Une île norvégienne souhaiterait être le premier lieu au monde à abolir l’heure


Ce n’est pas le seul endroit que la nuit ou le jour sont plus long de quelques mois. Sur une île en Norvège, on veut supprimer l’heure, car pour eux, cela ne sert pas à grand chose. Je doute par contre que ce soit une bonne chose, même si l’idée est séduisante.
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Une île norvégienne souhaiterait être le premier lieu au monde à abolir l’heure

sommarøy abolition heure

La magnifique île de Sommarøy, où certains résidents désirent supprimer l’heure. | Getty Images/Cultura RF

Jean-Jerrold Pierre

Des Norvégiens résidant sur une minuscule île où le jour et la nuit peuvent persister plusieurs jours de suite, ont signé une pétition sur la suppression de l’heure. Une décision qui montre tout de même des complications tant au niveau professionnel que biologique.

À Sommarøy (ou île de l’été en norvégien), une petite île au nord de la Norvège, le heures ont peu de significations. En effet, le Soleil est complètement absent de Novembre à Janvier, et du 18 Mai au 26 juillet (seule période où son nom correspond), il ne se couche pas.

La plupart des habitants de ce village de pêcheurs ont laissé tomber leurs horloges et montres pour se contenter de leur propre notion du temps. Pour eux, il n’y a aucun problème à travailler à 2 heures du matin, ou recevoir des appels à des heures qui seraient considérées comme inconvenables pour nous.

Kjell Hveding, 56 ans, est l’un d’entre eux. Récemment, il a lancé une pétition dans le but de faire de l’île la première région au monde à supprimer l’heure.

Il explique que son application ne changera pas les habitudes de la majorité des villageois. Ce ne serait qu’une formalisation de leur train de vie qu’ils pratiquent depuis des générations, et cela pourrait éliminer le stress de la vie quotidienne imposé par les horaires.

Sur cette île où résident environ 320 habitants, Hveding a pour l’instant récolté une centaine de signatures. À présent, il souhaiterait que les membres du parlement signent également.

« Lorsque le gouvernement discute de la nouvelle loi sur l’hiver ou l’été ou avance le temps, nous rions encore ici, parce que cela n’a pas d’importance », déclare t-il sur CBC Radio.

Cependant, de nombreux inconvénients rendent l’abolition complète de l’heure difficile, voire impossible. Pour certains résidents, l’heure est encore nécessaire pour déterminer quand aller au travail, à l’école ou pour fixer des rendez-vous. Hveding avoue lui-même que l’horloge ne pourra jamais totalement disparaître de l’île, mais que l’application de la pétition dont les propositions sont encore confuses pourrait permettre une certaine autonomie et flexibilité que les signataires recherchent.

Un autre inconvénient est le corps humain lui-même. En effet, son fonctionnement sur 24 heures est régulé par le rythme circadien, qui permet de déterminer, par le biais d’hormones, l’heure du réveil, des repas, ou encore du sommeil. Généralement, ce cycle est synchronisé avec la lumière du Soleil. On pourrait penser que passer sa vie dans cette région où les alternances jour/nuit sont « déréglées » causerait une réadaptation du cycle circadien, mais Hanne Hoffman, éthologiste de l’Université d’État du Michigan, explique que ce n’est pas le cas.

« Le problème est que l’Homme n’a pas évolué dans l’Arctique. Nos corps se sont adaptés à ce cycle de 24 heures généré par la rotation de la Terre. Nous ne pouvons pas vraiment nous opposer à l’évolution, et c’est ce qui se passe dans ces endroits. Vous allez à l’encontre de ce que nous sommes programmés à faire ».

En résumé, le corps humain sait exactement comment se réguler même en l’absence du soleil. De nombreuses recherches ont prouvé des effets néfastes sur la santé dues à la perturbation de ce cycle, avec un risque accru de maladies cardiaques, de dépression, ou encore de cancers.

Même si la pétition est appliquée, les différents facteurs biologiques de la régulation du cycle finiront toujours par rattraper les personnes qui auront jeté toutes leurs montres et horloges, mais une chose est sûre : elle attirera l’attention de nombreux curieux dans le monde, qui voudront tester ce mode de vie, ce qui pourrait favoriser le tourisme dans La région.

