Seize États contestent en justice l’urgence nationale pour le mur de Trump


Le mur frontalier entre les États-Unis et le Mexique risque de faire des vagues dues à un recours en justice de 14 états américains. Il y a bien sûr des démocrates, mais aussi des sénateurs républicains qui critiquent la décision du président en signant l’urgence nationale. Reste à voir comment la justice va suivre ou pas.
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Seize États contestent en justice l’urgence nationale pour le mur de Trump

 

Seize États contestent en justice l’urgence nationale pour le mur de Trump

Photo by: APDonald Trump. Photo: AP

Seize États américains ont déposé un recours en justice lundi à San Francisco contre l’administration du président Donald Trump pour sa décision de décréter l’urgence nationale afin de construire un mur à la frontière avec le Mexique.

La plainte, déposée devant un tribunal fédéral en Californie, estime que l’ordonnance du président contrevient à deux dispositions constitutionnelles, l’une définissant les procédures législatives, l’autre attribuant au Congrès le dernier mot en matière de financement public.

Elle avance également que le ministère la Sécurité intérieure avait enfreint la loi sur la protection de l’environnement en n’évaluant pas l’impact environnemental du mur en Californie et au Nouveau-Mexique.

Selon les plaignants, Donald Trump a ainsi «plongé le pays dans une crise constitutionnelle de son propre fait».

Cette initiative avait été annoncée auparavant par le procureur général de Californie, Xavier Becerra. Il affirmait que son État et d’autres étaient dans leur droit car ils risquaient de perdre de l’argent destiné notamment à des projets militaires et à l’aide d’urgence en cas de catastrophe.

Outre la Californie, les États en question sont: Colorado, Connecticut, Delaware, Hawaï, Illinois, Maine, Maryland, Michigan, Minnesota, Nevada, New Jersey, Nouveau-Mexique, New York, Oregon et Virginie.

Outre les opposants démocrates, plusieurs sénateurs républicains ont critiqué la déclaration d’urgence en affirmant qu’elle créait un précédent dangereux et outrepassait les pouvoirs de l’exécutif.

Donald Trump avait signé vendredi une déclaration d’urgence nationale, procédure qui devrait lui permettre de contourner le Congrès afin de débloquer des fonds fédéraux (notamment destinés au Pentagone) et construire le mur censé endiguer l’immigration clandestine.

Au total, et en comptabilisant les 1,4 G$ débloqués par le Congrès, il pourrait, selon la Maison Blanche, disposer de quelque 8 G$ pour la construction de cet édifice, une de ses principales promesses de campagne.

Alors que les candidatures se multiplient du côté démocrate en vue des primaires à la présidentielle de 2020, le président Trump espère galvaniser sa base électorale sur la question de l’immigration. Et une guérilla judiciaire pourrait y contribuer. Il avait en tout cas anticipé et intégré dès vendredi des poursuites judiciaires contre sa déclaration d’urgence nationale, en prévoyant même quel tribunal serait sollicité.

«Nous aurons éventuellement une mauvaise décision, puis nous aurons une autre mauvaise décision, puis nous finirons devant la Cour suprême où nous avons bon espoir d’avoir une décision équitable, et nous allons gagner devant la Cour surpême».

Sa confiance dans la plus haute juridiction du pays s’explique sans doute par la présence des juges conservateurs qu’il y a nommés. Sauf suspension par décision de justice, la déclaration d’urgence nationale devrait permettre à Donald Trump de contourner le Congrès afin de débloquer des fonds fédéraux (notamment destinés au Pentagone) et construire le mur censé endiguer l’immigration clandestine.

Au total, et en comptabilisant les 1,4 G$ débloqués par le Congrès, il pourrait, selon la Maison Blanche, disposer de quelque 8 milliards pour la réalisation d’une de ses principales promesses de campagne.

Au-delà des démocrates, plusieurs sénateurs républicains ont critiqué la déclaration d’urgence en affirmant qu’elle créait un précédent dangereux et outrepassait les pouvoirs de l’exécutif. Des experts en droit ont critiqué la décision du président.

Toutefois, la loi de 1976 qui l’a rendue possible «ne donne aucune limite explicite à ce qui constitue ou pas une urgence nationale», a expliqué à l’AFP Jennifer Daskal, professeur de droit à l’American University.

