Des poissons prospèrent dans des eaux quasiment privées d’oxygène


Des poissons comme des requins et anguilles  peuvent évoluer dans un environnement ou l’oxygène est très rare. On pense que leur morphologie pourrait être une réponse de leur endurance dans ce contexte.
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Des poissons prospèrent dans des eaux quasiment privées d’oxygène

 

Les biologistes découvrent la vie de poissons d'eau profonde où il n'y a pratiquement pas d'oxygène

Anguilles, requins-sucettes et grenadiers se rassemblent sur le fond marin du golfe de Californie. Crédit: MBARI
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Des biologistes découvrent des centaines de poissons évoluant dans des zones quasiment dépourvus d’oxygène

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Une équipe de biologistes marins annonce avoir découvert des espèces de poissons vivant dans les profondeurs du golfe de Californie, où les concentrations d’oxygène sont quasi inexistantes. Les détails de l’étude sont publiés dans la revue Ecology.

Nous savons que l’oxygène est essentiel aux espèces animales. Il semblerait pourtant que certaines en soient tout aussi dépendantes, mais à des concentrations bien moins élevées. Natalya Gallo et son équipe, de la Scripps Institution of Oceanography (États-Unis), ont en effet exploré les fonds marins du golfe de Californie. Cet environnement est connu pour être très pauvre en oxygène. Équipés d’un véhicule télécommandé, les chercheurs ont effectué plusieurs plongées à plus de 1 000 mètres de profondeur. Ils expliquent alors avoir décelé la présence de bancs de poissons évoluant dans des zones où la concentration en oxygène était inférieure à 1 % des concentrations habituelles retrouvées en surface.

Environnement extrême

« J’avais du mal à en croire mes yeux, explique Natalya Gallo. Nous avons observé notamment deux espèces : Cephalurus cephalus, un requin, et Cherublemma emmelas, une anguille. Nous nous trouvions dans un habitat suboxique, qui devait normalement exclure la présence de ces poissons. J’ai immédiatement compris que c’était quelque chose de spécial qui remettait en cause notre compréhension actuelle des limites de la tolérance à l’hypoxie [à faible teneur en oxygène] », dit-elle.

requin poisson oxygène

Une petite espèce de requin, récemment découverte, prospère dans un environnement quasiment privé d’oxygène. Crédits : Crédits : Scripps Oceanography

D’autres plongées nécessaires

De nombreuses espèces de poissons sont déjà connues pour évoluer dans des environnements pauvres en oxygène, mais à ce point-là, c’est une première. Pour vous donner une idée, ces espèces semblent évoluer dans un environnement contenant jusqu’à 40 fois moins d’oxygène que les zones fréquentées par des espèces connues pour tolérer une faible teneur en oxygène. Les chercheurs ignorent toujours comment ces poissons peuvent effectivement prospérer dans de telles conditions, mais leur anatomie particulière pourrait nous donner quelques indices.

Ces deux espèces semblent en effet présenter de grandes têtes avec des branchies d’un rouge vif, qui pourraient leur permettre d’absorber le peu d’oxygène présent dans ces zones. Tous ces poissons font également moins de 30 centimètres de long, avec des corps mous et des os peu développés. Ces caractéristiques physiques pourraient leur permettre de conserver un maximum d’énergie. D’autres plongées seront néanmoins nécessaires pour tenter de répondre à ces questions.

Ces réponses pourraient également permettre d’évaluer la manière dont certaines espèces pourraient se comporter face au phénomène de dé-oxygénation de l’océan. Réchauffement climatique et activités humaines entraînent en effet une prolifération d’algues qui consomment beaucoup d’oxygène, au point de faire suffoquer de nombreuses régions côtières.

Source

https://sciencepost.fr/

Comment la grippe devient-elle létale ?


 

Une bonne grippe, c’est très inconfortable à vivre, mais notre corps se met en marche pour attaquer le virus. Une personne en santé s’en remet généralement. Parfois pour des gens affaiblis ont plus de difficultés de lutter et la grippe peut devenir encore plus grave et pourrait causer la mort
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    Comment la grippe devient-elle létale ?

      Comment la grippe devient-elle létale ?

      Comment la grippe devient-elle létale ?

      Une maladie à première vue banale peut évoluer de façon différente en fonction de la souche virale, de l’hygiène des lieux et de l’âge des personnes touchées.

