Déversement à Terre-Neuve: 15 oiseaux enduits de pétrole


15 oiseaux qui ont subi les conséquences de la marée noire près de Terre-Neuve, enfin du moins ce qui ont été trouver, car la réalité pourrait être bien pire.
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Déversement à Terre-Neuve: 15 oiseaux enduits de pétrole

 

Les experts en oiseaux de mer affirment qu'une... (Photo Jae C. Hong, archives Associated Press)

Les experts en oiseaux de mer affirment qu’une estimation du nombre d’oiseaux tués par la marée noire pourrait prendre des mois, mais que le bilan va probablement augmenter.

PHOTO JAE C. HONG, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

 

La Presse Canadienne
Saint-Jean

Au moins 15 oiseaux de mer enduits de pétrole ont été repérés après le plus grand déversement jamais enregistré au large des côtes de Terre-Neuve, mais une biologiste a prévenu que les déversements antérieurs démontrent qu’il pourrait en réalité y en avoir plusieurs milliers.

La firme d’hydrocarbures Husky Energy a rapporté les observations mercredi et confirmé la présence d’un oiseau mort depuis qu’environ 250 000 litres de pétrole se sont déversés dans l’océan vendredi lors d’une violente tempête.

La plate-forme SeaRose tentait de reprendre la production quand une panne s’est produite, provoquant le déversement.

Les experts en oiseaux de mer affirment qu’une estimation du nombre d’oiseaux tués par la marée noire pourrait prendre des mois, mais que le bilan va probablement augmenter.

Gail Fraser, une biologiste des oiseaux de mer de l’Université York, a déclaré que même un petit nombre d’oiseaux enduits de pétrole suscite des inquiétudes, puisque cela témoigne de dommages probablement beaucoup plus graves.

« Le fait qu’ils aient trouvé des oiseaux enduits de pétrole signifie qu’il y a probablement beaucoup plus d’oiseaux qui ont subi le même sort », a dit Mme Fraser.

Les marées noires antérieures ont abouti à des estimations du nombre de décès d’oiseaux, qui se chiffrent par milliers, a-t-elle déclaré.

Le déversement de Terra Nova en 2004, qui avait déversé 165 000 litres de pétrole dans l’océan, aurait tué environ 10 000 oiseaux.

La biologiste a noté que l’incident de Terra Nova avait déversé moins de pétrole dans l’océan, mais que cela s’était produit à la même période de l’année que le dernier incident, ce qui signifie qu’un nombre similaire d’oiseaux tels que des guillemots et des tourterelles se seraient trouvés dans la région.

Selon Mme Fraser, « des millions » d’oiseaux migrent vers la région depuis l’Arctique à cette période de l’année, et les conditions difficiles de la fin de semaine rendent impossible un décompte précis des oiseaux tués.

« Les conditions étaient terribles et il est difficile d’obtenir de bonnes estimations du nombre d’oiseaux de mer susceptibles d’avoir été tués, a-t-elle dit. On peut seulement faire de notre mieux. »

Les oiseaux de la région sont particulièrement sensibles à la pollution par les hydrocarbures, a prévenu Mme Fraser. Les oiseaux peuvent mourir d’hypothermie si même une petite quantité d’huile tache leur plumage.

Ils ont également de faibles taux de reproduction et une longue durée de vie, ce qui signifie qu’un impact important sur la population fait vraiment mal.

Mme Fraser déplore qu’on ne tienne pas toujours compte de ces réalités lorsque les entreprises sont condamnées à une amende pour avoir nui aux populations d’oiseaux de mer.

Une amende de 3 millions a été infligée à Syncrude Canada en 2008 lorsque plus de 1600 canards sont morts après avoir atterri dans un bassin de résidus. À titre de comparaison, Petro-Canada a reçu une amende de 290 000 $ pour le déversement de Terra Nova qui aurait tué 10 000 oiseaux.

