Ces deux momies incas ont été enterrées vêtues de robes empoisonnées


Deux momies au Chili qui date d’environs 500 à 600 ans. Deux jeunes filles incas, qui auraient été sacrifiées. Les archéologues avaient remarqué une poudre, qui fut plus tard identifier comme un poison mortel. Elle provient d’une espèce de piment qui contient du mercure, ce qui est plutôt rare d’utiliser du poison pour un sacrifice.
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Ces deux momies incas ont été enterrées vêtues de robes empoisonnées

 

Crédits : Museo Regional de Iquique

par  Mehdi Karam

 

En 1976, sur la montagne Cerro Esmeralda au Chili, les sépultures de deux jeunes filles âgées de 9 et 18 ans ont été retrouvées. Celles-ci avaient, il y a supposément entre 500 et 600 ans, fait l’objet d’un capacocha, rite sacrificiel inca qui impliquait des enfants.

Au sein de leur sarcophage se trouvaient de précieux biens funéraires, tandis que les deux jeunes filles portaient une robe d’un rouge profond. Toutefois, un élément a intrigué les scientifiques pendant près de 40 ans : un saupoudrage, d’apparence toxique, recouvrant l’intégralité des corps. Le 25 mai dans la revue Archaometry, les chercheurs de l’université de Tarapacá affirment avoir trouvé la nature de cette poudre : il s’agirait de cinabre, pigment rouge sang composé de sulfure de mercure, redoutable poison qui n’a rien à envier à l’arsenic.

C’est la première fois qu’une sépulture retrouvée dans la région contient un tel minéral. Si nous sommes au fait de la signification exacte du capacocha, pratiqué pour commémorer les événements importants de la vie de l’empereur inca, mettre fin à la sécheresse ou encore implorer les dieux, rien ne justifie la présence de cinabre.

Surtout que, comme l’écrivent les chercheurs, l’hématite est une espèce minérale plus courante au Chili, tandis que « le cinabre est une offrande funéraire spéciale et d’origine étrangère ».

Selon les chercheurs, la présence du minéral varie en fonction d’une question : les Incas étaient-ils au fait de sa toxicité ?

Si oui, il se pourrait qu’il ait été saupoudré comme « dissuasion ou punition pour des pilleurs de tombe ». 

Car le cinabre, c’est du sérieux. À peine inhalée, sa poussière provoque l’empoisonnement au mercure. Quoi qu’il en soit, en attendant de déterminer l’histoire exacte derrière l’utilisation du cinabre, cela permet d’alerter les archéologues opérant dans la région : toujours prendre ses précautions avant d’ouvrir un sarcophage inca.

Source : Archaometry

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Les Incas, pros de la chirurgie du crâne


On sait que dans plusieurs parties du monde il y a eu des trépanations à différentes époques de l’histoire. Ce sont les Incas qui ont démontré un grand savoir faire dépendant du siècle le taux de survie était au début 40 % et a l’apogée de la civilisation Inca, jusqu’à 74 % à 83 %. De plus certaines personnes ont survécu à plusieurs trépanations
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Les Incas, pros de la chirurgie du crâne

Un crâne

Des chercheurs ont démontré que le taux de survie des chirurgies du crâne des Incas était supérieur à celui des chirurgiens en fonction pendant la guerre civile américaine.  Photo : Université de Miami

 

Si vous deviez subir une chirurgie crânienne à une autre époque qu’aujourd’hui, votre meilleur choix serait au temps des Incas. Des chercheurs ont démontré que le taux de survie de la procédure dans cet empire du 16e siècle dépassait celui observé en Occident jusqu’à la guerre civile américaine.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

La chirurgie à la tête est loin d’être simple, et se lancer dans cette procédure sans avoir accès à toute la technologie moderne peut sembler insensé. Pourtant, une ancienne forme de chirurgie du crâne, appelée trépanation, a été une pratique millénaire et répandue.

Il s’agit d’une opération au cours de laquelle le médecin soulève une partie du cuir chevelu, puis creuse un trou dans le crâne avant de refermer la plaie. Beaucoup de patients en mouraient, mais il y avait assez de survivants pour que le traitement perdure.

Des crânes avec ces trous ont été trouvés tant en Afrique qu’en Amérique et en Europe. Selon une nouvelle étude, les Incas étaient cependant ceux qui maîtrisaient le mieux la technique.

