Cette étrange chaussure de luxe est fabriquée sur mesure grâce à l’impression 3D !


Chaussure de luxe pour les riches ! Tout fait avec l’information et l’impression 3D. C’est vraiment laid et à mon avis, c’est de l’argent gaspillé.
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Cette étrange chaussure de luxe est fabriquée sur mesure grâce à l’impression 3D !

 

chaussure luxe impression 3D

Crédits : Ica & Kostika sur Instagram

par Yohan Demeure

Différentes marques de chaussures de sport ont élaboré quelques prototypes de chaussures imprimées en 3D. En revanche, cette excentrique Mycelium Shoe est une chaussure de luxe faite sur mesure. Et oui, l’impression 3D semble avoir mis un pied dans la mode !

Évidemment, cette chaussure – qui ne passe pas inaperçue – ne conviendra pas à tout le monde en termes de goût et de couleurs, mais également au niveau du porte-monnaie. En effet, la Mycelium Shoe conçue par le studio de design américain Ica & Kostika sera destiné à un public plutôt fortuné avant la fin de l’année 2018, dans le cadre d’une collection baptisée Exobiology.

Il faut savoir que le studio Ica & Kostika est un spécialiste des chaussures de luxe fabriquées via des procédés assistés par informatique. L’impression 3D a donc été naturellement intégrée dans un projet. La conception de la Mycelium Shoe requiert que le client prenne ses pieds en photo. Un algorithme assurera ensuite la mission d’en faire une représentation 3D pour modeler la chaussure et permettre l’impression.

Le nom Mycelium Shoe fait référence à la structure en filament de certains champignons, et lorsque l’on observe la chaussure, il serait facile de penser que cette structure est aléatoire. En réalité, celle-ci est réellement déterminée à l’avance, comme l’indiquent les représentants du studio :

«Dans les zones où la chaussure touche le sol, le réseau est constitué de cellules compactes pour une plus grande résistance à l’usure .»

chaussure luxe impression 3D 2

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Crédits : Ica & Kostika sur Instagram

Lorsque l’on observe à nouveau cette chaussure à l’apparence métallique, il est également aisé de penser que celle-ci est peut-être trop rigide et inconfortable. Mais les designers sont parvenus à jouer sur les matériaux. En effet, les parties intérieures sont plus souples puisque celles-ci sont faites de polyuréthane thermoplastique (TPU).

«Dans les zones où l’intérieur couvre les muscles squelettiques du pied, le réseau est fait de cellules plus souples et plus flexibles.»

Concernant l’aspect métallique, il s’agit effectivement de métal – mais pas d’impression 3D métal. Il s’avère que les designers ont utilisé le procédé de frittage sélectif par laser (SLS), une méthode permettant de recouvrir un polymère d’une fine couche de métal (cuivre, chrome et nickel).

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Le Saviez-Vous ► Les meilleures inventions de Star Trek


Le 8 septembre dernier, ce fut le 50 ème de Star Trek. Personnellement, j’aime tout de Star Trek, autant la série que les films. Il 50 ans, les auteurs étaient vraiment des avant-gardistes quand l’on pense à tout ce qui a été inventé aujourd’hui alors qu’hier, c’était de la pure fiction avec Star Trek
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Les meilleures inventions de Star Trek

 

Leonard Nimoy, William Shatner et DeForest Kelley dans <i>Star Trek</i>

Leonard Nimoy, William Shatner et DeForest Kelley dans Star Trek PHOTO : TREKNEWS.NET

Le 8 septembre 1966, l’émission Star Trek était diffusée pour la première fois à la télévision.

UN TEXTE DE CATHERINE MATHYS

Nous fêtons aujourd’hui ce qui est devenu, 50 ans plus tard, un véritable phénomène avec 726 épisodes, 13 films, des romans, des jeux vidéo, des bandes dessinées, des fanzines et j’en passe. Un peu comme Mario a dépassé l’univers du jeu vidéo pour devenir un phénomène de culture populaire,Star Trek a largement dépassé le petit écran qui l’a vu naître.