« Tuer 10 000 oiseaux de mer est une grosse affaire écologique et l’amende devrait en tenir compte », a dit Mme Fraser.

Scott Tessier, le directeur général de l’Office Canada-Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers, a déclaré qu’aucune nappe de pétrole n’avait été repérée sur l’eau lundi ou mardi, ce qui signifie que le pétrole s’est probablement dégradé au point de ne plus pouvoir être nettoyé.

La commission se concentre maintenant sur la surveillance de la faune et son enquête sur l’incident.

Les exploitants de l’industrie extracôtière de Terre-Neuve sont responsables du respect de leurs propres plans en matière de sécurité et de protection de l’environnement. L’organisme de réglementation surveille et enquête au besoin.

Trevor Pritchard, le vice-président principal de Husky Energy au Canada atlantique, a assuré que son équipe avait suivi les plans et les procédures de l’entreprise, et que celle-ci enquêtait sur les causes du dysfonctionnement de l’équipement.

« Nous n’avons rien vu qui nous indique que nous n’avons pas suivi nos procédures internes », a dit M. Pritchard.

Husky fournit les procédures au conseil de réglementation, mais un porte-parole de Husky a déclaré dans un courriel que la société « ne divulguait pas ses procédures d’exploitation spécifiques publiquement pour des raisons de sécurité et commerciales ».

M. Pritchard dit que Husky ne redémarrera pas la production tant qu’elle n’aura pas « pleinement confiance » dans l’intégrité du système sous-marin.

« Personne ne voulait que cet incident se produise. C’est une mauvaise journée pour nous. Pouvons-nous changer des choses, oui, nous le pouvons. Je ne sais pas encore ce qu’elles sont », a déclaré M. Pritchard.

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Dormir dehors, mourir à petit feu


Les sans-abris qui dorment dehors ont un plus haut taux de mortalité que ceux qui vont dans les refuges. Leur santé n’est pas assez surveillée qu’il est souvent trop tard pour faire quelque chose. Les noirs et les femmes qui dorment à l’extérieur ont un taux de mortalité moins grands qu’un blanc.
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Dormir dehors, mourir à petit feu

Selon une nouvelle étude, les sans-abri qui dorment... (Photo Marco Campanozzi, Archives La Presse)

Selon une nouvelle étude, les sans-abri qui dorment régulièrement à l’extérieur ont un taux de mortalité près de trois fois supérieur aux sans-abri qui fréquentent les maisons d’accueil.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE

 

MATHIEU PERREAULT
La Presse

Les sans-abri qui couchent dehors ont un taux de mortalité près de trois fois supérieur aux sans-abri qui fréquentent les maisons d’accueil, révèle une nouvelle étude.

L’un des gros problèmes est que ces sans-abri, réfractaires aux maisons d’accueil, développent des problèmes de santé chroniques, comme le cancer ou la cardiopathie, qui sont détectés trop tard pour être traités.

MOURIR À 53 ANS

En 2000, Jill Roncarati a identifié 445 sans-abri dormant régulièrement à l’extérieur durant la nuit, plutôt que dans un refuge, à Boston. La psychologue de l’Université Harvard les a suivis pendant neuf ans. Pendant cette période, 134 d’entre eux sont morts, à un âge moyen de 53 ans.

« Cela signifie qu’ils ont un taux de mortalité 10 fois plus élevé que la moyenne de la population et 2,7 fois plus élevé que la population générale des sans-abri », explique Mme Roncarati, qui vient de publier ses résultats dans la prestigieuse revue JAMA Internal Medicine.

COEUR ET CANCER

L’hypothermie n’explique pas ce taux de mortalité élevé des sans-abri ne fréquentant pas les refuges la nuit.