Les travaux des chercheurs, publiés dans la revueWorld Neurosurgery, montrent l’avance qu’avaient les pratiques médicales des civilisations précolombiennes d’Amérique du Sud.

Plusieurs maux, une solution

Pourquoi vouloir pratiquer un trou dans la paroi crânienne? Bien qu’il soit possible que la procédure ait été effectuée pour des raisons religieuses, plusieurs études ont montré son rôle en tant qu’acte médical.

La trépanation était souvent pratiquée sur des personnes ayant subi un traumatisme crânien. Dans ces situations, l’enflure et l’accumulation de liquide dans la tête pouvaient être mortelles. Pratiquer ces trous et retirer des fragments d’os auraient pu aider à réduire la pression.

Il est aussi possible que cette technique ait servi de traitement contre les migraines ou les maladies mentales. Hippocrate, le père de la médecine en Grèce antique, la proposait même comme traitement contre l’épilepsie.

La pratique a diminué pendant le Moyen Âge, mais l’intérêt en Occident est revenu pendant la Renaissance, et le traitement est resté courant pour les blessures à la tête jusqu’au 18e siècle

Quand les hôpitaux ont commencé à apparaître dans les grandes villes, les conditions insalubres et les infections ont mis fin au traitement. Par contre, la procédure est restée comme mesure d’urgence sur des champs de bataille, comme pendant la guerre civile américaine.

L’expertise médicale des Incas

Des crânes humains

Un trou lisse et arrondi dans l’os du crâne montre que le patient a survécu, puis guéri, après l’opération. S’il apparaît au contraire cassé net ou qu’il porte des traces d’outils, c’est une indication qu’il est mort pendant ou peu après la procédure.  Photo : Université de Miami

La trépanation était une pratique courante en Amérique du Sud, où les conditions géologiques favorables à la préservation d’ossements ont permis à une grande quantité de crânes de patients ayant subi l’intervention de se rendre jusqu’à nous.

Les chercheurs de l’étude ont remarqué qu’un grand nombre de crânes retrouvés indiquaient aussi que les patients avaient remarquablement bien guéri.

Un os dont le pourtour du trou était cassé net ou portait des traces d’outils indique que la personne est morte pendant (ou tout de suite après) la procédure. Toutefois, si l’os est lisse et arrondi, cela indique qu’il y a eu guérison et que la personne a survécu plusieurs mois ou même des années après l’intervention.

Pour confirmer l’efficacité de la procédure chez les Incas, les chercheurs ont comparé l’état de centaines de patients traités à travers les âges.

Les crânes datés entre le 4e et le 2e siècle avant notre ère indiquaient un taux de survie de seulement 40 %. Celui-ci grimpait à 53 % pour les crânes datés du 11e au 15e siècle. Et 200 ans plus tard, à l’apogée de l’Empire inca, entre le 15e et le 16e siècle, le taux de survie atteignait de 75 à 83 %.

De plus, les trous devenaient plus fins avec les époques, et certains patients ont même survécu plusieurs fois à la procédure, le record se chiffrant à sept trépanations.

En comparaison, de 46 à 56 % des patients traités de cette façon lors de la guerre civile américaine en mouraient. La nature des blessures était totalement différente, mais les chirurgiens responsables de l’étude affirment être impressionnés par la différence entre les taux de survie.

On ne sait pas ce que les Incas faisaient de particulier, mais ces travaux montrent l’étendue de l’expertise médicale des civilisations précolombiennes.

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À la recherche de l’origine des Incas, grâce à la génétique


Ce que j’aimerais savoir grâce à l’ADN d’ou viennent le plus loin possible mes ancêtres. Des peuples tels que le Pérou, Bolivie, Inca, Brésil, Équateur découvrir l’origine de la civilisation Inca. Les scientifiques ont pu relier deux légendes qui auraient la même lignée. Ils auraient même trouvé 18 personnes, réparties entre le Pérou et la Bolivie,qui ont un patrimoine génétique étroitement lié. Il reste encore d’autres tests génétiques, mais pour cela, il faut trouver des momies Incas
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À la recherche de l’origine des Incas, grâce à la génétique

 

«Notre travail, c'est comme faire un test de... (Photo Cris Bouroncle, Agence France-Presse)

«Notre travail, c’est comme faire un test de paternité. Pas entre père et fils, mais entre des peuples», souligne Ricardo Fujita.

