Le Saviez-Vous ► Histoires de pleine lune


La lune, l’astre de la nuit qui inspire toujours les amoureux, les poètes et les scientifiques. La nouvelle lune, la pleine lune, la lune bleue, l’éclipse lune … sont toujours des phénomènes intéressants. Et il y a les croyances comme celle du loup-garou, ou encore des trucs de grand-mère pour des vêtements plus blancs qui n’est parait-il pas tout à fait faux, sans compter les naissances et certaines maladies mentales …
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Histoires de pleine lune

A full moon rises behind U.S. Border Patrol... (photo Mike Blake, archives reuters)

A full moon rises behind U.S. Border Patrol agent Josh Gehrich as he sits atop a hill while on patrol near Jacumba, California, U.S., November 14, 2016. REUTERS/Mike Blake SEARCH « WILD HORSE » FOR THIS STORY. SEARCH « WIDER IMAGE » FOR ALL STORIES. TPX IMAGES OF THE DAY

PHOTO MIKE BLAKE, ARCHIVES REUTERS

 

ISABELLE MORIN
La Presse

L’astre de la nuit a joué divers rôles dans l’histoire de l’humanité, dont celui d’horloge naturelle. Il a aussi servi de prétexte pour expliquer l’inexplicable. Jamais il ne nourrit autant l’imaginaire que lorsqu’il est bien rond dans le ciel.

LE MOTEUR DES MARÉES

La Lune attire à des degrés divers tout ce qui est sur Terre – de la croûte terrestre, qui se soulève de 10 à 20 cm deux fois par jour, aux grandes étendues d’eau. Cette attraction se manifeste de manière évidente dans le phénomène des marées : comme l’eau est fluide, elle se répartit autrement sur la surface de la Terre, donnant l’impression que l’océan se gonfle et se rétracte.

Quand la Lune est aux antipodes du Soleil, comme c’est le cas lors de la pleine lune et de la nouvelle lune, l’influence de ces deux astres s’additionne, provoquant ainsi des marées plus fortes. Ce phénomène est amplifié lorsque la Lune est à son périgée – autrement dit, au point de son orbite le plus proche de la Terre, ce qui se produit tous les 13 mois.

La prochaine pleine lune périgéenne, ou « super lune », aura lieu le 1er janvier 2018. Comme c’est l’hiver et qu’il y a plus de tempêtes, on peut d’ores et déjà anticiper des inondations sur les côtes, prévient Marc Jobin, astronome au Planétarium de Montréal.

« S’il n’y a pas de glace qui s’est formée pour protéger le rivage, Percé est mieux d’attacher son reste de bord de mer ! »

La durée d’un cycle lunaire est en moyenne de 29 jours, 12 heures, 44 minutes et 3 secondes.

DES TROUS PARTOUT

La Lune est constituée essentiellement de roche. Comme il n’y a ni eau, ni air, ni sable pour offrir une résistance ou éroder sa surface, n’importe quel caillou qui y tombe forme un trou.

À CHAQUE PLEINE LUNE SON NOM

Chez les anglo-saxons, chaque pleine lune porte un nom qui lui est propre selon le mois et les événements qui s’y rapportent : par exemple, la pleine lune des fraises (Full Strawberry Moon) a lieu en juin, la pleine lune de neige (Full Snow Moon), en février.

LA LUNE BLEUE

« Blue Moon ». Ces mots vous évoquent peut-être une célèbre chanson. Sachez qu’ils font aussi référence à la deuxième pleine lune d’un même mois. La dernière lune bleue a eu lieu en juillet 2015 ; les prochaines, en janvier et mars 2018. Lorsqu’on dit « once in a blue moon » (une fois par lune bleue), on veut dire qu’une chose n’est pas impossible, mais qu’elle ne risque pas de se présenter de sitôt !

DES VÊTEMENTS PLUS BLANCS QUE BLANCS

Étendre ses vêtements dehors les nuits de pleine Lune les rendrait plus blancs et pourrait même venir à bout des taches tenaces, selon une croyance de grands-mères.