L’univers de science-fiction que nous propose Star Trek dépeint un avenir où la science et la technologie sont essentielles au bon fonctionnement de la vie à bord du USS Enterprise. D’ailleurs, on peut dire de la série qu’elle a suscité l’engouement de plusieurs générations pour la science, les technologies et l’aérospatiale. Certaines technologies inventées pour la série nous faisaient rêver, mais voilà que certaines sont en bonne voie de devenir une réalité ou sont devenues concrètes dans les 50 dernières années.

1. Les communicateurs

Ici, pas besoin de faire un dessin. Le communicateur de Star Trek est devenu le téléphone cellulaire. D’ailleurs, Martin Cooper, l’inventeur du premier téléphone mobile, reconnaît l’influence de Star Trek dans l’idée qui a finalement vu le jour en 1973.

2. Le PADD (acronyme de Personal Access Display Device)

Le PADD était un type d’ordinateur de petite taille utilisé par de nombreuses civilisations. On ne peut que constater qu’il était le précurseur de la tablette. Notons au passage que l’idée était d’autant plus révolutionnaire que l’ordinateur personnel n’était pas encore aussi répandu qu’aujourd’hui.

3. Les communications intra-auriculaires

Nyota Uhura est un personnage phare de la série. En plus d’être une femme noire avec de hautes responsabilités (la ségrégation venait tout juste de prendre fin aux États-Unis), elle pouvait avoir des conversations à l’aide d’un appareil intra-auriculaire. Vous aurez bien sûr reconnu l’ancêtre du Bluetooth.

4. L’interface vocale

Dans pratiquement tous les épisodes, on pouvait voir l’ordinateur du vaisseau activé par la voix. On lui demandait ce qu’on voulait, que ce soit de l’information factuelle ou pratique. On parle évidemment d’une technologie qui a pavé la voie à Siri.

5. Les réplicateurs

Avouez que vous en avez rêvé de celui-ci. Il s’agissait d’une technologie qui matérialisait ce qu’on lui demandait. C’était une sorte de précurseur à l’impression 3D qui permet maintenant d’imprimer tout ce qu’on veut, d’une pizza jusqu’à une prothèse.

6. Le holodeck

Dans Star Trek, il était possible d’entrer dans une espèce de pièce qui devenait l’univers ou l’environnement souhaité. Au lieu d’appeler ça des hologrammes comme dans la série, on parle plutôt de réalité virtuelle pour une immersion totale.

Quant à moi, j’attends encore les transporteurs (« Beam me up, Scotty »), cette technologie qui permet de se dématérialiser pour apparaître ailleurs instantanément. Ce serait pratique, non?

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Le Saviez-Vous ► Top 10 des réussites de l’impression 3D en matière de santé


Savez-vous ce qu’est la stéréolithographie ? Vous connaissez sûrement mieux cette technologie sous le nom d’imprimante 3D. Depuis l’invention de l’imprimante 3D, il y a eu des avancées exceptionnelles dans divers domaines dont la médecine. Ce qui était de la science-fiction hier est une réalité aujourd’hui
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Top 10 des réussites de l’impression 3D en matière de santé

 

Utilisée dans de nombreux domaines comme l’industrie ou l’architecture, l’impression 3D ou stéréolithographie fait certainement partie des innovations les plus importantes du domaine de la santé ces dernières années. Elle permet de produire un objet en l’imprimant couche par couche en déposant et en solidifiant de la matière. Grâce à l’imprimante 3D, de plus en plus d’avancées médicales voient le jour.

Voici le top 10 des réussites de l’impression 3D en matière de santé :

1. Un crâne

En 2014, les docteurs Bon Verweij et Marvick Muradin de l’université de médecine d’Utrecht ont sauvé une patiente atteinte d’une déformation osseuse du crâne. Ses jours étaient comptés jusqu’à l’opération et l’implantation de ce crâne artificiel en plastique fabriqué par une imprimante 3D.

Ce type d’opération a également eu lieu le 15 juillet 2015, au Second People’s Hospital de la province du Hunan, en Chine. Cette fois, le crâne imprimé pour un enfant atteint d’hydrocéphalie était en titane.

