Les ruines sanglantes d’un temple sacrificiel découvertes au Pérou


Les sacrifices humains ont longtemps joué un rôle de culte pour des divinités. Espérant amener des grâces pour leur peuple. Au Pérou, des ossements ont été découverts, des adultes, mais aussi des enfants qui auraient été sacrifier pour que le temps leur soit favorable
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Les ruines sanglantes d’un temple sacrificiel découvertes au Pérou

 

Crédits : Andina / Luis Puell

Crédits : Andina / Luis Puell

par  Malaurie Chokoual

Indiana Jones et le Temple Maudit est le deuxième volet de la saga de l’aventurier au fouet vengeur. Il est le second dans l’ordre de parution mais le premier sur l’échelle de la violence et de l’effroi. Enfants esclaves, sacrifices humains, cœur embrasé entre les mains d’un prêtre … L’horreur dure 118 longues minutes mais n’est peut-être pas si fictive qu’on peut le penser.

En effet, des archéologues au Pérou ont découvert 47 tombes d’une culture pré-inca au contenu inestimable. Selon le site d’information péruvien Andina, au milieu des céramiques et des outils de pêche, les restes qu’ils ont retrouvés à l’intérieur seraient la preuve que, lors de sacrifices humains, on arrachait les cœurs des enfants pour faire appel aux dieux de la météo.

Ces restes – d’une cinquantaine d’humains dont 12 enfants – ont été découverts par des ouvriers à Huanchaco sur la côte nord-ouest du pays andin. Une fois les archéologues sur le terrain, ces derniers ont identifié ces corps comme étant des membres de la civilisation Chimú. Cette civilisation précolombienne a rayonné par sa puissance d’environ l’an 950 jusqu’à l’arrivée des Incas en 1470, avec l’empereur Tupac Inca Yupanqui à leur tête, cinquante ans avant l’arrivée des conquistadors dans la région.

Selon des propos rapportés par Newsweek, Victor Campos, directeur du site archéologique, a expliqué en substance que les restes retrouvés des enfants présentaient des coupures au niveau de la poitrine et des côtes endommagées. Pour les chercheurs, ce pourrait être la preuve d’une tentative de briser leurs côtes, peut-être dans le but de leur enlever le cœur. Des sacrifices humains pour faire venir les pluies dans la région et améliorer les cultures, pensent les scientifiques. Ce n’est pas la première découverte de sacrifice humain pratiqué par les Chimú. En 1997, 200 squelettes ont été déterrés à Punta Lobos. Les archéologues ont déterminé qu’ils avaient été égorgés, les pieds et poings liés, les yeux bandés, pour remercier une divinité de la mer après une victoire.

Sources : Andina / Newsweek / New Scientist

http://www.ulyces.co/

Le mystère des quipus incas percé par un étudiant de 21 ans


Un jeune étudiant a passé ses vacances à son bureau pour étudier le quipus inca, une sorte de collier avec des noeuds. Bien que certains faits sont connu sur le quipus, l’étudiant aurait décodé d’autres informations sur cet objet
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Le mystère des quipus incas percé par un étudiant de 21 ans

 

 

Manny Medrano a décelé la présence d’informations qualitatives au sein des quipus, ces ensembles de cordelettes nouées utilisées par les Incas. © Université de Harvard.

Ensembles de cordelettes nouées, les quipus étaient employés par les Incas pour enregistrer notamment les recensements de la population et les inventaires de biens. Cela, on le savait déjà. Mais selon Manny Medrano, un étudiant d’Harvard âgé de 21 ans, ces faisceaux renferment aussi des données qualitatives sur les habitants.

Le spring break s’apparente pour de nombreux étudiants américains à un moment de décompression passé (très) loin des syllabi et des préoccupations scolaires. Mais pas pour Manny Medrano qui a passé ses « vacances » devant son bureau avec les quipus incas plutôt qu’avec ses amis sur une plage de Floride. Et au vu du résultat, il a bien fait d’opérer ce choix.

© Twitter @IsabelOtt.

« Des feuilles de calcul Excel anciennes »

Les quipus assimilées par Manny Medrano à des « feuilles de calcul Excel anciennes », contiennent des données statistiques comme les recensements de population, les taxes, l’inventaire des ressources… La composante mathématique des quipus avait déjà été décelée par les chercheurs qui s’attelaient à les collecter et décoder.  Mais les quipus peuvent aussi permettre d’en savoir plus sur le profil des différents habitants, selon le jeune étudiant d’Harvard.

Plus que des chiffres

Les couleurs des cordelettes correspondent par exemple aux prénoms des villageois. Une découverte rendue possible grâce à la comparaison entre des quipus et un document écrit espagnol datant de 1670. Manny Medrano formule aussi l’hypothèse que la position des noeuds apparents sur les cordelettes précise le statut social de la personne.

L’ensemble des résultats de l’étude, réalisée avec le professeur d’archéologie Gary Urton, seront publiés en janvier dans la revue scientifique Ethnohistory

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http://www.7sur7.be

Le Saviez-Vous ► La cocaïne, du traitement de la douleur à la douleur humaine


L’arbre de coca est connu depuis avant JC. Il était utilisé pour des rituels religieux, des initiations en Amérique du Sud. Plus tard en médecine, il était utilisé en médecine naturelle. Quand des scientifiques se sont intéressées à cette plante, un des chercheurs a découvert la cocaïne. Cette drogue devenait une panacée pour toutes sortes de maux et fut oublier pendant plusieurs années après être réapparu en guise de drogue. Beaucoup d’adeptes ont perdu énormément en devenant dépendant de la cocaïne
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La cocaïne, du traitement de la douleur à la douleur humaine

 

Jacques Beaulieu

Chroniqueur et communicateur scientifique

    Des archéologues ont retrouvé des traces de cocaïne dans les tombeaux péruviens datant de 2 500 ans avant Jésus-Christ. En Bolivie, on a aussi découvert l’illustration datant de 400 ans avant J.-C. d’un visage humain dont la joue est arrondie. Cet ancêtre chiquait simplement une feuille de coca. Le coca a été utilisé dans les rituels religieux et initiatiques tout au long de l’histoire précolombienne en Amérique du Sud.

