Voici la plus grande imprimante 3D du monde


La plus grande imprimante du monde a été présentée aux États-Unis. Elle pourra construire des objets de 30 mètres de long sur 7 mètres de large et 3 mètres de hauteur. Elle peut donc imprimer
des bateaux, des abris, des ponts etc . De plus, il utilise un matériau écologique, à base de nanofibres de cellulose qui parait-il est aussi solide que le métal tout en étant très léger
Nuage


Voici la plus grande imprimante 3D du monde


Céline Deluzarche

Journaliste


L’université du Maine a dévoilé la plus grande imprimante 3D polymère au monde, capable d’imprimer des objets de 30 mètres de long. Un bateau de 8 mètres a ainsi été imprimé en moins de 3 jours, soit le plus gros objet imprimé en 3D.

L’université du Maine a enregistré trois records du monde simultanément le 10 octobre dernier : celui du plus gros objet imprimé en 3D, celui du plus gros bateau imprimé en 3D et celui de la plus grande imprimante polymère 3D. Cette dernière est capable d’imprimer des objets de 30 mètres de long sur 7 mètres de large et 3 mètres de hauteur, à une vitesse de 227 kg par heure. En guise de démonstration, un bateau de 7,62 mètres de long a été créé en moins de 72 heures en septembre.


Le plus gros bateau imprimé en 3D du monde, de plus de 7 mètres de long et 2,3 tonnes a été fabriqué en moins de 72 heures par la gigantesque imprimante 3D de l’UMaine Composites Center.  © UMaine Composites Center


Fabriquer en quelques jours des bateaux, des abris d’urgence et des ponts


L’université vise de nombreux débouchés. Une collaboration avec l’industrie navale a déjà été signée, afin d’accroître la compétitivité de la filière avec des bateaux moins chers et construits beaucoup plus vite. L’imprimante 3D pourra également servir à fabriquer des abris militaires ou civils rapidement déployables dans les situations d’urgence ou de catastrophe naturelle, ou encore à produire des coffrages de béton dans les délais les plus brefs.

« C’est une solution idéale pour la construction d’infrastructures à déploiement rapide et faible capacité logistique », font valoir les ingénieurs du Composites Center.

À l’été 2020, une poutrelle de pont de 23 mètres à Hampden, dans le Maine, sera fabriquée grâce à ce type de moule géant.

Un biomatériau à base de cellulose

Depuis plusieurs années, l’université travaille en collaboration avec le laboratoire national d’Oak Ridge (ORNL) afin de mettre au point des biomatériaux compatibles avec la technologie additive. Elle a conçu un matériau composite à base de nanofibres de cellulose intégrées à des thermoplastiques. On obtient ainsi un matériau biosourcé très léger, rigide et recyclable, transformable en filament pour l’impression 3D.

« La nanocellulose est plus résistante que l’acier et plus rigide que le Kevlar, assure Moe Khaleel, directeur associé du laboratoire des sciences de l’énergie et de l’environnement d’Oak Ridge, au site MaineBiz. La formulation « verte » permet de réduire de 50 % les coûts et de 90 % le bilan carbone des produits imprimés ».

L’objectif est de fabriquer des objets comportant 50 % de bois tout en ayant des propriétés identiques à celles des métaux.

L’utilisation de matériaux biosourcés pour l’impression 3D permet de réduire les coûts de 50 % et le bilan carbone de 90 %. © Université du Maine

L’utilisation de matériaux biosourcés pour l’impression 3D permet de réduire les coûts de 50 % et le bilan carbone de 90 %. © Université du Maine

Un nouveau débouché pour l’industrie forestière

Outre son intérêt pour l’industrie, l’utilisation de nanofibres de cellulose dans l’impression 3D représente un nouveau débouché pour l’industrie forestière.

« Le Maine est l’état le plus boisé du pays, et cette imprimante 3D va nous permettre d’utiliser cette ressource abondante à grande échelle », s’est félicité le sénateur Angus King.

Réservée autrefois au plastique, l’impression 3D est aujourd’hui compatible avec des centaines de matériaux : PVA, nylon, silicone, polymères composites, métal, graphène, verre fondu, fibre de carbone, fibres conductrices et bien sûr, le béton pour les bâtiments. Sans oublier la bioimpression ou les pizzas et le chocolat !

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • La plus grande imprimante du monde a été présentée par l’université du Maine.

