Des chercheurs «gèlent» des patients avant de les ramener à la vie


Avec l’histoire vécue d’un jeune américain qui était supposé mort d’hypothermie est revenu à la vie au bout de 15 heures, des scientifiques voudraient bien avoir des volontaires pour étudier l’hypothermie qui serait un atout dans le domaine médical. Des volontaires ??
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Des chercheurs «gèlent» des patients avant de les ramener à la vie

 

Les pieds dans la neige (image d’illustration) | stuartpilbrow via Flickr CC License by

Les pieds dans la neige (image d’illustration) | stuartpilbrow via Flickr CC License by

Repéré par Vincent Manilève

L’hypothermie est de plus en plus étudiée par la communauté scientifique.

En février 2015, en plein milieu de la Pennsylvanie, Don Smith roulait sur une route enneigée quand il a aperçu le bout d’une botte sur le bord. Après s’être arrêté, il a vite réalisé qu’un homme était là, gelé sous la neige, et qu’il s’agissait de son fils Justin. Le site The Star, qui rapporte l’histoire, cite une interview donnée par Don à une télé locale:

«J’ai regardé et c’était Justin, allongé là. Il était bleu. Son visage, il était sans vie. J’ai cherché un pouls. J’ai cherché un battement de cœur. Il n’y avait rien.»

Et pour cause, les températures étaient largement négatives et Justin était resté comme ça pendant douze heures. Le constat sera le même pour les équipes de secours arrivées sur place. Justin va même être emballé dans un sac mortuaire et la police va procéder à une enquête. Sauf qu’un docteur des services d’urgence de l’hôpital du coin va tout de même pratiquer une réanimation cardio-pulmonaire. Avec succès puisque le jeune homme va être miraculeusement sauvé au bout de quinze heures. Il a été relâché au bout de six semaines et moins d’un an plus tard, il a tenu une conférence de presse pour remercier les urgences de ne pas l’avoir abandonné.

Ce miracle, aussi incroyable soit-il, n’est pas anodin. Le site Quartz explique que Justin n’est pas un cas isolé dans le genre.

«Une température du corps réduite veut dire que les cellules du corps ont un taux métabolique plus lent, écrit le site, donc elles ont besoin de moins d’énergie et peuvent survivre sans le flux respiratoire et sanguin normalement nécessaire pour vivre.»

Après l’hypothermie, l’hibernation?

Et le monde médical s’est saisi de ce phénomène, inspiré par des histoires miraculeuses comme celles de Justin Smith.

«Actuellement, les docteurs réduisent la température du corps sensiblement (de quelques degrés, rien d’aussi extrême que l’hypothermie accidentelle) pour soigner les bébés prématurés ou les blessures au cerveau.»

Mais bientôt, ils pourraient aller encore plus loin: l’université de Pittsburgh a commencé à utiliser l’hypothermie comme test sur des patients souffrant par exemple de blessure par armes à feu. Le but est de donner plus de temps aux médecins pour soigner la victime en ralentissant le processus de mort. Une solution saline froide remplace alors le sang pour accélérer le refroidissement.

Mais ce genre de méthode pose beaucoup de questions, et notamment celle de la capacité de la victime à donner son accord pour être un cobaye. Le Baltimore Sun a rapporté en octobre dernier que l’université du Maryland, qui procédait également à ce genre de tests, a dû faire toute une campagne de promotion dans les médias, dans les réunions publiques et même dans les églises pour convaincre de l’utilité de la méthode. Reste à savoir si les membres de communauté seront d’accord pour placer leur vie (et leur mort) entre les mains de ces docteurs aux méthodes un peu originales.

Et si le public donne effectivement son accord, un autre défi pourrait bientôt l’attendre: l’hibernation. Quartz conclut son article en disant que plus la science avancera et plus l’hibernation, prolongement de l’hypothermie, deviendra un objectif incontournable. Selon un spécialiste interrogé par le site, cet objectif pourrait être atteint… dans cent ans. 

http://www.slate.fr/

Le froid qui tue


L’hiver, un des grands dangers de cette saison est de ne pas être assez bien protégé du froid.
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Le froid qui tue

 

 

Gilles Brien

Biométéorologue et auteur du livre «Les Baromètres

Vos dents claquent. Votre corps frissonne. Les poils de vos bras se dressent. Le sang se retire de votre nez et de vos oreilles. Vous commencez à grelotter. Vous avez frette. S’il n’y a pas d’abris possibles, les contractions involontaires de vos muscles produiront de la chaleur durant quelques instants. Mais si le froid persiste et qu’il y a du vent, greloter devient vite insuffisant.

À mesure que vous perdez votre chaleur corporelle, votre température interne diminue. Le coeur se met à travailler plus vite, et pompe plus de sang chaud vers les organes vitaux. Du coup, la pression artérielle et la respiration augmentent. Au bout de quelques heures, votre corps a transféré toute sa chaleur à l’air ambiant. Vous êtes en hypothermie ou pire. Vous êtes cuits…

Le froid tue 150 personnes par année au Canada selon Environnement Canada. Quinze fois plus que la foudre. Heureusement cette année, le bilan sera moindre. Malgré le temps glacial des derniers jours, les températures moyennes de l’hiver en font l’un des plus chauds du siècle.

Le risque de mourir de froid par hypothermie dépend d’une conjugaison de facteurs: l’état de santé, l’âge, la fatigue, le vent, la température. Les enfants et les personnes âgées sont les plus à risque, car les enfants perdent leur chaleur plus rapidement, tandis que les médicaments et les maladies réduisent la capacité des plus vieux à bien régulariser leur température.

Un facteur de risque d’hypothermie en progression: la maladie d’Alzheimer. Les personnes atteintes ne réalisent pas pleinement le danger de sortir à l’extérieur par temps froid. Elles ont aussi souvent du mal à savoir comment se vêtir adéquatement avant de quitter la maison.

Les femmes seraient moins à risque que les hommes de mourir du froid, car elles supportent physiologiquement mieux le froid. La preuve: la mésaventure subie par Donna Molnar, une Ontarienne de 55 ans. Le 19 décembre 2008, un vendredi, en banlieue d’Hamilton, il fait – 4 °C et il neige quand Donna prend sa voiture pour aller à l’épicerie. Elle n’arrivera jamais à destination.

