Les Canadiens paient des milliards pour des articles fabriqués par des enfants


21 millions de personnes dans le monde sont par la force, piégées ou intimidées pour travailler dans des usines dont  5,5 millions seraient des enfants. Le pire, c’est que le consommateur n’en sait rien et ce n’est pas juste au Canada …
Nuage

 

Les Canadiens paient des milliards pour des articles fabriqués par des enfants

 

La valeur des importations des produits qui auraient... (Photo NOORULLAH SHIRZADA, AFP)

La valeur des importations des produits qui auraient été fabriqués par des enfants pourrait avoir atteint 34 milliards au Canada en 2016.

PHOTO NOORULLAH SHIRZADA, AFP

 

La Presse Canadienne
Ottawa

Un rapport de Vision mondiale rappelle que les consommateurs canadiens pourraient acheter sans le savoir de plus en plus de produits fabriqués par des enfants dans d’autres régions du monde.

Le rapport, qui doit être publié lundi par Vision mondiale Canada, suggère que la valeur de ces importations dites «à risque» a pu atteindre 34 milliards l’an dernier au Canada, alors qu’elle était de 26 milliards en 2012.

Selon l’organisme caritatif, cette augmentation de 31% en quatre ans devrait servir de rappel pour les consommateurs, mais aussi les politiciens.

Le rapport souligne notamment une hausse des importations de vêtements faits au Bangladesh, de tomates en provenance du Mexique et de chaussures fabriquées en Inde.

Les auteurs demandent à nouveau aux gouvernements de légiférer afin de forcer les entreprises à révéler publiquement leurs chaînes d’approvisionnement, pour démontrer que leurs produits ne sont pas le fruit du travail des enfants ou du travail forcé.

Et en l’absence de législation, le rapport demande aux entreprises de rendre publique cette information de façon volontaire.

Le document n’accuse aucune entreprise canadienne en particulier d’être intentionnellement complice de cette pratique, car aucune preuve en ce sens n’a été recueillie.

Par contre, le rapport cite le chiffre de 21 millions de personnes dans le monde qui auraient été contraintes par la force, piégées ou intimidées afin d’effectuer un travail; de ce nombre, 5,5 millions seraient des enfants.

http://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► Que cuisinaient nos aïeules de Nouvelle-France?


Que mangeaient les premiers colons en Nouvelle-France ? Venant de France, l’alimentation était un peu différente de ce qu’ils connaissaient, les légumes et les quelques fruits n’étaient disponibles qu’à la belle saison, il fallait donc la conserver pour les durs hivers qu’ils étaient confrontés.
Nuage

 

Que cuisinaient nos aïeules de Nouvelle-France?

 

PAR LISA MARIE NOEL

On ne se casse pas trop la tête quand vient l’heure de souper. On achète les aliments à l’épicerie ou bien on commande. Si on retourne 400 ans en arrière, c’était une autre paire de manches.

« Tu mangeais ce que tu avais selon tes réserves et selon la saison », dit Ginette Charbonneau, conférencière de la Société d’histoire Rosemont-Petite-Patrie, le 14 novembre dernier.

Ginette Charbonneau présente « La cuisine de nos aïeules». Photo : RueMasson.com

Nos aïeules devaient faire preuve d’organisation et d’ingéniosité dans la préparation et la conservation de la nourriture. C’était une question de survie pour la colonie.

« Il fallait devenir autonome si on voulait survivre à moins de faire partie de l’élite et d’avoir les moyens d’acheter », ajoute Mme Charbonneau.

Nos ancêtres pratiquaient l’agriculture de subsistance.

« Il y avait toujours une menace qui nous pendait au bout du nez, c’était la famine. »

En Nouvelle-France, il fallait conjuguer avec le climat (froid en hiver et chaud en été), la météo et la menace amérindienne.

La Nouvelle-France avait quand même des avantages pour les colons : l’eau était plus pure et plus abondante qu’en vieille France, les récoltes appartenaient aux colons. En France, les agriculteurs donnaient leur récolte au seigneur qui leur redonnait seulement de quoi survivre. De plus, la chasse et la pêche étaient permises dans la colonie.

Dans le garde-manger familial

On se nourrissait notamment de ce qu’on chassait et de ce qu’on pêchait. Le poisson était salé dans des barils pour le conserver durant l’hiver. Les colons mangeaient une grande variété de poissons, dont l’anguille qui est maintenant disparue de nos habitudes alimentaires.

L’été, on pouvait se nourrir des fraises, framboises, canneberges, bleuets sauvages. À l’automne, on en faisait des confitures. Les colons cultivaient un potager où elles faisaient pousser des légumes qui se conservaient bien au caveau durant l’hiver : chou, carottes, navet et oignons. Elles cultivaient aussi des concombres. On les mangeait quand on travaillait au champ lors des chaudes journées d’été. C’est tellement rafraichissant!

Le maïs, la courge, la citrouille, le topinambour et les produits de l’érable sont des aliments typiquement américains.

Les néo-Français importent des arbres fruitiers pour la culture des pommes, des pêches, des poires et des melons.

La vache était l’animal le plus répandu pour son lait. Une famille pouvait même en louer une si elle n’avait pas les moyens d’en acheter. Mais tout le monde, même les plus pauvres, avait les moyens d’engraisser un cochon. On n’avait qu’à le laisser libre, à l’orée de la forêt et il se nourrissait tout seul. L’hiver, c’était facile de garder la viande. On n’avait qu’à la laisser geler.

Au printemps, on pouvait chasser le petit gibier et on se régalait des produits de l’érable.

« Un chance qu’on avait le carême sinon on aurait manqué de victuailles », précise Ginette Charbonneau.