« Il y a une part de vrai dans cette histoire, mais ce n’est pas à cause de la Lune elle-même, soutient Robert Lamontagne. Lorsqu’elle nous paraît très claire, c’est que le ciel est sans nuages et que le taux d’humidité est faible. Les nuits sont alors plus fraîches. Il se crée donc un peu plus de rosée qui va blanchir les draps, parce qu’elle est légèrement oxygénée, un peu comme du peroxyde. »

LA FACE CACHÉE DE LA LUNE

La Lune tourne sur elle-même à un rythme semblable à celui de sa révolution autour de la Terre. Résultat, on voit toujours la même face de notre satellite, à peu de choses près, et ce, peu importe où l’on se situe sur le globe. Les Soviétiques n’ont réussi l’exploit de photographier sa face cachée qu’en 1959.

Son côté visible de la Terre n’est cependant pas dénué d’intérêt. Dans ses dessins, certains décèlent le visage d’un sympathique personnage. Les populations de l’hémisphère Sud y voient plutôt un lapin. Pour l’observer (et épargner le prix d’un billet d’avion), renversez complètement la tête par soir de pleine lune.

QUAND HERGÉ S’INSPIRE DE COLOMB

Beaucoup de fausses croyances sont associées à la Lune, mais en découlent tout de même de bonnes histoires vraies. Sachant qu’une éclipse lunaire allait se produire, Christophe Colomb aurait utilisé ses connaissances en astronomie auprès des tribus aborigènes qui le gardaient captif, en menaçant de faire disparaître la Lune. Hergé s’est par la suite inspiré de cette histoire dans Tintin et le temple du Soleil, à une nuance près : Tintin tire profit d’une éclipse solaire.

LA LÉGENDE DES LOUPS-GAROUS

Selon le folklore populaire, des hommes se transforment en loups les soirs de pleine Lune. Jusqu’au XVIIIe siècle, ces présumées créatures étaient pourchassées. Des hommes ont d’ailleurs payé ces croyances de leur vie à la suite d’horribles souffrances. Des maladies pourraient avoir été à l’origine de ces croyances, comme le mentionne l’un des fondateurs de l’Organisation pour la science et la société, Ariel Fenster, dans un extrait de son blogue publié dans Sciencepresse.ca.

La lycanthropie clinique est un trouble psychiatrique selon lequel un sujet se croit transformé en loup. En raison d’un dérèglement hormonal, l’hypertrichose provoque une pilosité excessive, notamment au visage. Les personnes atteintes d’un type de porphyrie présentent, quant à elles, différentes caractéristiques des loups-garous, dont une sensibilité à la lumière ainsi qu’une coloration rougeâtre des ongles et des dents causée par la destruction de certains tissus.

Source d’hystérie et d’autres maux

Il y a quelques années, un chercheur de l’Institut de recherche sur les exoplanètes, le professeur Pierre Bastien, a analysé les anciens registres des naissances de la colonie française, des données « pures », puisqu’il n’y avait pas d’obstétrique ou d’électricité à l’époque. Ses statistiques ont permis de constater qu’il n’y a aucune corrélation entre la pleine Lune et le nombre de naissances.

La professeure à l’École de psychologie de l’Université Laval Geneviève Belleville s’est quant à elle intéressée à l’influence de cet astre sur la santé mentale. En passant en revue les cas de 771 personnes qui se sont présentées aux urgences entre 2005 et 2008, son équipe a pu constater qu’il n’y a aucun lien entre la pleine Lune et la détresse psychologique.

L’un des arguments évoqués pour expliquer ces croyances est que la Lune a une influence sur les marées. Puisque le corps humain est composé à plus de 60 % d’eau, il serait forcément soumis au même phénomène. Suivant cette logique, nous pourrions voir des marées dans notre bain, commente l’astrophysicien Robert Lamontagne, de l’Université de Montréal.

 « Cet effet ne fonctionne que sur les grandes quantités d’eau et de sol, précise-t-il. Un camion qui passe dans la rue en face de chez vous a plus d’effet sur votre corps que la Lune. »

Les croyances sont malgré tout tenaces, même au sein du personnel médical.

« Il existe ce qu’on appelle « la prophétie autoréalisante », c’est-à-dire que lorsqu’on a une croyance particulière, on est plus attentif aux informations qui confirment cette croyance, soutient Geneviève Belleville. Il y a juste les gens qui croient aux miracles qui voient des miracles. Les gens qui croient à l’influence de la pleine Lune vont voir l’influence de la pleine Lune. »

Des phénomènes liés à la pleine lune

 

Éclipses de Lune

 

Lors d’une éclipse lunaire, le Soleil, la Terre et la Lune se trouvent alors sur le même axe.

