Au Pérou, des archéologues redécouvrent un arbre utilisé par les Incas


Une découverte étonnante au Pérou, une variété d’arbres que l’on croyait disparu. Il aurait été présent pendant la présence des Incas. Cet arbre aurait probablement été utilisé pour des outils, pour guérir certaines maladies et d’huile essentielle
Nuage


Au Pérou, des archéologues redécouvrent un arbre utilisé par les Incas

Au Pérou, des archéologues redécouvrent un arbre utilisé par les Incas

Par Claire Frayssinet

Ollanta : voici le nom de cet arbre connu du temps des Incas. Il vient d’être redécouvert par des archéologues péruviens dans la région de Cuzco.

La découverte a été rendue publique mercredi bien qu’elle ait eu lieu il y a plusieurs mois dans le district d’Ollantaytambo, dans la province d’Urubamba, au nord-est de Cuzco. Un groupe d’archéologues péruviens a identifié une variété d’arbre datant de l’ère Inca (entre 1100 et 1500). Alors qu’on croyait l’espèce disparue, les archéologues ont eu la bonne surprise de découvrir plusieurs « survivants » au milieu d’autres espèces indigènes.

C’est l’archéologue Guillermo Miranda Almaráz qui a confirmé cette découverte après plusieurs années de recherche et de centaines de kilomètres parcourus dans toute la région impériale. Il a noté que plusieurs arbres ont poussé dans une zone proche des terrasses incas. Lors d’une annonce faite à la presse locale et à l’Agence France Presse le mercredi 23 octobre, Guillermo Miranda Almaráz s’est réjouit d’une telle découverte :

« Nous avons réussi à découvrir cette espèce arboricole inca native, nommée ‘ollanta’ (..) qui va avoir une très grande importance dans le travail historique et archéologique ». Il a ajouté, « Nous voulons qu’il soit reconnu comme un arbre de l’ère Inca et que la gorge de Pumapaqcha soit déclarée zone de conservation régionale de la forêt andine ».

Cet arbre des endémique des Andes était connue grâce aux écrits de chroniqueurs des 15ème et 16ème siècles. On présume que les feuilles et le tronc de l’arbre ont été utilisés pour la fabrication d’outils et la guérison de certains maux car les feuilles permettent notamment de produire de l’huile essentielle.

L’Ollanta, qui peut atteindre 25 mètres, fait partie de la famille des verbénacées, tout comme la verveine. Cette famille de plantes est répandue à travers le monde et plus particulièrement dans les zones tropicales et tempérés.

https://www.geo.fr/

Les géologues ont peut-être enfin résolu le secret de l’étrange et unique emplacement de Machu Picchu


Le Machu Picchu au Pérou est une merveille du savoir faire des Incas. Pourquoi, ces constructions furent établi sur un site difficile d’accès et en haute montagne ? Les chercheurs pensent savoir la raison. Ce site serait sur la rencontre des plaques tectoniques qui aurait donné une abondance de matériaux pour la construction. Sa hauteur pourrait avoir protégé les Incas des inondation ce qui lui a permis d’être aussi bien conservé.
Nuage


Les géologues ont peut-être enfin résolu le secret de l’étrange et unique emplacement de Machu Picchu

 

| saiko3p/StockAdobe.com

Stéphanie Schmidt

Le Machu Picchu, fameuse ancienne cité inca, située au Pérou et perchée sur un promontoire rocheux, n’est pas l’endroit le plus facile d’accès. À présent, des chercheurs pensent avoir découvert pourquoi cet endroit en particulier a été choisi.

Le secret du choix du site réside peut-être en dessous de cette ville emblématique des Incas, dans les failles où se rencontrent les plaques tectoniques. En réalité, ces failles ont produit une abondance de pierres sur des millions d’années, donnant finalement aux Incas les matériaux de construction nécessaire, dont ils avaient besoin.

En effet, il faut savoir que certaines des pierres qui composent les bâtiments et les temples de Machu Picchu sont si bien assemblées qu’il n’y a même pas de trous dans les joints, et ce, même sans mortier.