Source : CNN

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Ces mystérieuses îles artificielles ont été construites par des hommes préhistoriques


Les îles artificielles sont faites par des humains, mais ce genre de site n’est pas récent, il semble en effet qu’ils datent de la préhistoire.
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Ces mystérieuses îles artificielles ont été construites par des hommes préhistoriques

Crédits : Fraser Sturt


par  Mathilda Caron

Les centaines d’îles arti­fi­cielles qui subsistent à travers les lacs d’Écosse, d’Ir­lande et du Pays de Galles seraient présentes depuis bien plus long­temps que les archéo­logues l’ima­gi­naient, rappor­tait la BBC le 13 juin.


Plus connues sous le nom de « cran­nogs », elles étaient autre­fois des lieux sacrés. Jusqu’à présent, les experts pensaient qu’elles dataient de l’âge du fer, envi­ron 800 ans av. J.-C. Mais une nouvelle étude publiée par la revue Antiquity révèle que certains des îlots sont beau­coup plus anciens, remon­tant à envi­ron 3700 ans av. J.-C. Ces conclu­sions sont basées sur des fouilles sous-marines qui ont mis au jour des construc­tions du Néoli­thique.

Crédits : Scot­tish Cran­nog Centre

« Ces îlots pouvaient être perçus comme des endroits spéciaux, notam­ment avec leur envi­ron­ne­ment aqua­tique créant une sépa­ra­tion avec la vie quoti­dienne », explique Duncan Garrow de l’uni­ver­sité de Reading. 

Aujourd’­hui, plus de 600 cran­nogs ont survécu.

Source : The Sun

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Une île hawaiienne entière vient de disparaître de la surface de la Terre


Les scientifiques savaient que cela arriverait, mais pas cette semaine. L’ile East island a disparusuite à l’ouragan Walaka. Cette ile était un lieu fréquenter par les phoques moine pour mettre leur bébé au monde et aussi pour les tortues vertes qui déposaient leurs oeufs et malheureusement ces deux espèces sont en plus menacées de disparition
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Une île hawaiienne entière vient de disparaître de la surface de la Terre

 

ile hawaii

Crédits : U.S. Fish and Wildlife Service

par Brice Louvet

On savait que cette petite île allait disparaître, mais on n’imaginait pas que cela pouvait se produire cette semaine. C’est pourtant le cas : East Island, une partie éloignée de la chaîne hawaiienne, vient d’être balayée par l’ouragan Walaka. Elle a aujourd’hui disparu.

Les images satellites signées de l’US Fish and Wildlife Service sont formelles. East Island n’est plus, balayée il y a quelques jours par l’ouragan Walaka, l’un des plus violents de l’année dans le Pacifique. La nouvelle est symbolique, et témoigne du futur de milliers de petits îlots condamnés par la hausse du niveau de la mer et la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes.


East Island Hawaii ouragan

 

East Island était la deuxième plus grande île du banc de sable de la Frégate française. (Image satellite prise en mai 2018.). Crédits : US Fish and Wildlife Service, DP

East Island hawaii ouragan

La même île, prise en photo il y a quelques jours. Crédits : US Fish and Wildlife Service, DP

Mauvaise nouvelle également pour la biodiversité. East Island, à l’instar de l’île de Tern, située non loin, était un important lieu de mise bas pour les phoques moines, et un lieu de nidification pour les tortues vertes, deux espèces aujourd’hui menacées.

Quant à savoir si ces deux espèces pourront une fois de plus s’adapter, difficile à dire :

« Les espèces résistent jusqu’à un certain point, explique en effet Charles Littnan, biologiste de la conservation, et responsable de l’administration nationale des océans et de l’atmosphère (NOAA). Mais il pourrait y avoir un point dans le futur où cette résilience ne sera plus suffisante ».

Les chercheurs prédisent par ailleurs que la disparition de cette petite île – un ancien banc de sable d’un kilomètre de long pour 120 mètres de large – ne sera pas la dernière.

« Nous allons voir beaucoup de ces histoires dans les années à venir », a notamment tweeté l’écologiste et écrivain Bill McKibben. « Et tout le monde sera triste ».

Source

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Quand les récifs coralliens sont menacés par… les rats


Les récifs coralliens sont en danger à cause de plusieurs facteurs dont les changements climatiques, les produits toxiques, mais aussi par les rats. Étrange ? Pas vraiment ! En fait dans certaines iles de l’océan indien, des rats se sont introduit a l’aide des bateau. Ils se sont adapté et manger les oeufs et poussins des oiseaux marins. Une conséquence dramatique, car leurs déjections fertilisent les coraux et aide a la croissance des poissons.
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Quand les récifs coralliens sont menacés par… les rats

 

Les récifs coralliens sont menacés par les rats.