PHOTO CRIS BOURONCLE, AGENCE FRANCE-PRESSE

 

ROBERTO CORTIJO
Agence France-Presse
Lima

Quelque 200 Péruviens et Boliviens détiennent en eux la clé des origines des Incas: c’est l’intuition de chercheurs du Pérou, du Brésil et de Bolivie qui veulent retracer l’histoire de ce peuple grâce à la génétique.

L’objectif de cette première «étude génétique sur la famille impériale inca» ? Vérifier s’il existe ou non un seul patriarche commun à l’origine de cette civilisation, expliquent à l’AFP les chercheurs péruviens Ricardo Fujita et José Sandoval, de l’Université San Martin de Porres.

«Notre travail, c’est comme faire un test de paternité. Pas entre père et fils, mais entre des peuples», souligne Ricardo Fujita.

Pour cela, les chercheurs ont effectué des prélèvements ADN sur 12 familles de la région de Cuzco «car il y a un contexte historique de généalogie, il existe des documents indiquant que depuis 1570 ces familles sont de la lignée des Incas», précise-t-il.

L’idée est notamment de démêler les deux légendes souvent rapportées pour expliquer la naissance du peuple inca: l’une l’attribue au couple formé par Manco Capac et Mama Ocllo, sorti du lac Titicaca, dans la région de Puno, où l’on parle l’aymara; l’autre identifie comme premiers Incas les frères Ayar, descendus de la montagne de Pacaritambo dans la région de Cuzco, où l’on parle le quechua.

Des prélèvements ADN ont donc aussi été réalisés chez des habitants du lac Titicaca et du mont Pacaritambo.

«Nous les avons comparés avec notre base généalogique de plus de 3000 personnes pour reconstruire l’arbre généalogique de tous les individus», indique M. Fujita. «Au final, nous avons réduit cette base à près de 200 personnes partageant des similitudes génétiques proches de la noblesse inca».

À partir de la capitale Cuzco, l’Inca (qui signifie roi en quechua) contrôlait un empire de 2 millions de km2, Tahuantinsuyo, qui s’étendait de l’ouest de l’Argentine, jusqu’au sud de l’actuelle Colombie. Il a régné pendant deux siècles, jusqu’à l’invasion espagnole en 1532.

Deux lignées

Après avoir fasciné par sa culture, son organisation ou encore sa maîtrise de l’ingénierie, c’est désormais par le profil génétique de ses descendants que ce peuple intéresse les scientifiques.

L’étude, démarrée il y a trois ans, a donné ses premiers résultats en avril, publiés par la revue spécialisée Molecular Genetics and Genomics: en comparant l’ADN de plus de 3000 habitants du Pérou, de Bolivie et d’Équateur, ils ont déjà réussi à prouver que les deux légendes autour de la naissance du peuple inca sont sans doute liées.

«La conclusion à laquelle nous sommes parvenus est que la noblesse du Tahuantinsuyo descend de deux lignées, l’une dans la région du lac Titicaca, l’autre vers la montagne de Pacaritambo. Cela confirme les légendes fondatrices, qui pourraient n’être qu’une», explique José Sandoval.

Car, «probablement, de la région de Puno est partie une première migration, qui s’est établie à Pacaritambo pour quelques décennies avant de se diriger à Cuzco et de fonder le Tahuantinsuyo».

Sur les 200 habitants identifiés comme descendants de la noblesse inca, 18 personnes, réparties entre le sud de la région de Cuzco, celle de Puno et le nord de la Bolivie, affichent un patrimoine génétique étroitement lié.

«Cela nous montre que les ancêtres des Incas sont venus du lac Titicaca et ont fait escale à Pacaritambo», souligne M. Fujita.

Mais le travail des chercheurs ne s’arrête pas là: désormais, il s’agit de déterminer avec exactitude l’origine de ce peuple.

«Pour cela, il est nécessaire de prendre de l’ADN de vestiges comme des momies, répertoriées dans des récits ou des documents officiels comme fils ou petits-fils d’incas, pour former le panorama le plus complet de l’origine de la civilisation préhispanique la plus importante», indique M. Fujita.