PHOTO BEN CURTIS, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

C’est nécessairement à la pleine lune que les éclipses lunaires se produisent. Soleil, Terre et Lune sont alors dans le même axe.

« Lorsque l’alignement est vraiment parfait, la Lune passe directement dans l’ombre de la Terre », explique l’astronome Marc Jobin, ce qui peut durer aussi peu que quelques minutes à près de 3 h 30 min

Avis aux voyageurs : on pourra cette année observer une éclipse lunaire partielle le 7 août dans l’océan Indien.

Quand la lune rougit

La Lune doit les teintes dorées ou orangées qu’elle arbore parfois à la poussière, à l’humidité et à d’autres particules en suspension dans l’air agissent à l’instar d’un filtre et rougissent la lumière.

PHOTO PETER KOMKA, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

La Lune se couvre parfois de teintes dorées ou orangées.

« L’été, il y a souvent des périodes de canicule, ce qui sous-entend qu’il y a beaucoup de poussière, d’humidité et d’autres particules en suspension dans l’air, dit le spécialiste du Planétarium. Elles agissent comme un filtre et rougissent la lumière, particulièrement lorsque les astres sont très bas, comme au lever de lune. »

La super Lune

La Lune est alors à son point le plus près de la Terre – son « périgée ». Elle peut ainsi paraître jusqu’à 14 % plus grosse et 30 % plus brillante qu’à l’ordinaire.

http://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► L’hystérie, la démence… pour accabler les femmes, toutes sortes de maladies ridicules ont été inventées dans le passé


Il est vrai qu’entre homme et femme, la maladie peut agir différemment, et certaines touchent plus un sexe que l’autre. Cependant, la médecine a longtemps négligé les femmes et les médecins ont préféré inventer des maladies souvent sexistes et inutiles, et même très dangereuses si on songe, par exemple, que là les femmes ont été en grand nombre à subir une lobotomie à comparer aux hommes
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L’hystérie, la démence… pour accabler les femmes, toutes sortes de maladies ridicules ont été inventées dans le passé

 

Par Charlotte Arce

Hystériques, folles à lier, désaxées, névrosées… : parce qu’elles sont considérées comme instables et émotives, les femmes ont longtemps été soupçonnées par le corps médical d’être sujettes aux maladies mentales. La preuve avec ces 6 pathologies « typiquement féminines » et totalement invraisemblables inventées pour maintenir les femmes à leur place, comme le révèle le site américain Mic.

La « bicycle face »

C’est sans doute l’un des maux touchant les femmes les plus idiots jamais imaginées, affirme Mic.com. En 1895, le journal The Springfield Republican publie un article dans lequel il met en garde les femmes contre les ravages causés par la bicyclette. En se déplaçant régulièrement en vélo, elles prenaient le risque d’être victimes du syndrome de la « bicycle face » (littéralement, le visage du vélo), c’est-à-dire de voir leur visage rester irrémédiablement figés dans une grimace d’effroi. L’épuisement, l’insomnie, les palpitations cardiaques, les maux de tête et la dépression étaient aussi considérés comme des effets secondaires d’une pratique régulière de la bicyclette chez les femmes.

Surtout, la bicyclette a été le premier moyen de transport que les femmes pouvaient prendre seules et sur de longues distances sans avoir besoin d’un homme à leurs côtés. En cela, le vélo est lié à l’émergence du féminisme. Le magazine Vox souligne d’ailleurs qu’en Angleterre, les Suffragettes étaient de grandes amatrices de bicyclette, et que son adoption par de nombreuses femmes a grandement contribué à révolutionner la tenue des femmes, qui, pour mieux pédaler, ont fini par abandonner le corset.

L’utérus vagabond

Grand classique des pseudo-pathologies féminines, le syndrome de « l’utérus vagabond » trouve ses racines dans la Grèce Antique : Hippocrate, considéré comme le père de la médecine, le décrivait comme « un animal dans un animal » (sympa…) qui ferait vibrer le corps de la femme et affecterait ses humeurs et sa santé.

L’une des « prescriptions » pour lutter contre le syndrome de l’utérus vagabond a d’ailleurs longtemps été de tomber régulièrement enceinte pour empêcher l’utérus de se balader. Un médecin byzantin aurait également conseillé aux femmes qui souffraient de ce mal de crier ou d’éternuer pour maintenir leur utérus en place.