      Au niveau mondial, les épidémies annuelles de grippe sont responsables d’environ 3 à 5 millions de cas de maladies graves, et de 250 000 à 500 000 décès, d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Mais comment est-ce qu’une maladie à priori banale peut-elle tuer une personne ? Ce n’est pas la seule présence du virus qui entraîne la mort, mais une interaction complexe entre l’infection et le système immunitaire. Comme l’explique le site Live Science, le corps se tue en essayant de se guérir. 

      Le virus entre d’en l’organisme en passant par les yeux, le nez ou la bouche, et commence à se reproduire. La charge virale toujours plus importante déclenche une forte réponse immunitaire. Les globules blancs, les anticorps et les molécules inflammatoires essayent d’éliminer la menace. Les lymphocytes T attaquent et détruisent les tissus qui abritent le virus, notamment les voies respiratoires et les poumons, où il a tendance à s’installer. Chez la plupart des adultes en bonne santé, cette réaction fonctionne, et la maladie disparaît au bout de quelques jours ou semaines.

      Prévenir les complications

      Mais parfois, la réaction du système immunitaire est trop forte, détruisant ainsi tellement de tissus dans les poumons qu’ils n’arrivent plus à fournir suffisamment d’oxygène au sang, ce qui entraîne l’hypoxie et la mort. Dans d’autres cas, c’est une infection secondaire qui va profiter du système immunitaire affaibli pour se propager. La pneumonie bactérienne fait partie des complications fatales liées à la grippe, mais il peut s’agir également d’infections des sinus ou des oreilles, de l’inflammation du cœur, du cerveau ou des muscles, du syndrome de Reye, ou encore, du syndrome de Guillain-Barré. Certaines de ces infections peuvent toucher différentes parties du corps, entraînant un choc septique et endommageant ainsi plusieurs organes vitaux.

      Ce sont le type de souche de l’infection virale initiale, ainsi que la propreté des espaces où se trouvent les patients, qui vont influencer l’évolution de la maladie et la réaction de l’organisme. L’âge de la personne touchée est également déterminant. Les enfants et les personnes âgées, particulièrement vulnérables, sont les plus concernés par les complications liées à la grippe. La meilleure façon de prévenir cette maladie et limiter les nombreuses complications potentiellement mortelles est la vaccination pour les personnes à risque.

      Auteur:  Elena Bizzotto

      http://www.santemagazine.fr/

      La zone morte dans le golfe du Mexique est plus grande que jamais


      L’eau de la mer, des golfes, des rivières, fleuves .. Continue à souffrir de l’activité humaine. Ici c’est le golfe du Mexique qui reçoit les eaux du Mississippi et toute la pollution agricole, et urbaine. Le résultat : Une prolifération des algues qui se décomposent en captant l’oxygène et fait de cette zone, une vie marine qui meurt
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      La zone morte dans le golfe du Mexique est plus grande que jamais

       

      Vue aérienne de Coquina Beach, en Floride sur le golfe du Mexique. On voit une prolifération d'algues toxiques.

      Vue aérienne de Coquina Beach, en Floride sur le golfe du Mexique. On voit une prolifération d’algues toxiques. Photo : La Presse canadienne

      Dans le golfe du Mexique, la zone morte, un endroit où la vie marine meurt d’un manque d’oxygène périodique appelé hypoxie, atteint cette année la grandeur de l’État du New Jersey.

      Radio-Canada avec Associated Press

      Le secteur est 3 % plus grand qu’en 2002, le record précédent, selon l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique, la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).

      « Nous avions prédit que la zone serait grande et elle est grande », a déclaré la scientifique Nancy Rabalais, de l’Université de Louisiane, qui mesure la zone depuis 1985.

      Les recherches effectuées au printemps sont basées sur les concentrations d’azote et de phosphore dans le fleuve Mississippi.

      Ces nutriments entraînent une prolifération d’algues qui se décomposent en captant l’oxygène, asphyxiant peu à peu les espèces marines qui y vivent.

      Cette carte représente la zone morte du golfe du Mexique en juillet 2017.

      La zone morte en juillet 2017, telle que représentée par la scientifique Nancy Rabalais, de l’Université de Louisiane. Photo : Nancy Rabalais de l’Université de Louisiane

      « Cette grande zone morte montre que la pollution, agricole et urbaine, coule dans le Mississippi et continue de toucher les ressources côtières et les habitats dans le golfe », a indiqué l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique dans un communiqué.