Des présidents américains ont déjà eu recours à cette procédure, mais face à des menaces paraissant plus immédiates, comme le républicain George W. Bush après les attentats du 11 septembre 2001 ou le démocrate Barack Obama en pleine épidémie de grippe H1N1.

https://journalmetro.com/

L’administration Trump utilise des tests ADN pour réunir les familles de migrants


J’ai l’impression que la séparation des enfants et des parents migrants et l’obligation de réunir les familles coûtera encore plus cher que prévues. Comment il se fait qu’il n’y a pas eu de document sur les enfants et de suivi ? Les tests ADN, les heures supplémentaires pour respecté l’ordre de la cour, … Donald Trump prend beaucoup de mauvaises décisions. De plus, que feront-ils avec tout ces tests ? Vont-ils les garder pour mieux suivre ces enfants ? Ils seront fichés ?
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L’administration Trump utilise des tests ADN pour réunir les familles de migrants

 

LEAH MILLIS / REUTERS

L’utilisation de tests ADN a créé une nouvelle polémique aux États-Unis.

  • Agence France-Presse

L’administration Trump a admis jeudi que ses services utilisaient des tests ADN pour réunir les « moins de 3 000 » mineurs migrants, dont une centaine ont moins de cinq ans, avec leurs parents interpellés pour être entrés illégalement aux Etats-Unis.

« Nous conduisons des tests ADN pour confirmer les liens de parenté rapidement et rigoureusement », a déclaré le ministre américain de la Santé Alex Azar, lors d’une conférence téléphonique.

Ses services sont engagés dans un contre-la-montre pour rendre les « environ 100 enfants de moins de cinq ans » à leurs parents d’ici mardi, conformément à une décision de justice, a-t-il précisé.

Les autres mineurs doivent retrouver leurs parents d’ici le 26 juillet.

Les familles pourront être rassemblées en centre de rétention si les parents n’ont pas été relâchés, a précisé le ministre.

Ses services connaissent « l’identité et la localisation de chaque enfants laissés aux soins de nos sous-traitants », a-t-il martelé, alors que ces séparations et les larmes d’enfants éplorés ont provoqué un tollé aux Etats-Unis, et au-delà.

« Le ministère de la Santé continue de travailler sans compter les heures pour mettre en contact les mineurs avec leurs parents identifiés dans le cadre des contraintes imposées par le tribunal », a poursuivi Alex Azar.

« Afin de respecter la date butoir du tribunal, le ministère de la Santé a dû réduire (ses procédures habituelles) à un processus plus expéditif », a-t-il toutefois déploré.

L’utilisation de tests ADN a créé une nouvelle polémique aux Etats-Unis, où des associations de défense des migrants accusent la Maison-Blanche de relever ainsi des données ultra-sensibles qui pourraient permettre de « surveiller ces enfants pendant le reste de leur vie », selon l’organisation Raices.

D’après les précédents chiffres officiels, plus de 2 300 mineurs ont été retirés à leurs parents sans-papiers en quelques semaines après que Donald Trump a décidé d’appliquer, début mai, une politique de « tolérance zéro » en matière d’immigration clandestine.

Le président américain a fait machine arrière le 20 juin en signant un décret interdisant ces séparations, mais les retrouvailles tardent à se concrétiser.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Au Texas, l’immigration clandestine est aussi une activité juteuse


Je suis sidérée !!! Au Texas, la détention et séparation des familles migrantes sont une affaire d’argent. Des prisons privées font leur fortune avec les migrants, sans parler les avocats, et toutes personnes qui peuvent faire de l’argent. Il y a même des sociétés de crédit pour ces étrangers. Ils osent appeler cela une industrie !
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Au Texas, l’immigration clandestine est aussi une activité juteuse

 

Plus des deux tiers des arrestations de sans-papiers... (Photo Associated Press/Agence des services frontaliers américains)

Plus des deux tiers des arrestations de sans-papiers ont lieu au Texas, frontalier du Mexique. C’est donc là que se trouve une grande partie des centres de détention pour migrants du pays.

PHOTO ASSOCIATED PRESS/AGENCE DES SERVICES FRONTALIERS AMÉRICAINS

Agence France-Presse
El Paso

 

Pour les militants bénévoles qui leur viennent en aide, tenter de tirer profit des situations humaines souvent dramatiques des migrants est «répugnant». Mais au Texas, l’immigration clandestine est aussi une activité économique juteuse pour les prisons privées, les usuriers ou autres avocats sans scrupule.

Le grand État du sud des États-Unis est au coeur de la crise née de la politique de «tolérance zéro» du président Donald Trump, qui a provoqué la séparation de plus de 2300 enfants de leurs parents arrêtés après avoir franchi la frontière américaine.