    Chez les Incas, la feuille du coca était frottée à l’hymen des jeunes vierges pour rendre indolore la défloraison lors du premier rapport sexuel. On l’utilisait aussi en médecine lorsqu’on devait ouvrir la boîte crânienne de l’infortuné opéré. Ses vertus anesthésiantes étaient donc déjà largement utilisées. On se servait aussi de la feuille de coca pour augmenter l’endurance et diminuer la fatigue. Les conquistadors espagnols voulurent interdire son usage, mais ils ont vite changé d’idée compte tenu les bénéfices économiques que la vente du produit rapportait.

    L’histoire moderne

    Au début du XIXe siècle, on s’intéresse de plus en plus aux vertus de la plante du coca. En 1859, le chimiste Albert Niemann réussit à isoler la substance active de la plante qu’il nomme : cocaïne. Ses vertus médicinales sont immédiatement mises à contribution. On l’utilise comme anesthésique, comme substitut à la morphine pour aider les morphinomanes à quitter leur dépendance, comme remède contre les allergies comme les rhinites et même pour corriger certains troubles de personnalité comme la timidité et la déprime.

    Ayant perdu ses lettres de noblesse, la cocaïne disparaît du marché quasi entièrement. Elle réapparaît vers les années 1970 chez les classes plus huppées de la société, parmi les artistes, hommes d’affaires, avocats, etc. On l’appelait alors : le champagne des drogues. Son usage se démocratise durant les années 1980 avec l’apparition du crack et du freebase et n’a cessé de se répandre depuis.

    La plante

    Le nom scientifique de la plante de Coca est Erythroxylon Coca qui à l’origine (Khoca) voulait dire : l’arbre par excellence. De la feuille de cet arbuste, plusieurs substances actives peuvent être extraites. En tout, 14 alcaloïdes peuvent être produits à partir de la feuille de coca dont la papaïne, un ferment qu’on utilise pour accélérer la digestion, l’higrine dont les vertus sont utilisées pour améliorer la circulation sanguine et pour protéger du mal des montagnes et la quinoline qu’on utilise en mélange avec du calcium et du phosphore pour prévenir la carie dentaire. Évidemment le plus connu de ces alcaloïdes est la cocaïne. Voici un exemple parmi des milliers d’autres de ses effets.

    Un bon début

    Vers la fin des années 1960, Pierre écumait les discothèques à la mode et il était difficile de compter ses succès auprès de la gent féminine. C’était un beau garçon, pas trop grand, juste ce qu’il faut. Il avait toujours rêvé de devenir pompier ou policier. Mais son père étant alcoolique, il ne se résignait pas à laisser sa mère seule avec lui, ce qui lui aurait pourtant permis d’aller suivre une formation à l’école de police de Nicolet. Pierre obtient finalement un poste de gardien de pénitencier et il n’était pas d’hommes plus fiers que lui en ville.

    Après quelques années de travail, Pierre a une belle situation, une automobile neuve et un bel appartement. Il rencontre une jeune fille et l’épouse. Il était beau à voir le jour de ces noces, sa mère n’était pas peu fière. Mais contrairement aux contes de fée, ils n’eurent cependant pas le temps d’avoir de nombreux enfants.

    Un nouveau pénitencier venait d’ouvrir ses portes dans une région fort éloignée des grands centres. On offrait à Pierre un poste plus élevé, une augmentation de salaire substantielle et on défrayait même tous les coûts rattachés à l’installation du jeune couple dans le village voisin.

    Nos tourtereaux acceptèrent tout de go et sautèrent dans le premier avion les menant dans leur nouveau paradis. Ils avaient de quoi se payer la plus belle chaîne stéréo, le plus gros téléviseur et chacun une automobile du modèle de l’année. Quel bonheur de pouvoir se payer tout ce qu’on a désiré pendant si longtemps.

    Les paradis terrestres ont tendance à ne pas être éternels et quelques mois après avoir commencé leur nouvelle vie, l’ennui commença à gagner la conjointe qui se trouvait ici loin de sa famille, de ses amies et qui n’avait pas d’emploi.

    Le début de la fin

    Un soir, Pierre rentra chez lui et trouva la maison bien vide. Son épouse avait plié armes et bagages et avait décidé de demander le divorce. Pierre continua pendant un certain temps son travail comme si de rien n’était. Puis un soir, il décida d’aller danser en ville, question de se distraire. Au bar, il rencontra des copains. Alors qu’il disait qu’il se sentait fatigué parce qu’il avait pris quelques bières, un bon samaritain l’initia à la prise de cocaïne. Pierre trouva l’effet extraordinaire. Comme il occupait un poste bien rémunéré, l’achat de cocaïne ne présentait pas un problème majeur alors. Il lui arrivait souvent de payer la traite aux filles et à ses amis du coin. Comme Pierre consommait de plus en plus, même son salaire n’arrivait plus à couvrir ses dépenses.

    La descente s’amorçait. Il commença par vendre sa maison. Après tout, vivant seul, qui a besoin d’une si grande maison ? s’était-il dit. Mais une fois les maigres profits dépensés en poudre et en alcool, le problème du manque d’argent réapparut de plus belle. Un autre bon samaritain lui suggéra l’idée du siècle. Comme il était gardien du pénitencier, il lui serait facile de faire entrer de la drogue à l’intérieur de la prison et de gagner beaucoup d’argent.

    Bien sûr, Pierre finit par se faire prendre et comme le service pénitencier ne tenait pas à faire trop de publicités sur l’événement, on lui offrit de quitter volontairement et surtout discrètement son emploi en démissionnant de ses fonctions. En échange, on lui remettait une prime équivalente à 6 mois de salaire et on lui remettait tout l’argent qu’il avait amassé dans un fonds de pension pendant les 5 années de service qu’il avait faites.

    Il revint donc à Montréal, s’acheta un édifice appartement délabré du centre-ville et y démarra une piquerie. Connaissant bien ce milieu maintenant, il allait selon lui devenir riche bien vite tout en pouvant se procurer sa cocaïne à meilleur prix. Bien nanti et bien organisé, il était à l’abri des coups durs, du moins le croyait-il.