La tâche promet d’être compliquée, car les conquistadors espagnols, à leur arrivée en 1532, ont imposé la destruction de nombreuses momies incas. Les scientifiques cherchent donc où ont été enterrés leurs descendants les plus directs, pour remonter le fil de l’histoire.

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Les ruines sanglantes d’un temple sacrificiel découvertes au Pérou


Les sacrifices humains ont longtemps joué un rôle de culte pour des divinités. Espérant amener des grâces pour leur peuple. Au Pérou, des ossements ont été découverts, des adultes, mais aussi des enfants qui auraient été sacrifier pour que le temps leur soit favorable
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Les ruines sanglantes d’un temple sacrificiel découvertes au Pérou

 

Crédits : Andina / Luis Puell

Crédits : Andina / Luis Puell

par  Malaurie Chokoual

Indiana Jones et le Temple Maudit est le deuxième volet de la saga de l’aventurier au fouet vengeur. Il est le second dans l’ordre de parution mais le premier sur l’échelle de la violence et de l’effroi. Enfants esclaves, sacrifices humains, cœur embrasé entre les mains d’un prêtre … L’horreur dure 118 longues minutes mais n’est peut-être pas si fictive qu’on peut le penser.

En effet, des archéologues au Pérou ont découvert 47 tombes d’une culture pré-inca au contenu inestimable. Selon le site d’information péruvien Andina, au milieu des céramiques et des outils de pêche, les restes qu’ils ont retrouvés à l’intérieur seraient la preuve que, lors de sacrifices humains, on arrachait les cœurs des enfants pour faire appel aux dieux de la météo.

Ces restes – d’une cinquantaine d’humains dont 12 enfants – ont été découverts par des ouvriers à Huanchaco sur la côte nord-ouest du pays andin. Une fois les archéologues sur le terrain, ces derniers ont identifié ces corps comme étant des membres de la civilisation Chimú. Cette civilisation précolombienne a rayonné par sa puissance d’environ l’an 950 jusqu’à l’arrivée des Incas en 1470, avec l’empereur Tupac Inca Yupanqui à leur tête, cinquante ans avant l’arrivée des conquistadors dans la région.

Selon des propos rapportés par Newsweek, Victor Campos, directeur du site archéologique, a expliqué en substance que les restes retrouvés des enfants présentaient des coupures au niveau de la poitrine et des côtes endommagées. Pour les chercheurs, ce pourrait être la preuve d’une tentative de briser leurs côtes, peut-être dans le but de leur enlever le cœur. Des sacrifices humains pour faire venir les pluies dans la région et améliorer les cultures, pensent les scientifiques. Ce n’est pas la première découverte de sacrifice humain pratiqué par les Chimú. En 1997, 200 squelettes ont été déterrés à Punta Lobos. Les archéologues ont déterminé qu’ils avaient été égorgés, les pieds et poings liés, les yeux bandés, pour remercier une divinité de la mer après une victoire.

Sources : Andina / Newsweek / New Scientist

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Le mystère des quipus incas percé par un étudiant de 21 ans


Un jeune étudiant a passé ses vacances à son bureau pour étudier le quipus inca, une sorte de collier avec des noeuds. Bien que certains faits sont connu sur le quipus, l’étudiant aurait décodé d’autres informations sur cet objet
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Le mystère des quipus incas percé par un étudiant de 21 ans

 

 

Manny Medrano a décelé la présence d’informations qualitatives au sein des quipus, ces ensembles de cordelettes nouées utilisées par les Incas. © Université de Harvard.

Ensembles de cordelettes nouées, les quipus étaient employés par les Incas pour enregistrer notamment les recensements de la population et les inventaires de biens. Cela, on le savait déjà. Mais selon Manny Medrano, un étudiant d’Harvard âgé de 21 ans, ces faisceaux renferment aussi des données qualitatives sur les habitants.

Le spring break s’apparente pour de nombreux étudiants américains à un moment de décompression passé (très) loin des syllabi et des préoccupations scolaires. Mais pas pour Manny Medrano qui a passé ses « vacances » devant son bureau avec les quipus incas plutôt qu’avec ses amis sur une plage de Floride. Et au vu du résultat, il a bien fait d’opérer ce choix.

© Twitter @IsabelOtt.

