a une substance non utilisée en cuisine (gluten, caséine, protéines hydrolysées, etc.) ou un additif cosmétique (colorant, saveur, émulsifiant, etc.), c’est un ultratransformé.»

Exception: les additifs utilisés pour la conservation, qui sont tolérés.

Près de 65 aliments à éviter

Le 4 octobre, nous avons scruté le contenu de nos frigos, congélateurs et garde-manger. Le résultat? Renversant. Nous avons trouvé 105 aliments à la liste d’ingrédients équivoque, dans une maison où on cuisine beaucoup, en se souciant de la santé. Stéphanie Côté, nutritionniste chez Extenso, la stagiaire en nutrition Anne Charest et Jean-Claude Moubarac ont évalué ces 105 produits.

«On se rend compte à quel point les aliments ultratransformés sont omniprésents, en les regardant un par un», a commenté Anne Charest.

Du lot, ils en ont retenu 73 comme ultra-transformés, avant de convenir que certains additifs pouvaient servir à la conservation et de réviser ce nombre à 64. Qui sont ces coupables? La pizza surgelée, bien sûr, mais aussi des barres tendres, du yogourt aux fruits, du maïs en crème, de la boisson de soya, des tortillas, du fromage râpé, des céréales à déjeuner, des barres sportives, du pain 11 grains, des craquelins, de la sauce sriracha, etc. Tout a été rangé dans des bacs au sous-sol (sauf le yogourt et le fromage, qu’on n’a pas voulu gaspiller).

Chasse aux solutions de rechange

Le 6 octobre, première lonnnnngue visite au supermarché, où il faut consacrer beaucoup de temps à lire les étiquettes. Verdict: on ne peut pas acheter grand-chose, sauf des aliments de base.

Élise Jalbert-Arsenault, conseillère scientifique à l’Institut national de santé publique, a évalué l’offre alimentaire dans 17 supermarchés montréalais, dans le cadre de son mémoire de maîtrise en 2016.

«Le constat qu’on peut faire, c’est que les aliments ultratransformés sont disproportionnellement mis en valeur.»

On trouve ultimement des options plus saines, comme des fromages sans substances laitières modifiées ni additifs ou des noix à grignoter.

Barres tendres maison

Un après-midi, les garçons souhaitent cuisiner des barres tendres maison. La bonne idée! Sauf qu’il faut trouver des ingrédients – abricots secs, pépites de chocolat et céréales – sans additifs ni substances douteuses. L’épicerie bio vient à notre rescousse.

Le week-end, on prépare des crêpes aux bleuets, à défaut de pouvoir manger plusieurs sortes de céréales et de pains industriels. Au cours du mois, on cuisine aussi du granola maison, des muffins et des petits pots de gruau, pour le bonheur de tous. Mais cela s’ajoute à la préparation des dîners et soupers, qu’on cuisinait déjà…

Comme il n’y a plus que du yogourt nature, les enfants l’agrémentent d’une tonne de confiture maison (offerte par des amis, merci!), de sirop d’érable ou de mélasse, un sucre qu’on redécouvre. En sevrage de fromage cottage au petit-déjeuner, un des adultes tente d’en concocter à deux reprises, avec un succès mitigé. On multiplie les visites à la boulangerie, où le pain a une liste d’ingrédients simple.

Les expéditions du conjoint à l’épicerie sont accompagnées de photos de listes d’ingrédients envoyées par texto. «Ça, c’est O.K.?», demande-t-il, incertain devant un additif ou un ingrédient. Trancher entre aliment transformé et ultratransformé n’est pas toujours facile, et il faut parfois faire appel à Jean-Claude Moubarac pour nous éclairer.

Retrouver les plaisirs simples

«En préservant les enfants des aliments ultratransformés pendant un mois, ils pourront probablement récupérer leur habilité à ressentir du plaisir à manger une simple pomme», a souhaité Carlos Monteiro avant notre expérience.

Au bout du compte, les quatre enfants n’ont été mis au régime sec que la moitié du temps, en raison de la garde partagée et de multiples occasions de manger de la malbouffe (Halloween, anniversaires, danse de l’école, etc.).

Leurs impressions?

«Les crêpes étaient bonnes!» s’est réjouie une des filles. «J’ai aimé les barres tendres, a commenté un des garçons, fier de sa recette. Elles étaient croustillantes.» Ce qui leur a manqué? «Le yogourt avec un goût», a répondu l’autre garçon.