  • Elle permet d’imprimer des structures civiles et militaires, comme un bateau entier, en quelques jours.

  • L’imprimante utilise un nouveau matériau écologique à base de nanofibres de cellulose, aussi solide que le métal et très léger.

https://www.futura-sciences.com/

e

Selon des experts, l’utilisation d’armes imprimés en 3D à Halle doit servir d’avertissement pour les autorités


Je me souviens lors des premiers balbutiements de l’imprimante 3D, on parlait déjà d’imprimer des armes à feu. Pourtant, cette technologie est très utile quand on s’en sert à bon escient. L’attentat à Halle en Allemagne n’a pas fait autant de victimes que d’autres fusillades, mais le fait que l’auteur a utilisé des armes 3D est inquiétant.
Nuage


Selon des experts, l’utilisation d’armes imprimés en 3D à Halle doit servir d’avertissement pour les autorités

Des documents en ligne obtenus par l'AFP sur la plateforme 4chan montrent des images d'armes et munitions faites mains. AFP photo/4Chan

Des documents en ligne obtenus par l’AFP sur la plateforme 4chan montrent des images d’armes et munitions faites mains. AFP photo/4Chan

Repéré par Christophe-Cécil Garnier

Repéré sur The Independent

Dans un message, le terroriste a écrit que pour ceux qui vivent dans un pays sans arme, cela «peut présenter un intérêt. Tout ce dont vous avez besoin est d’un weekend entier et de 50$ de matériels».

S’il n’a emporté qu’une arme avec lui lors de son attentat à Halle, le terroriste Stephan Balliet en aurait fabriqué plusieurs autres via une imprimante 3D, selon des documents qu’a vu The Independent. L’utilisation de ces armes doit servir d’avertissement pour les autorités pour les chercheurs du Centre international d’étude de la radicalisation (ICSR).

«Le design [d’une des armes de Balliet, sur les imprimantes 3D] existe depuis longtemps, mais les créer est de plus en plus économique», explique la chercheuse Blyth Crawford.

Pour Rajan Basra, un de ses confrères, les autorités ne réagissent pas aussi rapidement qu’elles le devraient sur ce sujet.

«Parce qu’il [le terroriste, ndlr] n’a pas réussi à lancer une attaque impliquant un grand nombre de blessés, il risque de retarder la prise de conscience que les terroristes peuvent utiliser des armes à feu imprimées en 3D», estime ce dernier. «La réaction aux attaques dépend du nombre de victimes mais le risque est qu’ici, nous manquions des tendances», a-t-il surenchéri.

Avant l’attaque, Stephan Balliet a publié un message et a mis en ligne des documents. Parmi eux, des dossiers contenant des instructions détaillées sur la fabrication d’armes artisanales avec une imprimante 3D, ainsi que des munitions.

Dans ce message, le terroriste a écrit que pour ceux qui vivent dans un pays sans arme, cela «peut présenter un intérêt. Tout ce dont vous avez besoin est d’un weekend entier et de 50$ de matériels».

Les chercheurs ont indiqué qu’en raison de l’adoption rapide de nouvelles technologies et plateformes par les jeunes extrémistes d’extrême-droite comme Stephan Balliet, il serait «impossible» que ses fichiers soient complètement supprimés d’internet. Rajan Basra a appelé les autorités à encourager les personnes à signaler les comportements hors-ligne qui pourraient être suspects, plutôt que de s’orienter uniquement vers l’activité Internet des comme indicateur de risques.

http://www.slate.fr/

«Une petite bouchée pour l’homme»: de la viande imprimée dans l’ISS


De la viande créer avec l’imprimante 3D a la Station spatiale internationale grâce à un projet russe. Pour alimenter en viande une équipe, il faudra bien sur une imprimante plus complexe

Nuage


«Une petite bouchée pour l’homme»: de la viande imprimée dans l’ISS


«Une petite bouchée pour l’homme»: de la viande imprimée dans l’ISSPhoto: Getty Images/iStockphotoLa Station Spatiale Internationale

La perspective de cosmonautes savourant un rôti dans l’espace est devenue un peu moins théorique après la création de viande à bord de la Station spatiale internationale (ISS) à l’aide d’une imprimante 3D.