Tombée en panne en pleine tempête de neige, Donna est retrouvée le lundi suivant par un chien policier qui avait reniflé son corps sous une vingtaine de centimètres de neige. La température avait plongé à -15 °C pendant la nuit. Par miracle, Donna était encore consciente. Elle a expliqué s’être arrêtée à cause de la poudrerie pour chercher de l’aide. Puis elle avait trébuché dans un champ. Dans son cas, la neige tombée qui avait recouvert son corps avait joué un rôle isolant en empêchant une baisse de température qui lui aurait été fatale.

L’ex-députée de Matane, Nancy Charest, dont le corps a été découvert en décembre 2014, n’a pas été aussi chanceuse. Retrouvée sans vie, à moitié dévêtue en bordure d’une route de Matane par un froid glacial, la femme était intoxiquée par l’alcool. Dans son cas, l’hypothermie avait déclenché une étrange réaction: le «déshabillage paradoxal». Ce phénomène survient quand une personne en état d’hypothermie sévère retire tous ses vêtements, croyant qu’elle a trop chaud, alors qu’en fait, elle est en train de geler.

Les engelures en hiver: causées surtout par l’alcool

Les engelures en hiver sont un vrai fléau au Canada. Ce type de blessures est même en progression dans la population selon Statistique Canada. Une vaste étude récente qui a duré 12 ans, en Saskatchewan, sur l’état de santé de 650 000 personnes a conclu que la consommation d’alcool était responsable de 46 % des engelures en hiver. Les pieds et les mains comptent pour 90 % des engelures. Les oreilles viennent ensuite, suivies du nez, des joues et… du pénis.
L’augmentation de cas d’engelures ces dernières années s’expliquerait par une plus grande participation de la population à des activités sportives extérieures. Mais il y a une autre raison: l’itinérance. Depuis la crise économique de 2008, l’itinérance a explosé dans les grandes villes du Canada.

Référence: Valnicek, SM et al, « Frostbite in the prairies : a 12 year review », Plast Reconst Surg, 1993, 92 pp 633-41

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Être quasiment mort de froid peut vous sauver la vie


Un cas d’hypothermie avec une température du corps un peu moins de 20 C n’aurait pu revivre si ce n’était la ténacité de l’urgentiste. Plusieurs heures ont été nécessaire pour le réanimer. C’est long, mais heureusement grâce au refroidissement de son corps son cerveau est resté intact
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Être quasiment mort de froid peut vous sauver la vie

 

Les pieds dans la neige (image d’illustration) | stuartpilbrow via Flickr CC License by

Les pieds dans la neige (image d’illustration) | stuartpilbrow via Flickr CC License by

Repéré par Claire Levenson

Le froid extrême peut mener à la perte de conscience et à la mort. Mais, parfois, le refroidissement du corps se produit à un rythme qui permet de protéger la personne de la mort.

En février 2014, Justin Smith est tombé en rentrant chez lui et il a passé douze heures dans la neige, par une température de -20 degrés Celsius. Quand son père l’a retrouvé, il avait l’air mort, son cœur ne battait plus et ses lèvres étaient bleues mais, comme l’explique le Washington Post, le fait de presque mourir de froid lui a sauvé la vie.

Un médecin aux urgences de l’hôpital local a lancé le processus de réanimation cardiaque, décidant de suivre ce dicton d’urgentiste:

«Tu n’es pas mort tant que tu n’es pas chaud et mort.»

Le personnel médical a effectué des massages cardiaques pendant deux heures et Smith a ensuite été transféré dans un autre hôpital, où il a été réanimé par une machine d’oxygénation par membrane extracorporelle. Son cœur s’est remis à battre et, c’est ce qui est remarquable dans son cas, son cerveau n’a pas été endommagé.

«Lorsque le corps atteint des températures très basses, cela peut préserver le cerveau et le fonctionnement des autres organes», a expliqué un des docteurs au site Medical Daily.

Préserver les organes

Le froid extrême ralentit la respiration et le rythme cardiaque à des niveaux dangereusement bas, qui mènent à la perte de conscience et à la mort. Mais, parfois, le refroidissement se produit à un rythme qui permet de protéger la personne de la mort: le métabolisme ralentit et les cellules ont ainsi moins besoin d’oxygène, ce qui les protège d’une dégradation fatale. Smith s’est donc réveillé avec un fonctionnement cérébral intact et, alors qu’il était donné pour mort, il s’en est sorti en perdant ses orteils et ses deux auriculaires.

Le docteur Gerald Coleman, qui a permis de réanimer Justin Smith, a ensuite appris que son patient avait la température corporelle la plus basse (moins de 20 degrés) jamais enregistrée pour quelqu’un ayant survécu un cas d’hypothermie.

Depuis quelques années, les médecins se demandent si ce genre de froid extrême peut être utilisé pour préserver les organes de personnes qui se retrouvent aux urgences. Plusieurs interventions expérimentales de ce genre ont déjà eu lieu dans deux hôpitaux américains.

Dans un hôpital de Pittsburgh, des chirurgiens introduisent une solution saline dans les artères de personnes blessées par arme à feu, afin de faire descendre leur température corporelle, ce qui permet aux docteurs de gagner du temps tout en préservant le fonctionnement du cerveau.

Il s’agit d’un traitement encore au stade expérimental mais qui est aussi utilisé pour soigner des bébés prématurés. En 2013, le Wall Street Journal expliquait que les prématurés qui souffrent de traumatisme cérébral sont placés sur une couverture avec un liquide froid qui fait baisser leur température de 6°C, ce qui permet aux docteurs d’avoir soixante-douze heures pour gérer une crise médicale tout en préservant le fonctionnement cérébral de l’enfant.

http://www.slate.fr/

Froid: les animaux aussi doivent être protégés


L’hiver,  il y a  des jours qui sont vraiment froids, et comme nous, les animaux peuvent en souffrir. Il existe une ligne d’appel au Québec pour dénoncer les propriétaires dont les animaux qui souffrent du froid
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Froid: les animaux aussi doivent être protégés

 

Comme les humains, les animaux peuvent aussi souffrir... (Photo Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

Comme les humains, les animaux peuvent aussi souffrir d’hypothermie.

Photo Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

La période de grand froid que vient de vivre le Québec incite le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation à rappeler qu’il est important d’apporter une attention particulière à la sécurité et au bien-être des animaux de compagnie, d’élevage et de loisir pendant l’hiver.