    Mais, il se fit voler deux ou trois fois et quelques descentes de police ont fait fuir sa clientèle. Il ne restait que quelques junkies, des habitués qui payaient mal d’ailleurs. Un soir de découragement, il prit sa seringue et s’injecta un speedball. Tout en injectant le précieux liquide, il réalisa qu’il venait de faire une erreur. Il n’avait pas pris SA seringue, mais plutôt celle d’une de ses rares clientes. Le hic est que Pierre savait pertinemment qu’elle était atteinte du SIDA. Ce qu’il ignorait, mais qu’il eut quand même en bonus, ce fut une hépatite.

    Quelques mois plus tard, une nouvelle descente de police ferma définitivement la baraque. Pierre commençait alors une troisième étape de sa descente aux enfers : l’itinérance. Ne cherchez plus le beau jeune homme des années 1960, ni même un bel homme mature. Vous auriez peut-être pu le rencontrer, quêtant dans le centre-ville de quoi se payer son prochain gramme. Ses joues creusées par les médicaments et la misère, son crâne dégarni, il lui arrive parfois de penser encore à la belle époque où il a été presque un policier. Il a alors bien hâte qu’un généreux piéton lui glisse le 2 dollars qui lui manque pour se payer sa prochaine injection pour croire encore une petite demi-heure qu’il est beau, riche et puissant.

    Pourtant il était bien parti dans sa vie, occupant le poste qu’il rêvait d’avoir. C’est vers l’âge de 35 ans que tout s’est mis à déraper. Et les 30 dernières années de sa vie furent un enfer.



    (Cet article est tiré du livre : Cocaïne, la poudre de l’ennui, par Jacques Beaulieu, Publistar, 2006)

  • http://quebec.huffingtonpost.ca

Le Saviez-Vous ► 12 découvertes archéologiques qui ont changé l’histoire.


Depuis que ma grande soeur Céline m’avait offert deux livres sur l’histoire du monde, et des Civilisation, quand j’étais au primaire, l’archéologie m’a toujours fascinée. Des découvertes ont permis de mettre à jour l’histoire de ce monde, des secrets ont ressurgi du passé pour mieux comprendre les civilisations avant nous
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12 découvertes archéologiques qui ont changé l’histoire.

 

l’Armée de terre cuite.

© boomersreinvented.com

Un paysan de la province de Shaanxi creusait un puits lorsqu’il a découvert cette vaste armée en 1947. Des milliers de guerriers en terre cuite alignés devant la tome du grand empereur Qin Shi Huang afin de le protéger durant sa vie outre-tombe. Pour les chercheurs cette énorme construction est devenue un marqueur de l’humanisme et des vues progressives sans précédent de l’empereur, ses prédécesseurs étant généralement enclins à enterrer tout ce dont ils avaient besoin pour l’au-delà avec eux, y compris une armée vivante.

En dépit du fait que l’armée ait été découverte il y a presque 60 ans, la tombe de l’empereur n’a toujours pas été trouvée.

Les manuscrits de la mer Morte.

© impuls-online.com

Une grande collection de manuscrits anciens a été découverte dans différents lieux sur la côte Nord-Ouest de la mer Morte. Des études ont montré que ces parchemins étaient de 1 000 ans plus vieux que le plus ancien manuscrit de l’Ancien Testament. Grâce à ces textes, nous savons avec précision à quoi ressemblait la vie dans ces temps reculés.

L’inscription de Behistun.

© img-fotki.yandex.ru

Cette inscription a été découverte par un voyageur et aventurier anglais, Robert Sherley, durant sa mission diplomatique en Perse en 1598. C’est un texte multilingue sculpté sur l’ordre du roi Darius le Grand. L’inscription située sur la paroi d’une falaise nous raconte les évènements historiques qui se sont déroulés en 523-521 av. J.-C..

Elle a permis aux archéologues d’étudier des civilisations anciennes et bien connues, telles que la Mésopotamie, Sumer, Akkad, la Perse et l’Assyrie.

Les gorges d’Olduvai.

© zicasso.com

Les gorges d’Olduvai constituent une importante découverte préhistorique. Elles ont été trouvées par l’entomologiste allemand Willhelm Kattwinkel en 1911, quand il y est tombé alors qu’il pourchassait un papillon. Trois espèces différentes d’hominidés ont été découvertes dans les gorges, l’australopithèque, l’homo abilis et l’homo erectus.

Des restes d’hipparions (des chevaux à trois doigts disparus) ont également été trouvés sur ce site.

L’Angkor Vat

©hellomagazin.rs

Les premières mentions de cette immense structure en pierres remontent à 1601. À l’époque, l’espagnol Marcelo Ribandeyro est tombé sur l’étrange temple d’Angkor Vat dans la jungle cambodgienne. Il n’a cependant jamais résolu le mystère de son origine et le temple est resté oublié pendant plus de 200 ans.

Angkor Vat (le « temple-capitale ») est le plus grand monument religieux au monde. C’est une gigantesque structure sur trois niveaux comprenant de nombreux couloirs et escaliers et couronnée de cinq tours. Ce temple est surnommé l’âme du peuple khmer et nous pouvons affirmer sans hésiter qu’il s’agit du cœur d’une grande civilisation.

Troie.

© world-travell.ru

La cité antique d’Ilion, mentionnée dans les poèmes d’Homère et de Virgile, a été découverte dans les années 1870 par l’archéologue autodidacte allemand Heinrich Schliemann. Après les fouilles, l’histoire de cette cité a été divisée en différentes périodes, de Troie I à Troie IX. On estime que Troie VI est la Troie d’Homère (1900-1300 av. J.-C.).

La machine d’Anticythère.

© infoelovarosok.hu

Ce dispositif mécanique créé vers 100 av. J.-C. a été découvert dans une épave située près des îles grecques en 1901. Selon les scientifiques, la machine d’Anticythère était composée d’au moins 30 engrenages de bronze placés dans un coffret en bois, tandis que sur ses faces avant et arrière se trouvaient des cadrans de bronze. Ces cadrans étaient utilisés pour mesurer le mouvement des étoiles et des planètes.

