Impression d’armes en 3D : polémique aux États-Unis


Autoriser de mettre le mode emploi de la fabrication d’armes en 3D qui n’ont pas de numéro de série et ne sont pas capté par des détecteurs de métaux serait-ce vraiment intelligent ? Il semble que le gouvernement Trump soit d’accord. C’est une réponse ignoble pour toutes les victimes des fusillades de ce pays.
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Impression d’armes en 3D : polémique aux États-Unis

 

Ces armes à feu, faites de polymère, ne... (ARCHIVES)

Ces armes à feu, faites de polymère, ne peuvent être remarquées par des détecteurs de métaux.

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LISA MARIE PANE
Associated Press

Une coalition de groupes réclamant un plus grand contrôle des armes à feu aux États-Unis a déposé une demande d’appel devant un tribunal fédéral, jeudi, pour tenter de bloquer une récente décision de l’administration Trump qui permettra la publication de modes d’emploi pour fabriquer des armes à feu avec une imprimante 3D.

Ces armes à feu, faites de polymère, ne peuvent être remarquées par des détecteurs de métaux. Il est par ailleurs impossible de suivre leur trace parce qu’elles sont fabriquées de façon artisanale et n’ont pas de numéro de série.

Le département d’État a déterminé à la fin du mois de juin que les instructions pour fabriquer ces armes pouvaient être rendues publiques. Cette décision a permis de résoudre un différend de longue date avec le militant cryptoanarchiste Cody Wilson, qui réclamait le droit de publier ce mode d’emploi.

M. Wilson possède une société établie au Texas qui se spécialise dans la conception d’armes à feu sur le mode «open source» (logiciel libre défini par les utilisateurs), qui peuvent être fabriquées avec une imprimante 3D.

Jeudi, des groupes favorables au contrôle des armes à feu ont demandé à un tribunal fédéral d’obtenir une injonction temporaire pour empêcher la décision du département d’État d’entrer en vigueur.

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Impression en 3D d’un cœur en silicone


On cherche à remplacer le manque de donneurs de coeur pour les transplantations cardiaque. Déjà le coeur artificiel Carmat a fait beaucoup de progrès. En Suisse, ils ont réussi presque à fabriquer un coeur avec l’imprimante 3D, mais il faut encore améliorer le prototype avant de penser à des essais cliniques
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Impression en 3D d’un cœur en silicone

 

 

coeur en silicone

Le cœur en silicone, imprimé en 3D, ressemble à l’organe humain et pompe le sang de la même manière.

ZURICH HEART

Sylvie Riou-Milliot

Spécialiste santé au magazine Sciences et Avenir

Des chercheurs suisses sont parvenus à concevoir un cœur en silicone à l’aide d’une imprimante 3D qui, pour l’instant, ne peut battre que durant trente minutes.

CARDIOLOGIE. C’est un cœur doux qui bat (presque) comme celui d’un être humain. Les chercheurs du laboratoire de l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ ) viennent d’avoir recours à l’impression 3D pour imprimer un cœur 100 % en silicone.

Ce prototype comporte deux ventricules, gauche et droit, comme dans un véritable cœur humain. Mais les deux cavités ne sont pas, comme dans la réalité, séparées par une paroi, le septum. Les ingénieurs ont conçu une chambre supplémentaire qui joue le rôle de l’incontournable pompe, nécessaire à la propulsion du sang vers le restant du corps. Pour cela, un dispositif gonflable permet, selon la quantité d’air mise sous pression, de gonfler ou de dégonfler la chambre.

26 millions de personnes à travers le monde souffrent d’insuffisance cardiaque

Affichant un poids de 390 grammes et un volume de 679 cm3, des valeurs très proches des dimensions humaines, “il s’agit d’ un monobloc en silicone”, explique dans le communiqué de l’EPFZ  son développeur, NIcholas Cohrs, étudiant en doctorat qui a travaillé avec Anastasios Petrou.

 

Mais attention, pas d’emballement, ce modèle n’est absolument pas prêt pour une implantation chez l’humain. Car si la ressemblance anatomique avec un cœur humain est parfaite et s’il est trois fois plus léger que celui développé par la société de biotechnologie française Carmat, ce cœur siliconé a encore des progrès à faire. Il ne résiste en effet qu’à 3000 battements, soit à environ 30 minutes de fonctionnement !

Forte de cette première étape de faisabilité franchie avec succès, l’équipe zurichoise va donc devoir poursuivre ses travaux et tenter d’en améliorer nettement les performances. La course vers le cœur artificiel parfait sera rude, car ‘autres travaux sont en cours, le plus avancé dans les essais cliniques restant celui développé en France par Carmat.

 Aujourd’hui, 26 millions de personnes à travers le monde souffrent d’insuffisance cardiaque et les donneurs sont peu nombreux. 

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Une cage thoracique en titane imprimée en 3D


L’imprimante 3D peut-elle encore nous surprendre en médecine ? Il semble rien n’est impossible avec cette technologie
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Une cage thoracique en titane imprimée en 3D

 

 

La prothèse de cage thoracique et de sternum. © Anatomics

La prothèse de cage thoracique et de sternum. © Anatomics

Par Lise Loumé

En Espagne, un patient s’est fait implanter un sternum et une portion de cage thoracique en titane, imprimés en 3D. Une première opération du genre.

Dans le domaine médical, l’impression 3D n’en finit pas de changer la vie des patients, en permettant la fabrique de prothèses « sur mesure ». Les exemples ne manquent pas : vertèbre implantée à un jeune garçon atteint d’un cancer, trachées destinées à trois enfants atteints d’une maladie grave des voies respiratoires, ou encore un plancher orbitaire gauche destiné à une personne qui souffrait d’une perte osseuse au niveau du plancher de l’orbite et dont l’œil tombait… Et la dernière prouesse chirurgicale réalisée grâce à l’impression 3D a de quoi impressionner : il s’agit d’un sternum et d’une portion de cage thoracique en titane destinés à un Espagnol âgé de 54 ans, qui souffrait d’une tumeur cancéreuse touchant sa paroi thoracique et complexe à opérer. Douze jours après l’opération, le patient a bien récupéré.

Une prothèse plus sûre

Ce projet a été porté par les chirurgiens de l’hôpital universitaire de Salamanque en Espagne, l’entreprise australienne Anatomics, spécialisée dans les équipements médicaux innovants, et un laboratoire australien duCSIRO (Organisation fédérale pour la recherche scientifique et industrielle), spécialisé en impression 3D.

« L’impression en 3D du sternum permet de reconstituer de manière plus précise la forme de celui-ci chez le patient ; c’est un procédé intéressant qui permet de personnaliser le dispositif, d’autant qu’aucun corps n’est identique », explique dans un communiquéAlex Kingsbury, chercheur associé au projet et travaillant pour le CSIRO.

L’impression 3D présente également d’autres avantages. Elle produit plus rapidement le sternum et la cage thoracique à implanter, limitant ainsi le temps d’attente du patient avant son opération. De plus, elle permet une fixation plus sûre au niveau de la cage thoracique, alors que les implants traditionnels sont fixés au moyen de vis.

« Ces derniers peuvent se desserrer au fil du temps et augmenter le risque de complications », commente l’entreprise Anatomics.

Reste à savoir si le patient se portera en bonne santé sur le long terme.

Pour en savoir plus sur le fonctionnement de cette prothèse, regardez la vidéo  (en anglais).

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