Le MAPAQ souligne que, comme les humains, les animaux peuvent aussi souffrir d’hypothermie.

Des amendes sont prévues pour les propriétaires délinquants, et même des poursuites. Le ministère fait appel à la population pour lui signaler les cas où les animaux ne sont pas protégés du froid adéquatement au 1-844-ANIMAUX.

Le MAPAQ rappelle que tout animal hébergé principalement à l’extérieur doit avoir accès en tout temps à un abri qui le protège convenablement des intempéries et qui lui permet de maintenir sa chaleur corporelle. Cet abri doit être suffisamment grand pour que tous les animaux puissent l’utiliser en même temps, mais il ne doit pas être trop vaste afin que la chaleur dégagée par les animaux puisse être conservée. L’entrée de l’abri devrait être protégée des vents dominants. On peut aussi ajouter de la litière, comme de la paille, pour garder les animaux au sec.

Le Ministère recommande aussi, par temps froid, de fournir de l’eau et de la nourriture en quantité suffisante pour répondre aux besoins énergétiques quotidiens accrus des animaux.

http://www.lapresse.ca

Environnement Canada modifiera son système d’avertissement de froid extrême


L’hiver a ses bons et mauvais côtés, ces jours doux et ses froids extrêmes. La météo, peut devenir un outil important quand il faut sortir ou travailler dehors. Les avertissements de froids intenses sont émis quand le vent s’en mêle, pourtant même sans vent, le grand froid peut causer bien des maux
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Environnement Canada modifiera son système d’avertissement de froid extrême

 

Le gouvernement fédéral étudie une nouvelle façon d’avertir les Canadiens de se protéger contre les rigueurs hivernales.

À l’heure actuelle, Environnement Canada publie un avertissement de refroidissement éolien lorsque température glaciale et vitesse des vents se combinent et représentent un danger pour la santé, une situation basée sur des critères qui varient d’une région à l’autre.

En vertu d’un nouveau projet dessiné en collaboration avec Santé Canada, le bureau météorologique national pourrait bientôt diffuser des avis de froid extrême lorsque le mercure chute, et ce, même si les vents sont faibles.

Selon Blair Morrow, un météorologue d’Environnement Canada qui participe au projet, il est toujours possible de se faire des engelures quand on travaille dehors par temps froid, même lorsque les vents sont doux. C’est pour cette raison qu’Ottawa souhaite modifier son système d’avertissement afin que les Canadiens puissent être mieux préparés à affronter la saison froide.

Pour illustrer la pertinence de cette modification, M. Morrow donne en exemple la journée du 6 décembre à Edmonton. Ce jour-là, Environnement Canada a publié un avertissement de refroidissement éolien pour la région après que la température eut descendu jusqu’à moins 30 degrés Celsius et que les vents eurent atteint 19 km/h, créant un facteur de refroidissement éolien de moins 42 degrés Celsius.

Dans le cadre du système actuel, aucun avis n’aurait été diffusé si la température avait plongé à moins 42 degrés Celsius, mais que les vents étaient restés calmes, en dépit du fait que les risques d’engelures et d’hypothermie auraient été aussi élevés.

« Une fois le nouveau programme en vigueur, ce qui pourrait arriver dès 2014, la population ne verra plus d’avertissement de refroidissement éolien séparé dans les bulletins météorologiques et sur le site web d’Environnement Canada », précise Blair Morrow.

Vents violents et température glaciale seront réunis dans un même avis de froid extrême.

Le froid extrême est la principale cause de mortalité liée aux conditions météorologiques au pays.

D’après le climatologue d’Environnement Canada David Phillips, environ 100 Canadiens meurent chaque année à cause du froid. Plusieurs autres souffrent d’engelures ou de gelures superficielles.

http://ici.radio-canada.ca

Les bons gestes santé contre le froid


L’hiver s’installe au gré des jours .. la neige a déjà fait son nid sur le sol a divers endroit .. maintenant il faut affronter les intempéries, le vent, le froid pour ne pas trop avoir froid pendant ces quelques mois hivernale
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Les bons gestes santé contre le froid

 

 

Anne Xaillé

 

L’hiver et le froid sont là. Lorsque les températures baissent, les personnes vulnérables, enfants et personnes âgées, doivent particulièrement se prémunir.

Dehors : conseils contre le froid

Quand vous sortez par temps froid, il est indispensable de vous couvrir suffisamment afin de maintenir constante la température de votre corps. Voici quelques conseils pour ne pas prendre froid !

la tête et les mains perdent beaucoup de chaleur : il faut donc les couvrir.

© ta samaya – Fotolia.comLa tête et les mains perdent beaucoup de chaleur : il faut donc les couvrir.

Couvrir particulièrement les parties du corps qui perdent de la chaleur : un bonnet sur la tête, une écharpe pour le cou, des gants pour les mains et des chaussettes chaudes pour les pieds.
Couvrir le nez et la bouche pour respirer de l’air moins froid.

Mettre plusieurs couches de vêtements, plus un coupe-vent imperméable. Pour la 1re couche, préférer une matière dans laquelle vous ne risquez pas de transpirer afin de maintenir la peau bien sèche. En effet, si vous transpirez, votre corps sera mouillé et donc vous risquez de vous refroidir plus vite.

Opter pour de bonnes chaussures pour éviter les chutes sur un sol glissant.

Eviter de sortir le soir car il fait encore plus froid.

Se nourrir convenablement et ne pas boire d’alcool car, non l’alcool ne réchauffe pas, contrairement à l’idée reçue.

Ne pas faire d’efforts physiques intenses : courir, déménager, etc.

Etre particulièrement attentif avec les enfants et les personnes âgées, qui ne ressentent pas toujours bien le froid. Et éviter de sortir les bébés.

Enfin, en cas de vigilance météo, se renseigner sur la météo et l’état des routes et ne prendre sa voiture que si nécessaire. Vérifier alors le bon état de fonctionnement général : huile, batterie, éclairage, plein d’essence, et prévoir des couvertures, une trousse de secours, un téléphone portable chargé et une boisson chaude.

Engelures, gerçures

Mains glacées, lèvres gercées, pieds frigorifiés… C’est souvent par les extrémités que l’on ressent la vigueur du froid. Parce qu’elles sont les parties les plus exposées, elles sont particulièrement sensibles.