Les scientifiques estiment que la machine était également utilisée pour déterminer la date exacte du début des Jeux olympiques, en effet, elle calculait avec précision le cycle de 4 ans.

Une dent de Dénisovien.

© focus.it

Une dent et un doigt d’un homme archaïque ont été découverts dans la grotte de Denisova située près de Biïsk, en Russie. Selon les scientifiques, ces vestiges ont plus de 50 000 ans. Après de longues recherches, ils sont arrivés à la conclusion qu’un type jusque là inconnu d’hominidé vivait sur le territoire de l’Altaï. Ils pensent également que l’hominidé de Denisova avait la peau comme les cheveux et les yeux sombres.

Pompéi.

© tcdn.nl

Alors colonie romaine, cette ville était un port florissant et une destination de villégiature avec de nombreuses villas, des temples, des théâtres et des thermes. La cité disposait d’un amphithéâtre, d’un forum et d’une basilique. Sa population était d’environ 20 000 habitants lors de l’éruption du mont Vésuve le 24 août 79 apr. J.-C., qui a intégralement recouvert la ville de cendres.

Pompéi a été découverte en 1599 par Domenico Fontana, mais les fouilles ont seulement commencé en 1748. Elles ont permis d’apporter aux scientifiques un aperçu unique en son genre de la vie romaine. Les découvertes de Pompéi ont également largement contribué à la création du style Empire dans le domaine des arts.

La grotte de Lascaux.

© alpol.ru

Cette grotte a été découverte par quatre adolescents le 12 septembre 1940. Elle comprend plus de 2 000 représentations d’animaux (cerfs, bisons, chats, oiseaux, rhinocéros, ours, etc.), d’humains et de signes abstraits. Les chercheurs pendant que les humains n’y vivaient pas, mais la visitaient de manière régulière dans le but de peindre ses murs.

La pierre de Rosette.

© inma.org

La pierre de Rosette est une stèle de graniodorite qui a été découverte en Égypte en 1799, et dont la conception remonte à 196 av. J.-C.. Un décret en l’honneur du roi Ptolémée V est gravé sur la pierre en trois langues : en hiéroglyphes égyptiens, en égyptien démotique, et en grec ancien. Elle a d’abord été exposée au sein d’un temple, avant d’être déplacée et utilisée comme matériau de construction dans un fort du village de Rosette.

Le Machu Picchu.

©panoramix.getaway.nl

Cette célèbre citadelle et sanctuaire inca a été découverte au Pérou dans les années 1910 et a été en activité jusqu’en 1532. C’est Hiram Bingham, historien américain de l’université de Yale, qui est à l’origine de cette découverte. Les pittoresques ruines du Machu Picchu sont le meilleur exemple des constructions en pierre de la civilisation inca. Le site comprend environ 200 bâtiments sur une zone mesurant 365 mètres de long et 300 mètres de large.

http://bridoz.com/

Ce que les enfants sans pieds retrouvés au Pérou racontent de notre histoire


Des civilisations ont exercé le sacrifice humain pour une croyance basé sur la peur et la dominance. Au Pérou, les Incas pouvaient même sacrifier des enfants qui selon leur croyance, ils ne mourraient pas, mais les protégeaient
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Ce que les enfants sans pieds retrouvés au Pérou racontent de notre histoire

 

Repéré par Charlotte Pudlowski

Au Pérou, sur la côte Nord, des archéologues ont retrouvé plus d’une douzaine de tombes remontant au moins au XVe siècle. Le site, Chotuna-Chornancap, est un ancien lieu de pouvoir et de croisement entre plusieurs cultures et le possible centre d’une légende pré-Incas. Ces ruines comprennent un temple et des pyramides.

Le Guardian, qui relate ces fouilles, explique que six enfants ont été retrouvés dans les tombes, dont deux étaient sans pieds, comme s’ils avaient été coupés.

«Leur emplacement a mené les chercheurs à supposer que les enfants avaient été sacrifiés. (…) Les autres tombes contenaient des hommes et des femmes enterrés allongés sur le dos, et certains de leurs os montraient des blessures semblables à celles d’autres victimes de sacrifices de l’époque».

«Nous étudions les sacrifices non pas pour leurs détails sordides, mais parce que de tels rituels donnent des éléments de compréhension sur la culture, l’histoire, la société», a expliqué au Guardian Haagen Klaus, bioarchaéologiste de George Mason University qui a déjà travaillé sur le camp de Chotuna-Chornancap. «Ces sacrifices fournissent des fenêtres vivantes pour mieux observer des rituels qui étaient étroitement liés à l’économie et au politique». Ces sacrifices pouvaient par exemple être exécutés pendant des enterrements.

Ce site de Chotuna-Chornancap fait régulièrement parler de lui dans le cadre de fouilles fructueuses: en 2009, Reuters rapportait la découverte de près de trois douzaines de personnes sacrifiées 600 ans plus tôt. Les corps révélaient des marques de coupures au niveau du coup ou de la clavicule. En 2011, un exécuteur d’élite du XIVe siècle avait été découvert dans l’une des tombes, enterré avec ses couteaux.

Sacrifices d’enfants

En cette même année 2011, la découverte des corps de trois enfants incas inhumés il y a cinq siècles, à plus de 6.000 mètres d’altitude, en Argentine, et retrouvés en parfait état,avait sidéré la communauté scientifique. Les archéologues avaient pu établir avec certitude que les jeunes Incas avaient été victimes de sacrifices humains, lors d’un autre rite, appelé Capacocha.

Rue 89 décrivait alors ce rite, qui s’accomplissait de façon cyclique, pour obtenir les faveurs des dieux. Les enfants étaient sélectionnés pour leur perfection physique parmi les classes dominantes. L’anthropologue Gabriela Recagno précisait:

«N’oublions pas qu’il s’agissait d’un système politique de domination. Dans les régions assujetties se déplaçait un représentant de l’Inca avec un enfant qui allait se transformer en un dieu: il ne mourrait pas et allait pouvoir surveiller tout ce territoire du haut de la montagne. Il devenait un gardien du territoire, un être divinisé. Un système très bien rodé pour, à travers la religion et la peur, exercer une politique de domination à travers les sacrifices. Au sommet, on endormait les enfants, par ailleurs épuisés par une marche de 1 600 kilomètres, avec de « la chicha », un alcool de maïs et sous l’effet du froid, de la basse pression, ils s’endormaient jusqu’à mourir d’hypothermie.»

