Trump critiqué pour sa gestion d’un accident mortel sur une route anglaise


Je trouve cela tellement déplacé de la part de Donald Trump d’invité des parents endeuillé dans le but de rencontrer la personne qui est la cause de leur peine. Je ne comprends pas non plus que l’immunité diplomatique permet à une personne responsable d’un accident ayant causé la mort dans un pays étranger puisse s’en sortir haut la main. En Angleterre, la conduite est contraire qu’en Amérique. Alors imaginé les rôles inversé que le père, ou la mère serait venu aux États-Unis et aurait eu un accident similaire. Eux n’auraient jamais pu dire qu’ils sont protégés par l’immunité diplomatique. Personne ne devrait être au-dessus des lois.
Nuage


Trump critiqué pour sa gestion d’un accident mortel sur une route anglaise

PHOTO EDUARDO MUNOZ, REUTERS

Tim Dunn et Charlotte Charles

(Washington) Les parents d’un jeune Britannique tué en Angleterre dans un accident de la route ont regretté mercredi la façon dont ils ont été reçus à la Maison-Blanche par Donald Trump, qui les a incités, en vain, à rencontrer la femme d’un diplomate américain responsable du drame.

Publié le 16 octobre 2019 à 11h59

SÉBASTIEN BLANC
AGENCE FRANCE-PRESSE

Cette réception de Charlotte Charles et Tim Dunn a été « organisée à la va-vite par des imbéciles en roue libre », a dénoncé, en référence aux conseillers de la Maison-Blanche, le porte-parole des deux parents, Radd Seiger.

Harry Dunn, 19 ans, est mort dans la collision de sa moto avec une voiture dans le Northamptonshire, en Angleterre, le 27 août. La conductrice du véhicule, Anne Sacoolas, 42 ans, roulait du mauvais côté de la chaussée. Invoquant une immunité diplomatique, cette mère de trois enfants est repartie aux États-Unis.

Charlotte Charles et Tim Dunn demandent depuis justice et exhortent les États-Unis à lever l’immunité diplomatique de Mme Sacoolas pour qu’elle retourne en Grande-Bretagne afin d’y être jugée.

M. Seiger a accusé M. Trump d’avoir tenté mardi soir une « opération de communication » en invitant les parents endeuillés à la Maison-Blanche sans les prévenir que Mme Sacoolas se trouvait dans la pièce d’à côté, entourée de photographes. 

« Tendu et agressif »

Pressés par M. Trump de rencontrer Mme Sacoolas, les parents d’Harry ont décliné

A cette occasion Robert O’Brien, conseiller à la sécurité nationale du président, s’est montré « extrêmement tendu et agressif et il a fait mauvaise impression lors de cette entrevue qui exigeait une approche prudente et de la sensibilité », a affirmé Radd Seiger.

Les deux parents, interviewés mercredi sur la chaîne américaine CBS, ont confirmé avoir été surpris d’abord de voir Donald Trump – ce qui n’était pas prévu – et d’entendre sa proposition de rencontrer la femme responsable de la mort de leur fils.

« Il a présenté ses condoléances. Il semblait chaleureux et il était accueillant, ce qui était appréciable. Mais il ne lui a pas fallu longtemps pour lâcher dans la conversation qu’Anne Sacoolas se trouvait dans le bâtiment », a relaté la mère d’Harry, qui a estimé que la Maison-Blanche n’était « pas le lieu » adapté. 

Désaccord diplomatique

« Nous sommes toujours prêts à la rencontrer, mais cela doit être sur le sol britannique, en présence de psychologues et de médiateurs, et pas simplement pour notre bien mais pour le sien aussi », a ajouté Mme Charles.

Cette affaire qui rencontre un fort écho au Royaume-Uni est source d’un vif désaccord diplomatique entre Londres et Washington.

Les parents d’Harry ont reçu le soutien du gouvernement britannique et jusqu’au premier ministre Boris Johnson, qui est lui-même publiquement monté au créneau.

Interrogé la semaine dernière, Donald Trump avait évoqué un « accident horrible », le mettant sur le compte de la fatalité. 

Mercredi, il a expliqué qu’il était difficile pour un automobiliste américain de s’habituer à la conduite à gauche en Grande-Bretagne.