« Seulement une des 134 morts est directement liée au froid, dit Mme Roncarati. […] La grande différence, c’est sur le plan des maladies chroniques – le coeur et le cancer. Elles sont diagnostiquées beaucoup plus tard chez les sans-abri qui ne fréquentent pas les refuges la nuit. Même s’il y a des équipes qui les visitent régulièrement et que beaucoup d’entre eux fréquentent des refuges de jour, ils n’ont pas un suivi aussi serré. »

NOIRS ET FEMMES

Les Noirs qui dorment à l’extérieur ont un taux de mortalité deux fois moins élevé que les Blancs non hispaniques qui dorment à l’extérieur.

 « C’est une différence raciale qu’on a souvent vue ailleurs dans des études sur les sans-abri, mais que personne n’a jamais réussi à expliquer, dit Mme Roncarati. Les femmes aussi dans notre étude avaient un taux de mortalité trois fois moindre. Dans ce dernier cas, l’hypothèse souvent retenue est qu’il est moins difficile pour une femme que pour un homme de demander de l’aide pour un problème de santé. »

À MONTRÉAL AUSSI

Le constat de l’étude du JAMA Internal Medicine est probablement similaire à la situation montréalaise, estime Éric Latimer, chercheur de l’Institut Douglas qui a dirigé un dénombrement des sans-abri montréalais en mars 2015.

« Je n’ai jamais vu de chiffres, mais c’est ce qu’on entend sur le terrain », dit M. Latimer.

Pierre Gaudreau, directeur du Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM), confirme ce constat. « Si on regardait la santé des sans-abri qui dorment à l’extérieur, on trouverait beaucoup de problèmes de santé cardiaque et de cancers non diagnostiqués. »

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NOMBRE DE SANS-ABRI À MONTRÉAL SELON UN DÉNOMBREMENT EN MARS 2015

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NOMBRE DE SANS-ABRI QUI DORMAIENT À L’EXTÉRIEUR À MONTRÉAL SELON LE DÉNOMBREMENT DE MARS 2015

Source : Institut Douglas

L’ALCOOL DANS LES REFUGES

Deux voies s’ouvrent pour s’attaquer aux problèmes de santé des itinérants qui ne dorment pas dans les refuges, selon Mme Roncarati.

« Soit on augmente le suivi médical itinérant, mais on en fait déjà beaucoup […]. Soit on essaie d’en convaincre de dormir dans les refuges. Un certain nombre d’entre eux n’y vont pas parce qu’ils ne peuvent pas se passer d’alcool, de drogue ou de cigarettes pendant toute une nuit. On pourrait penser à des politiques permettant de sortir fumer pendant la nuit sans perdre son lit. Ou alors, à des refuges où il est permis de boire une certaine quantité d’alcool. Il y en a un à Toronto. »

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Elle croit que son chien aboie sur un chat


Comment peut-on laisser un bébé naissant dans un tel endroit pour s’en débarrasser le laissant à une mort certaine. Il y a tant qui aimerait adopter un enfant sans poser de question sur l’abandon.
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Elle croit que son chien aboie sur un chat

 

Une scène qu’elle n’oubliera jamais.

Tout commence il y a quelques jours de cela, en Afrique du Sud. Alors qu’elle se promène tranquillement avec son chien Georgie, Charmaine Keevy est étonnée lorsqu’il se met à aboyer frénétiquement et à la tirer vers un puits situé non loin de là. Dans un premier temps, Charmaine Keevy pense tout de suite que le chien a senti un chat  et a envie de le poursuivre, mais elle décide quand même de s’en assurer en allant voir de plus près ce qui se trouve dans ce puits.

C’est là que Charmaine Keevy a entendu un cri qui lui a glacé le sang. Et qui n’avait rien à voir avec un miaulement de chat.

Une scène à peine croyable

 Charmaine Keevy se précipite alors vers le puits qui est recouvert d’une épaisse dalle en béton. Ne pouvant pas la déplacer seule, elle demande de l’aide aux passants, mais personne ne lui répond. C’est finalement un homme de 60 ans qui viendra lui prêter secours.