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► 3 Véritables “Indiana Jones” de l’histoire


Les premiers archéologues ont ouvert la voie à cette science pour découvrir des civilisations disparues, pour que le monde puisse admirer, leurs trésors et leurs histoires qui auraient peut-être resté dans des légendes ou pire être oublié à jamais
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3 Véritables “Indiana Jones” de l’histoire


(Source)

Les films d’aventures mettant en vedette Harrison Ford, dans le rôle du mythique archéologue Indiana Jones, ont créé un bel engouement pour l’archéologie au gré des décennies. Par ses aventures rocambolesques, ce personnage a fait rimer cette discipline avec le voyage, les trésors et… le danger. Bien que le métier d’archéologue soit en réalité beaucoup plus axé sur la méthode et la science, voici deux hommes et une femme qui ont réalisé de grandes découvertes marquantes et qui ont pu être une inspiration pour le personnage du docteur Jones.

1- Gaston Maspero (1846-1916):


(Source)

Dès ses études en France, Gaston Maspero a été attiré par les langues orientales et par cette contrée encore peu connue qu’était l’Égypte, où les explorateurs ne cessaient de faire des découvertes de momies et d’objets fabuleux. C’est en 1880 qu’il eut enfin la chance de partir en Égypte afin d’y fonder une mission archéologique française permanente. À la mort d’Auguste Mariette, un an plus tard, il devint le directeur du nouveau Service des antiquités égyptiennes.


Photo:
À l’entrée de la cachette de Deir el-Bahari

À ce titre, il voulut arrêter le pillage et le commerce d’antiquités égyptiennes. Il participa à de nombreuses fouilles, tout en effectuant un travail policier en arrière-plan afin d’identifier certains pilleurs. C’est ainsi qu’il découvrit les Textes des pyramides à Saqqarah, fit désensabler le Sphinx et parvint surtout à découvrir la cachette des momies royales de Deir el-Bahari en 1881. 


Photo:
Couloir de la cachette de Deir-el Bahari

Avec son collaborateur Emil Brush, Maspero voyait en effet passer sur le marché noir des objets portant les cartouches de grands pharaons de l’histoire de l’Égypte ancienne, comme celle de Ramsès II, dont les tombes avaient été pillées depuis très longtemps dans la Vallée des Rois. En suivant ces objets, ils purent ainsi identifier une famille de pilleurs, les Abd el-Rassoul, qui les menèrent à une fosse de 11 mètres de profondeur dans la falaise de Deir el-Bahari, près du temple d’Hatshepsout. C’est ainsi que Gaston Maspero et son collaborateur découvrirent la cachette de 50 momies, dont celles des plus grands pharaons de l’Égypte ancienne, cachées par des prêtres au 11e siècle av. J.-C. Grâce à cette découverte, les visiteurs peuvent aujourd’hui admirer les momies des Thoutmosis, de Séthi 1er et bien entendu, de Ramsès II.

II- Gertrude Bell (1868-1926):


(Source)

Née dans une famille très fortunée d’Angleterre, Gertrude Bell a choisi la voie de l’indépendance et de l’aventure très tôt dans sa vie. Elle fut l’une des premières femmes diplômées en histoire de l’Université d’Oxford, alors qu’on commençait à peine à accepter les dames dans certaines disciplines universitaires, leur demandant toutefois de tourner le dos aux professeurs pendant les cours! Avec ce diplôme et un revenu familial important, elle put satisfaire son besoin d’aventure en participant à des fouilles archéologiques en Israël, en Turquie, puis au Moyen-Orient. 


Photo:
Identification d’artefacts en Irak

Ces voyages lui permirent de se familiariser avec les sites antiques de ces régions, avec les méthodes de l’archéologie et lui permirent aussi d’apprendre la langue arabe, ce qui allait devenir un atout pour elle dans le contexte de la Première Guerre mondiale. Elle participa à des fouilles sur les sites jadis occupés par les plus anciennes civilisations de l’humanité comme les Sumériens, les Babyloniens et les Assyriens et contribua à les documenter et à les faire connaître en Europe.


Photo:
Gertrude Bell entre Winston Churchill et Laurence d’Arabie

Ses connaissances du désert et de la langue arabe en firent donc une diplomate et une espionne idéale dans le cadre de la Grande Guerre, alors que les Britanniques songeaient à reprendre les territoires du Moyen-Orient à l’Empire ottoman. Elle put dialoguer avec les populations du désert et aider le pouvoir anglais à déterminer les frontières de nouveaux pays qu’allaient être entre autres l’Irak et la Syrie. Son amour pour l’ancienne Mésopotamie fut tel qu’elle participa à la fondation du musée de Bagdad, dont une salle porte encore son nom aujourd’hui.

III- Hiram Bingham (1875-1956):


(Source)

Hiram Bingham est né quant à lui à Hawaï en 1875. Dans sa jeunesse, il rêvait déjà de voyages et de découvertes. Il étudia de ce fait l’Amérique latine à l’Université de Yale, puis à Harvard, où il obtint son doctorat. En épousant une jeune femme d’une famille très fortunée, il put financer le voyage de ses rêves en Amérique du Sud, alors qu’il espérait découvrir les vestiges d’anciennes civilisations précolombiennes. 


(Source)

C’est ainsi qu’il s’enfonça dans la jungle en empruntant les anciennes routes commerciales des Andes en passant par le Venezuela, la Colombie, l’Argentine et le Pérou. En 1911, alors qu’il recherchait les vestiges d’une ancienne cité inca appelée Vilcabamba, un fermier lui mentionna l’existence d’importantes ruines qui se trouvaient dans la montagne que son peuple appelait « Machu Picchu », qui signifie « la vieille montagne ».