2. Un cœur ou des éléments du cœur

Alors que l’impression 3D fait surtout appel à des matériaux relativement solides, les scientifiques de l’université de Carnegie Mellon, aux États-Unis, sont parvenus à créer un prototype d’imprimante capable de manipuler des structures beaucoup plus molles. Cette imprimante leur a permis de produire des artères coronaires.

À Londres, Mina, une petite fille née avec une malformation cardiaque a pu retrouver une vie normale grâce à une imprimante 3D et aux médecins de l’hôpital St Thomas. Le cœur de la petite fille affichait un trou sur la paroi entre les deux ventricules, empêchant l’organe de faire correctement son travail. Les médecins ont donc conçu une réplique exacte de son cœur en 3D et ont pu s’entraîner et perfectionner la procédure qui a sauvé Mina.

3. Un exosquelette

En 2012, un exosquelette fabriqué par une imprimante 3D a permis à la petite Emma, atteinte d’une maladie orpheline qui empêche le développement des muscles, de retrouver l’usage de ses bras.

Les médecins Tariq Rahman et Whitney Sample ont eu recours à une imprimante 3D pour réaliser, à partir de dessins, des modèles en thermoplastique beaucoup plus légers que les exosquelettes déjà existants.

4. Un visage

Des chirurgiens anglais ont pu reconstruire le visage de Stephen Powers, victime d’un grave accident de moto, grâce à la stéréolithographie. L’imprimante a permis d’offrir aux chirurgiens un modèle fiable pour l’opération.

5. Un bassin

Le docteur Gerrand, consultant en chirurgie orthopédique au sein de l’hôpital de Newcastle dans le nord de l’Angleterre, a récemment effectué une première médicale en recréant par impression 3D le bassin d’un patient atteint d’une rare forme de cancer appelé Chondrosarcome.

L’intervention chirurgicale consista en un prélèvement méticuleux de la partie malade du bassin, puis en l’ajout de la partie imprimée en titanium, sur laquelle l’os peut ensuite se reconstruire.

6. Une attelle

L’année dernière, trois nourrissons américains ont été sauvés grâce à l’impression 3D d’une attelle directement cousue dans leurs trachées. Les trois petits garçons souffraient de trachéomalacie, une maladie respiratoire grave. La prothèse a permis de leur sauver la vie. La maladie était jusque-là incurable.

7. Une main

Vous souvenez-vous du petit Maxence ? On en a beaucoup parlé l’année dernière, Maxence a retrouvé une partie de l’usage de son bras droit grâce à l’impression 3D d’une prothèse, et ce pour environ 50 euros.

Il existe également des prothèses bien plus élaborées, mais une prothèse telle que celle de Maxence est une révolution en raison de son prix et du fait qu’elle ne nécessite pas de chirurgie.

8. De la peau

Une toute jeune société girondine, Poietis, développe en ce moment une technique d’impression 3D de tissus humains grâce au laser. Les applications sont très attendues aussi bien en cosmétique qu’en médecine. Côté cosmétique, ce progrès peut permettre de tester les produits sur des échantillons de peau plutôt que sur des animaux. Côté médecine, l’objectif est de générer des tissus permettant d’effectuer des greffes de peau.

9. Une mâchoire

La première mâchoire artificielle imprimée en 3D a été implantée avec succès en 2011 chez une femme de 83 ans, grâce à des chercheurs de l’université d’Hasselt, aux Pays-Bas. La mâchoire de la patiente avait été gravement infectée.

10. Des médicaments

Le 3 août 2015, l’agence américaine du médicament, la FDA, a autorisé la production et la mise sur le marché (prévue cette année), d’un médicament antiépileptique : le Spritam. Ce comprimé a la particularité d’être fabriqué grâce à une imprimante tridimensionnelle. L’impression 3D permet notamment la personnalisation du médicament, c’est-à-dire dosé exactement selon la taille et la corpulence du patient.