Les récifs coralliens sont menacés par les rats.

CC0 CREATIVE COMMONS

Par Jimmy Leyes

Les rats présents sur certaines îles déciment les populations d’oiseaux marins en se nourrissant de leurs oeufs et des poussins. N’étant plus fertilisé par le guano des oiseaux, tout l’écosystème marin alentour est perturbé et les récifs coralliens déclinent. Pour contrer ce désastre écologique, les chercheurs préconisent l’éradication des rats de ces îles.

Le lien entre les rats et le corail n’est pas évident. Pourtant, une équipe de scientifiques vient de démontrer que les rongeurs nuisaient fortement à la biodiversité marine des récifs coralliens. Comment ? En tuant les oiseaux marins qui nichent sur les îles.

Explications.

Sur l’archipel des Chagos, au beau milieu de l’océan indien, les oiseaux marins comme les fous, les frégates, les macareux ou les sternes se nourrissent en mer, au large. Ils parcourent des centaines de kilomètres pour capturer des poissons dans l’océan. Puis tous les oiseux reviennent sur l’île où ils nichent. Leurs déjections (qui forment le guano), riches en nutriments de la mer, jouent le rôle d’engrais naturels et fertilisent le sol de l’île mais aussi les fonds marins à proximité de la côte. Tout cet écosystème se portait très bien jusqu’à ce que des envahisseurs venus du continent ne débarquent : les rats. Ces rongeurs sont arrivés avec les escales des humains, logés dans les cales des navires. Les rats, qui ont une faculté d’adaptation phénoménale, se sont nourris de ce qu’ils trouvaient sur l’île, c’est-à-dire des oeufs des oiseaux, des poussins ou même des adultes. Et tout l’équilibre écologique s’est vu perturbé.

760 fois plus d’oiseaux sur les îles sans rats

L’archipel des Chagos, dont la plupart des îles sont inhabitées, n’est pas un cas isolé. On estime que les prédateurs invasifs tels que les rats ou les renards ont décimé les populations d’oiseaux marins sur 90% des îles tropicales et tempérées du monde. Le phénomène est donc de grande ampleur. L’équipe du professeur Nick Graham, de l’Université de Lancaster (Royaume-Uni), s’est servie des îles Chagos comme d’un laboratoire naturel géant. Sur les 55 îles de l’archipel, 18 sont restées exemptes de rats. Le chercheur avait constaté que le contraste entre les îles infestées et celles préservées des rats était spectaculaire.

« Vous marchez sur l’une de ces îles, le ciel est plein d’oiseaux, c’est bruyant et ça sent fort parce que le guano est très âcre, explique à la BBC le Dr Graham. Si vous marchez sur une autre île, toute proche, de la même taille et de même altitude, vous n’entendez que les vagues qui clapotent sur le rivage car les rats l’ont colonisée. » 

D’après les scientifiques, les densités d’oiseaux marins sont 760 fois plus importantes sur les îles sans rat.

Les nutriments du guano favorisent la croissance des poissons

Pour comprendre les conséquences profondes de ce bouleversement écologique, l’équipe de chercheurs a entrepris d’évaluer la différence entre la richesse spécifique de six îles sans rats et de six îles infestées de rats (similaires en terme de taille, localisation et écologie). Pour ce faire, ils ont analysé des échantillons de sol insulaire et ont estimé le nombre d’espèces d’algues et de poissons dans les récifs environnants. Leurs résultats sont impressionnants.

L’abondance des poissons était plus importante autour des îles sans rats. 

« Nous avons également constaté que les poissons des récifs adjacents aux îles avec des oiseaux de mer grandissaient plus vite et étaient plus gros pour leur âge que les poissons des récifs près des îles infestées de rats », explique le professeur Graham.

Ainsi, la masse totale des poissons était 50% plus élevée autour des îles riches en oiseaux. L’abondance des poissons maintient le corail en bonne santé car ceux-ci se nourrissent des algues qui poussent sur les récifs et grignotent les coraux morts. Le flux de nutriments provoqué par les oiseaux marins favorisent aussi la croissance du corail. Grâce à l’analyse des algues et des éponges vivant sur le récif, les scientifiques ont su que les nutriments qui fertilisaient les jardins sous-marins provenaient bien des poissons dont se nourrissent les oiseaux. 