L’hystérie

Tout droit dérivé du syndrome de l’utérus vagabond, l’hystérie (utérus en grec) est restée fortement associée à la féminité, en dépit des efforts au XIXe siècle de Charcot, Janet, Freud, Breuer, etc. qui ont chacun démontré l’existence d’hystéries chez les hommes.

D’après les médecins de l’époque, l’hystérie se traduit par « la maladie de l’utérus », aux symptômes aussi variés que « l’anxiété, l’insomnie, l’irritabilité, la nervosité, le fantasme érotique, des sensations de lourdeurs dans l’abdomen, l’oedème pelvien et la lubrification vaginale ». Le remède prôné par les médecins et les sages-femmes ? Un « massage des organes génitaux jusqu’à l’orgasme » des femmes souffrant d’hystérie grâce aux premiers vibromasseurs de l’histoire. Pour une fois qu’une fausse maladie (et sexiste de surcroît) sert à quelque chose…

La surcharge émotionnelle

Parce qu’elles sont incapables de maîtriser leurs émotions et en perdent forcément à un moment ou à un autre la raison, les femmes sont aussi les premières et principales victimes des lobotomies, ces opérations chirurgicales archaïques ayant pour but d’interrompre certains circuits neuronaux pour traiter les maladies mentales.

La première lobotomie de l’histoire a d’ailleurs été réalisée sur une femme au foyer du Kansas en 1936. Walter Freeman, le psychiatre qui a prescrit l’opération, aurait diagnostiqué une « surcharge émotionnelle ayant conduit à la maladie mentale ». Il en aurait conclu que le seul remède qui vaille soit de couper certains nerfs dans le lobe frontal (siège de la personnalité et des fonctions cognitives supérieures) pour stabiliser la maladie mentale de la patiente.

Avant d’être privé d’exercer en 1967 suite à la mort d’un de ses patients sur la table d’opération, Walter Freeman a eu le temps de réaliser au moins 3 500 lobotomies dans 23 États américains. Selon les experts, les États-Unis ont pratiqué plus de 50 000 lobotomies au début des années 50.

Une pratique répandue dans de nombreux pays, parmi lesquels la Suède. Le Journal of the History of the Neurosciences: Basic and Clinical Perspectives estime que 63% des lobotomies réalisées dans le pays ont été pratiquées sur des femmes.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Hystérie : Quels symptômes ?


Savez-vous vraiment ce qu’est une personne hystérique ? En psychiatrie, c’est vraiment tout autre image que j’avais en tête.
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Hystérie : Quels symptômes ?

Hystérie, ce terme, souvent utilisé dans le langage courant, signifie généralement dans ce contexte des choses assez diverses.

Tu es hystérique signifie parfois : « tu t’énerves pour rien », « tu en rajoutes vraiment » ou encore « je ne comprends rien à ton fonctionnement ! »

Pourtant, le terme « hystérie » possède une toute autre signification en médecine psychiatrique où l’hystérie elle-même correspond à des symptômes que l’on retrouve au premier plan chez un type de personnalité pathologique, les personnalités hystériques.

Les symptômes hystériques

 

L’hystérie s’observe chez une personne qui a envie d’être remarquée.

Il semble que ses attitudes signifient toutes : « regardez-moi, admirez-moi… » Elle est donc en représentation, cherche à séduire, à attirer l’attention de manière exagérée. Ces symptômes sont observés plus souvent chez des femmes que chez les hommes, et elles ont tendance à théâtraliser leur comportement, à dramatiser, voire fabuler, mentir jusqu’à se situer dans la mythomanie.

La réalité est travestie, fantasmée, rêvée alors que la réalité se trouve parfois ignorée.

Les relations humaines ont tendance à être érotisée et l’hystérie est souvent liée au donjuanisme (séduction libertine souvent sans scrupules), une tendance à collectionner les relations amoureuses, alors que la sexualité est souvent pleine d’inhibitions ou de difficultés.

Quelles sont les pensées liées à l’hystérie ?

 

Une personne aux tendances hystériques a des pensées expliquant son comportement.