A l’aide d’outils, ils commencent alors à déplacer la dalle de béton et réalisent que c’est un bébé qui appelle à l’aide. L’homme saute alors dans le puits et y découvre une petite fille gelée, apeurée et encerclée par des fourmis rouges. Il prend alors la scène en photo pour la police et sort le bébé du puits avant d’appeler les secours.

Un vrai miracle

Emmenée à l’hôpital, la petite fille qui avait toujours son cordon ombilical a immédiatement été prise en charge. Prénommée Grace April par les membres de l’hôpital, la fillette souffrait d’hypothermie et de problèmes respiratoires.

De son côté, la police est en recherche active de la mère de la fillette. Quoiqu’il en soit, pour que ce bébé se retrouve au fond de ce puits, il a été nécessaire que quelqu’un prenne le temps de déplacer la dalle en béton, puis de déposer le bébé et de remettre la dalle.

Un acte vraiment horrible même si tout se termine bien.

https://wamiz.com/chiens/

Dans le cerveau de l’homme qui ne craint pas le froid


J’ai déjà vu un reportage sur Wim Hof, l’homme de glace. Il est capable de résister a des froids intenses alors qu’il n’est qu’en culotte courte. Comment peut-il réussir cet exploit. Les scientifiques ont essayer de comprendre grâce à l’IRM du cerveau. C’est son système nerveux sympathique qui a eu le plus de réaction
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Dans le cerveau de l’homme qui ne craint pas le froid

 

Dans le cerveau de l'homme de glace

Wim Hof est surnommé “Iceman”, “l’homme de glace”, pour son exceptionnelle capacité de résistance au froid.

MERCURY PRESS/CATERS/SIPA

Par Hugo Jalinière

Wim Hof est surnommé “l’homme de glace” pour son exceptionnelle capacité à résister au froid. Des chercheurs ont étudié son cerveau en détail pour tenter d’en percer le mystère.

Pieds nus, vêtu d’un simple short, il a couru un semi-marathon sur le cercle polaire… Plus tard, il a établi un record en passant 72 minutes dans une baignoire remplie de glaçons. Voilà deux des 21 exploits — aussi impressionnants qu’inutiles — revendiqués par Wim Hof. Mieux connu sous le nom d“Iceman” (ou “l’homme de glace” en français), ce Néerlandais de 58 ans a en effet démontré une singulière résistance aux froids extrêmes. Une capacité qu’il attribue à une méthode alliant méditation et maîtrise de la respiration.

“Tout le monde est capable d’apprendre ce que je suis capable de faire”, explique sans surprise celui qui a organisé au début des années 2000 la promotion de sa “méthode Hof”.

Mais que sa maîtrise du froid soit due à la méditation ou non, les capacités de Wim Hof ont de quoi intriguer les scientifiques. D’autant qu’il ne se contente pas de résister au froid, il l’apprécie.

Wim Hof prétend contrôler sa thermorégulation corporelle grâce à l’activité de son cerveau

Des spécialistes en neuro-imagerie de la Wayne State University, à Detroit (États-Unis) se sont donc intéressés à la façon dont le cerveau de Wim Hof réagissait lors d’expositions à un froid glacial. Avec des résultats qualifiés de “surprenants”. Les Drs Otto Muzik et Vaibhav Diwadkar ont utilisé à la fois l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, qui permet de tracer l’activité neuronale, et du PET scan, pour l’activité métabolique des autres organes (peau, poumons, cœur…). Le fakir du froid prétend en effet posséder le contrôle de sa thermorégulation corporelle grâce à l’activité de son cerveau. Trois jours durant, il a été soumis à des tests faisant varier la température sur l’ensemble de son corps. Il était pour cela vêtu d’une combinaison spéciale, dans laquelle les chercheurs faisaient circuler de l’eau froide.

L’objectif étant de “provoquer des périodes d’hypothermie douce”, écrivent les auteurs de l’étude parue dans la revue NeuroImage.

Un protocole pour le moins original, à défaut d’être aussi “glaçant” que les “exploits” de Wim Hof.