Le Machu Picchu. Crédits : Enrique Castro-Mendivil/Reuters

« L’emplacement du Machu Picchu n’est pas une coïncidence », explique le géologue Rualdo Menegat, de l’Université fédérale de Rio Grande do Sul au Brésil. « Il serait impossible de construire un tel site en haute montagne si le substrat n’était pas fracturé », a ajouté le géologue.

C’est en combinant des données issues d’images satellitaires et de mesures rassemblées sur le terrain, que Menegat et ses collègues ont pu cartographier les fractures de pierres sous l’ancienne citadelle des Incas. En effet, grâce à leurs recherches, les scientifiques ont pu découvrir que quelques-unes de ces failles s’étendent sur 175 kilomètres.

Des pierres à Ollantaytambo, Pérou. Crédits : Terri Cook/Lon Abbott

Il s’agit littéralement d’un cas où un X marque l’endroit précis des fractures pour le Machu Picchu (X étant le point de rencontre entre les fractures nord-est sud-ouest et nord-ouest sud-est). Selon les chercheurs, d’autres villes incas, incluant Ollantatambo, Pisac et Cusco, se trouvent également à des intersections similaires. Même les bâtiments et les escaliers de la ville de Machu Picchu reflètent dans une certaine mesure les failles sous-jacentes :

« La disposition reflète clairement la matrice de fracture sous-jacente du site », a déclaré Menegat..

Et ce n’est pas seulement une abondance de matériaux de construction qui aurait attiré les Incas sur le site de Machu Picchu. À savoir que sa crête se situe à 2430 mètres d’altitude.

Il faut savoir que les mêmes fractures qui ont fourni la pierre constituent également d’excellents drains. Cela aurait pu, par exemple, aider les citoyens à éviter les inondations catastrophiques lors des fortes tempêtes de pluie dans la région, et c’est probablement l’une des raisons pour lesquelles le site de Machu Picchu est si bien préservé aujourd’hui : à savoir qu’il accueille plus de 1.5 million de visiteurs chaque année.

Des blocs de pierre naturelle à Machu Picchu. Crédits : Rualdo Menegat

https://trustmyscience.com/

La momie d’une petite "princesse" inca vieille de 500 ans retourne en Bolivie


Ñusta est une momie inca très bien conservée pour ses d 500. En 1890, elle est sortie illégalement son pays d’origine, la Bolivie, pour rejoindre les États-Unis. Maintenant, elle rentre chez elle après avoir été minutieusement étudiée. En Bolivie, on cherchera qui était cette petite fille de 8 ans. Peut-être qu’elle faisait partie de l’élite ou au contraire elle aurait été offerte en sacrifice. Donc son histoire est à suivre.
Nuage


La momie d’une petite « princesse » inca vieille de 500 ans retourne en Bolivie


La momie d'une petite "princesse" inca vieille de 500 ans retourne en BolivieLa momie de Ñusta a été découverte au sud de la ville bolivienne de La Paz et appartient à une fillette d’environ huit ans.© Michigan State University

Par Emeline Férard

La Bolivie vient de retrouver une momie inca qui avait été donnée il y a près de 130 ans à un musée américain. Surnommée Ñusta, la dépouille de cette fillette avait suscité un grand intérêt en raison de son excellent état de conservation malgré ses 500 ans.

Avec ses cheveux noirs sagement nattés, ses mains délicatement posées et sa robe quasiment intacte, on pourrait croire que cette momie inca vient à peine d’être découverte. Pourtant, c’est un vrai périple que Ñusta a vécu. Un périple qui l’a amenée jusqu’aux Etats-Unis avant qu’elle ne retrouve enfin son pays d’origine, la Bolivie, il y a deux semaines à peine.

Les restes momifiées de Ñusta ont été découverts au XIXe siècle au sud de la ville bolivienne de La Paz. Ils se trouvaient dans une tombe en pierre aux côtés de nombreux artéfacts parmi lesquels des sacs, une petite jarre en argile, des sandales, des plumes ainsi que différents types de plantes dont du maïs, des haricots, du kapok ou encore de la coca.

Une datation au radiocarbone a révélé que la sépulture inca remontait à la seconde moitié du XVe siècle, indiquant qu’elle avait probablement précédé l’arrivée de Christophe Colomb et la conquête espagnole de l’Amérique. Malgré ses quelque 500 ans, la momie est toutefois apparue dans un excellent état de conservation, ce qui n’a pas manqué de susciter l’intérêt des spécialistes.