Plus des deux tiers des arrestations de sans-papiers ont lieu au Texas, frontalier du Mexique. C’est donc là que se trouve une grande partie des centres de détention pour migrants du pays.

À sa construction en 1983, celui de Houston était la première prison privée de l’histoire moderne des États-Unis. Ses propriétaires, CoreCivic (ex-Corrections Corporation of America) et GEO Group, sont les deux plus grosses entreprises pénitentiaires du pays, toutes deux cotées en bourse.

CoreCivic exploite au Texas quatre centres de détention sous contrat avec l’autorité fédérale de l’immigration et des douanes, tandis que GEO en gère trois autres, plus un quatrième en construction. Au niveau national, les deux groupes ont affiché en 2017 des chiffres d’affaires cumulés de quatre milliards de dollars.

Lobbying

«Nous apprécions énormément la confiance que l’autorité de l’immigration et des douanes continue de nous manifester», affirmait l’an dernier le président de GEO George Zoley en annonçant un nouveau contrat pour un montant de 110 millions de dollars avec le gouvernement fédéral.

Selon le think tank In The Public Interest, une telle privatisation du système pénal pousse ses acteurs à promouvoir l’incarcération massive y compris pour des délits mineurs, comme l’entrée illégale sur le territoire.

Ensemble, les deux groupes pénitentiaires «ont dépensé plus de dix millions de dollars en soutien à des candidats politiques et près de 25 millions en lobbying depuis 1989», souligne ce groupe de recherche dans un récent rapport.

«C’est une industrie qui fait pression en faveur de peines plus longues» et «plus sévères, car à chaque fois qu’un lit est occupé, elle gagne de l’argent», explique à l’AFP l’avocate spécialiste des migrations Jodi Goodwin, bénévole pour l’ONG Migrant Center for Human Rights.

«C’est dégoûtant, c’est répugnant», lâche-t-elle.

La polémique autour de la séparation des familles a aussi mis en lumière le rôle des centres, également exploités par des opérateurs privés, où ont été placés les enfants retirés à leurs parents à la frontière.

Selon le site d’informations Texas Tribune, il y a 31 centres de rétention pour mineurs dans cet État, dont les plus controversés sont ceux de Southwest Key Programs qui, selon Bloomberg, recevra plus de 450 millions de dollars du gouvernement cette année. Sous contrat avec le Bureau fédéral pour la réinstallation des réfugiés, ces «refuges» ont parfois été accusés de maltraitance, notamment le plus grand, nommé «Casa Padre», installé dans un ancien hypermarché Walmart et qui accueille plus de 1400 garçons.

Mais toutes ces sociétés florissantes ne sont pas les seules à tirer profit de l’immigration clandestine.

Plus cher pour les migrants

«C’est une industrie, et elle est en pleine croissance», dit à l’AFP l’économiste William Glade, de l’Université du Texas. «Notre système judiciaire est riche en opportunités pour les avocats» et d’autres professions, «et ils ne vont pas se priver de les exploiter et de les faire perdurer», ajoute-t-il.

Les migrants sont centraux dans l’économie des villes poussiéreuses qui jalonnent la frontière inhospitalière entre le Texas et le Mexique, comme McAllen, Hidalgo ou El Paso: les cabinets privés d’avocats spécialisés dans l’immigration et les sociétés de crédit qui octroient des prêts en échange d’une simple signature jouxtent les magasins de bottes de cow-boy et les lecteurs de tarots.

Le centre d’El Paso a ainsi vu la multiplication de sociétés qui prêtent de l’argent aux détenus incapables de payer la caution fixée par le juge pour être libérés en attendant le traitement de leur dossier.

Pour les crimes de droit commun, leur commission est normalement de 10 % du montant de la caution. Mais s’agissant des sans-papiers, le prix s’envole: Lachica Bonds facture par exemple 20 % du montant de la caution pour les étrangers accusés d’être entrés illégalement aux États-Unis, plus 500 dollars de frais de dossier.

Un commerce rémunérateur, puisque «la plupart des cautions sont comprises entre 10 000 et 15 000 dollars», voire «25 000 pour un cas que je suis actuellement en train de traiter», rapporte à l’AFP un employé sous couvert d’anonymat.