« Vous allez en Europe et on roule à l’envers. C’est très compliqué si vous êtes originaire des États-Unis, vous décidez de faire un virage à droite alors que vous êtes censé le faire à gauche », a déclaré le locataire de la Maison-Blanche.

« Ma rencontre avec la famille a été… très belle d’une certaine façon. Ils ne voulaient pas rencontrer la personne en question, mais notre entrevue a été très bonne », a-t-il assuré.

M. Trump a indiqué s’être entretenu de l’affaire avec Boris Johnson. 

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Des diplomates étrangers soupçonnés de crimes


Voila une justice a deux vitesse flagrante .. comment on peut commettre des crimes et être autant protéger et ceux qu’on peut expulsé a cause de leur méfaits préfère renoncer a l’immunité diplomatique… Pourquoi, la justice est plus sévère ailleurs ? Notre justice donne des sentences bonbon ?  Moi je suis pour l’expulsion quand les preuves prouvent qu’ils ont commis des crimes ..
Nuage

 

Des diplomates étrangers  soupçonnés de crimes

 

Un tribunal canadien ne peut condamner ou même se pencher sur le dossier de présumés criminels bénéficiant de l’immunité diplomatique. En théorie, le seul recours du Canada est de déclarer qu’il s’agit de personnes indésirables et de les faire expulser de son territoire.

PHOTO: ROBERT SKINNER, LA PRESSE

PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD
La Presse

Les diplomates étrangers en poste au Canada ne sont pas tous des enfants de choeur. Le ministère fédéral des Affaires étrangères a répertorié plus de 30 crimes allégués commis par ces individus ou leur famille depuis 2009, dont des agressions armées, une agression sexuelle sur un mineur et une fraude présumés.

Ce compte, établi grâce à des documents obtenus par la Loi sur l’accès à l’information, n’inclut pas les infractions au Code de la route et aux autres lois provinciales.

Plus de 24 dossiers concernant des diplomates et leur famille ont aussi été transmis aux services de protection de l’enfance au cours de ces trois années.

Par exemple, la fille d’un diplomate employé par un consulat de Toronto «fait face à 34 chefs d’accusation en lien avec» l’utilisation frauduleuse de cartes de crédit «obtenues illégalement», indique un rapport daté de juin 2010.

Afin de protéger l’identité des individus soupçonnés de crimes, les documents ne permettent jamais de savoir à quelle ambassade ou quel consulat ils sont liés.

Le «troisième secrétaire» d’une ambassade d’Ottawa, pour sa part, était soupçonné en 2009 d’avoir délibérément blessé un policier qui lui demandait de stopper son véhicule; il lui aurait foncé dessus.

En mai 2011, un agent diplomatique faisait l’objet «d’une enquête du Service de police d’Ottawa pour agression sexuelle» sur un enfant «mineur et sous la garde d’une personne qui bénéficie de l’immunité».

Immunité diplomatique

La plupart des individus ciblés par ces accusations bénéficient de l’immunité diplomatique, ce qui signifie qu’un tribunal canadien ne peut les condamner ou même se pencher sur leur dossier. En théorie, le seul recours du Canada est de déclarer qu’il s’agit de personnes indésirables et de les faire expulser de son territoire.

«La règle a été intégrée dans la loi canadienne», a expliqué àLa Presse Claude Emanuelli, professeur de droit international à l’Université d’Ottawa.

Le spécialiste relate notamment le cas d’un diplomate russe qui avait quitté le Canada dans la controverse, en 2001, après avoir tué une piétonne et en avoir grièvement blessé une autre au volant de sa voiture. Il avait refusé de se soumettre à l’alcootest.

En pratique, les documents obtenus par La Presse montrent que le ministère des Affaires étrangères demande souvent à l’ambassade concernée de retirer l’immunité diplomatique afin que l’individu puisse être jugé ici. Cette demande serait accordée assez fréquemment.

Si elle peut paraître incongrue, l’immunité diplomatique a été instaurée pour éviter que des fautes personnelles ne se transforment en disputes entre États, selon le professeur Emanuelli.

«Pour le bien des relations entre États, on doit accorder une immunité aux représentants des États étrangers», a-t-il affirmé.

– Avec la collaboration de William Leclerc

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