Comme quoi il est plus facile de sortir les arômes d’un frigo que de ses envies…

L’avis de l’industrie

La condamnation des aliments ultratransformés «est exagérée», estime Jean-Patrick Laflamme, vice-président aux affaires publiques et aux communications du Conseil de la transformation alimentaire du Québec (CTAQ). «Elle représente un raccourci intellectuel qui induit une équation où on associe la malbouffe aux aliments ultratransformés, alors que certains aliments ultratransformés sont bons pour la santé.»

«Nous pensons que l’escalade de la diabolisation de l’industrie est injustifiée et ne servira personne, ajoute-t-il. Pas plus le consommateur, qui finira par être démotivé à faire des choix qui correspondent à son mode de vie, que l’industrie qui devra vivre avec des impacts économiques importants pour des résultats qui, dans certains cas, restent encore à démontrer.»

Quelques statistiques

230 kg: Les Canadiens achètent au moins 230 kg d’aliments et de boissons ultratransformés par personne, par an.

X 2: La part de calories provenant d’aliments ultratransformés a doublé en 70 ans: autrefois, ils représentaient 24 % des achats d’aliments des familles et aujourd’hui, 54 %.

Source: Étude commandée par Coeur + AVC, à partir de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) de Statistique Canada, 2015

Solutions de rechange possibles

> Fromage mozzarella râpé, Compliments équilibre, ultratransformé

Contient notamment: substances laitières modifiées, chlorure de calcium, cellulose en poudre, etc.

«Attention aux fromages déjà râpés, ils contiennent de la cellulose qui agit, la plupart du temps, comme un émulsifiant», dit Jean-Claude Moubarac, professeur adjoint au département de nutrition de l’Université de Montréal.

Solution de rechange: cheddar médium, Riviera

> Pain 11 grains entiers, Boulangerie Stonemill, ultratransformé

Contient notamment: du gluten, «une substance qui n’est pas d’usage culinaire», souligne Jean-Claude Moubarac.

Solution de rechange: pain intégral bio au levain, Première Moisson

> Sauce soya à teneur réduite en sel, VH, ultratransformée

Contient notamment: glucose-fructose, caramel, protéine de soya hydrolysée.

Solution de rechange: assaisonnement au soja liquide, Bragg

> Tortillas au blé entier, Mejicano, ultratransformées

Contiennent notamment: pyrophosphate acide de sodium, sorbate de potassium, propionate de sodium, mono-diglycérides, acide fumarique, stéaroyl-2-lactylate de sodium, maltodextrine, gomme de cellulose, carraghénine, hydrochlorure de l-cystéine.

Solution de rechange: galettes de sarrasin, Soba

 

DE L’ARGENT ET DU TEMPS

Deux constats s’imposent, après 30 jours à éviter les aliments ultratransformés: bien manger coûte de l’argent et du temps.

Hausse du budget

Vous pensez que votre épicerie vous coûte cher? En 1969, les ménages canadiens consacraient 26,7 % de leur budget à l’alimentation, leur principale dépense. Trente ans plus tard, en 1999, ce n’est que 17,9 % du budget qui servait à payer l’épicerie, la boucherie, etc.

Au Québec, en 2016, les ménages ont consacré en moyenne 16 % de leur budget à l’alimentation, selon l’Institut de la statistique du Québec. C’est moins que le logement (27 %) et le transport (18 %). Pourquoi? Notamment parce que les aliments ultratransformés ne coûtent pas cher. La pizza surgelée Ristorante Dr. Oetker était en solde à 2,98 $ pour 390 g, début novembre chez Maxi. Essayez de faire une pizza maison à ce prix.

L’industrie fabrique des aliments attrayants grâce à «l’ajout massif de substances à des matières premières à faible coût», note le rapport présenté en septembre par la Commission d’enquête sur l’alimentation industrielle, en France.

Épicerie à 300 $

Au cours de notre mois sans aliments ultratransformés, nos visites hebdomadaires au supermarché ont coûté près de 300 $, sans compter d’autres factures réglées à la boulangerie, etc. Tout est une question de choix: cuisiner avec des lentilles sèches et des flocons d’avoine, ça ne demande pas de casser sa tirelire. Mais les fruits et légumes, les noix, le poisson et plusieurs autres ingrédients de qualité coûtent cher. À long terme, une fois le garde-manger regarni d’ingrédients sains, il est possible que la facture baisse un peu.