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Thomas Craven ou la résurrection en 3D d’un protestant anglais


L’impression 3D est aussi utilisée pour reconstituer des visages. C’est en effet ce qui est arrivé à un jeune homme anglais issu de la noblesse mort de la peste en 1636 mort en France loin des siens
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Thomas Craven ou la résurrection en 3D d’un protestant anglais

 

Reconstitution faciale 3D de Thomas Craven. A gauche, l’étape finale de la modélisation numérique, à droite, une phase avec des marqueurs servant à déterminer l’épaisseur des tissus mous établis à partir de tables de mesures anatomiques. CREDIT: Philippe Froesch /Studio Visual Forensic

Par Bernadette Arnaud

La société Visual Forensic a réalisé cette étonnante reconstitution faciale numérique d’un jeune protestant anglais mort à Paris de la peste en 1636.

 

PORTRAIT. Avec son visage d’adolescent où affleure l’ombre d’une fine moustache, ce jeune Britannique pourrait sembler tout droit sorti d’un concert de rock à Londres. Or, Thomas Craven, noble anglais de 17 ans, est mort à Paris en… 1636.  Son émouvante reconstitution faciale 3D vient rejoindre la série des étonnants portraits d’Henri IV et Robespierre auxquels nous a habitués Philippe Froesch, le fondateur de la société Visual Forensic spécialisée dans les reconstructions numériques de personnages historiques. C’est à la demande de Djillali Hadjouis, archéologue au service Archéologie du Conseil départemental du Val de Marne, que Philippe Froesch vient ainsi de redonner ses traits au jeune homme qui avait été découvert il y a 30 ans à Saint-Maurice (Val de Marne). Un moulage du crâne et de nombreux scanners ont permis de réaliser ce travail saisissant de réalisme, à l’instar de ceux utilisés pour les portraits précédents.

Le sarcophage de Thomas Craven, lors de sa découverte
à Saint-Maurice en 1986. © Ph. Huard

C’est en 1986 qu’a eu lieu la découverte spectaculaire : celle d’un sarcophage anthropomorphe en plomb mis au jour dans les sous-sols d’un conservatoire de musique, situé sur le terrain d’un ancien cimetière protestant. Celui-ci avait été détruit au 17e siècle, lors de la révocation de l’Edit de Nantes par Louis XIV (1685) qui avait mis fin à la tolérance envers les protestants. Le catholicisme étant dès lors la seule religion reconnue dans le royaume. Une fois le sarcophage ouvert, les archéologues avaient découvert les restes d’un individu embaumé, enveloppé d’un linceul maintenu par une cordelette, sur lequel était posé un bouquet de plantes aromatiques séchées. Les traces d’une ancienne bière en bois étaient toujours visibles. Les premiers examens avaient révélé que la boite crânienne avait été sciée, comme cela se pratiquait depuis le Moyen Age pour extraire le cerveau lors des autopsies.

Dès l’ouverture du cercueil, des fragrances persistantes avaient également frappé les chercheurs. Il s’agissait des parfums des plantes utilisées pour l’embaumement et que l’on appliquait généralement pour la conservation des cadavres issus de la noblesse. Les analyses des végétaux qu’employaient les thanathopracteurs de l’époque ont ainsi attesté la présence d’un cocktail d’armoise absinthe (Artemisia absinthium), et de marjolaine (Origanum majorana).

« Leur utilisation était courante dans l’aristocratie depuis l’époque d’Ambroise Paré, le célèbre chirurgien anatomiste du 16e siècle », précise Djillali Hadjouis.

Epitaphe en alliage cuivreux trouvée sur le sarcophage de plomb de Thomas Craven.
© B.Allard, SD, 94

Qui pouvait bien être ainsi inhumé dans ce cercueil de plomb ? Les archéologues ont très vite levé le mystère. Une plaque en alliage cuivré, collée sur le sarcophage, portait en effet les armoiries de la famille Craven. Et une longue épitaphe en latin était dédiée au trépassé :

« Dans ce cercueil repose, attendant la joie de la résurrection et une heureuse réunion avec son âme qui est maintenant aux cieux, le corps de Thomas Craven, très noble jeune anglais … mort le vingtième jour du mois de novembre 1636 de Notre-Seigneur… ».

Que faisait cet aristocrate anglais, fils de Lord Craven, maire de Londres, dans ce catafalque exhumé en région parisienne ? Et de quoi avait-il bien pu mourir en pleine fleur de l’âge ?