L’imprimante utilisée a permis de produire artificiellement des tissus de boeuf, de lapin et de poisson en utilisant des champs magnétiques en microgravité, a expliqué mercredi une entreprise russe de technologies médicales partie prenante à l’expérience.

Les test ont été menés en septembre par le cosmonaute Oleg Skripotchka au sein du segment russe de l’ISS.

L’imprimante 3D utilisée est de fabrication russe, tandis que les cellules biologiques ont été fournies par des compagnies américaines et israéliennes.

Selon les meneurs du projet, il s’agit de la première fois qu’une petite quantité de viande artificielle est créée en conditions d’apesanteur.

oleg skripochka conduisant experience culture impression steak boeuf

Le cosmonaute Oleg Skripochka conduisant l’expérience visant à “cultiver un steak de bœuf”, à bord de la Station spatiale internationale, le 26 septembre 2019. Crédits : Rocosmos

«C’est une petite bouchée pour l’homme, mais une grosse bouchée pour l’humanité», a déclaré lors d’une conférence de presse Ioussef Khessouani du laboratoire moscovite 3D Bioprinting Solutions, détournant la célèbre phrase de Neil Armstrong sur la Lune.

«C’est pour nous une première expérience de collaboration scientifique internationale dans l’espace», a-t-il ajouté.

Ce laboratoire a été fondé par Invitro, une entreprise pharmaceutique russe. Le projet a été en partie financé par l’agence spatiale russe Roskosmos.

«Il s’agit véritablement d’une percée à la fois pour Roskosmos et pour la Russie dans son ensemble», a affirmé Nikolaï Bourdeïny, un haut responsable du secteur spatial.

Les occupants de l’ISS consomment de la viande à bord mais celle-ci a d’abord été emballée sous vide ou séchée sur Terre. Cette nouvelle technologie pourrait à terme servir aux voyages dans l’espace lointain, selon le cosmonaute russe Oleg Kononenko.

«Si nous nous envolons vers d’autres planètes du système solaire, on ne peut pas emporter une grande quantité de nourriture avec nous», a-t-il relevé auprès de l’AFP. «Dans tous les cas, il faudra cultiver et produire la nourriture à bord du vaisseau».

La création de quantités plus larges de viande à bord de l’ISS nécessitera toutefois un équipement plus complexe que l’imprimante actuelle, a expliqué M. Khessouani.

D’autres agences spatiales mènent aussi des expériences sur la production artificielle de tissus car leur fabrication est plus facile dans l’espace que dans des conditions de gravité.

Une imprimante 3D américaine a été transportée vers la Station spatiale internationale en juillet pour produire des tissus humains. Elle est également utilisée par l’agence spatiale européenne.

https://journalmetro.com/

Un premier cœur imprimé en 3D avec des tissus humains


C’est une grande avancée en cardiologie et en transplantation cardiaque. Présentement, il est possible d’imprimer en 3D des coeurs artificiels. Maintenant, ils ont réussit à partir de cellules humaines de créer un coeur vascularisé. Bon, il est petit comme une cerise et n’est donc pas près pour une transplantation chez un humain. On croit qu’avec le temps, ils vont réussir à faire un coeur normale près à intégrer un patient et donc le rejet sera probablement nul.
Nuage

 

Un premier cœur imprimé en 3D avec des tissus humains

 

Un prototype de coeur en impression 3D de la taille d’un coeur de lapin. Crédits : Jack Guez

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Une équipe de chercheurs de l’Université de Tel Aviv annonce avoir imprimé en 3D un petit cœur en utilisant des tissus humains. Une avancée majeure qui, un jour, pourrait bien rendre le don d’organes obsolète.

Il faudra encore patienter quelques années avant de pouvoir imprimer et greffer des cœurs humains, mais une étape cruciale vient franchie. Le professeur Tal Dvir, de l’Université de Tel Aviv (Israël), vient en effet d’annoncer qu’il a pu développer un premier cœur avec ses vaisseaux sanguins, à partir de cellules provenant d’un patient. La taille de l’organe ne dépasse pas celle d’une cerise, mais la technique promet de pouvoir, un jour, traiter de nombreuses maladies cardiovasculaires grâce à des cœurs imprimés et greffés directement aux patients. Le tout sans risques de rejets.

« C’est la première fois qu’on imprime un cœur dans son intégralité avec ses cellules et ses vaisseaux sanguins, explique le professeur Tal Dvir. C’est aussi la première fois qu’on utilise de la matière et des cellules provenant du patient ».