Le classement NOVA des aliments selon leur degré de transformation s’attire d’ailleurs des critiques.

NOVA ne parvient pas à démontrer qu’il remplit les critères requis pour des recommandations diététiques : facile à comprendre, accessible financièrement, réaliste et pratique», dénonce un article publié dans la revue Proceedings of the Nutrition Society, en 2018.

Tâches supplémentaires

Faire son bouillon, ses biscuits, passer à la boulangerie acheter son pain, ne pas oublier d’aller chercher son panier de légumes livré directement de la ferme, tout cela prend du temps.

Demander aux foyers d’éviter les aliments ultratransformés, d’adopter un mode de vie zéro déchet ou de manger bio, c’est ajouter des tâches aux adultes – encore davantage aux femmes, statistiques à l’appui.

En 2015, 65 % du nombre total d’heures consacrées à la préparation des repas par les parents canadiens étaient assurées par des femmes, contre 35 % par des hommes, selon Statistique Canada. Pareil pour le magasinage (notamment l’épicerie), fait à 59 % par les femmes et à 41 % par les hommes.

Solutions collectives demandées

«On sait déjà que les attentes envers la maternité sont irréalistes, indique Catherine Des Rivières-Pigeon, professeure de sociologie à l’UQAM. Beaucoup de femmes ne se sentent pas à la hauteur.»

Il faut passer du temps de qualité avec ses enfants, les stimuler (juste assez, pas trop), leur servir un potage maison, et par-dessus le marché, ne pas glisser de barre tendre (certifiée sans arachides) dans leur boîte à lunch, comme elle contient des additifs et des ingrédients douteux.

Si la responsabilité de faire ces tâches ne revient qu’aux parents, «ce ne sera pas possible», estime Catherine Des Rivières-Pigeon.

«La solution ne peut pas être individuelle. Comme société, il faut faire en sorte que le choix sain soit le choix facile.»

ÉVITER LES TENTATIONS

Anthropologue et chercheur en nutrition publique, le professeur à l’Université de Montréal Jean-Claude Moubarac s’intéresse à l’impact de la transformation alimentaire sur la santé et la société. La Presse l’a joint pour dresser le bilan du mois sans aliments ultratransformés.

Pourquoi est-ce important de limiter la consommation d’aliments ultratransformés?

Dans les études que nous avons réalisées au Canada, on voit très clairement que plus ces aliments sont consommés, plus l’alimentation se détériore. Leur composition pose problème : ils ont un excès de sucre, de sodium, de gras saturés, ils ont moins de vitamines et de minéraux. On voit aussi que plus les gens consomment des produits ultratransformés, moins ils consomment des fruits, des légumes et d’autres aliments nutritifs.

Les aliments ultratransformés nuisent-ils vraiment à la santé?

Oui. On a des données qui démontrent que la consommation de ces produits est associée à une détérioration de la santé globale. Il y a des études qui montrent un lien avec l’hypertension, d’autres avec l’obésité, le syndrome métabolique, certains types de cancer. Même si on est encore tôt dans la science, on voit que les impacts sont multiples.

On peut cuisiner avec beaucoup de beurre, de viande, de sucre et ne pas être en forme, sans manger d’aliments ultratransformés.

Oui. La consommation d’aliments ultratransformés n’est pas le seul problème en alimentation, au Canada. Selon moi, il faut s’attarder à trois facteurs:

1) Le niveau de transformation: on doit choisir des aliments frais et peu transformés.

2) La diversité: il faut choisir une grande diversité d’aliments frais et peu transformés, surtout à base de plantes.

3) Les modes de cuisson et de préparation: on doit limiter le sucre, le sel et l’huile en cuisine.

Il est vrai que si on cuisine ses propres biscuits, on risque d’en manger moins souvent que si on les achète en boîte au supermarché.

Oui. Il faut réfléchir à la fréquence et à la raison de consommer un aliment. Dans notre approche, ce n’est pas grave si le riz utilisé est brun ou blanc. Ce qui fait surtout la différence, c’est avec quoi on le combine. Le riz peut être blanc, donc faible en fibres, mais s’il est consommé avec des légumineuses, la combinaison devient nutritive. Je dis aux gens: choisissez la farine qui vous permet de faire des gâteaux et des biscuits qui vous plaisent. Mais faites attention à combien de gâteaux et de biscuits vous consommez. Ce n’est pas parce que tu choisis une farine entière que tu peux manger des biscuits quotidiennement.