Comme par exemple :

  • je dois être au centre de l’attention pour me sentir exister ;
  • pour être heureux(se), j’ai besoin que les autres me remarquent ;
  • si je charme autour de moi, on ne remarquera pas mes faiblesses, on m’aimera et l’on m’aidera, car je ne sais pas me débrouiller seul(e) ;
  • j’ai l’impression de n’être rien si l’on ne fait pas attention à moi ;
  • je veux que l’on me trouve irrésistible ;
  • j’ai peur que l’on ne m’aime pas ;
  • sans les autres, je ne suis rien.

La conversion hystérique, c’est quoi ?

 

L’hystérie est un problème psychique, et pourtant, il peut retentir sur le corps et entraîner des signes physiques, lorsque le mal-être se transforme donc en malaise corporel : c’est la conversion hystérique, ou somatisation hystérique.

Cette conversion peut mimer une maladie, et les plaintes sont souvent en relation avec la représentation du corps que se fait la personne atteinte. Il peut aussi bien s’agir de trouble sensoriel (surdité, cécité), de difficultés à parler, de troubles sensoriels comme des douleurs ou des anesthésies, des problèmes digestifs ou respiratoires, de somnambulisme, etc.

La personnalité hystérique

 

Cette personnalité hystérique est une personnalité pathologique c’est-à-dire anormale.

Il s’agit d’un état hystérique chronique, de fond, et pas seulement de moments d’exacerbation de symptômes hystériques.

L’expression hystérique des symptômes de la personnalité hystérique cache souvent un fond dépressif, un caractère faible ou influençable ou versatile. D’autres personnalités hystériques sont plutôt en apparence autoritaires et assurées.

La personnalité hystérique ou histrionique typique est définie de manière très précise dans la bible des troubles mentaux, le DSM4.

Pour parler d’une personnalité hystérique, il faut observer au moins 5 des 8 caractères suivants :

  • Le sujet est mal à l’aise dans les situations où il n’est pas le centre de l’attention.
  • L’interaction avec autrui est souvent caractérisée par un comportement de séduction inadapté ou une attitude provocante.
  • L’expression émotionnelle est superficielle et changeante.
  • Le sujet utilise régulièrement son aspect physique pour attirer l’attention.
  • La manière de parler est très subjective, et pauvre en détails.
  • Il y a une dramatisation, une exagération de l’expression émotionnelle.
  • Le sujet fait preuve de suggestibilité. Il est facilement influencé par les autres ou par les circonstances.
  • Le sujet a tendance à considérer que ses relations sont plus intimes qu’elles ne le sont en réalité.

Lorsqu’au moins 5 de ces 8 éléments sont présents de manière chronique et stable et sont apparus à l’adolescence ou peu après, on peut parler de personnalité hystérique.

Article publié par Dr Catherine Solano

Sources : Margot Phaneuf, Qu’est-ce que la personnalité histrionique ? M.éd., PhD. mars 2014.

http://www.e-sante.fr

Le Saviez-Vous ► L’étonnante histoire de la théorie de « l’utérus mobile »


Wow !! Je suis bien contente que la médecine féminine a évolué à notre époque. Non, mais les femmes avaient le dos large quand tout était une question d’anatomie féminine pour leurs maux physique et psychologique
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L’étonnante histoire de la théorie de « l’utérus mobile »

 

"Une leçon clinique à la Salpêtrière" de André Brouillet.

Une leçon clinique à la Salpêtrière, d’André Brouillet.

Dans sa chronique hebdomadaire « Fantastically Wrong » (« fantastiquement faux »),le site Wired se livre à une analyse historique des théories les plus farfelues qui ont fait autorité dans la science d’hier.

« Parce que quand il s’agit de comprendre le monde, les erreurs sont un moyen de voir nos progrès », explique le site.

Cette semaine, Wired s’intéresse à l’étonnante théorie des « utérus mobiles ».

« Désolée d’être de si mauvaise humeur, mon utérus n’arrête pas de bouger dans mon torse depuis hier. »

Voilà ce qu’une femme née dans la Grèce ancienne pouvait expliquer pour justifier ses sautes d’humeur.

« Car en ce temps, il n’y avait pas de pire affliction qu’un utérus qui spontanément migrait vers la région abdominale », explique Wired.

Les médecins grecs, parmi lesquels l’illustre Platon ou l’assermenté Hippocrate, se figuraient en effet que l’utérus était la clé de la différence entre les hommes et les femmes, autant physiquement que mentalement.