De la Bolivie au Michigan

En 1890, Ñusta a rejoint les collections du Michigan State University Museum qui l’a exposée jusqu’au début des années 1970.

« C’était une exposition très populaire à l’époque« , a expliqué au Landing State Journal, William Lovis, conservateur du musée qui a participé aux efforts pour faire rentrer la momie chez elle.

Cette dernière a même figuré sur une carte postale de l’établissement.

Mais les critiques croissantes autour de la présentation de restes humains ont mis un terme à l’exposition et la momie a été placée à l’abri des regards dans des zones sécurisées du musée où elle est restée pendant 40 ans. Sans faire l’objet d’aucune recherche. Jusqu’à ce que William Lovis ne soulève la question de son avenir et de la possibilité de la retourner à son pays d’origine.

« Il y a trois ans, je suis arrivé à la conclusion que, si personne ne menait d’étude ni sur les artéfacts, ni sur les restes humains et si nous ne comptions plus les exposer, il était préférable de les renvoyer en Bolivie », a-t-il raconté.

La décision a finalement été prise à l’unanimité en octobre dernier et le musée a passé plusieurs mois à préparer le transfert de la petite Inca, à l’aide de l’ambassade américaine de La Paz.

Ces dernières années, le gouvernement bolivien s’est appliqué à rapatrier plusieurs biens archéologiques qui avaient quitté le pays illégalement. Mais c’est la première fois qu’un corps, et notamment une momie de cette période, fait l’objet d’une telle opération, a souligné la ministre de la Culture Wilma Alanoca à Associated Press.

Ñusta, un mystère bientôt résolu ?

Ce retour ne va pas seulement aider à remettre en lumière Ñusta, il va peut-être aussi permettre de résoudre une partie du mystère qui entoure son histoire. Les analyses ont en effet révélé que la momie est celle d’une fillette d’environ huit ans, mais son identité reste floue. Les spécialistes pensent qu’elle appartenait à un groupe de l’ethnie Aymara connu sous le nom de Pacajes qui évoluait dans les Andes.

Bien que les chercheurs l’aient surnommé Ñusta (« princesse » en language quechua), on ignore si la petite fille vêtue d’une robe de laine de lama ou d’alpaga était d’ascendance royale. Mais plusieurs indices suggèrent qu’elle n’était pas n’importe qui. Elle était en effet inhumée dans un type de tombe appelé « chullpa » habituellement réservé aux membres de l’élite.

« Il est possible que la fillette était une personne importante et que les objets placés avec elle revêtaient une importance d’autant plus sacrée qu’ils avaient une utilité », a avancé à l’AP William Lovis. « Une autre possibilité est que sa mort constituaitun sacrifice destiné à apaiser les dieux incas ou à leur faire une offrande ».

Autant de doutes que les spécialistes pourraient bientôt arriver à lever.

Avant son transfert en Bolivie, une équipe s’est appliquée à mener une étude approfondie de la momie. En utilisant les technologies les moins invasives possible, elle a mené des analyses sur ses cheveux, ses dents ainsi que sur ses tissus afin d’en savoir plus son état de santé, son alimentation et la présence d’éventuels traumatismes pouvant indiquer les causes de la mort.

Les résultats n’ont pas encore été dévoilés et seront prochainement rejoints par une nouvelle étude de Ñusta qui devrait être menée d’ici novembre en Bolivie. La momie, pour le moment conservée dans une chambre froide du National Archaeology Museum de La Paz, sera ensuite exposée au public, aux côtés d’objets funéraires, pour el Día de los muertos, une célébration donnée en hommage aux morts.

https://www.geo.fr/

Découverte de la chambre funéraire d’un noble inca au Pérou


Les archéologues ont mis à jour une chambre funéraire qui aurait été érigée par des Incas. D’après les objets trouvés, cette chambre aurait appartenu à un personnage important de l’époque
Nuage

 

Découverte de la chambre funéraire d’un noble inca au Pérou

 

Des archéologues péruviens ont découvert une chambre funéraire de l'époque des... (Photo STR, AFP)

PHOTO STR, AFP

 

Agence France-Presse
Lima

Des archéologues péruviens ont découvert une chambre funéraire de l’époque des Incas, où a été enterrée une personnalité faisant visiblement partie de l’élite, a indiqué vendredi un chercheur.

