Si Trump était femme


Si le Président des États-Unis aurait été une femme ayant les mêmes défauts que Donald Trump, aurait-elle pu durer 2 ans au pouvoir ? J’en doute ! Il y aurait eu des protestations, des révoltes, elle aurait été destituée bien avant 2 ans.
Nuage

 

Si Trump était femme

 

DENISE BOMBARDIER

Samedi, dans Le Journal, Mathieu Bock-Côté opposait parité et compétence. Vaste et passionnant débat. Mais que dire de Trump, un incompétent ubuesque en train de déchirer son pays de manière irréversible ?

 D’abord, s’il était une femme, il ne serait pas au pouvoir. Vous imaginez un clone de Trump, présidente des États-Unis, qui se vanterait de mettre la main au pénis à tous les mâles qu’elle fréquente ?

 À l’inauguration de la nouvelle présidente, qu’aurait-on pensé des déclarations de celle-ci affirmant que Washington n’avait jamais réuni autant de spectateurs pour assister à son investiture, un total de plus de deux millions de personnes, alors que les pelouses du National Mall étaient à moitié vides ? Cette pratique du mensonge et des demi-vérités aurait eu vite fait de mettre un terme au régime d’une Trumpette. 

 Aurait-il été possible que cette présidente s’entourant à la Maison-Blanche de ses propres enfants comme conseillers sur les affaires internationales survive après de telles nominations ? 

Insultes

 Croit-on que cette présidente aurait traité en toute impunité les Mexicains de violeurs et de criminels ? Qu’une partie des citoyens américains l’auraient encensée et lui auraient emboîté le pas ? Aurait-elle insulté à longueur de semaine la presse et interpellé les journalistes, les accusant d’être des salauds et des enfants de … ?

Serait-elle encore au pouvoir après avoir congédié tant de proches collaborateurs de son administration ? Aurait-elle pu critiquer le président de la Banque mondiale pour ensuite mousser la candidature de sa fille à ce poste ? Jamais une femme n’aurait survécu à la tête du pays. La révolte aurait été générale.

L’immoralité, la grossièreté, l’inculture, l’ignorance de l’Histoire, l’incompétence politique et la désacralisation des institutions, toutes ces tares qui définissent Donald Trump seraient intolérables et auraient éjecté une Trumpette du pouvoir. Qui aurait l’outrecuidance de le nier ? L’égalité hommes-femmes demeure décidément un rêve utopique.

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L’ignorance


La connaissance est vraiment un grand manque chez les êtres humains, ils préfèrent les ouïes dires et nous sommes dans l’ère des fausses nouvelles qui prennent de plus en plus de place.
Nuage

 

 

L’ignorance

 

 

 

C’est l’ignorance, et non la connaissance, qui dresse les hommes les uns contre les autres.
 
Kofi Annan

Fléau


C’est ce que l’on peut constater, malheureusement. On préfère suivre les autres pour se faire des idées préconçues sans aller au fond des choses
Nuage

Fléau

 

 

Le principal fléau de l’humanité n’est pas l’ignorance, car l’ignorant a souvent des excuses, mais le refus de savoir

Simone de Beauvoir

Ignorance


Il est vrai que l’ignorance fait beaucoup de dégât et peut-être encore plus aujourd’hui, car nous avons plusieurs possibilités de s’informer, mais nous préférons les ouïes-dires, les rumeurs pour se forger une opinion
Nuage

 

Ignorance

 

“L’ignorance d’autrui est ce qui a rendu impossible l’unité jusqu’à aujourd’hui.”

Malcolm X

Séismes: les Québécois inconscients des risques qu’ils courent


Depuis que je suis dans l’Outaouais, c’est-à-dire environs 13 ans, j’ai senti au moins 3 séismes, car ma région Gatineau-Ottawa est la 2 ème zone au Québec qu’il est susceptible d’avoir des tremblements de terre. Même si le Québec n’a pas de séisme comme dans d’autres pays, il faut quand même savoir les bons gestes au cas que les secousses seraient assez fortes pour faire de gros dégâts
Nuage

 

Séismes: les Québécois inconscients des risques qu’ils courent

 

Une étude scientifique publiée en 2008 a désigné... (Photo Bernard Brault, archives La Presse)

Une étude scientifique publiée en 2008 a désigné la ville de Rivière-du-Loup comme la plus susceptible de tout le Canada d’être frappée par un séisme qui provoquerait des dommages structuraux importants.

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

PHILIPPE MERCURE
La Presse

Inconscients, mal préparés… et donc, vulnérables. Même si les trois quarts des Québécois vivent dans des zones à risque moyen ou élevé de tremblements de terre, la grande majorité d’entre eux sous-estiment la menace. Pire : les Québécois ignorent non seulement comment réagir en cas de séisme, mais ils ont en plus des réflexes carrément dangereux. Si vous croyez qu’il faut se réfugier au sous-sol ou fuir votre maison, par exemple, continuez votre lecture…

À RISQUE

Les tremblements de terre, ça arrive en Californie et au Japon, mais pas au Québec ? Détrompez-vous. En vérité, les trois quarts des Québécois, dont les Montréalais, vivent dans des zones considérées comme à risque « moyen ou élevé ».