Les parties du corps les plus sensibles au froid possèdent au moins l’une de ces caractéristiques :

Elles sont dépourvues de poils (lèvres, doigts). Le poil a un rôle d’isolant en limitant le contact de la peau avec l’air extérieur.

hydratez vos mains quotidiennement pour les protéger du froid.

© Sergejs Rahunoks – Fotolia.comHydratez vos mains quotidiennement pour les protéger du froid.

Elles présentent une grande surface d’échange avec l’extérieur (nez, doigts, oreilles).

Elles sont mal vascularisées (talons, oreilles). A noter : les personnes atteintes dusyndrome de Reynaud sont particulièrement concernées. Cette affection se caractérise par des troubles circulatoires. Par conséquent, les extrémités sont d’autant plus sensibles malgré un froid peu intense. 

Pour protéger du froid ses mains et ses lèvres, il est indispensable de bien les hydrater au quotidien.

Les gerçures

Ce sont des fissures douloureuses qui se forment sur les zones longuement exposées à un froid vif (moins de 0°C). Celui-ci a pour effet de déshydrater la peau. Dépourvue d’eau, elle s’assèche et tiraille. Des sillons se creusent et les gerçures, voire les crevasses (plus profondes) apparaissent.

Les engelures

L’exposition des extrémités à des températures négatives entraîne une vasoconstriction des capillaires. Ce phénomène naturel de lutte contre le froid peut entraîner à terme l’apparition de lésions rouges au niveau des mains, des pieds, des oreilles ou du visage. Souvent, elles sont accompagnées de démangeaisons. Si rien n’est fait, ces engelures peuvent conduire à la formation de gelures.

Quand les doigts deviennent blancs, engourdis, ces signes doivent vous alerter. Il est grand temps de rentrer dans un environnement chaud ! Le premier geste à faire : réchauffer la partie gelée en l’immergeant dans de l’eau tiède (38°C). Si c’est douloureux, c’est bon signe. Cette sensibilité retrouvée est le témoin d’une lésion superficielle. Mais si l’anesthésie perdure et que des cloques apparaissent, une consultation chez le médecin est nécessaire.

Le risque d’hypothermie : comment l’éviter ?

Contre le froid, le corps multiplie les mécanismes de défense pour produire de la chaleur et maintenir la température du corps à 37°C. Mais il suffit d’un épuisement ou d’un traumatisme, pour que ces mécanismes deviennent moins performants.

Dès lors, le corps perd plus de chaleur qu’il n’en produit. Du coup, il se refroidit, c’est l’hypothermie.

Celle-ci se définit par une baisse de la température centrale du corps au-dessous de 35°C. Bien que ce soit un phénomène rare, l’hypothermie est un trouble sournois qui s’installe rapidement sans que l’on s’en rende compte et qui peut être fatal. La vigilance est donc de mise.

pour éviter le risque d'hypothermie, il convient de se couvrir convenablement. © Smithore – Fotolia.comPour éviter le risque d’hypothermie, il convient de se couvrir convenablement.

Les personnes à risque

L’hypothermie n’apparaît que lors d’une immobilisation prolongée dans le froid. Les randonneurs blessés et les sans-abri sont particulièrement exposés. Mais, les personnes âgées ou malades, les enfants, les femmes enceintes et toute personne prenant des psychotropes (alcool, somnifères…) sont également concernées. A savoir : l’hypothermie constitue un danger immédiat lorsque la température de la maison n’excède pas les 15°C.

Reconnaître les signes de l’hypothermie

 

Légère (35 à 32°C) : la personne a froid, elle frissonne et a la chair de poule. Elle se sent engourdie. Sa respiration et son pouls s’accélèrent.

Modérée (32 à 28°C) : la peau devient pâle et froide. Les lèvres et les extrémités bleuissent. Les membres ont perdu de leur souplesse. La victime commence à avoir des troubles du comportement ou des propos inappropriés. L’élocution peut être difficile. Elle ne frissonne plus.

Sévère (28 à 25°C) : la respiration et le rythme cardiaque sont pratiquement indétectables. La mort par arrêt cardiaque peut survenir à tout moment.

Conduite à tenir face à la victime

 

Protégez-la (notamment la tête) du froid et des courants d’air. Isolez le corps du sol froid par une couverture.

Appelez les secours.

Evitez tout réchauffement brutal (massages, frictions, bain chaud…). Il doit être progressif (mettre la victime dans une pièce chaude, vêtements secs…).

Encouragez-la à se mouvoir pour générer de la chaleur musculaire tout en limitant ses déplacements.

Le cœur est vulnérable au froid

Le froid demande des efforts supplémentaires à notre corps et notamment à notre cœur qui bat plus vite pour éviter le refroidissement.

Ainsi en période de grand froid mieux vaut limiter les efforts physiques car cela pourrait aggraver d’éventuels problèmes cardiovasculaires. La diminution de la température ambiante augmente notamment le risque d’infarctus du myocarde. Selon une étude britannique publiée dans le British Medical Journal et menée dans 15 villes d’Angleterre et du Pays de Galles entre 2003 et 2006, chaque degré de baisse de la température ambiante est associé à une augmentation du risque d’infarctus du myocarde à court terme (de 2% au cours des 28 jours suivants). Les personnes les plus âgées et celles déjà atteintes de maladie coronarienne étant les plus vulnérables à ces baisses de température. 

l'activité physique est déconseillé par temps très froid, en particulier aux

© lightpoet – Fotolia.comL’activité physique est déconseillé par temps très froid, en particulier aux personnes souffrant de pathologies cardiovasculaires.Les précautions suivantes permettent de diminuer les risques

Face à une prévision d’hiver glacial, les personnes les plus vulnérables doivent solliciter les conseils personnalisés et adaptés de leur médecin, en particulier demander à votre médecin s’il convient de vous faire vacciner contre la grippe.

Si vous êtes dans l’obligation absolue de braver le froid, il est impératif de porter plusieurs couches de vêtements afin de former une bonne isolation et d’aider au maximum son corps à maintenir une température normale.

Couvrez vous la tête (bonnet, chapeau, casquette, foulard…), portez des gants et des chaussures appropriés imperméables et conservant la chaleur.

Si vous devez déblayer de la neige, faites le quand elle est fraîche sans attendre qu’elle soit tassée. Déblayez en poussant la neige sans lever de pelletées, sinon remplissez la pelle à moitié. Arrêtez-vous lorsque vous devez augmenter l’effort et que cela devient « un peu difficile ».