Eradiquer les rats pour ralentir le déclin des coraux

Cette étude, parue dans la revue Nature, apporte une nouvelle clé pour comprendre le déclin des récifs coralliens et les sauver. Les récifs du monde entier risquent déjà d’être complètement détruits à mesure que les menaces combinées du changement climatique et du ruissellement agricole toxique pèsent sur eux. Pourtant, leur importance est capitale pour la biodiversité sous-marine : ils couvrent moins de 0,1% de la surface des océans mais abritent environ un tiers de leur biodiversité.

 « À une époque où les menaces climatiques sont sans précédent pour les récifs coralliens, l’amélioration de la productivité et des fonctions clés de l’écosystème donnera aux récifs les meilleures chances de résister et de se remettre des perturbations futures, peut-on lire dans l’article. C’est l’un des exemples les plus clairs pour lequel l’éradication des rats entraînera une augmentation du nombre d’oiseaux de mer, ce qui renforcera la barrière de corail. » 

De plus, les récifs et les espèces marines qu’ils abritent fournissent des moyens de subsistance à des millions de personnes à travers le monde, de sorte que le déclin des coraux est en passe de devenir une crise humanitaire.

L’éradication des rats a été couronnée de succès sur 580 îles dans le monde.

« Elle devrait être une priorité de conservation pour les îles de récifs coralliens. Le retour des oiseaux de mer profiterait non seulement à l’écosystème insulaire, mais aussi aux écosystèmes marins côtiers adjacents » conclut Nick Graham.

 

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Le Saviez-Vous ► À lui tout seul, ce chat a exterminé une espèce d’oiseau sur cette île


Je suis contente que ma Fripouille soit une piètre chasseuse. J’aime les chats, mais aussi les oiseaux, je déplore les erreurs que l’humain fait quand il amène une nouvelle espèce dans un lieu. Quand le gardien de phare a amené son chat, il a fait de son animal un redoutable prédateur pour une espèce bien particulière d’une ile en Nouvelle-Zélande.
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À lui tout seul, ce chat a exterminé une espèce d’oiseau sur cette île

 

par  Malaurie Chokoualé

 

En janvier 1894, l’explorateur et médecin britannique David Lyall est devenu le gardien du phare de l’île de Stephens, petit bout de terre balayé par les vents au large de la Nouvelle-Zélande. Pour vaincre l’isolement dans ce lieu en grande partie inexploré, il y avait également amené son chat, Tibbles. Naturaliste amateur, il aimait explorer, observer et protéger la faune et la flore qu’il observait sur l’île. Il ne s’attendait pas à ce que son chat extermine toute la population de xéniques de Stephens (Traversia lyalli) de l’île.

Ce petit oiseau brun était incapable de voler, il pouvait seulement courir ou sauter d’une branche à l’autre. Originaire de Nouvelle-Zélande, des prédateurs comme le rat polynésien ont eu raison de lui. Une colonie a toutefois survécu sur l’île de Stephens. On pense que les oiseaux ont migré vers l’île pendant la dernière glaciation (il y a entre 120 000 et 10 000 ans de cela), alors qu’elle était encore connectée au continent. Quand le niveau des mers s’est élevé à la fin de cette période, l’île est devenue un paradis dépourvu de tout prédateur naturel. Cette quiétude est arrivée à son terme avec l’arrive de David Lyall et de son chat.

David Lyall n’avait jamais vu pareil oiseau. Et pourtant, il les connaissait tous. Mais quand Tibbles lui a amené le premier oiseau, il n’a pas pu le nommer. C’est pourquoi il a envoyé quelques spécimens – tués par Tibbles – à des ornithologues, dont le banquier et zoologiste britannique Walter Rothschild. C’est d’ailleurs ce dernier qui a proposé le nom scientifique Traversia lyalli, en l’honneur de Lyall et du naturaliste qui l’a aidé, Henry Travers. En l’espace d’un an, l’oiseau était devenu presque impossible à trouver cependant.

À partir de février 1895, le xénique de Stephens n’a été vu vivant que deux fois, dans les mois qui ont suivi. Leur extinction a été rapide. Aujourd’hui, une quinzaine de spécimens empaillés par Lyall se trouvent dispersés dans neuf musées différents à travers le monde. Trois ans après la mort de Lyall, en 1898, un nouveau gardien est arrivé sur l’île et il a rapidement organisé une chasse aux chats sauvages de l’île. En 1925, tous les chats de l’île avaient été tués.