« Des feuilles de calcul Excel anciennes »

Les quipus assimilées par Manny Medrano à des « feuilles de calcul Excel anciennes », contiennent des données statistiques comme les recensements de population, les taxes, l’inventaire des ressources… La composante mathématique des quipus avait déjà été décelée par les chercheurs qui s’attelaient à les collecter et décoder.  Mais les quipus peuvent aussi permettre d’en savoir plus sur le profil des différents habitants, selon le jeune étudiant d’Harvard.

Plus que des chiffres

Les couleurs des cordelettes correspondent par exemple aux prénoms des villageois. Une découverte rendue possible grâce à la comparaison entre des quipus et un document écrit espagnol datant de 1670. Manny Medrano formule aussi l’hypothèse que la position des noeuds apparents sur les cordelettes précise le statut social de la personne.

L’ensemble des résultats de l’étude, réalisée avec le professeur d’archéologie Gary Urton, seront publiés en janvier dans la revue scientifique Ethnohistory

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Le Saviez-Vous ► La cocaïne, du traitement de la douleur à la douleur humaine


L’arbre de coca est connu depuis avant JC. Il était utilisé pour des rituels religieux, des initiations en Amérique du Sud. Plus tard en médecine, il était utilisé en médecine naturelle. Quand des scientifiques se sont intéressées à cette plante, un des chercheurs a découvert la cocaïne. Cette drogue devenait une panacée pour toutes sortes de maux et fut oublier pendant plusieurs années après être réapparu en guise de drogue. Beaucoup d’adeptes ont perdu énormément en devenant dépendant de la cocaïne
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La cocaïne, du traitement de la douleur à la douleur humaine

 

Jacques Beaulieu

Chroniqueur et communicateur scientifique

    Des archéologues ont retrouvé des traces de cocaïne dans les tombeaux péruviens datant de 2 500 ans avant Jésus-Christ. En Bolivie, on a aussi découvert l’illustration datant de 400 ans avant J.-C. d’un visage humain dont la joue est arrondie. Cet ancêtre chiquait simplement une feuille de coca. Le coca a été utilisé dans les rituels religieux et initiatiques tout au long de l’histoire précolombienne en Amérique du Sud.

    Chez les Incas, la feuille du coca était frottée à l’hymen des jeunes vierges pour rendre indolore la défloraison lors du premier rapport sexuel. On l’utilisait aussi en médecine lorsqu’on devait ouvrir la boîte crânienne de l’infortuné opéré. Ses vertus anesthésiantes étaient donc déjà largement utilisées. On se servait aussi de la feuille de coca pour augmenter l’endurance et diminuer la fatigue. Les conquistadors espagnols voulurent interdire son usage, mais ils ont vite changé d’idée compte tenu les bénéfices économiques que la vente du produit rapportait.

    L’histoire moderne

    Au début du XIXe siècle, on s’intéresse de plus en plus aux vertus de la plante du coca. En 1859, le chimiste Albert Niemann réussit à isoler la substance active de la plante qu’il nomme : cocaïne. Ses vertus médicinales sont immédiatement mises à contribution. On l’utilise comme anesthésique, comme substitut à la morphine pour aider les morphinomanes à quitter leur dépendance, comme remède contre les allergies comme les rhinites et même pour corriger certains troubles de personnalité comme la timidité et la déprime.

    Ayant perdu ses lettres de noblesse, la cocaïne disparaît du marché quasi entièrement. Elle réapparaît vers les années 1970 chez les classes plus huppées de la société, parmi les artistes, hommes d’affaires, avocats, etc. On l’appelait alors : le champagne des drogues. Son usage se démocratise durant les années 1980 avec l’apparition du crack et du freebase et n’a cessé de se répandre depuis.

    La plante

    Le nom scientifique de la plante de Coca est Erythroxylon Coca qui à l’origine (Khoca) voulait dire : l’arbre par excellence. De la feuille de cet arbuste, plusieurs substances actives peuvent être extraites. En tout, 14 alcaloïdes peuvent être produits à partir de la feuille de coca dont la papaïne, un ferment qu’on utilise pour accélérer la digestion, l’higrine dont les vertus sont utilisées pour améliorer la circulation sanguine et pour protéger du mal des montagnes et la quinoline qu’on utilise en mélange avec du calcium et du phosphore pour prévenir la carie dentaire. Évidemment le plus connu de ces alcaloïdes est la cocaïne. Voici un exemple parmi des milliers d’autres de ses effets.