Une structure biocompatible

Des structures cardiaques avaient déjà été développées il y a quelques années. Une équipe de l’ETH Zurich avait alors créé un cœur artificiel imprimé en 3D, en utilisant non pas des tissus humains, mais un matériau artificiel et flexible. Cette fois-ci, les chercheurs ont eu l’idée de produire – à partir de cellules prélevées sur le tissu du patient – un hydrogel permettant de façonner des patchs cardiaques vascularisés parfaitement compatibles avec le receveur.

Ces patchs vascularisés, une fois transplantés, servent d’échafaudages, soutenant mécaniquement les cellules et favorisant leur réorganisation en un tissu fonctionnel.

« Lorsque la pleine intégration à l’hôte commence, les biomatériaux se dégradent progressivement, laissant un espace vital fonctionnel qui régénère le cœur », peut-on lire dans l’étude.

Traiter les patients en attente d’une greffe

Jusqu’à présent, les transplantations cardiaques étaient l’une des seules options permettant de soulager les maladies cardiovasculaires les plus graves. Malheureusement les donneurs manquent, et les risques de rejets sont nombreux.

Ce “cœur”, ici développé, est de son côté parfaitement « biocompatible avec le patient et ne provoquera pas de réponse immunitaire », peut-on lire.

À ce stade, les cœurs produits sont de la taille de ceux de petits animaux, mais leur format pourra être augmenté au cours de ces prochaines années, pour finalement parvenir à celle d’un cœur humain.

La greffe sur des patients humains n’est donc pas pour demain. Peut-être « dans une dizaine d’années », estiment les chercheurs.

En attendant, des premiers cœurs imprimés pourront être greffés sur des animaux d’ici quelques mois.

« Je ne veux pas donner de calendrier pour les essais sur l’Homme, concède Tal Dvir. Ce que je peux imaginer, c’est que dans 10 ans il y aura des imprimantes 3D dans les hôpitaux, que ces imprimantes imprimeront des organes pour les patients, et qu’ils commenceront probablement à le faire avec des organes plus simples que le cœur ».

Source

https://sciencepost.fr/

Premières greffes mondiales d’os de l’oreille moyenne fabriqués en 3D


Un atout médical d’utiliser l’imprimante 3D. En Afrique du Sud, une greffe de l’oreille moyenne a pu être réalisée grâce aux 3 osselets (le marteau, l’enclume et l’étrier) en 3D.
Nuage

 

Premières greffes mondiales d’os de l’oreille moyenne fabriqués en 3D

« La 3D nous permet de faire des choses... (PHOTO YUYA SHINO, ARCHIVES REUTERS)

« La 3D nous permet de faire des choses que nous n’aurions jamais pensé pouvoir faire », a affirmé le professeur responsable de l’opération.

PHOTO YUYA SHINO, ARCHIVES REUTERS

Agence France-Presse

Johannesburg

Une équipe médicale sud-africaine a annoncé avoir procédé à des greffes de petits os de l’oreille moyenne fabriqués grâce à l’impression 3D, des interventions présentées comme des premières mondiales.

Cette procédure chirurgicale « pourrait être la réponse à la perte auditive de transmission, un problème de l’oreille moyenne qui peut être causé par des anomalies congénitales, une infection, un traumatisme ou une maladie du métabolisme », s’est réjouie l’université de Pretoria dans un communiqué obtenu jeudi.

« La 3D nous permet de faire des choses que nous n’aurions jamais pensé pouvoir faire », a expliqué le professeur Mashudu Tshifularo, qui a dirigé trois greffes, grâce à cette procédure, des os de l’oreille moyenne.

La dernière en date a eu lieu mercredi à l’hôpital Steve Biko de la capitale sud-africaine sur un patient de 35 ans, dont l’oreille interne avait été totalement endommagée dans un accident de voiture.

La technologie de l’impression en trois dimensions a permis de fabriquer les os de l’oreille moyenne, les plus petits du corps humain, qui sont composés de trois osselets (le marteau, l’enclume et l’étrier). 

« En remplaçant seulement les osselets qui ne fonctionnent pas correctement, la procédure présente moins de risque que les prothèses connues jusqu’à présent », a souligné le Pr Tshifularo.