Ce vestige a été mis au jour sur le site archéologique Mata Indio, dans la province de Lambayeque (nord-ouest), a indiqué à l’agence de presse péruvienne Andina l’archéologue Luis Chero, qui dirige le musée Huaca Rajada-Sipan.

La chambre funéraire a « une architecture unique en son genre », selon lui, et l’indice qui montre l’importance du défunt est la présence d’un coquillage de Spondylus (un mollusque marin), offrande de prestige à l’époque inca (XIIe au XVIe siècle).

L’endroit avait déjà été visité par le passé, mais pas par des chercheurs, plutôt par des chercheurs de trésors.

« Ici il y a deux époques de  pillage, l’une dans la période coloniale où les autorités de l’époque accordaient des permis pour piller ou extraire les métaux, et qui fait qu’apparemment on s’est servi dans le balluchon funéraire ; et l’autre, qui remonte à 50 ans, où on a rouvert et démoli ce qui restait », a affirmé l’archéologue.

Malgré tout, les archéologues ont retrouvé quelques objets, comme des vases et cruches typiques des Incas, ainsi que des niches et une alcôve.

PHOTO STR, AFP

Ces découvertes « démontrent la majesté et l’importance du site », a estimé M. Chero. 

Le site est à quelque 2000 km de Cuzco, la capitale de l’empire inca, qui s’étalait sur un vaste territoire depuis le sud de la Colombie jusqu’au centre du Chili.

https://www.lapresse.ca/

Deux squelettes vieux de 3.000 ans découverts au Pérou


Avant les Incas, ce fut la culture Marcavalle qui régnait au Pérou. Les archéologues ont pu trouver des ossements faisant partie de cette époque.
Nuage

 

Deux squelettes vieux de 3.000 ans découverts au Pérou

 

© afp.

Des archéologues péruviens ont découvert deux squelettes humains dont l’ancienneté est estimée à environ 3.000 ans, a rapporté l’agence de presse locale Andina jeudi.

Les restes humains appartiennent à deux adolescents et remontent à la société pré-inca connue sous le nom de culture Marcavalle. Un des crânes était orné de plaques d’or et d’argent, ce qui suggère que l’individu était une figure importante.

Dans ce même cimetière, les scientifiques ont également découvert les restes de ce qui semble être un sacrifice animalier d’un chameau. Ils ont aussi trouvé des traces d’un atelier de pierre et d’éclats de céramique près des squelettes.

En 2013, des archéologues avaient retrouvé les restes de cinq personnes sur ce même site, qui couvre une superficie d’environ 28.000 mètres carrés.

La culture Marcavalle a vécu dans la vallée de Cusco 1.000 ans avant notre ère. Les Incas n’ont occupé cette région que deux mille ans plus tard environ.

https://www.7sur7.be/

Au Pérou, une sépulture pré-Inca découverte grâce à des mini-robots


Le Pérou regorge aussi d’histoire avec la civilisation inca, mais aussi une civilisation avant celle des Incas. En archéologique, les robots sont vraiment très utiles. Grâce à eux, 3 galeries, ont été mises à jour, avec des sépultures des premiers humains connu dans ce coin du monde.
Nuage

 

Au Pérou, une sépulture pré-Inca découverte grâce à des mini-robots

 

Des robots miniatures munis de caméras ont permis à des archéologues de faire «la plus importante découverte des 50 dernières années» sur un site reculé du Pérou où prospérait une civilisation 2000 ans avant les Incas, ont annoncé les autorités le 21 août.

Au cours des dernières semaines, ces chercheurs ont pu découvrir, grâce à ces petites robots, trois galeries longtemps inexplorées sur le site archéologique Chavin de Huantar, situé dans la région d’Ancash, à environ 460 kilomètres au nord de la capitale Lima.