Évitez l’alcool avant de sortir. En effet, l’alcool dilate les vaisseaux sanguins de la peau, ce qui vous procure une sensation de chaleur, mais en réalité votre corps se refroidit davantage car ces vaisseaux sanguins dilatés facilitent la fuite de chaleur de votre corps.

Sources : communiqué Fondation Coeur et Artères, novembre 2010.

A la maison : ne pas trop chauffer

En période de grand froid, on aime rester au chaud chez soi. Attention quand même à ne pas surchauffer !

les pièces doivent être bien aérées, même par temps froid.

© Konstantin Yuganov – Fotolia.comLes pièces doivent être bien aérées, même par temps froid.

Le froid pointe le bout de son nez et vous vous dites qu’il serait temps de penser à remettre en route la chaudière pour chauffer la maison. Avez-vous pensé à la faire inspecter par un professionnel avant ? Ne prenez pas de risque, un mauvais état de votre installation peut entraîner une mauvaise combustion, responsable d’intoxication au monoxyde de carbone.

Le monoxyde de carbone (CO) est la première cause de mortalité par intoxication en France. La chaudière est la source d’intoxication au monoxyde de carbone dans l’habitat la plus fréquemment mise en cause avec 42,4 % des cas d’intoxications. Chaque année les journaux télévisés relatent des faits divers parfois tragiques sur des cas d’intoxication au monoxyde de carbone.

Le monoxyde de carbone est un gaz asphyxiant indétectable : il est invisible, inodore et non irritant. Pourtant, tous les appareils fonctionnant au gaz, au bois, au charbon, à l’essence, au fuel ou encore à l’éthanol sont susceptibles en cas de dysfonctionnements de dégager du monoxyde de carbone. Avant l’hiver, pensez à faire venir un professionnel qualifié pour contrôler votre installation et vos conduits d’évacuation des fumées.

En période froide, l’aération des logements est moins régulière, il faut cependant être vigilant à la qualité de l’air à l’intérieur. L’aération quotidienne doit être de 10 minutes par jour minimum, même quand il fait froid pour assurer un renouvellement de l’air. 

http://www.journaldesfemmes.com

Les chiens ont aussi froid!


L’hiver on s’habille plus chaudement pour aller dehors, Les chats seront plus enclins de rester a la maison mais les chiens qui ont sort pour les ballades pourraient avoir besoin d’un vêtement pour les tenir au chaud
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Les chiens ont aussi froid!

 

Petits manteaux pour chiens fabriqués sur mesure par... (Photo fournie par l'entreprise à Quatre pattes.)

Petits manteaux pour chiens fabriqués sur mesure par l’entreprise à Quatre pattes.

PHOTO FOURNIE PAR L’ENTREPRISE À QUATRE PATTES.

STÉPHANIE VALLET

La Presse

Qu’ils soient petits ou grands, au pelage ras ou laineux, les chiens souffrent du froid tout comme les humains. Les températures négatives du rude hiver québécois demandent toute notre vigilance afin de prévenir l’hypothermie, les engelures ou les problèmes de peau.

Bien qu’ils soient naturellement bien mieux dotés que nous pour affronter l’hiver, les chiens qui font de longues balades dans la neige doivent être équipés comme il se doit, au risque de parfois de nous faire sourire!

«Il faut prévoir des bottes même si ça a l’air un peu bizarre! C’est le seul item efficace pour prévenir les engelures aux pattes. L’hiver dernier, j’ai reçu des cas sévères dans mon cabinet. Les chiens avaient mangé leurs coussinets jusqu’au sang et il leur a fallu de longs mois de réhabilitation», explique le docteur Sébastien Kfoury de l’Hôpital vétérinaire Rive-Sud.

Gadoue, glace, eau et sel de déglaçage constituent un cocktail très irritant pour les coussinets et leurs interstices. Il est possible de raccourcir un peu les poils entre les coussinets pour éviter que ne se forment de petits morceaux de glace inconfortables pour votre chien.

«Enduire de vaseline ou de beurre de karité les coussinets fonctionne bien contre le sel. Ça va les lubrifier et la couche de gras repoussera l’eau. Mais, cela exige un bon nettoyage de retour à la maison!», précise le docteur Kfoury.

Après une balade, rincez les pattes de votre chien à l’eau tiède ou froide, mais surtout pas chaude, car les coussinets gelés pourraient alors devenir très douloureux.

Prévoir une petite laine

Si toutou est bien content de venir glisser pendant des heures avec les enfants emmitouflés, il faudra être plus vigilant s’il fait -10 C° et bien observer son attitude: s’il tremble ou a du mal à poser ses pattes par terre, c’est qu’il a froid. Au besoin, un petit manteau d’appoint lui permettra de jouer sans inquiétude dans la neige.

«Quand il fait très froid, c’est-à-dire à partir de -10/-15°C, il ne faut pas dépasser 10-15 minutes de promenade. En hiver tout comme en été, il est conseillé de garder le poil le plus long possible. C’est un véritable mécanisme de protection contre le froid ou la chaleur. Par contre, dans le cas de chiens à poil court, il faut les couvrir si on reste longtemps à l’extérieur, car ils n’ont aucune protection», explique le vétérinaire.

Après avoir joué dehors, votre chien peut avoir transpiré. Il faut donc bien le sécher pour éviter les infections de la peau, en insistant sur le dos, les oreilles et les aines.

Tout comme chez l’humain, le changement de saison et l’arrivée du chauffage peuvent causer certains problèmes de peau comme des pellicules. Attention de bien remplacer l’eau de votre animal régulièrement, car le chauffage intensifie la déshydratation.

Portez attention également à la neige: si pitou adore s’y rouler et en manger à pleine dent, elle peut causer des diarrhées ou des vomissements si elle est ingurgitée en grosse quantité.

«Chaque année, on reçoit à la clinique des cas de chiens qui ont bu de l’antigel. Il ne faut absolument pas le faire vomir et courir chez le vétérinaire», conclut le docteur Kfoury.