      Des groupes écologistes comme l’organisation américaine Mighty accusent les géants de l’agroalimentaire d’être les grands responsables de cette zone morte à cause des élevages, des lisiers produits par les animaux et des fertilisants utilisés pour les céréales qui nourrissent ces élevages de poulets, de porcs et de bœufs.

      http://ici.radio-canada.ca

      Il fait une crise d’épilepsie chaque fois qu’il résout un sudoku !


      Je connais un ami qui aimerait bien que ses crises d’épilepsie soient si simples à contrôler. Faut dire que c’est assez inusité qu’une grille de Sodoku puisse provoquer une crise d’épilepsie
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      Il fait une crise d’épilepsie chaque fois qu’il résout un sudoku !

       

      Sudoku © PureStock/SIPA

      Sudoku © PureStock/SIPA

      Par Lise Loumé

      Un homme de 25 ans éprouve des spasmes dans le bras chaque fois qu’il complète une grille de Sudoku. Un cas clinique aussi mystérieux qu’unique.

      Une équipe de médecins de l’Université de Munich (Allemagne) rapporte le cas d’un étudiant de 25 ans qui subit une crise d’épilepsie chaque fois qu’il essaie de… résoudre un Sudoku. Un cas clinique inhabituel d’épilepsie réflexe (voir encadré ci-dessous) que les scientifiques détaillent dans la revue JAMA Neurology.

      Rescapé d’une avalanche

      Les crises d’épilepsie sont apparues chez cet homme après un événement traumatique : quelques temps auparavant,  il est victime d’une avalanche lors d’un séjour au ski et son cerveau a été privé d’oxygène pendant environ 15 minutes.Ce phénomène appelé « hypoxie » peut affecter le corps humain sévèrement, conduisant potentiellement à des dommages neurologiques, voire au décès de l’individu. Le sauvetage rapide de l’étudiant a heureusement réduit la sévérité des dommages cérébraux. Toutefois, après l’accident, il a constaté des contractions inhabituelles des muscles de sa bouche et de ses jambes, l’empêchant de parler et marcher correctement.

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      ÉPILEPSIE. Les épilepsies réflexes sont des syndromes épileptiques rares dont les crises sont déclenchées par une ou plusieurs stimulations spécifiques : visuelle, auditive, somato-sensitive, somato-motrice et/ou par des processus cognitifs et émotionnels. La prévalence des épilepsies réflexes varie de 1/3.000 à 1/700 pour les formes les plus communes, telle que l’épilepsie photosensible, dont les crises sont notamment déclenchées par les feux clignotants des voitures.

      Source : Orphanet

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      Plusieurs semaines plus tard, en complétant des grilles de Sudoku (en utilisant sa main droite), le jeune homme a subi des crises cloniques dans le bras gauche, entraînant des spasmes d’un ou de plusieurs muscles. De manière étrange, les crises se sont arrêtées immédiatement lorsqu’il a cessé de résoudre le puzzle chiffré. Les médecins ont demandé au jeune homme d’effectuer plusieurs tâches visuo-spatiales : lecture, écriture, calcul, aucune ne lui provoquait de crise, excepté… le tri de nombres aléatoires dans l’ordre ascendant !

      Une suractivité du cortex pariétal

      Les scientifiques ont utilisé l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) pour scanner le cerveau du patient lorsqu’il résolvait un Sudoku. Ils ont ainsi constaté que ses crises étaient causées par des niveaux anormalement élevés d’activité dans le cortex pariétal central (voir image ci-contre), une partie du cerveau impliquée dans le traitement d’informations visuo-spatiales. L’imagerie a en effet révélé une perte totale de fibres inhibitrices dans cette même partie du cerveau. Selon l’équipe médicale, ces dommages au cerveau s’explique par l’hypoxie qu’a subi l’étudiant lors de son séjour au ski. Depuis qu’il a arrêté les grilles de Sudoku il y a cinq ans, ses crises d’épilepsie ont totalement disparu.

      Les médecins allemands précisent que d’autres cas cliniques atypiques d’épilepsie réflexe ont été constatés par le passé et ont été reliés à différents stimuli, comme la lecture, la prise de bains chauds et les jeux. En 2008, les médecins de la New York University Medical Center ont rapporté le cas d’une femme de 24 ans dont les crises étaient induites par la chanson « Temperature » du chanteur jamaïcain Sean Paul

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      http://www.sciencesetavenir.fr/