Personnellement, vous arrivez à ne pas manger ultratransformé?

La technique qu’on s’est donnée, c’est de ne pas rapporter ces produits à la maison. S’ils sont là, on va forcément en consommer beaucoup. Moi le premier, j’ai une tentation assez forte envers ces produits. J’ai une vie stressante et je ne dis pas que je suis parfait, ce n’est pas vrai. Il faut tout le temps essayer de se protéger, pour se donner toutes les chances de bien manger.

Ne faut-il pas aussi que la société offre des solutions?

Oui, il faut réfléchir à une façon de cuisiner collectivement. On peut parler de ramener les cuisines dans les hôpitaux, les écoles, les lieux de travail. La solution ne sera pas de cuisiner trois repas par jour à la maison, de faire son pain et son fromage. Il y a des gens qui pourront le faire, c’est tant mieux, mais pas tous. Je pense qu’il y a plein d’occasions intéressantes.

Que retenez-vous de notre expérience d’un mois sans aliments ultratransformés?

Je me demande si c’est réaliste de demander au consommateur de détecter lui-même les aliments ultratransformés. On peut très facilement repérer les meilleurs aliments: c’est facile, ce sont ceux qui n’ont pas de liste d’ingrédients. Mais dès qu’on examine les aliments emballés, c’est plus compliqué.

Pour différencier les aliments transformés des ultratransformés, il faudra une application ou un étiquetage, vu la complexité des ingrédients et des additifs utilisés et, surtout, la rapidité des changements sur le plan de l’offre. Il y a cinq ans, on ne voyait pas sur le marché autant de produits atypiques, plus difficiles à classer, car l’industrie enlève de plus en plus d’additifs dans les produits. Ce qui est bon signe, mais rend la classification plus complexe.

Y a-t-il une appli qui peut nous aider?

En France, il y a Open Food Facts, qui permet de classer les aliments selon le Nutriscore [NDLR: un score nutritionnel] et NOVA. Au Canada, on a comme projet de développer une application, pour permettre aux Canadiens de trouver les produits ultratransformés à l’épicerie.

Les propos de Jean-Claude Moubarac ont été édités en raison d’un espace limité

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Le Saviez-Vous ► Sans même le savoir, nous avons tous mangé une sécrétion anale du castor !


Alors qu’on rouspète (avec raison) contre la médecine traditionnelle chinoise qui demande des parties ou glandes et autres des animaux, il y a aussi de notre côté des faits assez accablants, sauf et heureusement que nous trouvons des solutions de rechange. En effet, il n’y a pas si longtemps l’industrie alimentaire utilisait des sécrétions anales des castors. Il était utilisé aussi dans certains alcools ainsi qu’en parfumerie.
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Sans même le savoir, nous avons tous mangé une sécrétion anale du castor !

 

castor

Crédits : PxHere

par Yohan Demeure

Saviez-vous que l’industrie alimentaire utilisait du castoréum, une sécrétion issue de glandes anales utilisée par le castor pour marquer son territoire ? Quel est l’ingrédient star contenant cette sécrétion ? L’arôme de vanille !

Le castoréum est une sécrétion huileuse, jaunâtre et odorante produite par des glandes dont sont dotées les deux espèces de castors existantes, à savoir le Castor fiber (Eurasie) et le Castor canadensis (Amérique du Nord). Or, ces glandes s’ouvrent dans le cloaque (organe en forme de canal) de l’animal, situé près du pénis et de l’anus !

Loin de vouloir absolument nous intéresser à l’anatomie du castor, la raison d’évoquer le castoréum est que cette sécrétion est, depuis le début du XXe siècle, massivement utilisée dans l’industrie de l’agroalimentaire pour renforcer les goûts de fraise, de framboise, mais surtout de vanille.

Vous adorez le pudding ou la glace à la vanille ? Vous ingérez donc sûrement du castoréum, mais il faut savoir que cette substance n’est pas toxique. En revanche, le fait est que les arômes de vanille, fraise ou framboise sont utilisés dans une multitude de produits tels que les sirops, les pâtisseries en tout genre, le pain ou encore les alcools comme le whisky !

Cependant, le castoréum trouve d’autres applications, par exemple en parfumerie. En effet, il s’agit de l’une des six matières premières animales de la parfumerie avec le musc, l’ambre gris, la civette, la cire d’abeille et l’hyraceum. Une fois le castoréum dilué, son odeur agressive devient agréablement douce et chaude.