Habiller toutou sur mesure

À Quatre pattes (www.aqpattes.com) récupère et recycle des matières nobles, telles que la fourrure, avec la philosophie de «redonner» une existence symbolique à des animaux sauvages et de préserver des vies. Cette marque confectionne sur mesure des manteaux tant pour le fin lévrier que pour le long teckel, en passant par le grand danois ou le Boston au cou évasé (de 100 $ à 400 $). La marque propose aussi des manteaux déjà confectionnés (environ 100 $).

http://www.lapresse.ca

Le froid qui pique


Vous avez eu froid ? Les températures ont baissé et il faut mieux s’habiller pour sortir dehors … On se plaint du vent, du  froid, de la neige, mais au  moins notre corps réagit bien .. alors que certains sont malheureusement allergique au froid ..c’est rare mais il y en a quelques personnes et étrangement il y en a plus dans les pays ou il fait froid comme nos hivers au Québec … mais il y a pire comme celle qui ne distingue ni le froid, ni le chaud .. certains dirons qu’elle est chanceuse mais pourtant, il faut éviter les complications
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Le froid qui pique

 

Dans notre pays d'hiver, l'allergie au froid est... (Photo: archives La Presse)

Dans notre pays d’hiver, l’allergie au froid est étonnamment méconnue, mais bel et bien réelle.

PHOTO: ARCHIVES LA PRESSE

SOPHIE ALLARD

La Presse

Environ le quart des Québécois ont une allergie non alimentaire. On ne s’étonne pas d’une allergie au pollen, à l’herbe à poux ou au chat. Plus rare, l’allergie au froid donne néanmoins du fil à retordre à quelques milliers de Québécois. En plus de souffrir de symptômes parfois sévères, ils doivent composer avec les commentaires des pairs plutôt sceptiques. Dans notre pays d’hiver, l’allergie au froid est étonnamment méconnue, mais bel et bien réelle.

Lorsqu’elle avait 5 ans, Florence Phaneuf a vécu un hiver particulier, tout à fait désagréable. Dès qu’elle était exposée au froid, elle avait une poussée d’urticaire. Des plaques rouges, qui démangeaient, apparaissaient instantanément aux endroits exposés. Surtout aux mains et aux pieds.

«Si elle jouait trop longtemps dehors, l’urticaire revenait. Nous étions toujours aux aguets. Au moindre signe, on lui disait de rentrer. Ça a duré comme ça au moins un hiver, puis les symptômes ont disparu comme ils sont arrivés», raconte sa mère, Julie.

Même l’air frais pouvait provoquer une crise d’urticaire, qui se résorbait habituellement en quelques heures ou quelques jours.

«Son enseignante était au courant. Quand Florence était en classe et sentait ses mains froides, l’enseignante l’envoyait les réchauffer avec de l’eau tiède au lavabo.»

Une simple séance de jeu dans une pièce peu chauffée suffisait à provoquer une crise d’urticaire. Un antihistaminique arrivait à atténuer les symptômes, sans les éliminer complètement.

L’urticaire au froid, aussi appelé allergie au froid, est une condition plutôt rare. Environ 5 personnes sur 10 000 en souffrent, surtout dans les pays froids.

«C’est une allergie en ce sens que les mécanismes qui sont impliqués pour expliquer les lésions sont comparables à ceux qui sont appliqués dans la réaction allergique à proprement parler, explique le docteur Guy Delespesse, chef du service allergie et immunologie du CHUM. Il y a activation de certaines cellules, les basophiles et les mastocytes. Ce sont ces mêmes cellules qui sont activées dans le cadre d’une réponse allergique au pollen ou au chat par exemple. Certains hésitent néanmoins à parler d’allergie parce que le froid n’est pas un allergène.

«Les mécanismes sont très similaires, voire identiques, sauf qu’il n’y a pas d’allergie officiellement.»

L’allergologue voit deux ou trois cas par an à la clinique du CHUM.

«Le diagnostic formel consiste à déposer sur la peau du patient un glaçon dans un sac plastique pendant quelques minutes. Il faut faire attention de ne pas brûler le patient. Typiquement, il apparaît une réaction allergique, soit une grosse plaque rouge avec le centre blanc, qui est prurigineuse, qui ressemble à une piqûre de moustique. Ça confirme alors la réaction allergique.»

Les personnes déjà allergiques à autre chose sont plus susceptibles d’avoir une allergie au froid.

«Elle peut se manifester subitement à tout âge et disparaître en quelques années», dit le Dr Delespesse.

Une allergie potentiellement mortelle

Principal symptôme de l’allergie au froid, l’urticaire peut durer de 10 minutes à quelques heures et apparaît principalement aux endroits exposés au froid.

«Lorsque la réaction est plus sévère, une crise d’asthme peut accompagner l’urticaire.»

Dans les formes graves – et extrêmement rares -, l’allergie peut être mortelle. Si quelqu’un plonge dans un lac glacé en plein été, le changement de température peut créer un choc. D’autres qui boiront une boisson froide pourront avoir un gonflement, un oedème de la bouche et de la gorge, qui peut causer un inconfort et peut menacer la respiration.»

Bryan Marshall, 38 ans, souffre d’une sévère allergie au froid. Il a toujours sur lui son adrénaline auto-injectable (Epipen).

«Dans ma jeunesse, je faisais de l’urticaire, mais on ne savait pas ce qui le déclenchait. À 18 ans, je suivais un cours de planche à voile et j’ai sauté sans hésiter dans le lac Memphrémagog. C’était froid. Après 10 minutes, ça a commencé à tourner. Je n’entendais plus bien l’instructeur et, soudainement, je ne le voyais plus. Je me suis réveillé sur la plage, entouré de gens, au son de l’ambulance.»

Dès qu’il prévoit aller dehors par temps froid, Bryan prend des antihistaminiques.

«Si j’attends trop longtemps l’autobus, je sens mes jambes enfler dans mon pantalon. Un simple vent de soirée l’été et l’air climatisé peuvent me donner de l’urticaire. Si je mange un Popsicle, mes lèvres deviennent gonflées, comme injectées de collagène.»

Il en rit, mais il est bien conscient des risques liés à sa condition. Il a appris à vivre avec elle.

«Je peux me baigner, à condition que je m’immerge très progressivement», dit-il.

Il pratique le ski alpin, jamais sans avoir d’abord pris des antihistaminiques et toujours bien couvert de la tête aux pieds.

«Je peux prévenir les réactions, mais j’ai tout de même des démangeaisons désagréables. Je n’y échappe pas.»

Plus désagréable encore, il doit constamment expliquer son état aux gens sceptiques.

«Quand je dis que je suis allergique au froid, les gens ne me croient pas, ils blaguent. S’ils savaient…»

Il porte un bracelet médical, sur lequel est inscrite sa condition.