Source : All About Birds

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Aucune femme n’avait accouché sur cette île depuis 12 ans: logique


Un premier bébé en 12 ans est né sur une île ou il est interdit de mettre au monde des enfants, tout simplement qu’il n’y a pas de maternité. Les mamans doivent rejoindre le continent pour accoucher. Sauf une qui ne savait pas qu’elle était enceinte. Cela veut sans dire que les mamans doivent quitter l’île au cours de la grossesse pendant plusieurs semaines. Il devrait avoir au moins des sage-femme avec un dispensaire.
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Aucune femme n’avait accouché sur cette île depuis 12 ans: logique,

 

 

© thinkstock.

Fernando de Noronha, petite île du Brésil, ne comporte pas de maternité. Les futures mamans sont priées de rejoindre le continent pour accoucher. Un impératif que n’a pu respecter une femme en déni de grossesse.

Pas de maternité, pas de bébé. Sur l’île de Fernando de Noronha (Brésil), aucune structure n’existe pour accueillir les mamans sur le point de donner la vie. Les accouchements sont donc interdits sur lîle et les femmes enceintes doivent obligatoirement rejoindre le continent.

Mais le week-end dernier, une jeune mère de 22 ans n’a pu se plier à cette règle. Et pour cause, elle n’était pas consciente de sa grossesse.

« Le vendredi soir, j’ai ressenti des douleurs et quand je suis allée à la salle de bain, j’ai aperçu quelque chose entre mes jambes. Le père de l’enfant est venu et l’a récupéré. C’était un bébé, une fille. J’étais stupéfaite », confie-t-elle anonymement au média brésilien O Globo.

Le bébé a rapidement été transféré à l’hôpital local. Une « naissance surprise » confirmée par l’administration locale. Une première depuis 12 ans. Plusieurs habitants de l’île ont salué cette  arrivée en offrant des cadeaux aux heureux parents.

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Changements climatiques : 7 défis pour l’humanité


Les défis que nous avons à faire face aux changements climatiques sont immenses. Autant par les catastrophes naturelles qui augmenteront, des pays, des villes qui disparaitrons sous les eaux, la famine, les conflits pour des ressources comme la nourriture, l’eau, les maladies transmissent par des insectes et animaux voyagent dans d’autres pays etc …
Il est probablement trop tard, mais ne rien faire, serait probablement pire.
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Changements climatiques : 7 défis pour l’humanité

 

Une centaine de personnes ont perdu la vie au Vietnam, et la vieille ville de Hội An, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, a été inondée. Photo : Reuters/Nguyen Huy Kham

Au moment où la communauté internationale est réunie à Bonn, en Allemagne, pour la 23e conférence de l’ONU sur le climat (COP23), la planète montre de plus en plus de signes de dérèglement. Et s’il était trop tard pour éviter les pires effets des changements climatiques? À quoi, alors, faudrait-il s’attendre? Voici quelques scénarios.

Un texte d’Alain Labelle

1. Des mégalopoles menacées par les eaux

New York, Mumbai, Tokyo.

D’importantes villes riveraines sont menacées d’être submergées, au cours de ce siècle, en raison de l’augmentation du niveau des océans liée à la fonte des calottes polaires et des glaciers.

Si certaines, parmis les plus riches, adapteront leurs infrastructures, d’autres risquent de disparaitre sous les flots.

Cette image montre en rouge les régions qui disparaissent sous les eaux si le niveau des océans monte de 6 mètres.

Cette image montre en rouge les régions qui disparaissent sous les eaux si le niveau des océans monte de 6 mètres.   Photo : NASA

Outre ces villes, des régions rurales entières de pays comme le Bangladesh, l’Indonésie et la Chine sont au même titre menacées.

Et c’est sans oublier les milliers d’îles, grandes et petites, qui risquent aussi de disparaître, et avec elles leur faune et leur flore.

Ce sont donc les milieux de vie de centaines de millions de personnes qui sont menacés.

2. Météo extrême à l’horizon

Des ouragans comme Irma et Matthew, mais aussi des sécheresses causant des feux de forêt comme ceux qui ont fait rage en Europe et en Californie cette année deviendront la norme dans les prochaines décennies.

La hausse des températures, particulièrement à la surface des océans, est l’un des éléments importants d’un cocktail météo qui favorise les événements météorologiques de cet ordre.

Vue aérienne de Toa Alta à  Porto Rico après le passage de l’ouragan Maria. Scène de désolation, plusieurs maisons détruites.