Une fois libérés, les migrants doivent porter des bracelets électroniques, vendus aux autorités par BI Incorporated, une filiale de GEO Group. Interrogés par l’AFP, ses employés à El Paso ont refusé de communiquer le prix d’un bracelet électronique

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Séparation envisagée des enfants clandestins de leurs parents


Je peux comprendre qu’on fasse un tri pour l’immigration clandestine et éviter que des criminels viennent s’installer. Cependant, je ne peux imaginer des gens qui fuient leur pays pour diverses raisons qu’ils soient séparés de leurs enfants. L’impact psychologique des enfants serait, à mon avis, dommageable pour eux
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Séparation envisagée des enfants clandestins de leurs parents

 

La proposition évoquée par les responsables gouvernementaux viserait... (Photo GUILLERMO ARIAS, AFP)

La proposition évoquée par les responsables gouvernementaux viserait à séparer les parents pour pouvoir les garder en détention, tandis que les enfants seraient pris en charge par les services sociaux.

Agence France-Presse
WASHINGTON

L’administration Trump envisage de séparer les enfants de leurs parents lorsque des familles sont arrêtées sans papier à leur arrivée aux États-Unis, dans le but de décourager l’immigration clandestine, ont rapporté plusieurs médias américains citant des responsables sous couvert d’anonymat.

Le département de la Sécurité nationale (DHS) a «examiné des changements de procédure, de politique, de régulation» pour contrer l’immigration clandestine et certaines mesures «ont été approuvées», a déclaré sans plus de détails Tyler Houlton, porte-parole du DHS, au Washington Post.

Plusieurs responsables du DHS, des services de l’immigration (ICE) et de la Maison-Blanche ont évoqué de façon anonyme au quotidien de Washington et au New York Times une proposition qui viserait les familles.

Actuellement, la présence de mineurs limite légalement la capacité des services migratoires à garder des familles en centres de détention. Les parents et leurs enfants sont généralement libérés rapidement après leur arrestation avec obligation de se présenter ensuite devant un juge.

La proposition évoquée par les responsables viserait à séparer les parents pour pouvoir les garder en détention, tandis que les enfants seraient pris en charge par les services sociaux.

L’idée avait déjà été évoquée en mars par le chef de cabinet de la Maison-Blanche John Kelly, qui était alors secrétaire de la Sécurité intérieure.

 «On traiterait bien ces enfants pendant qu’on s’occupe de leurs parents», avait-il affirmé sur CNN.

La proposition avait déclenché un tollé et été mise de côté alors que la nouvelle administration semblait remplir ses objectifs avec une baisse record des entrées illégales aux États-Unis en 2017. Les arrestations à la frontière ont toutefois augmenté à nouveau en novembre.

Une autre proposition décrite par le NYT et le Washington Post concerne les mineurs arrivant seuls et pris en charge par un proche se trouvant déjà aux États-Unis.

Il s’agirait dans ce cas de renforcer les contrôles pour voir si les adultes sont en règle avec les services d’immigration. Des descentes pourraient même avoir lieu au domicile d’accueil de l’enfant, a relevé le New York Times, ouvrant la voie à l’arrestation d’adultes en situation illégale dans le foyer.

http://www.lapresse.ca/

Les États-Unis "envisagent" de séparer les enfants clandestins de leurs parents


Donald Trump n’est pas l’étoffe d’un président et ceux qui l’entourent ne sont guère mieux. De telles idées, c’est comme revenir des décennies en arrières. Séparer les enfants des parents pour les immigrés clandestins est un outrage à la famille et surtout aux enfants. Ils prétendent qui pourront bien s’occuper d’eux … J’en doute, comment d’enfants qui seront traumatisés et qui dit qu’ils seront en sécurité des abus qu’ils pourront subir ?
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Les États-Unis « envisagent » de séparer les enfants clandestins de leurs parents

 

AFP

Les États-Unis « envisagent » de séparer les enfants clandestins de leurs parents

« On traiterait bien ces enfants pendant qu’on s’occupe de leurs parents » a expliqué le secrétaire américain à la Sécurité intérieure John Kelly.

 

ÉTATS-UNIS – Le secrétaire américain à la Sécurité intérieure John Kelly a déclaré lundi 6 mars qu’il envisageait de séparer les enfants de leurs parents immigrés clandestins dans le but de décourager un maximum de personnes d’entrer aux Etats-Unis illégalement.

« Je ferais presque n’importe quoi pour dissuader les gens d’Amérique centrale de se lancer dans ces réseaux très dangereux qui les amènent à travers le Mexique et jusqu’aux Etats-Unis », a affirmé Kelly dans une interview sur CNN.