Les chercheurs ne savent comment expliquer l’allergie au froid.

«Est-ce qu’un virus peut déclencher une poussée d’urticaire? Oui, c’est admis. Ce n’est pas démontré, mais les observations cliniques vont dans ce sens», dit le Dr Delespesse.

Il existe aussi une forme héréditaire qu’on se transmet de parents à enfants, plus rare celle-là. Au-delà de ces hypothèses, les chercheurs restent dans le flou.

Avoir ni chaud ni froid

Martine, 18 ans, ne ressent pas le froid ni la chaleur, à moins d’un changement soudain de température. Qu’elle se trouve dans un sauna suffocant ou qu’elle se promène dehors l’hiver sans manteau, ça ne lui fait ni chaud ni froid. Littéralement. Son cas est plutôt inhabituel, intrigant.

L’hiver, la jeune femme doit être particulièrement vigilante. Lorsqu’elle est exposée au froid, elle se sait à risque d’engelures, voire d’hypothermie.

«S’il fait froid, je ne le sens pas, à moins de conditions extrêmes. Je dois absolument me fier au thermomètre et regarder autour de moi comment les gens s’habillent, sinon je n’ai aucune idée de la température. Je ne veux pas m’exposer à des risques inutiles, alors quand je vois mes doigts changer de couleur, je sais que je dois les couvrir ou rentrer à l’intérieur me réchauffer», confie-t-elle.

Martine perçoit momentanément les écarts importants de température, mais son corps semble s’habituer tellement vite qu’il oublie rapidement la température ambiante.

«Si je touche un objet très froid, je vais le sentir au départ. Puis, la sensation disparaît et je ne peux plus dire si cet objet est chaud, tiède ou froid.»

Même la fraîcheur d’un cornet de crème glacée, sur les lèvres, lui échappe en partie.

«Je peux dire que la crème glacée est froide, surtout une fois ingérée, mais la sensation est beaucoup moins marquée l’hiver que par grande chaleur l’été.» C’est comme ça depuis quatre ans. «Avant, j’étais plutôt frileuse.»

«Il est possible pour une personne d’être moins sensible au froid, moins vulnérable, par comparaison à autrui, note Michel Cabanac de Lafregeyre, professeur de physiologie à la faculté de médecine de l’Université Laval. Sa thermorégulation est peut-être meilleure, son corps s’adapte mieux aux variations de température. Il existe un syndrome congénital rare – l’indifférence congénitale à la douleur – où cette indifférence s’accompagne d’une absence d’inconfort thermique. Mais en principe, il s’agit d’un syndrome masculin.»

La condition de Martine pourrait relever d’une dysfonction de ses thermorécepteurs qui seraient anormalement sous-activés. Mystère.

Ressentez-vous ce froid?

On perçoit le froid grâce à des thermorécepteurs situés sur les terminaisons nerveuses libres. Ceux-ci peuvent percevoir des écarts de température de la peau d’à peine 0,01 ºC! La plupart des thermorécepteurs se trouvent d’ailleurs dans la peau, ceux qui détectent le froid sont plus denses et plus nombreux à la surface de la peau. Pourquoi? Parce que l’organisme se refroidit essentiellement par la peau, par l’extérieur, alors qu’il peut se réchauffer de l’intérieur, par exemple en bougeant.

La perception consciente du froid et du chaud (la thermosensation) dépend de plusieurs facteurs, dont la température cutanée initiale, l’importance et la vitesse du changement de température et la surface du corps exposée.

«Plus la surface de la peau exposée est grande, plus notre sensation sera grande. Plus le froid est intense et plus la baisse de température est rapide, plus on aura une réponse accentuée, Marie-Andrée Imbeault, doctorante en sciences de l’activité physique à l’Université d’Ottawa. La thermosensation contribue à la thermorégulation corporelle, soit le maintien de la température interne, par l’intermédiaire des comportements qu’elle entraîne tels que s’habiller, chercher refuge, s’activer… L’une ne va pas sans l’autre.»

La perception de la température, comme celle de la douleur, est individuelle et dépend de facteurs personnels: l’âge, le poids, la génétique, la médication et certaines conditions de santé, telles la fibromyalgie ou l’hypothyroïdie. Le moment de la journée influence notre perception: puisque la température du corps est plus élevée en fin de journée, on va davantage frissonner. Chez la femme, le cycle menstruel modifie également la perception de froid, qui est ressenti davantage en période postovulatoire. Même les saisons peuvent influencer notre réponse. Le corps s’acclimate à la température ambiante, il s’habitue. Par exemple, on tolère sans inconfort ou douleur des baisses de température plus importantes à la fin de l’hiver qu’à l’automne.

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Un chat sud-africain survit à un passage à la machine à laver


Les chats aiment se cacher et quelques fois pas au meilleurs endroits .. Je ne sais pas si ce chat comme beaucoup d’autres chats n’aime pas l’eau, mais espérons qu’elle se méfiera a jamais de la laveuse a linge
Nuage

 

Un chat sud-africain survit à un passage à la machine à laver

 

AFP/Archives

Un chat sud-africain a survécu sans dommage à un passage à la machine à laver de deux heures à Johannesburg, a rapporté vendredi le quotidien The Star.

Ayant mis son linge dans la machine à laver, Karin Bennett, 63 ans, a cherché en vain chez elle et chez la voisine sa petite chatte noire, Tabitha.

Entendant des miaulements répétés, elle a enfin vu le minet à travers le hublot de la machine, qui tournait depuis 1 heure 45.

Après avoir coupé l’électricité et s’être battue avec la porte de la machine qui refusait de s’ouvrir, cette habitante de Johannesburg a amené l’animal chez le vétérinaire.

Lavée et rincée –mais pas essorée–, la chatte Tabitha souffrait d’hypothermie et avait de l’eau dans les poumons. Mais elle a pu rentrer chez elle cinq heures plus tard, selon The Star.

« Le vétérinaire m’a dit qu’elle avait perdu sept de ses neuf vies ! », a raconté Mme Bennett au journal.

Selon Karin Bennett, Tabitha a survécu parce qu’elle ne fait plus sa lessive qu’à l’eau froide pour faire des économies.

Après avoir ostensiblement fait part de sa mauvaise humeur, la chatte noire semble avoir rapidement oublié sa mésaventure, et se cache à nouveau dans les endroits les plus incongrus, selon sa maîtresse.