Vue aérienne de Toa Alta à Porto Rico après le passage de l’ouragan Maria Photo : The Associated Press/Gerald Herbert

Si on ne peut pas dire que ces manifestations extrêmes sont directement causées par les changements climatiques, les experts s’entendent pour affirmer que leur fréquence et leur puissance augmentent avec le réchauffement.

Il faut donc s’attendre à ce que les futures catastrophes naturelles fassent plus de victimes et que les dommages matériels explosent.

3. De l’air chaud et pollué dans vos poumons

Il y aura à l’avenir plus de périodes de canicule comme celles qui ont frappé l’Europe et l’Inde cet été.

Ces épisodes seront plus intenses et contribueront directement à la mortalité par maladies cardiovasculaires ou respiratoires, en particulier chez les personnes âgées et malades.

De plus, la pollution de l’air aggravera la saison des pollens, ce qui favorisera les allergies et l’asthme.

Des jeunes en Indonésie se rendent à pied à l'école malgré un smog épais.

Des jeunes en Indonésie se rendent à pied à l’école malgré un smog épais. Photo : Reuters/Antara Foto/Wahdi Setiawan

4. Des humains démunis devant la catastrophe

Qui dit sécheresse dit famine.

Les experts affirment que la faim est l’une des conséquences majeures des changements climatiques et que ce sont surtout les habitants des pays pauvres d’Afrique et d’Asie qui seront frappés par la situation.

Des milliers de personnes devront également migrer pour fuir des situations intenables et deviendront des réfugiés climatiques.

Selon l’ONU, environ 250 millions de personnes seront, d’ici 2050, forcées de s’exiler à cause des bouleversements du climat.

Au printemps dernier, des habitants de l’Afrique de l’Est se trouvaient au cœur d’une sécheresse dont certains experts attribuent l’importance historique aux changements climatiques.

Au printemps dernier, des habitants de l’Afrique de l’Est se trouvaient au cœur d’une sécheresse dont certains experts attribuent l’importance historique aux changements climatiques. Photo : Reuters/Feisal Omar

5. Des maladies qui voyagent

Les changements climatiques allongent la saison de transmission de certaines maladies et leur répartition géographique.

C’est le cas de la maladie de Lyme au Canada, qui progresse vers le nord à la vitesse de l’invasion d’une petite souris porteuse de la tique à l’origine de la maladie.

Le climat exerce aussi une forte influence sur le paludisme et la dengue, qui se propagent avec l’augmentation de l’humidité et de la chaleur.

Selon des études, pas moins de 2 milliards de personnes de plus pourraient être exposées au risque de transmission de la dengue d’ici les années 2080.

6. Des milieux océaniques et terrestres métamorphosés

Les changements climatiques menacent la biodiversité des écosystèmes terrestres et marins.

La répartition des espèces océaniques se réorganise complètement avec l’augmentation des températures et l’acidification de l’eau, et transforme radicalement le paysage planétaire.

Des espèces dangereuses comme certains crabes et méduses apparaîtront par ailleurs sous de nouvelles latitudes. Le système économique lié à la pêche s’en trouvera grandement déséquilibré.

De plus, les poissons des océans risquent de rapetisser de 30 % au cours des 30 prochaines années, en réponse au réchauffement des océans.

Un ours polaire assis sur une masse de glace dans le détroit de Lancaster, près de l'île de Baffin.

Selon des scientifiques, les températures dans l’Arctique montent deux fois plus vite qu’ailleurs sur la planète, mettant les animaux qui dépendent de la glace encore plus en danger. Photo : Radio-Canada/Jimmy Thomson

Des espèces changent leurs habitudes sur la terre ferme aussi.

Les cycles de vie de la faune et de la flore (les périodes de migrations, de reproduction, de floraisons, de pontes, etc.) changent, certains s’allongent et d’autres se raccourcissent. Certaines espèces n’arriveront pas à s’adapter au changement et disparaîtront.

Certains vignobles européens, par exemple, souffriront de la chaleur et de la sécheresse.

7. Des conflits liés au climat apparaissent

Les mouvements des populations dans les États, mais aussi entre les États, mettront de la pression sur des relations entre pays voisins parfois déjà difficiles.

Que ce soit pour fuir les éléments ou pour avoir accès à de l’eau potable ou à de la nourriture, les migrants du climat représenteront un enjeu humanitaire et géopolitique important dans les prochaines décennies.

L’accès à certaines ressources comme les poissons mène aussi à des conflits.

http://ici.radio-canada.ca