Pendant trente ans, une succession d’études anatomo-pathologiques, tomographiques et paléopathologiques, associées à des recherches microbiologiques effectuées par les chercheurs de la Faculté de médecine de Marseille, ont enfin fait « parler » le corps de Thomas. Et des prélèvements réalisés dans la pulpe dentaire et des analyses génétiques ont conduit à identifier la présence du bacille Yersinia pestis.

« Le cimetière dans lequel il a été inhumé était sans doute un cimetière de pestiférés », explique Djillali Hadjouis également associé à l’UMR 5288 du CNRS.

L’examen des dents prélevées sur cinq autres individus récupérés dans ces fosses en 2005, avait effectivement montré que tous avaient été victimes de la peste.

« Dans certains récits sur l’histoire de Paris, on trouve mentionné un épisode de la peste qui sévissait à Paris en septembre 1636, deux mois avant la mort de Thomas Craven, poursuit le paléopathologiste. Il est alors demandé de faire évacuer la Conciergerie pour envoyer tous les prisonniers vers le bourg de Saint-Marcel, du côté de l’actuelle gare d’Austerlitz. »

Thomas Craven était en fait un jeune huguenot venu étudier à Paris où il a contracté la maladie. Sa dépouille repose aujourd’hui dans une chambre froide à 4°C, dans le service d’archéologie du Conseil départemental du Val de Marne.

« Nous avons demandé à ce qu’il puisse être réinhumé », précise Djillali Hadjouis.

Dans la législation française, tout corps étudié archéologiquement doit en effet être réenterré dès lors qu’il a été identifié. Ce qui concerne le plus souvent des individus nés après le 16e siècle, puisque les archives de l’état civil ne sont apparues qu’à la Renaissance.

« Dans le cas de Thomas Craven, nous ne possédons plus ces documents, car les temples protestants qui les conservaient ont été incendiés. Le premier temple de Charenton, haut lieu du protestantisme en France, l’a été sous Louis XIII, en 1621, et le second, reconstruit sur le même emplacement, 62 ans plus tard, en 1686. Toutes les archives paroissiales protestantes sont donc parties en fumée », précise Djillali Hadjouis.

Par chance pour lui, son identité figurant sur sa plaque mortuaire, Thomas Craven pourrait effectivement faire l’objet d’une nouvelle inhumation. Une monographie complète sur son cas devrait être prochainement publiée. En attendant, le jeune-homme a retrouvé un visage… à défaut d’une famille, aucun de ses descendants ne l’ayant, semble-t-il, réclamé.

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Un pas de plus vers l’impression de tissus humains


Décidément, l’impression 3D ne cesse d’évoluer en médecine. Les possibilités sont tellement grandes que de grande avancée médicale sont mis en oeuvre
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Un pas de plus vers l’impression de tissus humains

 

Oreille imprimée à l'aide du système.

Oreille imprimée à l’aide du système. Photo :  Centre médical Wake Forest Baptist

Un texte d’Alain Labelle

Un outil de bio-impression 3D, recréant des os, du cartilage et du tissu musculaire, a été mis au point par une équipe américaine du centre médical Wake Forest Baptist.

Le Dr Anthony Atala et ses collègues spécialistes en médecine régénérative estiment que ce système peut produire des tissus humains dans leur intégrité structurale qui pourront éventuellement être transplantés à des patients victimes d’un accident ou d’une maladie.

Cet outil, le Système intégré d’impression de tissus et d’organes (Integrated Tissue-Organ Printing System), crée des tissus synthétiques à partir d’un polymère biodégradable qui contient des cellules vivantes.

« Il peut [l’outil] fabriquer des tissus humains de toutes les formes. Jumelée à d’autres développements, cette technologie pourra être utilisée pour imprimer des structures de tissus et d’organes vivants dans l’objectif d’une implantation chirurgicale. » — Dr Anthony Atala

L’imprimante crée simultanément un moule extérieur qui se dissout une fois que le tissu a durci, laissant derrière lui un réseau de tissus solides, mais contenant de minuscules canaux qui laissent passer l’oxygène pour qu’il atteigne les cellules vivantes.

Un examen de tomodensitométrie réalisé avant l’impression permet d’imprimer un tissu dont la taille et la forme correspondent au corps du patient.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Nature Biotechnology.

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