© 2012 AFP

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Vague de froid ►Au moins 220 morts en Europe


Alors qu’au Québec nous avons eu un hiver tardif, des bordées de neige plus et des vagues de froid plus rare dans certaines région de la province, il semble que c’est tout autre chose en Europe ou les morts ne cessent de s’accumuler avec l’hiver qui semble s’acharner sur ce continent, Le monde a l’envers ???
Nuage

 

Vague de froid ►Au moins 220 morts en Europe

 

Vague de froid - Au moins 220 morts en Europe

La vague de froid a aussi d’autres effets indésirables, comme ce bouchon de circulation monstre en Belgique.

© AFP / BELGA / BRUNO FAHY

KIEV – La vague de froid qui sévit depuis une semaine en Europe a déjà fait au moins 220 morts, un bilan qui risque de s’aggraver, particulièrement dans l’est du continent, où l’Ukraine et la Pologne sont les plus touchées avec 138 décès à elles seules.

«Durant la période de très fort gel», entre le 27 janvier et le 3 février «101 personnes sont mortes, 11 d’entre elles à l’hôpital, 64 ont été retrouvées dans la rue et 26 à leur domicile», a indiqué le ministère ukrainien des Situations d’urgence. Le précédent bilan, jeudi, était de 63 morts.

Les températures ne devraient pas s’adoucir dans l’immédiat, avec des minimales nocturnes entre -25 et -30°Celsius (C) et de -16°C à -21°C dans la journée.

En Pologne, le froid a fait huit nouveaux morts au cours des dernières 24 heures et les températures sont descendues jusqu’à -35°C dans le sud-est, a annoncé vendredi la police. La plupart des victimes étaient des sans-logis. Au total, depuis le début de la vague de froid il y a huit jours, 37 personnes sont mortes d’hypothermie, selon la police.

En Russie, où les températures flirtaient à Moscou avec les -25°C vendredi et approchaient les -50°C en Iakoutie (Sibérie orientale), 64 personnes sont mortes de froid à travers le pays, selon le ministère de la Santé, cité vendredi par l’agence Interfax. Mais ce chiffre concerne la période qui a débuté le 1er janvier et on ignore combien de décès sur ce total sont dus à la vague de froid actuelle.

On comptait vendredi dix morts en Lettonie et neuf en Lituanie.

380 écoles fermées en Roumanie et 1000 en Bulgarie

Deux nouveaux décès ont été enregistrés en Roumanie, ce qui porte à 24 morts le bilan depuis jeudi dernier, selon le ministère de la Santé. Près de 380 écoles dans 29 départements roumains étaient fermées vendredi en raison du froid et le trafic était bloqué sur une dizaine de routes.

La Bulgarie a compté six nouveaux morts, des hommes de 52 à 66 ans, selon la presse de vendredi, ce qui porte le total des victimes à 16, selon un bilan établi par l’AFP, faute de statistiques officielles.

La plupart des victimes dans ce pays, le plus pauvre de l’Union européenne, sont des villageois découverts gelés au bord de routes ou dans leurs maisons dépourvues de chauffage.

Plus de 1000 écoles bulgares sont restées fermées pour le troisième jour consécutif, alors que l’on enregistrait de nouvelles chutes de neige accompagnées de vent dans le nord-est.

Le gel du Danube s’est accentué, avec 60% de sa surface prise par les glaces près du port de Ruse, entravant la navigation.

La vague de froid a fait sept morts en Serbie, deux en Grèce et un en Macédoine.

En République tchèque, le bilan est désormais de six morts après la découverte du corps d’un homme de 59 ans mort jeudi hors de sa maison dans un village du sud-est. Le thermomètre a chuté à -38,1°C dans la chaîne de Sumava.

En Slovaquie, un homme a été trouvé mort d’hypothermie, ce qui porte le total des victimes à trois. Des milliers de personnes ont été privées d’eau courante dans le nord-est du pays, les tuyaux d’adduction ayant gelé par -28°C.

L’Europe occidentale moins touchée

L’ouest du continent, où le bilan humain est moins sévère, n’est cependant pas épargné par les effets du grand froid.

En France, malgré un beau soleil et un ciel bleu, un froid intense, rendu plus aigu par un vent glacial venu du nord-est de l’Europe se maintenait vendredi, avec 39 départements placés en état d’alerte orange.

Les autorités redoutent les conséquences d’un pic record attendu de demande d’énergie auquel le réseau d’électricité ne pourrait faire face, et le réseau de transport d’électricité RTE a appelé les usagers du pourtour méditerranéen à consommer l’électricité avec modération.

En Allemagne, Berlin, où il a fait -15°C la nuit dernière, s’est réveillée, comme Hambourg, sous un manteau de neige avec un grand ciel bleu.

En Autriche, la vague de froid a fait deux morts.

Au Royaume-Uni, le thermomètre est descendu jusqu’à -11 dans le comté du Buckinghamshire et les températures ne devaient pas dépasser 2 degrés dans la journée.

De la neige à Rome

La vague de froid qui affecte l’Italie entière a été marquée vendredi par un événement rare, l’apparition de la neige à Rome, et des températures très basses, frôlant les -30°C, dans les Alpes piémontaises.

De gros flocons continuaient de tomber en fin de journée sur le Colisée, le Panthéon ou la Place Saint-Pierre. Les principaux monuments de la Rome antique ont été fermés par précaution.

A Venise, de la glace a commencé à se former à la surface de la lagune.

Le bilan pour l’Italie est de trois morts après la découverte jeudi soir d’un sans-abri mort de froid à Milan. Les dernières prévisions annoncent la poursuite du mauvais temps sur tout le pays samedi, avec de la neige, y compris sur les îles, comme la Sardaigne, et des températures toujours très basses.

En Belgique, la neige tombée sur un sol gelé a provoqué d’énormes bouchons. On relevait en fin d’après-midi plus de 1100 kilomètres de files sur les routes et autoroutes du royaume, selon des associations d’automobilistes. Le centre de Bruxelles et le boulevard autoroutier ceinturant la capitale étaient paralysés, de même que des autoroutes en Flandre.

En Catalogne, dans le nord-est de l’Espagne, quelque 120 écoles accueillant 120 000 élèves ont été fermées en raison du froid et de la neige, ont annoncé les autorités.

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