Le castoréum a également été très utilisé en médecine durant l’Antiquité et fut intégré à des traitements médicaux dans le but de soulager ou guérir les fièvres, les maux de tête, les maladies de l’utérus ou encore l’épilepsie. Certains hommes lui prêtaient  aussi des vertus aphrodisiaques qui n’ont jamais vraiment été prouvées.

Néanmoins aujourd’hui, le castoréum est de moins en moins utilisé, que ce soit en parfumerie ou dans l’agroalimentaire, car pour obtenir la fameuse sécrétion, il est nécessaire de tuer l’animal.

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Malbouffe: Ottawa veut restreindre la publicité ciblant les enfants


Une bonne chose de diminuer l’impact de la publicité de la malbouffe chez les enfants, mais pourquoi ne pas accentuer les pubs sur une alimentation équilibrée . ? Au Québec, il y a une publicité d’enfants qui chantent des chansons connus pour insister à boire du lait. Cela a conquis bien des adultes d’après ce que j’ai vu sur Facebook. Quand j’étais petite, il y avait l’entrée de la pomme Macintosh, voir une personne manger cette pomme qui avait l’air si délicieuse m’a incité a manger des pommes … Bref, je pense que cela serait un bon moyen pour les enfants qui sont capables de réfléchir de faire de meilleurs choix
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Malbouffe: Ottawa veut restreindre la publicité ciblant les enfants

 

L'industrie alimentaire dépense des centaines de millions de... (Photo archives Bloomberg)

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L’industrie alimentaire dépense des centaines de millions de dollars à promouvoir la malbouffe auprès des enfants.

PHOTO ARCHIVES BLOOMBERG

 

La Presse Canadienne

Une loi conçue pour restreindre la publicité de nourriture et de boissons destinées aux enfants devrait traverser les étapes législatives en 2018, alors que le gouvernement libéral veut s’attaquer au taux d’obésité.

Le projet de loi S-228 a été mis de l’avant par l’ex-olympienne et sénatrice Nancy Greene Raine, qui croit que le resserrement des règles va aider à améliorer la situation même s’il n’existe pas de formule magique pour régler le problème.

Selon elle, limiter la publicité destinée aux enfants demeure la mesure la plus simple à adopter.

Mme Greene Raine souligne que l’industrie alimentaire dépense des centaines de millions de dollars à promouvoir la malbouffe aux enfants et qu’elle continue de le faire parce que ça fonctionne.

Le projet de loi déposé par la sénatrice a atteint l’étape de la deuxième lecture à la Chambre des communes, où il est parrainé par le député libéral Doug Eyolfson. La loi n’entrerait toutefois en vigueur que deux ans après avoir reçu la sanction royale.

Doug Eyolfson, un médecin de Winnipeg, dit être «assez confiant» que le projet devienne loi en 2018, soulignant qu’elle empêcherait de vanter les aliments à teneur élevée en gras, sel et sucre aux enfants.

«On sait que la publicité fonctionne sur tous les groupes d’âges et lorsque vous adoptez des comportements alimentaires dans l’enfance, vous les conserverez pratiquement toute votre vie», a commenté le député qui défend le projet de loi.

M. Eyolfson ajoute qu’il est urgent d’agir, car il s’agit d’un problème de santé publique qui doit être corrigé.

L’industrie alimentaire s’est objectée à plusieurs aspects du projet de loi, dont le fait qu’elle empêcherait de s’adresser à toute personne de moins de 17 ans.

Une objection à laquelle la ministre de la Santé Ginette Petitpas Taylor a répondu en indiquant que le projet sera amendé pour fixer l’âge à 13 ans. Un seuil calqué sur les articles 248 et 249 de la Loi québécoise sur la protection du consommateur.

La ministre a déclaré avoir pris cette décision dans le but d’éviter les recours judiciaires puisque la jurisprudence en la matière existe au Québec.

Le gouvernement veut aussi s’assurer que les commandites sportives seront exclues de la loi, comme le programme de hockey «Timbits» commandité par la chaîne de café Tim Hortons.

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Santé Canada interdira la principale source de gras trans industriels


Je crois que c’est une bonne initiative. Il y aurait beaucoup de choses a changer dans les aliments industriels, c’est un début …  quoique nous devrions faire des meilleurs choix alimentaires plus souvent
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Santé Canada interdira la principale source de gras trans industriels

 

On retrouve les huiles partiellement hydrogénées notamment dans les... (PHOTO FRANçOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE)

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On retrouve les huiles partiellement hydrogénées notamment dans les produits de boulangerie et de pâtisserie et dans d’autres aliments où ils servent à améliorer la texture et la durée de conservation.

PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE

 

La Presse Canadienne
OTTAWA

Santé Canada a complété sa démarche pour faire interdire les huiles partiellement hydrogénées (HPH), la principale source de gras trans industriels dans l’assiette des Canadiens.

L’agence a précisé par communiqué vendredi que cette interdiction visera les produits faits ici comme importés, et ce, jusque dans les restaurants.

Les gras trans font augmenter les lipoprotéines de faible densité, c’est-à-dire le cholestérol dit «mauvais» dans le sang, tout en abaissant celles à haute densité, le soi-disant «bon» cholestérol – ce qui accroît les risques de maladie du coeur, une des principales causes de décès au pays.

On les retrouve notamment dans les produits de boulangerie et de pâtisserie et dans d’autres aliments où ils servent à améliorer la texture et la durée de conservation.

La dernière étape avant l’entrée en vigueur de cette interdiction a été franchie vendredi avec l’ajout des HPH à la Liste des contaminants et des autres substances adultérantes dans les aliments.

Le gouvernement accorde un an à l’industrie alimentaire pour effectuer la transition, qu’elle avait déjà amorcée par elle-même.

À compter du 15 septembre 2018, il sera illégal de vendre tout produit contenant des HPH.

«L’élimination de la plus importante source de gras trans d’origine industrielle dans l’approvisionnement alimentaire est une réalisation importante et une nouvelle mesure ferme qui aidera à protéger la santé des Canadiens», a déclaré la ministre fédérale de la Santé, Ginette Petitpas Taylor.

La Fondation des maladies du coeur et de l’AVC a aussi bien accueilli la nouvelle.

«Cette mesure réduira le nombre de crises cardiaques au pays et sauvera des vies», s’est réjoui son chef de la direction, Yves Savoie.

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Forcés de travailler en portant une couche, faute de pause-pipi


Être supposément civilisé, certaines compagnies de transformation de poulet, les employés avec des salaires de misère ne peuvent avoir des pauses comme tout autre travailleur. Alors, allé aux toilettes, un besoin naturel n’est pas un droit acquis pour eux
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Forcés de travailler en portant une couche, faute de pause-pipi

 

Aux États-Unis, des employés d’usines de transformation de poulets vont jusqu’à travailler en portant une couche, car il leur est trop difficile d’obtenir une pause, dénonce Oxfam Amérique dans un rapport publié mercredi.

«Ce n’est pas juste une question de dignité, cela peut poser de graves problèmes de santé», a écrit Oxfam Amérique, cité par Bloomberg.

De très grosses firmes de transformation de poulet sont relevées : Tyson Foods Inc, Pligrim’s Pride Corp., Perdue Farms Inc., et Sanderson Farms Inc.

Des travailleurs restés anonymes disent que les superviseurs ignorent leurs demandes de pauses-pipi, et les menacent même de congédiement. Certains ont dit que des superviseurs se sont même moqués d’eux.

Quand ils peuvent aller aux toilettes, ils n’ont que dix minutes , alors qu’il y a des files d’attente.

Certains réduisent leur absorption de liquides pour ne pas avoir à aller au petit coin, ce qui peut être néfaste pour la santé.

Dans un autre rapport en 2015, Oxfam dénonçait les conditions de travail de l’industrie du poulet. En contrepartie des prix très bas de la volaille aux États-Unis, les employés reçoivent des salaires de misère, ont beaucoup d’accidents de travail, et vivent dans un climat de peur.

Le nouveau rapport d’Oxfam Amérique a fait du bruit.

Tyson Inc. a réagi en disant qu’elle ne tolérerait pas le refus de demande de pause-pipi, et qu’elle respecte ses employés. Perdue a réagi en disant qu’il s’agissait d’anecdotes qui ne sont pas conformes aux pratiques de la compagnie. Pilgrim’s Pride a écrit dans un courriel que les allégations d’Oxfam, si elles sont prouvées, violent les politiques de la compagnie et donneraient lieu à des sanctions.

Deux associations, la National Chicken Council, e la U.S. Poultry and Egg Association, disent qu’il s’agit de simples anecdotes ne représentant pas l’ensemble de l’industrie.

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