Les interventions ont été réalisées au moyen d’un endoscope, ce qui permet une opération rapide avec le « minimum » de cicatrices, a-t-il expliqué.

Tous les patients victimes de cette affection, y compris les nouveau-nés, peuvent bénéficier de cette nouvelle technologie, selon le Pr Tshifularo, qui a lancé un appel de fonds pour que cette « invention puisse décoller ».

Son appel a été relayé par le ministère sud-africain de la Santé qui a estimé « nécessaire de tout faire pour mobiliser les ressources afin que le Pr Tshifularo obtienne l’aide dont il a besoin pour cette importante innovation ».

L’oreille moyenne est la partie de l’appareil auditif située entre l’oreille externe et l’oreille interne. Les osselets de l’oreille moyenne permettent de transmettre les vibrations sonores à l’oreille interne.

L’an dernier, des médecins sud-africains avaient greffé une partie de foie d’une mère séropositive à son enfant séronégatif malade du foie, là encore une première mondiale.

https://www.lapresse.ca/

Traiter des plaies avec une imprimante 3D


Les imprimantes 3D on évoluer d’une façon vraiment spectaculaire. En médecine, il est devenu un outil indispensable et en évolution. Avec l’imprimante 3D, ils pourront dans un proche avenir, il sera utilisé pour réparer des plaies qui sont difficiles à guérir. Juste le fait de créer avec cet appareil des structures organiques dans lesquels des cellules vivantes peuvent proliférer est un grand pas médical
Nuage

 

Traiter des plaies avec une imprimante 3D

Une vue rapprochée d'une tête de bio-impression de la peau

Une vue rapprochée d’une tête de bio-impression de la peau Photo: Wake Forest Institute for Regenerative Medicine

Renaud Manuguerra-Gagné

Une imprimante 3D capable d’appliquer des cellules de peau à même la surface du corps a été testée avec succès sur des souris et des porcs. Elle pourrait maintenant être utilisée sur des humains souffrant de plaies chroniques.

Reconstruire la peau humaine directement à la surface d’une lésion : l’image a plusieurs fois été utilisée dans différents films de science-fiction, mais pourrait bientôt rejoindre les rangs des technologies réelles grâce aux efforts de chercheurs américains à l’Institut de médecine régénératrice de Wake Forest, en Caroline du Nord.

Leur méthode nécessite l’utilisation d’une imprimante 3D, un appareil utilisé en recherche médicale depuis plusieurs années.

Initialement envisagée pour la production sur mesure de certains implants en plastique, l’impression 3D a depuis commencé à être utilisée pour créer des structures organiques dans lesquelles des cellules vivantes s’installent et prolifèrent.

En combinant certaines de ces « encres biologiques » avec des cellules du patient, les chercheurs croient qu’il serait possible de reconstruire la peau endommagée directement sur la blessure (Nouvelle fenêtre).

Quand la peau ne se répare plus

Lorsque notre peau est endommagée, les cellules qui forment les couches inférieures de notre épiderme migrent vers la lésion et se multiplient activement afin de refermer la plaie avec de la nouvelle peau.

Toutefois, certaines blessures traversent plusieurs couches de la peau, détruisant ainsi les cellules nécessaires à leur guérison.

Lorsque la cicatrisation ne se réalise pas dans un délai de quelques semaines, on dit que ces plaies sont chroniques. En dehors de certaines brûlures, on en trouve surtout chez des personnes diabétiques, des personnes ayant des ulcères ou chez des personnes longtemps hospitalisées et immobilisées.

En temps normal, il est possible de traiter ces lésions en effectuant des greffes de peau, mais lorsque ces plaies surviennent chez des gens âgés, il est parfois difficile de prélever de la peau sur le patient. Dans certains cas, il peut aussi être difficile de préparer la greffe de façon à couvrir adéquatement la lésion.

Un pansement personnalisé

L’idée d’utiliser l’impression 3D pour créer de la peau n’est pas nouvelle, mais les travaux réalisés dans cette étude diffèrent des méthodes précédentes par leur précision.

Dans tous les cas, l’impression de la peau doit commencer avec la récupération par biopsie des deux principaux types de cellules responsables de sa structure. Les premières sont les kératinocytes, ces cellules qu’on retrouve à la surface de la peau et qui produisent l’épiderme.