(Source)

Lorsqu’Hiram Bingham atteignit le sommet de cette montagne, après plus de deux heures de montée exténuante, il fut stupéfait. Il réalisa dès lors qu’il venait de découvrir les ruines d’une cité inconnue des Incas, que les conquérants espagnols n’avaient sans doute jamais visitée. Bien qu’il ait cru à tort avoir trouvé Vilcabamba, il a néanmoins révélé au monde entier le génie architectural et agricole du peuple inca.

Ces hommes et cette femme ont affronté à leur façon divers dangers afin de vivre de leur passion pour l’histoire, le voyage et surtout… l’archéologie.

Evelyne Ferron Spécialiste en histoire ancienne,

http://www.historiatv.com/

Le Saviez-Vous ► Le Machu Picchu!


Le Machu Picchu, un coin que j’aimerais bien visiter, la civilisation Inca qui est particulière par son organisation et sa disparition et il reste les vestiges témoins de leur histoire
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Le Machu Picchu!

 


Photo:
Machu Pichu, Pérou

Le site du Machu Picchu émeut par ses magnifiques ruines d’une cité jadis majestueuse, perdue dans les nuages au Pérou. Populaire tant auprès des amateurs de plein air que des amants de l’histoire précolombienne,

La cité des Incas


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Parure en or inca © Museo Larco Herrera

Située au nord-ouest de la ville de Cuzco et à 7000 pieds au-dessus du niveau de la mer, la cité du Machu Picchu a été construite par le peuple des Incas, alors que ces derniers dominaient la Cordillère des Andes aux 15e et 16e siècles. 


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Palais royal

Site bien caché en hauteur, s’agissait-il d’une ville réservée aux rois et à l’élite? D’une cité religieuse et sacrée? Le Machu Picchu semble effectivement avoir été une cité pour des privilégiés de la société inca, comme en témoigne entre autres la magnificence de ses vestiges aux pierres parfaitement imbriquées, bien positionnés en fonction des différents escarpements du site. Près de 3000 marches en pierre mènent aux différents bâtiments!


Photo:
Temples et palais des montagnes

Pour faire vivre une communauté à cette altitude, il fallait pouvoir y cultiver la terre. Les Incas ont donc construit un imposant système d’agriculture en terrasses, alimentées par un système d’irrigation relativement sophistiqué. 


(Source)

Les bâtiments principaux consistent en des temples, des palais et des habitations luxueuses faites de pierres de maçonnerie assemblées sans mortier. La cité est construite en quartiers incluant le centre de la ville elle-même, une zone agricole en terrasses, un secteur résidentiel et surtout une zone royale/sacrée.


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Ruines du temple du Soleil

Une ville abandonnée, puis redécouverte


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Hiram Bingham

Cette magnifique cité semble avoir été abandonnée un peu plus de cent ans après sa construction, soit vers 1530, alors que les Espagnols commençaient leur conquête de l’Amérique du Sud. Les circonstances de cet abandon restent mystérieuses, puisque les conquistadors ne semblent pas avoir atteint le Machu Picchu.

Le site fut découvert à l’été 1911 par l’archéologue américain Hiram Bingham qui publia un livre, « La fabuleuse découverte de la cité perdue des Incas », un best-seller qui moussa rapidement le tourisme dans cette région.

Un engouement par ailleurs toujours aussi fort plus de 100 ans après la redécouverte du site! 

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Spécialisée en histoire ancienne, Evelyne Ferron

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Le Saviez-Vous ► 5 Momies célèbres !


Ce sont toutes des momies que j’ai eu l’opportunité de parler de chacun d’eux sur mon blog à un moment donné. Ces momies sont particulières par leur état de préservations exceptionnelles et il y a eu d’autres dans l’histoire de l’Homme
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5 Momies célèbres !

 


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Ginger, momie égyptienne

Témoins de modes de vie du passé, le corps à jamais figé dans le temps, les momies sont source d’une grande fascination. À travers elles, nous pouvons regarder directement des gens ayant vécu il y a des siècles et mêmes des milliers d’années.

1- Ramsès II


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Momie de Ramsès II

Regarder la momie de Ramsès II, c’est regarder le visage et le corps d’un grand souverain de l’histoire! En effet, il a régné en Égypte en tant que pharaon à l’époque du Nouvel Empire, alors que son royaume était riche et puissant, soit de 1279 à 1213 av. J.-C.


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Statue colossale du pharaon Ramsès II

Fait rare pour son époque, il est décédé à l’âge de 89-90 ans, après 66 années de règne, ce qui explique son apparence de vieillard. Car il s’agit ici d’une momie réalisée avec les meilleures techniques de l’Égypte ancienne afin de préserver le corps pour l’éternité.


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Cachette de Deir el-Bahari

Fait intéressant, alors que son tombeau était connu dans la Vallée des Rois, les premiers chasseurs de trésors et égyptologues croyaient toutefois que sa momie était quant à elle disparue depuis très longtemps. Elle fut retrouvée avec celles d’autres grands pharaons du Nouvel Empire dans une cachette située à Deir el-Bahari en 1881. Quelle ne fut pas la surprise des responsables des antiquités égyptiennes lorsqu’ils découvrirent la momie très bien préservée d’un des plus célèbres pharaons de l’Égypte ancienne!

II- La vierge des glaces:


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Si les Égyptiens préservaient volontairement les corps pour la vie éternelle, plusieurs momies célèbres sont quant à elles des momies dites naturelles, ce qui signifie que les corps ont été préservés par la nature.

C’est le cas de cette momie de jeune fille inca, surnommée la « Vierge des glaces », qui avait été découverte en Argentine en 1999 dans un petit sanctuaire de pierre au sommet d’un volcan à 22 000 pieds au-dessus du niveau de la mer.


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Elle est célèbre par la qualité de sa préservation, laissant penser qu’elle n’est qu’endormie. Ses vêtements, ses cheveux, sa peau et ses bijoux ont été parfaitement préservés par le froid et le peu de circulation d’air à cet endroit.