    Un bon début

    Vers la fin des années 1960, Pierre écumait les discothèques à la mode et il était difficile de compter ses succès auprès de la gent féminine. C’était un beau garçon, pas trop grand, juste ce qu’il faut. Il avait toujours rêvé de devenir pompier ou policier. Mais son père étant alcoolique, il ne se résignait pas à laisser sa mère seule avec lui, ce qui lui aurait pourtant permis d’aller suivre une formation à l’école de police de Nicolet. Pierre obtient finalement un poste de gardien de pénitencier et il n’était pas d’hommes plus fiers que lui en ville.

    Après quelques années de travail, Pierre a une belle situation, une automobile neuve et un bel appartement. Il rencontre une jeune fille et l’épouse. Il était beau à voir le jour de ces noces, sa mère n’était pas peu fière. Mais contrairement aux contes de fée, ils n’eurent cependant pas le temps d’avoir de nombreux enfants.

    Un nouveau pénitencier venait d’ouvrir ses portes dans une région fort éloignée des grands centres. On offrait à Pierre un poste plus élevé, une augmentation de salaire substantielle et on défrayait même tous les coûts rattachés à l’installation du jeune couple dans le village voisin.

    Nos tourtereaux acceptèrent tout de go et sautèrent dans le premier avion les menant dans leur nouveau paradis. Ils avaient de quoi se payer la plus belle chaîne stéréo, le plus gros téléviseur et chacun une automobile du modèle de l’année. Quel bonheur de pouvoir se payer tout ce qu’on a désiré pendant si longtemps.

    Les paradis terrestres ont tendance à ne pas être éternels et quelques mois après avoir commencé leur nouvelle vie, l’ennui commença à gagner la conjointe qui se trouvait ici loin de sa famille, de ses amies et qui n’avait pas d’emploi.

    Le début de la fin

    Un soir, Pierre rentra chez lui et trouva la maison bien vide. Son épouse avait plié armes et bagages et avait décidé de demander le divorce. Pierre continua pendant un certain temps son travail comme si de rien n’était. Puis un soir, il décida d’aller danser en ville, question de se distraire. Au bar, il rencontra des copains. Alors qu’il disait qu’il se sentait fatigué parce qu’il avait pris quelques bières, un bon samaritain l’initia à la prise de cocaïne. Pierre trouva l’effet extraordinaire. Comme il occupait un poste bien rémunéré, l’achat de cocaïne ne présentait pas un problème majeur alors. Il lui arrivait souvent de payer la traite aux filles et à ses amis du coin. Comme Pierre consommait de plus en plus, même son salaire n’arrivait plus à couvrir ses dépenses.

    La descente s’amorçait. Il commença par vendre sa maison. Après tout, vivant seul, qui a besoin d’une si grande maison ? s’était-il dit. Mais une fois les maigres profits dépensés en poudre et en alcool, le problème du manque d’argent réapparut de plus belle. Un autre bon samaritain lui suggéra l’idée du siècle. Comme il était gardien du pénitencier, il lui serait facile de faire entrer de la drogue à l’intérieur de la prison et de gagner beaucoup d’argent.

    Bien sûr, Pierre finit par se faire prendre et comme le service pénitencier ne tenait pas à faire trop de publicités sur l’événement, on lui offrit de quitter volontairement et surtout discrètement son emploi en démissionnant de ses fonctions. En échange, on lui remettait une prime équivalente à 6 mois de salaire et on lui remettait tout l’argent qu’il avait amassé dans un fonds de pension pendant les 5 années de service qu’il avait faites.

    Il revint donc à Montréal, s’acheta un édifice appartement délabré du centre-ville et y démarra une piquerie. Connaissant bien ce milieu maintenant, il allait selon lui devenir riche bien vite tout en pouvant se procurer sa cocaïne à meilleur prix. Bien nanti et bien organisé, il était à l’abri des coups durs, du moins le croyait-il.