Les autres sont les fibroblastes, qui se trouvent dans plusieurs régions du corps et qui sont parmi les premières à arriver dans une région endommagée pour amorcer le processus de guérison. Elles produisent entre autres des matrices de collagène qui servent d’échafaudage à nos tissus.

Après avoir laissé se multiplier ces cellules en laboratoire, les chercheurs les combinent à différents hydrogels, qui serviront d’encre pour l’imprimante 3D.

Par la suite, les chercheurs analysent la topographie de la plaie grâce au système d’imagerie intégré à leur appareil. En utilisant cette information, l’imprimante saura où déposer chaque type cellulaire : les fibroblastes dans les régions plus profondes et les kératinocytes dans les couches supérieures.

Ils ont d’abord testé leur appareil sur des souris sans poils, puis sur des porcs. Dans les deux cas, la formation d’un épiderme neuf a été observée en deux semaines. Malgré cette rapidité, il faudra quand même de quatre à six semaines pour que la blessure se referme complètement.

Pour l’équipe, la prochaine étape est maintenant de tester l’appareil sur des humains.

Selon ces chercheurs, leur technologie pourrait éventuellement éliminer le besoin de greffes cutanées douloureuses pour les patients qui souffrent déjà de plaies ou de brûlures importantes.

https://ici.radio-canada.ca/

Et voici le steak de viande végétale imprimé en 3D !


On peut déjà donner transformer avec de très bons résultats des légumineuses, tofu, noix et autres pour imiter la viande, alors pourquoi chercher une technologie qui coûtera encore plus cher pour ne manger moins ou pas du tout de viande animale.
Nuage

 

Et voici le steak de viande végétale imprimé en 3D !

 

steak impression 3D

Crédits : capture YouTube / US Sciencetech

par Yohan Demeure

Un chercheur italien est à l’origine d’un procédé d’impression très particulier. Après avoir modifié une imprimante 3D, celui-ci a obtenu différents steaks à base de viande végétale. L’intéressé espère que son invention pourra à terme mettre fin à l’exploitation des animaux.

Pourriez-vous manger un steak imprimé, qui plus est élaboré avec une source végétale ? Il s’agit peut-être – compte tenu du procédé et de l’absence de viande animale – d’une entreprise qui relève de l’impossible pour la majorité des personnes. Et pourtant, Giuseppe Scionti chercheur italien à l’Université Polytechnique de Catalogne (Espagne) l’a fait, comme l’a dévoilé le Daily Mail dans un article du 28 septembre 2018.

Le chercheur a tenté d’imiter la texture et l’aspect de la vraie viande, afin de trouver un moyen de faire baisser la consommation de viande animale et d’en finir avec l’exploitation des animaux d’élevage. L’intéressé a modifié une imprimante 3D à dépôt de matière fondue en ajoutant une seringue pour extruder la pâte. Ainsi, le mélange se transforme en micro-filaments d’impression, formant le morceau de viande couche par couche !

En utilisant des produits tels que des pois, du riz ainsi que des algues, Giuseppe Scionti a par exemple obtenu une pâte rougeâtre dont la texture est proche de celle de la viande de bœuf. En parallèle, une version ressemblant à la viande de poulet a également été mise au point. Si l’apparence et le goût du produit restent à améliorer, le chercheur a tout de même le sentiment d’avoir fait du bon travail :

« Le goût des premiers prototypes est bon, mais il ne reproduit pas encore celui de la chair animale. Cependant, cela ne me dérange pas, car les technologies pour imiter le goût de la viande animale se sont déjà bien développées ces dernières années. Le principal défi pour moi était d’obtenir une consistance et une texture similaires à celles de la viande animale, un processus qui n’avait pas encore été inventé jusque là. »

Le chercheur a indiqué que les produits de base utilisés pour cette expérience sont acceptés dans le monde entier, et qu’il s’agit là d’une alternative possible à la viande animale. Cependant, la question de la faisabilité d’une production à grande échelle se pose. Pour l’instant, 110 grammes de steak végétarien cru peuvent être produits en 30 à 50 minutes. Mais une méthode plus rapide est déjà à l’étude, le but étant d’atteindre les 10 minutes par steak.

Giuseppe Scionti avance également un coût de fabrication peu onéreux – à hauteur de 50 centimes d’euros – ainsi que des contacts établis avec quelques chefs cuisiniers qui se sont montrés intéressés par l’initiative !

Source

https://sciencepost.fr/