Les analyses subséquentes ont démontré qu’elle avait entre 13 et 15 ans et qu’elle avait vécu il y a plus de 500 ans, soit sous l’Empire inca au 16ème siècle. Elle semble avoir été choisie pour un sacrifice aux dieux et avait été droguée à la feuille de coca et à l’alcool avant son ascension. Le corps et l’esprit engourdi, elle s’est tranquillement endormie au froid, à l’intérieur de la montagne…

III- Un moine bouddhiste auto-momifié:


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En janvier 2015, le corps momifié d’un moine bouddhiste a été découvert dans une caverne de Mongolie. L’homme était décédé depuis 200 ans (bien que certains Bouddhistes disent qu’il est encore vivant, seulement en profonde méditation…) et il semble s’être auto-momifié. 


(Photo)

L’homme a été retrouvé en position du lotus, comme s’il était en état de méditation. L’Auto-momification est un procédé connu en Chine, au Tibet et au Japon et qui consiste pour les moines très âgés, sentant la mort venir, à s’isoler dans un lieu calme. Puis ils s’alimentent de moins en moins, afin de provoquer une lente déshydratation du corps. Puis d’autres moines finissent par déplacer son corps près d’un feu, afin de favoriser le dessèchement.

IV- Les momies des tourbières


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Les tourbières d’Irlande, d’Écosse et du Danemark ont également favorisé la préservation des corps, puisque peu d’air y circule. Certains hommes y ont péri en y sombrant par accident, alors que d’autres y ont volontairement été jetés après une exécution ou un assassinat…

Les momies des tourbières sont généralement très bien préservées, au point où nous pouvons même voir le détail des vêtements, de la bouche, des paupières et même parfois un peu de barbe!


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Une des momies des tourbières les plus célèbres est l’homme de Tollund, découvert au Danemark en 1950. Il s’agit du corps d’un homme de 30-40 ans pendu au 4ème siècle av. J.-C. et qui s’est préservé au point où même la corde est restée intacte. On peut aussi remarquer sa barbe, ses rides et voir les détails de son casque.

V- Les membres de l’expédition Franklin:


Photo:
Momie de John Shaw Torrington

Le Canada a lui aussi ses momies célèbres, préservées dans un contexte quelque peu macabre puisqu’il s’agit des corps de membres de l’expédition Franklin, qui avait quitté l’Angleterre en 1845 pour découvrir le passage du Nord-Ouest.


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Corps de John Hartnell

Les 128 membres d’équipage étaient restés coincés dans les glaces du détroit de Victoria au Nunavut et n’avaient jamais été revus. C’est lors d’expéditions de recherche en 1848 et en 1850 que des indices quant au sort de l’équipage furent découverts, dont des corps inhumés de membres de l’expédition, préservés par le pergélisol.

Ces momies naturelles ont été étudiées en 1981 afin de mieux comprendre ce qui était arrivé. Certains sont morts de scorbut, d’autres d’hypothermie et même d’empoisonnement au plomb. L’appareil de distillation de l’eau serait par ailleurs responsable de cet empoisonnement qui a probablement rendu certains hommes complètement fous avant leur mort. 

Evelyne Ferron, Spécialisée en histoire ancienne

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L’énigme des quipus incas enfin élucidée ?


Difficile de comprendre un mode de communication quand il n’y a pas d’indices. Oui, il aurait pu en avoir, mais ils ont été détruits par des personnes qui n’aimaient ce qu’ils ne comprenaient pas. Dans la civilisation Incas, les quipus, cet assemblage de cordelettes est un vrai mystère qui a été peut-être enfin un début d’explication
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L’énigme des quipus incas enfin élucidée ?

 

Les quipus constituent un système d'écriture utilisant des successions de noeuds, le long de cordelettes, mis au point par les Incas. ©BRENDAN SMIALOWSKI / AFP

Les quipus constituent un système d’écriture utilisant des successions de noeuds, le long de cordelettes, mis au point par les Incas. ©BRENDAN SMIALOWSKI / AFP

Par Bernadette Arnaud

Un méli-mélo de cordelettes mis au jour au Pérou va peut-être contribuer à élucider un des mystères les plus tenaces de la civilisation inca : celui des cordes nouées, une forme d’écriture originale.

COMMUNICATION. Rares sont les cordes nouées – les quipus (nœud, en langue quechua) – parvenues jusqu’à nous. La découverte de vingt-neuf d’entre elles sur le site d’Incahuasi dans la vallée de Canete, à 160 km sud de Lima au Pérou, constitue donc un événement archéologique exceptionnel comme l’a expliqué au New York Times Gary Urton, l’un des principaux spécialistes des quipus :

« Elles ont été retrouvées dans un entrepôt de stockage de produits agricoles (…) de cette cité bâtie au 15e siècle. »

A la tête du Khipu Database Project, ce chercheur du département d’études précolombiennes de l’Institut Dumbarton Oaks de l’université d’Harvard (Cambridge, Massachusetts), essaie depuis plusieurs années de démêler et déchiffrer  cet écheveau de vestiges incas. En compagnie de l’archéologue Alejandro Chu, il tente ainsi de découvrir une « pierre de Rosette » qui permettrait de percer enfin le mystère de ce qui semble être un étonnant système de communication.

Ils semblent avoir été utilisés comme des livres de compte »

Souvent dépeint comme étant un peuple sans écriture, les Incas avaient en réalité développé un ingénieux système de communication faisant appel à des dispositifs mnémoniques : les quipus. Il s’agissait d’une sorte de collier constitué d’un cordon principal auquel étaient rattachées de nombreuses cordelettes pendantes recouvertes de nœuds. Selon un code  particulier de ligatures, ces nœuds auraient permis de stocker de l’information.

 A Incahuasi, « ils semblent avoir été utilisés comme des livres de compte pour enregistrer les quantités d’arachides, de piments, d’haricots et de maïs qui entraient et sortaient de la cité », poursuit  Alejandro Chu.

Les Incas s’en seraient ainsi servis pour assigner des valeurs à des séries d’arrangements de « nœuds » selon le type de matière première utilisée pour la confection des quipus (coton ou laine), la torsion particulière des fibres ou à l’aspect (recto ou verso) des ligatures. Un usage codifié de couleurs contribuait également à permettre leur lecture.