Le médecin Arétée de Cappadoce écrivait ainsi que l’utérus était « un animal dans l’animal », un organe qui « bouge de lui-même ici et là dans le corps ». Il pouvait ainsi aller s’associer au foie, provoquant la mélancolie, ou encore grimper dans le corps pour causer indolence, fatigue physique et vertiges. En revanche, quand l’utérus redescendait dans le corps féminin, il provoquait dès lors « une grande impression d’étouffement, une perte de la parole et de la sensibilité » qui pouvait résulter parfois en une « mort soudaine et imparable ».

Pour guérir ces maux, les médecins de l’époque affirmaient que l’utérus était attiré par les bonnes odeurs. Dès lors, il suffisait d’appliquer des fragrances au vagin de la patiente, ou lui faire respirer des odeurs nauséabondes pour que l’utérus reprenne sa position traditionnelle dans le corps.

Cette théorie permettait également d’asseoir la domination masculine dans la société grecque.

Selon la spécialiste de la médecine antique Helen King, auteure d’un essai intitulé Il était un texte : l’hystérie chez Hippocrate, les médecins conseillaient en effet aux femmes d’être le plus souvent enceinte possible, afin de garder l’utérus occupé et l’empêcher de se balader dans le corps.

Plus tard, les sociétés prirent leurs distances avec cette théorie.

Les Romains découvrirent ainsi grâce au médecin Galien que l’illusion d’un utérus mobile était en fait due « aux tensions dans les membranes qui composent le corps humain ».

Selon lui, le problème principal venait de la « suffocation » de l’utérus par l’accumulation des sangs, qui produisait des vapeurs internes et influaient sur les autres organes, précise Wired.

Chez les Byzantins, le médecin Paul d’Egine avait trouvé un remède aux maux féminins : l’éternuement et les cris. Une technique de soin qui fut importée par le monde musulman, et se perpétua jusqu’au Moyen Age.

Ce n’est que vers 1500 qu’émergea la « conception traditionnelle de l’hystérie féminine », note Helen King dans son ouvrage, c’est-à-dire « la conception qui met en cause l’utérus pour justifier l’irrationalité des femmes ».

« En quelques siècles, l’utérus était devenu de moins en moins une manière de justifier de maladies physiques, mais de plus en plus un manière de justifier des dysfonctionnements psychologiques », note la spécialiste.

Il faudra attendre le XVIIIe siècle pour que les scientifiques affirment que l’hystérie était davantage due à des problèmes cérébraux qu’en lien avec l’utérus. Les traitements de l’utérus – incluant l’hypnose, des outils vibrants ou encore des jets d’eau virulents sur l’abdomen des femmes – se poursuivirent tout de même jusqu’au XIXe siècle. La littérature victorienne est ainsi peuplée de femmes« touchées par des vapeurs », contraintes de respirer des sels pour se remettre de leurs émotions, dans la droite lignée des préceptes d’Hippocrate.

L’émergence de la psychiatrie moderne a permis de comprendre qu’hommes et femmes sont indifféremment touchés par l’hystérie. Reste que le terme même d’hystérie conserve en son sein l’histoire de cette théorie farfelue, car il vient étymologiquement du latin hystera (« matrice »), et du grec ancien ὑστέρα,hustéra (littéralement « qui est en bas »).

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Le Saviez-vous ► 6 des épidémies les plus étonnantes, ça change de la grippe


On surveille les épidémies de grippe ou toutes maladies pouvant se propager pour créer une pandémie. Mais, dans le passé, il y a eu des épidémies bizarres, provoquées peut-être par l’ignorance, l’hystérie collective, mais on quand même pu faire quelques dégâts
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6 des épidémies les plus étonnantes, ça change de la grippe

 

Alors que la grippe et la gastro ravagent le pays, on s’est dit que toutes ces maladies à la con commençaient à nous fatiguer un peu. Où est la folie ? Où est la fantaisie ?

Si vous aussi vous en avez marre de H1N1, ce top devrait vous plaire. On est allé fouiller un peu les archives d’Internet à la recherche des épidémies étranges, inexpliquées, des hystéries collectives aux symptômes bizarres, et on vous a ressorti 6 cas très, très particuliers. Danse, fou-rire, évanouissement, vous allez être servi. Désinfectez-vous les mains, mettez votre petit masque, ce top est contagieux.