«Ces trois galeries souterraines contiennent les premières sépultures humaines de la période Chavin jamais découvertes», s’est félicité dans un communiqué le ministère de la Culture. «C’est la plus importante découverte des 50 dernières années sur le site cérémonial Chavin de Huantar».

Avant l’apogée de l’empire inca (1400-1532 environ), connu entre autres pour la cité du Machu Picchu, le Pérou a abrité nombre de civilisations dont Caral, Chavin, Wari et Chimu.

La culture Chavin, qui a prospéré entre 1300 et 550 avant JC, sinon davantage, aurait été la première civilisation péruvienne qui a travaillé le métal, l’or, l’argent et le cuivre.

Sur le site de Chavin de Huantar, inscrit depuis 1985 sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, les archéologues ont découvert de la poterie, des ustensiles et une sépulture intacte.

«Ces nouveaux résultats nous montrent un monde de galeries avec (chacune) leur propre organisation», a déclaré aux journalistes l’archéologue américain John W. Rick de l’université Stanford, précisant que le complexe de Chavin comptait 35 galeries de différentes époques dont plusieurs n’ont jamais été fouillées.

«Les archéologues ont travaillé pendant de nombreuses années pour comprendre le monde Chavin, mais nous n’avons gratté que la surface», a précisé le chercheur américain qui dirige les recherches sur place.

 Selon le ministère de la Culture, seulement 15% du site a été exploré.

Des pièces de cette civilisation se trouvent essentiellement au Musée de Lima. On en recense également dans les collections nationales américaines et au musée du Quai Branly à Paris.

 

 

http://journalmetro.com

Ces deux momies incas ont été enterrées vêtues de robes empoisonnées


Deux momies au Chili qui date d’environs 500 à 600 ans. Deux jeunes filles incas, qui auraient été sacrifiées. Les archéologues avaient remarqué une poudre, qui fut plus tard identifier comme un poison mortel. Elle provient d’une espèce de piment qui contient du mercure, ce qui est plutôt rare d’utiliser du poison pour un sacrifice.
Nuage

 

Ces deux momies incas ont été enterrées vêtues de robes empoisonnées

 

Crédits : Museo Regional de Iquique

par  Mehdi Karam

 

En 1976, sur la montagne Cerro Esmeralda au Chili, les sépultures de deux jeunes filles âgées de 9 et 18 ans ont été retrouvées. Celles-ci avaient, il y a supposément entre 500 et 600 ans, fait l’objet d’un capacocha, rite sacrificiel inca qui impliquait des enfants.

Au sein de leur sarcophage se trouvaient de précieux biens funéraires, tandis que les deux jeunes filles portaient une robe d’un rouge profond. Toutefois, un élément a intrigué les scientifiques pendant près de 40 ans : un saupoudrage, d’apparence toxique, recouvrant l’intégralité des corps. Le 25 mai dans la revue Archaometry, les chercheurs de l’université de Tarapacá affirment avoir trouvé la nature de cette poudre : il s’agirait de cinabre, pigment rouge sang composé de sulfure de mercure, redoutable poison qui n’a rien à envier à l’arsenic.

C’est la première fois qu’une sépulture retrouvée dans la région contient un tel minéral. Si nous sommes au fait de la signification exacte du capacocha, pratiqué pour commémorer les événements importants de la vie de l’empereur inca, mettre fin à la sécheresse ou encore implorer les dieux, rien ne justifie la présence de cinabre.

Surtout que, comme l’écrivent les chercheurs, l’hématite est une espèce minérale plus courante au Chili, tandis que « le cinabre est une offrande funéraire spéciale et d’origine étrangère ».

Selon les chercheurs, la présence du minéral varie en fonction d’une question : les Incas étaient-ils au fait de sa toxicité ?

Si oui, il se pourrait qu’il ait été saupoudré comme « dissuasion ou punition pour des pilleurs de tombe ». 

Car le cinabre, c’est du sérieux. À peine inhalée, sa poussière provoque l’empoisonnement au mercure. Quoi qu’il en soit, en attendant de déterminer l’histoire exacte derrière l’utilisation du cinabre, cela permet d’alerter les archéologues opérant dans la région : toujours prendre ses précautions avant d’ouvrir un sarcophage inca.

Source : Archaometry

http://www.ulyces.co/