Selon lui, le Mexique est lui aussi déterminé à détruire ces réseaux de passeurs très dangereux dans lesquels une immense majorité de femmes subissent des violences sexuelles, selon l’ancien général, désormais en charge du contrôle de l’immigration et de la construction d’un mur à la frontière avec le Mexique.

« Nous avons beaucoup d’expérience pour nous occuper des mineurs non accompagnés » en les mettant dans des foyers spécialisés ou en les rapprochant de familles d’accueil, a encore souligné John Kelly.

« Donc oui, j’envisage, dans le but de dissuader davantage de mouvements par le biais de ces terribles réseaux » de séparer les enfants de leurs parents qui seraient entrés illégalement aux Etats-Unis. « On traiterait bien ces enfants pendant qu’on s’occupe de leurs parents », a encore affirmé le ministre de la Sécurité intérieure.

Kelly est à la tête du troisième plus grand ministère des Etats-Unis (après ceux de la Défense et des Anciens combattants), pour lequel travaillent 240.000 fonctionnaires et qui chapeaute 22 agences fédérales ayant pour mission de « protéger le pays des nombreuses menaces auxquelles il est confronté ».

A ce titre, il est un des féroces partisans des décrets anti-immigration édictés par Donald Trump. Il avait notamment vivement regretté que le premier décret pris fin janvier soit bloqué en justice, estimant que les juges américains vivaient « dans une bulle » qui les empêchait de voir la véritable menace pour le pays.

Le président américain a lundi signé un nouveau décret pour remplacer le premier, qui a été révoqué. Ce nouveau texte interdit pendant 90 jours l’entrée aux Etats-Unis de ressortissants de six pays musulmans.

http://www.huffingtonpost.fr/

Le Ku Klux Klan va jusqu’à tenter de recruter des noirs américains


Comment un groupe comme les KKK peut ainsi attirer des noirs américains sous prétexte de faire cesser les immigrations illégales. Peut-on vraiment oublier leur histoire et leur moralité ? Ceux qui croient en la suprématie blanche peuvent-ils vraiment se rallier à tous ceux qui ne sont pas de la même couleur de peau ou de religion ?
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Le Ku Klux Klan va jusqu’à tenter de recruter des noirs américains

 

KKK Rally in Georgia / Craig O’Neal via FlickrCC License by

L’impératif de la lutte contre l’immigration illégale aux Etats-Unis est en train de reléguer au second plan certaines positions d’habitude revendiquées par le Ku Klux Klan. Madame Noire rapporte en effet que les slogans traditionnels du groupe suprématiste blanc américain –tels que «pouvoir blanc» et «gardez l’Amérique américaine»– ont tendance à s’effacer, alors qu’il mène une campagne de recrutement dans plusieurs Etats (Caroline du Sud, Géorgie, Californie…). 

La nouvelle stratégie de communication du KKK s’apparente à une forme de dédiabolisation. Elle argumente en faveur d’une convergence des luttes inopinée entre le Ku Klux Klan et la communauté afro-américaine, soi-disant unis contre un ennemi commun dans la rhétorique des chevaliers encapuchonnés: l’immigré clandestin, en particulier mexicain.

«Nous pensons que notre gouvernement devrait intervenir et faire bien davantage pour sécuriser nos frontières. Tous nos emplois sont externalisés désormais, et pour ceux qui restent ici, les Américains noirs et blancs sont forcés d’entrer en compétition avec des Mexicains de l’autre côté de la frontière, parce qu’ils sont prêts à faire le job pour moins cher», a déclaré le leader du KKK, Robert Jones, rapporte Madame Noire.

Les tactiques de recrutement du groupuscule d’extrême droite (qui compte 8.500 membres) se transforment donc: les militants du Klan font du porte-à-porte au hasard, sans critère de race, de religion, ou de principes, car ils ne veulent pas être perçus comme «racistes». En Caroline du Sud, leurs flyers sont même accompagnés de friandises, c’est dire s’ils sont inoffensifs, et s’ils ne se bornent qu’à «suivre la Bible», comme l’a déclaré leur leader à WISTV.

«On commence à voir les blancs et les afro-américains se réveiller face à ce problème d’immigration illégale, a-t-il encore affirmé à Madame Noire. On commence à entrer en contact avec la communauté afro-américaine et à leur parler des mêmes questions, et ils sont d’accord avec le Klan pour dire que l’immigration illégale doit s’arrêter.»