« C’est vrai qu’on ne parle pas de séismes de magnitude 8 au Québec comme on le fait à Vancouver ou en Californie, précise Maurice Lamontagne, séismologue* à Ressources naturelles Canada. Mais ça peut monter à des magnitudes de 6 ou 7. Si ça survenait près d’une grande ville comme Montréal, Québec ou Ottawa-Gatineau, il n’y a aucun doute que ce serait assez pour causer des problèmes et des dommages importants. »

CHARLEVOIX VULNÉRABLE

Une étude scientifique publiée en 2008 a désigné la ville de Rivière-du-Loup comme la plus susceptible de tout le Canada d’être frappée par un séisme qui provoquerait des dommages structuraux importants. Les scientifiques estiment que les probabilités que cela survienne d’ici 50 ans y sont de 24 %, contre 21 % à Victoria, en Colombie-Britannique. La probabilité est de 9 % à Montréal et de 11 % à Vancouver. Au Québec, la région de Charlevoix est considérée comme la plus à risque, suivie de l’ouest du Québec (une zone qui englobe Gatineau et Montréal) et du Bas-Saint-Laurent.

DES MILLIARDS DE PERTES

En 2013, le Bureau d’assurance du Canada a chargé la firme d’experts internationaux AIR Worldwide d’évaluer les conséquences d’un tremblement de terre de 7,1 qui surviendrait à 10 km sous le fleuve Saint-Laurent, entre Baie-Saint-Paul et Montmagny. Leur scénario prévoit notamment des dommages « modérés à considérables » au centre commercial Fleur de Lys, à Québec, et aux bâtiments historiques du Vieux-Québec. Plusieurs ponts seraient aussi endommagés, dont ceux de l’autoroute Dufferin-Montmorency et du boulevard Jean-Lesage, au-dessus de la rivière Saint-Charles. Selon l’analyse, les pertes totales frôleraient les 61 milliards de dollars. L’expert René Tinawi explique que les bâtiments construits selon les versions récentes du code du bâtiment résisteraient généralement bien aux séismes, mais que les plus anciens, particulièrement ceux en briques, sont vulnérables.

INCONSCIENTS

Ces risques, les Québécois n’en sont pas conscients. En 2014 et 2015, un sondage mené par le Bureau d’assurance du Canada a montré que même si 75 % des Québécois habitent des zones à risque, seulement 12 % d’entre eux estiment que leur maison pourrait subir des dommages à cause d’un tremblement de terre. Le séismologue Maurice Lamontagne et le professeur de psychiatrie américain Brian Flynn ont rédigé un article scientifique à la suite de ces résultats, qui sera bientôt publié dans Seismologic Research Letters.

Ils y parlent d’une « sonnette d’alarme ». « L’ignorance des Québécois les rend vulnérables », a dit M. Lamontagne à La Presse.

« Les gens sont beaucoup plus sensibilisés sur la côte Ouest », commente aussi René Tinawi, expert en dommages sismiques et professeur à la retraite de Polytechnique Montréal.

Une initiative de sensibilisation, appelée « La grande secousse », a néanmoins été lancée par le ministère de la Sécurité publique du Québec avec différents partenaires.

MAUVAIS RÉFLEXES

Le Bureau d’assurance du Canada a aussi demandé aux Québécois comment ils réagiraient en cas de séisme. Les résultats sont qualifiés de « troublants » par l’expert Maurice Lamontagne. La réponse la plus populaire des Québécois, soit se réfugier sous un cadre de porte, n’est généralement plus recommandée, car les cadres de porte ne sont pas plus solides que le reste du bâtiment dans les maisons modernes et que les portes peuvent bouger et frapper les occupants. La réponse qui suit en popularité, soit sortir de la maison, est carrément dangereuse, car elle augmente les chances d’être atteint par des débris ou de se blesser en fuyant. Vient ensuite la fuite au sous-sol, une réaction recommandée en cas… de tornade.

SE BAISSER ET S’ABRITER

Seulement 15 % des Québécois ont fourni une réponse qui s’approche de la bonne réaction, qui se décline en trois étapes.

Un : baissez-vous vers le sol avant que les secousses ne s’en chargent.

 Deux : abritez-vous sous une table ou un meuble solide.

Trois : agrippez-vous solidement jusqu’à ce que les secousses cessent.

« Du point de vue de la préparation à une situation d’urgence, ces résultats sont troublants. Un séisme large ou modéré similaire à ceux qu’a connus le Québec dans le passé représenterait un réveil brutal et tardif pour plusieurs », écrivent les chercheurs Maurice Lamontagne et Brian Flynn dans leur article scientifique.

NON ASSURÉS

L’autre conséquence de la méconnaissance des risques liés aux tremblements de terre est que les Québécois ne sont généralement pas assurés contre eux. Lors du sondage mené par le Bureau d’assurance du Canada, 32 % des Québécois assurés ont dit croire que leur police couvrait les dommages causés par les tremblements de terre, alors que ce n’est généralement pas le cas. Dans les faits, le Bureau d’assurance du Canada observe que seulement 3 % des Québécois ont une protection contre les tremblements de terre. En comparaison, la proportion est de 45 % en Colombie-Britannique et atteint 70 % dans la ville de Victoria.

FAILLES

Le Québec n’est pas situé à la rencontre de deux plaques tectoniques, ce qui lui évite les immenses soubresauts comme ceux qui secouent la Californie ou le Japon.

« Il reste qu’il y a des zones actives dues à des failles préexistantes, explique le séismologue Maurice Lamontagne. Lorsque des contraintes géologiques se font sentir, ces failles peuvent être réactivées, ce qui crée les secousses. »

– Avec la collaboration de William Leclerc

* M. Lamontagne préfère le terme « séismologue » à « sismologue », ce dernier étant, selon lui, surtout utilisé en Amérique pour les experts de la sismique du pétrole.

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