    Mais, il se fit voler deux ou trois fois et quelques descentes de police ont fait fuir sa clientèle. Il ne restait que quelques junkies, des habitués qui payaient mal d’ailleurs. Un soir de découragement, il prit sa seringue et s’injecta un speedball. Tout en injectant le précieux liquide, il réalisa qu’il venait de faire une erreur. Il n’avait pas pris SA seringue, mais plutôt celle d’une de ses rares clientes. Le hic est que Pierre savait pertinemment qu’elle était atteinte du SIDA. Ce qu’il ignorait, mais qu’il eut quand même en bonus, ce fut une hépatite.

    Quelques mois plus tard, une nouvelle descente de police ferma définitivement la baraque. Pierre commençait alors une troisième étape de sa descente aux enfers : l’itinérance. Ne cherchez plus le beau jeune homme des années 1960, ni même un bel homme mature. Vous auriez peut-être pu le rencontrer, quêtant dans le centre-ville de quoi se payer son prochain gramme. Ses joues creusées par les médicaments et la misère, son crâne dégarni, il lui arrive parfois de penser encore à la belle époque où il a été presque un policier. Il a alors bien hâte qu’un généreux piéton lui glisse le 2 dollars qui lui manque pour se payer sa prochaine injection pour croire encore une petite demi-heure qu’il est beau, riche et puissant.

    Pourtant il était bien parti dans sa vie, occupant le poste qu’il rêvait d’avoir. C’est vers l’âge de 35 ans que tout s’est mis à déraper. Et les 30 dernières années de sa vie furent un enfer.



    (Cet article est tiré du livre : Cocaïne, la poudre de l’ennui, par Jacques Beaulieu, Publistar, 2006)

  • http://quebec.huffingtonpost.ca

Le Saviez-Vous ► 12 découvertes archéologiques qui ont changé l’histoire.


Depuis que ma grande soeur Céline m’avait offert deux livres sur l’histoire du monde, et des Civilisation, quand j’étais au primaire, l’archéologie m’a toujours fascinée. Des découvertes ont permis de mettre à jour l’histoire de ce monde, des secrets ont ressurgi du passé pour mieux comprendre les civilisations avant nous
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12 découvertes archéologiques qui ont changé l’histoire.

 

l’Armée de terre cuite.

© boomersreinvented.com

Un paysan de la province de Shaanxi creusait un puits lorsqu’il a découvert cette vaste armée en 1947. Des milliers de guerriers en terre cuite alignés devant la tome du grand empereur Qin Shi Huang afin de le protéger durant sa vie outre-tombe. Pour les chercheurs cette énorme construction est devenue un marqueur de l’humanisme et des vues progressives sans précédent de l’empereur, ses prédécesseurs étant généralement enclins à enterrer tout ce dont ils avaient besoin pour l’au-delà avec eux, y compris une armée vivante.

En dépit du fait que l’armée ait été découverte il y a presque 60 ans, la tombe de l’empereur n’a toujours pas été trouvée.

Les manuscrits de la mer Morte.

© impuls-online.com

Une grande collection de manuscrits anciens a été découverte dans différents lieux sur la côte Nord-Ouest de la mer Morte. Des études ont montré que ces parchemins étaient de 1 000 ans plus vieux que le plus ancien manuscrit de l’Ancien Testament. Grâce à ces textes, nous savons avec précision à quoi ressemblait la vie dans ces temps reculés.

L’inscription de Behistun.

© img-fotki.yandex.ru

Cette inscription a été découverte par un voyageur et aventurier anglais, Robert Sherley, durant sa mission diplomatique en Perse en 1598. C’est un texte multilingue sculpté sur l’ordre du roi Darius le Grand. L’inscription située sur la paroi d’une falaise nous raconte les évènements historiques qui se sont déroulés en 523-521 av. J.-C..

Elle a permis aux archéologues d’étudier des civilisations anciennes et bien connues, telles que la Mésopotamie, Sumer, Akkad, la Perse et l’Assyrie.

Les gorges d’Olduvai.

© zicasso.com

Les gorges d’Olduvai constituent une importante découverte préhistorique. Elles ont été trouvées par l’entomologiste allemand Willhelm Kattwinkel en 1911, quand il y est tombé alors qu’il pourchassait un papillon. Trois espèces différentes d’hominidés ont été découvertes dans les gorges, l’australopithèque, l’homo abilis et l’homo erectus.

Des restes d’hipparions (des chevaux à trois doigts disparus) ont également été trouvés sur ce site.