Cette réorientation discursive en direction de l’immigration illégale s’explique par le caractère émotionnel de cette question, qui divise la société américaine. C’est ce qu’explique Mark Potok, porte-parole du Southern Poverty Law Center, une organisation de défense des droits civiques née du mouvement anti-ségrégation, interrogé par Orange County Register:

«Il est beaucoup plus facile d’intéresser les gens à l’immigration illégale» qu’aux sujets traditionnels des suprématistes blancs.

Cependant, interrogé par Madame Noire, Mark Potok soutient que le rapprochement supposé entre le KKK et la communauté afro-américaine relève du fantasme:

«L’idée que les noirs affluent vers le Klan, ou se rallient à son message parce qu’il est critique à l’égard de l’immigration illégale est simplement fausse. C’est une affirmation qui fait partie du message que le Klan cherche à transmettre selon lequel ils s’apparentent plus à un sympathique groupe de surveillance de voisinage qui ne méprise personne et qui est simplement fier de l’héritage blanc.»

Dès que l’on gratte un peu la couche de vernis communicationnelle du KKK, les antiennes suprématistes refont en effet très vite surface. Si l’on appelle la «Klan hotline», dont le numéro est indiqué sur les flyers, comme l’a fait un journaliste de l’Orange County Register, un répondeur automatique prône une politique du «tirer pour tuer» («shoot to kill» en anglais), et conclut:

«Souvenez-vous: si ce n’est pas blanc, ce n’est pas bien» («If it ain’t white, it ain’t right»).

http://www.slate.fr

Un juge autorise le début du profilage racial en Arizona


Vous imaginez donner le droit a un tel profilage racial, comment des gens vont être tourmenté sans raison,. Il risque à mon avis d’avoir beaucoup de droits violés pour un oui ou pour un non . il y aura sûrement de la ségrégation et beaucoup d’exagération
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Un juge autorise le début du profilage racial en Arizona

 

Un juge fédéral a donné son feu vert aux contrôles d’identité axé sur le profilage racial en Arizona pour lutter contre l’immigration clandestine. Sur cette photo d’archives, un immigrant clandestin est déporté vers son pays d’origine depuis l’aéroport Phoenix-Mesa Gateway, à Mesa en Arizona.

PHOTO CARLOS BARRIA, ARCHIVES REUTERS

Agence France-Presse
Washington

Un juge fédéral a donné son feu vert aux contrôles d’identité axé sur le profilage racial en Arizona pour lutter contre l’immigration clandestine, rejetant une plainte d’organisations de défense des droits de l’homme, selon le jugement obtenu jeudi.

Cette disposition est la plus controversée qui subsiste d’une loi des plus répressives jamais votée contre les sans-papiers aux États-Unis, que la Cour suprême a invalidée dans sa quasi-totalité en juin.

L’Union américaine contre les libertés civiles (ACLU) et d’autres organisations de défense des immigrés avaient demandé à la justice qu’elle soit bloquée dans l’attente de jugements au fond sur la constitutionnalité des contrôles d’identité.

En rendant sa décision en juin, la plus haute juridiction du pays avait autorisé les contrôles du statut migratoire de toute personne, même sans motif, mais laissé la porte ouverte à d’éventuels recours en justice concernant de possibles violations des droits de l’homme.

« Ce tribunal ne peut pas ignorer l’indication claire » donnée par la Cour suprême que cette disposition « ne peut pas faire l’objet d’un recours tant que la loi n’est pas entrée en application », a estimé la juge Susan Bolton du tribunal de Phoenix (Arizona).

« Comme l’a affirmé la Cour suprême, les plaignants ainsi que les États-Unis pourront contester cette disposition pour d’autres motifs ou pour des raisons constitutionnelles (…) après son application », a-t-elle ajouté dans sa décision rendue mercredi dont l’AFP a obtenu une copie.

L’ACLU a regretté, dans un communiqué, que le tribunal ait pris ce jugement sans avoir « examiné les nouvelles preuves significatives montrant que (cette disposition) a été votée avec une motivation discriminatoire ».

« Cette décision impose d’énormes contraintes sur d’innombrables habitants d’Arizona qui seront les victimes d’un contrôle racial d’identité et de rétentions illégales, en raison de cette loi », a souligné Cecillia Wang, chargée des droits des immigrés à l’ACLU.

Le ministère américain de la Justice avait annoncé le lancement d’une ligne téléphonique spéciale pour dénoncer d’éventuelles violations des droits de l’homme en Arizona après l’autorisation par la Cour suprême des contrôles au faciès dans cet État.

http://www.lapresse.ca