Livres de recettes

Le premier livre de recettes n’est apparu qu’en 1840. Il s’agissait de La cuisinière canadienne. Avant cette époque, les recettes étaient transmises de mère en fille par tradition orale et gestuelle. De toute façon, rares étaient les personnes qui savaient lire ou écrire.

Plusieurs plats de notre patrimoine ont donc été rapportés des différentes régions de la France. Les recettes ont ensuite été adaptées selon les aliments disponibles en Nouvelle-France. Par exemple, les rillettes de la région du Mans sont devenues le creton, les crêpes et les galettes de sarrasin viennent de Bretagne, la soupe au poisson du Nord-Pas-de-Calais ressemble drôlement à la gibelotte des îles de Sorel et le clafoutis devient notre tarte aux oeufs.

L’influence britannique

En 1760, c’est la Conquête des Britanniques. De nouvelles habitudes culinaires font leur arrivée : le gin, le whisky,le thé, le gâteau aux fruits, le pudding (gâteau renversé) et les épices. L’orge (barley), l’avoine et la pomme de terre passent dans l’alimentation des humains alors que les Français les utilisaient seulement pour nourrir leurs animaux.

Les Néo-Françaises préféraient en effet fabriquer leur pain avec de la farine de blé. Le grain de blé produisait plus de farine que les autres céréales et il était aussi plus soutenant.

Retour aux sources

Jusqu’aux années 1920, la diète des canadiens-français n’a pas beaucoup changée. Avec l’immigration, l’arrivée de l’électricité facilitant la cuisson et la conservation des aliments, on connait toute une révolution.

Dès 1928, on instaure les cours d’art ménager. Dans les années 1930, Jehanne Benoit fonde la première école de cuisine. Et ensuite, dans les années 1950, il y a beaucoup de chimiques qui entrent dans la cuisine avec l’industrialisation des aliments. Mais on recommence à avoir le souci de bien manger, souligne Ginette Charbonneau. Sa conférence était très bien documentée, soutenue par une bonne recherche de faits historiques.

http://ruemasson.com/

Les Canadiens paient plus et ils le savent, dit un rapport du Sénat


Peu importe les raisons, nous payons souvent trop cher les produits que nous achetons par rapport aux États-Unis .. et quelques fois l’écart est trop grand et ce malgré les frais transports .. C’est probablement une de ces raisons que ceux qui le peuvent n’hésitent pas a traverser la frontière pour faire leur achats
Nuage

 

Les Canadiens paient plus et ils le savent, dit un rapport du Sénat

 

Les explications de Denis Ferland

Les Canadiens paient plus cher que les Américains pour la même chemise à rayures ou encore le même vélo d’exercice, selon un rapport du Sénat.

« Les consommateurs canadiens se sentent arnaqués », concluent les membres d’un comité sénatorial des finances qui a rendu public, mercredi, son rapport final sur la disparité des prix entre les deux pays.

Pourquoi cette inégalité entre les prix existe-t-elle entre les deux pays, alors que le dollar canadien est pratiquement à parité avec le dollar américain? 

Selon un représentant du Conseil canadien du commerce de détail, cité dans le rapport : « Certains fabricants demandent parfois aux détaillants canadiens de 10 à 50 % de plus qu’aux détaillants américains pour des produits identiques ».

Dans son rapport, le comité sénatorial affirme que des membres du Conseil canadien du commerce de détail se font dire, par les fabricants, que trois facteurs expliquent ces différences dans les prix :

  1. les Canadiens sont habitués à payer plus cher les produits au Canada;
  2. les prix plus élevés imposés aux détaillants canadiens compensent les coûts associés à l’administration des bureaux des fournisseurs et à leurs activités au Canada;
  3. les distributeurs et les grossistes canadiens font face à des coûts supérieurs au Canada.

Les consommateurs aux aguets

« À mesure que les consommateurs canadiens prennent connaissance des applications des téléphones intelligents et des sites Internet utiles pour comparer les prix et qu’ils deviennent des consommateurs avertis, les pressions concurrentielles au Canada s’intensifieront et les prix des produits correspondront aux prix aux États-Unis », déclarent les auteurs du rapport du comité sénatorial.

Dans l’espoir que les consommateurs du Canada trouvent davantage leur compte, les membres du comité recommandent au gouvernement canadien qu’il révise en profondeur les taxes sur les produits importés.

Le comité sénatorial conseille aussi à Ottawa :

  • D’examiner la possibilité de faire entrer au Canada plus de produits exemptés de droits et de taxes.
  • De poursuivre la coordination et l’harmonisation des normes de sécurité canadiennes avec celles des États-Unis

Une autre recommandation vise la réduction du taux de majoration de 10 % que les distributeurs exclusifs canadiens peuvent ajouter au prix de catalogue des livres américains importés.

Quels sont les facteurs qui entrent en ligne de compte pour l’établissement du prix d’un produit?

  • Les coûts de transport
  • La taille du marché canadien
  • Les tarifs, c’est-à-dire les taxes sur les importations

Le comité s’en est aussi remis à l’expertise de manufacturiers, de détaillants, d’importateurs et d’associations de consommateurs pour élaborer son rapport. Les auteurs dudit rapport reconnaissent n’être pas parvenus à des conclusions aussi déterminantes qu’ils l’auraient souhaité.

Le comité souligne qu’il existe plus de 8000 catégories de tarifs au Canada. Pour chacune des catégories, on compte 18 traitements tarifaires différents. Ces droits tarifaires ont rapporté 3,6 milliards en revenus pour 2010-2011. Cet argent représente 1,5 % des revenus totaux du gouvernement fédéral pour cette année fiscale. Environ 60 % de ces droits tarifaires avaient été appliqués sur des vêtements et des produits textiles, des voitures et des pièces de voitures et des chaussures.

http://www.radio-canada.ca