L’Angkor Vat

©hellomagazin.rs

Les premières mentions de cette immense structure en pierres remontent à 1601. À l’époque, l’espagnol Marcelo Ribandeyro est tombé sur l’étrange temple d’Angkor Vat dans la jungle cambodgienne. Il n’a cependant jamais résolu le mystère de son origine et le temple est resté oublié pendant plus de 200 ans.

Angkor Vat (le « temple-capitale ») est le plus grand monument religieux au monde. C’est une gigantesque structure sur trois niveaux comprenant de nombreux couloirs et escaliers et couronnée de cinq tours. Ce temple est surnommé l’âme du peuple khmer et nous pouvons affirmer sans hésiter qu’il s’agit du cœur d’une grande civilisation.

Troie.

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La cité antique d’Ilion, mentionnée dans les poèmes d’Homère et de Virgile, a été découverte dans les années 1870 par l’archéologue autodidacte allemand Heinrich Schliemann. Après les fouilles, l’histoire de cette cité a été divisée en différentes périodes, de Troie I à Troie IX. On estime que Troie VI est la Troie d’Homère (1900-1300 av. J.-C.).

La machine d’Anticythère.

© infoelovarosok.hu

Ce dispositif mécanique créé vers 100 av. J.-C. a été découvert dans une épave située près des îles grecques en 1901. Selon les scientifiques, la machine d’Anticythère était composée d’au moins 30 engrenages de bronze placés dans un coffret en bois, tandis que sur ses faces avant et arrière se trouvaient des cadrans de bronze. Ces cadrans étaient utilisés pour mesurer le mouvement des étoiles et des planètes.

Les scientifiques estiment que la machine était également utilisée pour déterminer la date exacte du début des Jeux olympiques, en effet, elle calculait avec précision le cycle de 4 ans.

Une dent de Dénisovien.

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Une dent et un doigt d’un homme archaïque ont été découverts dans la grotte de Denisova située près de Biïsk, en Russie. Selon les scientifiques, ces vestiges ont plus de 50 000 ans. Après de longues recherches, ils sont arrivés à la conclusion qu’un type jusque là inconnu d’hominidé vivait sur le territoire de l’Altaï. Ils pensent également que l’hominidé de Denisova avait la peau comme les cheveux et les yeux sombres.

Pompéi.

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Alors colonie romaine, cette ville était un port florissant et une destination de villégiature avec de nombreuses villas, des temples, des théâtres et des thermes. La cité disposait d’un amphithéâtre, d’un forum et d’une basilique. Sa population était d’environ 20 000 habitants lors de l’éruption du mont Vésuve le 24 août 79 apr. J.-C., qui a intégralement recouvert la ville de cendres.

Pompéi a été découverte en 1599 par Domenico Fontana, mais les fouilles ont seulement commencé en 1748. Elles ont permis d’apporter aux scientifiques un aperçu unique en son genre de la vie romaine. Les découvertes de Pompéi ont également largement contribué à la création du style Empire dans le domaine des arts.

La grotte de Lascaux.

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Cette grotte a été découverte par quatre adolescents le 12 septembre 1940. Elle comprend plus de 2 000 représentations d’animaux (cerfs, bisons, chats, oiseaux, rhinocéros, ours, etc.), d’humains et de signes abstraits. Les chercheurs pendant que les humains n’y vivaient pas, mais la visitaient de manière régulière dans le but de peindre ses murs.

La pierre de Rosette.

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La pierre de Rosette est une stèle de graniodorite qui a été découverte en Égypte en 1799, et dont la conception remonte à 196 av. J.-C.. Un décret en l’honneur du roi Ptolémée V est gravé sur la pierre en trois langues : en hiéroglyphes égyptiens, en égyptien démotique, et en grec ancien. Elle a d’abord été exposée au sein d’un temple, avant d’être déplacée et utilisée comme matériau de construction dans un fort du village de Rosette.

Le Machu Picchu.

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Cette célèbre citadelle et sanctuaire inca a été découverte au Pérou dans les années 1910 et a été en activité jusqu’en 1532. C’est Hiram Bingham, historien américain de l’université de Yale, qui est à l’origine de cette découverte. Les pittoresques ruines du Machu Picchu sont le meilleur exemple des constructions en pierre de la civilisation inca. Le site comprend environ 200 bâtiments sur une zone mesurant 365 mètres de long et 300 mètres de large.

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