  1. Épidémie dansante – 1518

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    Crédits photo (creative commons) : Hendrik Hondius

    L’épidémie la plus cool de ce classement est une épidémie…de danse. En juillet 1518 à Strasbourg, une femme nommée Frau Troffea se mit à danser seule au milieu de la rue. Un mois après, ils étaient 400 à faire de même, sans trop savoir pourquoi, et sans jamais s’arrêter. Certains décédèrent d’épuisement, d’autres de crises cardiaques ou d’accidents vasculaires cérébraux, bref, ça dansait sec. L’épidémie s’estompa doucement sans que personne ne comprenne vraiment ce qui s’était passé. Le Harlem Shake n’a finalement pas inventé grand chose.

    (voir Le Saviez-Vous ► 1518, STRASBOURG ENTRE DANS LA DANSE…)

  • Épidémie de fou rire de Tanganyika – 1962

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    Un peu plus sympa qu’une épidémie de peste noire, une épidémie de fou-rire. C’est ce qui est arrivé dans le village de Kashasha en Tanzanie quand, en 1962, 3 jeunes filles ont commencé à rire, très vite suivies par toute leur classe. Le fou-rire s’est répandu dans toute l’école et certaines jeunes filles ont ri pendant plus de 2 semaines, forçant l’école à fermer. Les médecins ont qualifié cette crise de « maladie psychogène de masse », d’autant qu’après la fermeture du pensionnat, le rire s’est propagé dans plusieurs villages alentour, touchant plus de 1000 personnes sur une période de 18 mois.

  • Épidémie d’évanouissement en Cisjordanie – 1983

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    Comme c’est souvent le cas lors d’épidémie générée par des hystéries collectives, les femmes sont les premières voire les seules victimes. Ce fut le cas en mars 1983 en Cisjordanie quand de nombreuses adolescentes palestiniennes commencèrent à se plaindre de vertiges et d’évanouissements, de même qu’un petit nombre de soldates israéliennes. Au total, l’épidémie va générer 943 hospitalisations sans que personne ne comprenne ce qui se passe vraiment. Avant que les médecins ne concluent à un phénomène psychologique, Israël a arrêté des Palestiniens, pensant à une attaque terroriste aux armes chimiques. Cette paranoïa nourrie par les 2 camps n’a fait qu’empirer la propagation de la panique fonctionnant exactement comme l’épidémie de fou-rire de Tanganyika. Les hommes sont zinzins.

  • Le virus « des fraises au sucre » – 2006

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    Aussi appelé « Virus du Soap Opera », le virus des « Morangos com Açúcar » en portugais est une épidémie très particulière puisqu’elle trouve son origine dans une série TV du même nom. Dans un des épisodes, des adolescentes sont victimes d’un virus incluant problèmes respiratoires, démangeaisons et vertiges. En une semaine, les symptômes télévisés se sont retrouvés chez 300 lycéennes dans 14 établissements différents. Si quelques étudiants souffraient d’allergies réelles, tous les autres n’ont fait qu’imiter inconsciemment le virus. Vu à la TV.

  • Épidémie des pare-brise de Seattle – 1954

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    Si on quitte ici les symptômes physiques, l’épidémie des pare-brise de Seattle est pourtant bien une hystérie collective. Le 15 avril 1954, des automobilistes de l’état de Washington commencèrent à constater des dizaines de petits trous dans leur pare-brise. Très vite, la presse relaie l’affaire et les témoignages se multiplient, la police reçoit près de 3000 coups de téléphone. On blâme les pluies acides, les essais nucléaires, des particules de charbon, des sondes sonores supersoniques et même des gremlins. Tout ce boucan pour que des scientifiques affirment quelques jours plus tard l’horrible vérité : il ne s’agit que d’impacts liés à du gravier ou à l’usure, qu’ils avaient toujours été là sauf que personne ne les remarquait, et que les habitants de Seattle se sont montés bourrichon pour rien. Un vaste cas d’illusion et d’hystérie collective. Zinzin on vous dit.

  • Épidémie d’encéphalite léthargique

    Cette épidémie d’encéphalites très rares aussi appelée « maladie du sommeil européenne » et ayant touché le monde pour la dernière fois entre 1915 et 1926 serait similaire à celle ayant mené à l’hystérie collective et aux procès de sorcières à Salem en 1692. Ces encéphalites laissent en effet les patients figés, privés de parole et de mouvements, telles des statues, ce qui, en 1692, passait sûrement pour les effets de la magie noire. Du coup, au bûcher.

http://www.topito.com/