Maitre du Quipu Inca

Le moyen le plus sûr de dévoiler ce secret des anciens Incas serait, bien sûr, de retrouver une traduction dequipu. En 1542, par exemple, des caciques indiens avaient été rassemblés pour effectuer des lectures pendant que des scribes espagnols notaient les traductions. Les chroniques de l’époque rapportent en effet que seule une élite, lesquipukamayuq (« maitres du Quipu ») était habilitée à « lire » ces ligatures, qu’ils égrainaient entre leurs doigts à la façon d’un chapelet. Mais ces précieuses transcriptions furent à leur tour victimes des exactions des conquistadors espagnols qui, craignant qu’ils ne contiennent des récits idolâtres, les firent systématiquement détruire…

Pour l’heure, Gary Urton a créé une base de données où sont enregistrés les 870 quipus actuellement connus et découverts au Pérou et au Chili.

« Les quipus d’Incahuasi, associés à des informations agricoles, seront peut-être plus faciles à déchiffrer que les autres », a-t-il confié.

Les chercheurs ont en effet pu constater que les quipus rattachés aux arachides, piments, haricots ou maïs possédaient des couleurs nettement distinctes. De là à ce qu’une couleur puisse être précisément attribuée à un des produits agricoles… et ce sont de premiers mots qui surgiraient enfin de  la nuit !

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi les Incas avaient-ils peur des éclipses ?


 

L’être humain a toujours eu peur de ce qu’il ne connait pas. Les phénomènes naturels ont été longtemps crains par les peuples et des légendes sont nées pour représenter leur plus grande crainte. Heureusement aujourd’hui, la science explique bien ces phénomènes
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Pourquoi les Incas avaient-ils peur des éclipses ?

Qu’elle soit totale ou partielle, l’éclipse n’effraie plus personne (ou presque) de nos jours. Le dimanche 3 novembre, une éclipse solaire hybride est annoncée par les astronomes. Le fait d’être capable de prévoir et de comprendre un tel événement est une révolution.

Il y a cinq siècles, les Incas – ignorant tout du fonctionnement de l’Univers – pensaient qu’un puma était en train de dévorer le Soleil lorsque la Lune le cachait. Et ils n’étaient pas les seuls à s’imaginer toutes sortes de scenarii rocambolesques. Retour sur les croyances passées autour de l’éclipse.

L’éclipse vue par les Incas : un puma dévorant le Soleil

Si aujourd’hui les scientifiques sont capables de fournir une explication rationnelle à la formation d’une éclipse, à une certaine époque, l’être humain redoutait de voir le Soleil disparaître à jamais.

La civilisation inca (XIIIe—XVIe siècle) voue un véritable culte au Soleil. Pour elle, une éclipse du Soleil est synonyme d’apocalypse.

Selon la croyance populaire, elle est la conséquence de la mort d’Int, le dieu du Soleil, dévoré par un puma. Dans la civilisation inca, le félin est le symbole des êtres surnaturels. Certains pensent qu’il est aussi à l’origine des orages : son rugissement est le tonnerre, les éclairs le reflet de ses yeux. Une éclipse solaire serait ainsi un combat entre le Ciel et la Terre. Pour effrayer l’animal, les Incas sortent dehors, prient, crient, et font un maximum de brouhaha.

Si le Soleil tient une place centrale dans la civilisation inca, la Lune aussi est vénérée. Alors quand l’astre disparaît, la panique s’empare du peuple.

D’après la légende, les éclipses de Lune surviennent lorsque l’astre se laisse emporter par un sommeil trop profond et dévie de son chemin habituel.

Conséquence : il risque de se perdre, pire, de tomber sur la Terre et d’écraser ses habitants ou d’être dévoré par un monstre. Pour réveiller la Lune, les Incas se mettent à faire le plus de bruit possible en jouant de toutes sortes d’instruments, en fouettant les chiens et en battant les enfants.

Autre hypothèse : ces cris de chiens et d’enfants sont provoqués par les Incas pour toucher en plein cœur la Lune et ainsi la tirer de son sommeil.

À la fin de l’éclipse, le peuple loue le dieu Pachacamac, soutien de l’univers, pour avoir participé à la survie de l’espèce humaine.

VIDÉO – Dans Le Temple du Soleil, Tintin se sert d’une éclipse pour effrayer les Incas :

Entrez la légende de la vidéo ici

© DR – YouTube

Les Incas n’étaient pas les seuls à redouter les éclipses

Chez les Mayas : l’interprétation est à peu près la même que celles des Incas. Seule différence : le mangeur de soleil est un jaguar. Quant aux éclipses de Lune, ce serait le Soleil le glouton.

Dans l’Égypte antique : derrière l’éclipse solaire se cache le serpent Apophis, qui tente d’attaquer Râ, le dieu du Soleil. De par sa puissance, Apophis essaie de faire chavirer la barque solaire qui traverse le ciel et ainsi créer le chaos : la fin de l’univers.

Dans la Grèce antique : certains racontent à l’époque qu’une éclipse se produit lorsqu’Artémis, déesse associée à la Lune, rend visite à Endymion. D’autres pensent que ce sont des magiciennes malveillantes qui tentent d’attirer la Lune sur la Terre.

Dans la Chine antique : c’est la faute de l’Empereur. Considéré comme le fils des cieux, il doit s’assurer que Terre et Ciel s’entendent bien. Pour le peuple, une éclipse est le résultat d’un mauvais gouvernement.

En Inde : selon la légende, il s’agit d’une vengeance du démon Rahû. Le dieu Soleil et la déesse Lune l’ont empêché de boire un élixir d’immortalité. La tête de Rahû a été tranchée puis jetée dans l’espace mais comme l’anti-dieux a réussi à boire quelques gouttes de la potion, il rôderait encore au-dessus de nos têtes. Avec un seul objectif : dévorer le Soleil et la Lune en guise de vengeance. Une éclipse serait le signe que Rahû est parvenu à ses fins mais, sa tête étant séparée de son corps, il ne pourrait digérer les astres et les recracherait au bout de quelques minutes.

En Afrique : d’après la tradition populaire, les Mandingues (peuple d’Afrique de l’Ouest) pensent qu’un chat interpose sa patte entre la Lune et la Terre. Pendant toute la durée de l’éclipse, ils chantent et dansent sans s’arrêter.

Par Cécile David

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