Wim Hof lors des tests menés par les chercheurs de la Wayne State University (États-Unis).

Les données récoltées ont été comparées à celles de participants sains.

Les auteurs de l’étude relève ainsi le caractère “inhabituel” d’une “régulation volontaire de la température corporelle de la peau, et donc de la température corporelle, même quand le corps est soumis au froid”.

Ce qui “pourrait expliquer sa résistance aux gelures”, précise Otto Muzik.

Mais les chercheurs observent surtout une augmentation significative de son système nerveux sympathique. Un système censé être autonome, contrôlant un grand nombre d’activités “automatiques” de l’organisme : rythme cardiaque, vasoconstriction (modification du diamètre des vaisseaux sanguins), pression artérielle, sécrétion d’adrénaline, libération de glucose par le foie… L’autre phénomène observé est d’ailleurs la consommation plus importante de glucose par les muscles intercostaux. Ce qui résulte, selon les auteurs, en une génération de chaleur se diffusant aux tissus pulmonaires qui réchauffent alors le sang venus s’oxygéner.

Et si le froid, c’était dans la tête ?

“Nous nous attendions à ce que “l’homme de glace” montre une activité neuronale importante dans le cortex insulaire, où sont localisés les centres cérébraux de thermorégulation. Mais c’est dans la substance grise périaqueducale située dans le tronc cérébral supérieur que nous avons observé le plus de modifications substantielles. Une région associée aux mécanismes cérébraux pour le contrôle de la douleur, et qui étend ce contrôle en relâchant des opioïdes et des cannabinoïdes », ajoute le chercheur.

L’hypothèse envisagée par les auteurs est que Wim Hof aurait développé la capacité de susciter, par un stress induit, une réponse analgésique dans la substance grise périeaqueducale. Autrement dit, produire spontanément des opioïdes et des cannabinoïdes dans le cerveau.

“Nos résultats fournissent des preuves convaincantes de la prééminence du système nerveux central sur le corps dans la médiation des réponses de l’homme de glace à l’exposition au froid”, écrivent les chercheurs.

Aucune preuve cependant que la “méthode Hof” soit à l’origine d’un tel métabolisme. L’étude mentionne d’ailleurs de nombreuses fois cette “méthode Hof”, alors qu’elle ne se base finalement que sur un individu.

De là à penser que l’homme de glace et les chercheurs se font un coup de pub mutuel… Reste que les observations avérées chez Wim Hof ont de quoi intriguer : et si le froid, c’était dans la tête ?

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi certains animaux hibernent et d’autres pas ?


Les animaux qui hibernent ont un récepteur insensible au froid, je profite aussi de ce billet pour faire la différence entre hibernation et hibernation. Comme les marmottes dorment tout l’hiver, ils sont en hibernation, alors que les ours peuvent se réveiller durant l’hiver, ils sont donc dans un état d’hibernations
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Pourquoi certains animaux hibernent et d’autres pas ?

 

Ecureuil en hibernation

Spermophile rayé (Ictidomys tridecemlineatus) en train d’hiberner.

GRACHEVA LAB

Par Hervé Ratel

En hiver, certains animaux hibernent et d’autres en sont incapables. Qu’est-ce qui les distingue? La réponse se niche au cœur des cellules, a découvert une équipe américaine.

Difficile de s’endormir quand il fait froid. Tout notre corps semble programmé pour ressentir les basses températures et nous faire grelotter, nous empêchant de sombrer dans un sommeil profond qui pourrait nous être fatal si le mercure chute trop drastiquement. Pourtant, certains animaux y parviennent aisément. Durant l’hiver, ils entrent dans un état d’hypothermie contrôlée qui leur permet de conserver leur énergie aux moments où il est difficile de trouver de quoi se remplir le ventre. Qu’est-ce qui distingue ces animaux hibernants*, marmottes, hérissons et certains hamsters, de ceux qui ne le sont pas? Une équipe de chercheurs de l’université Yale (États-Unis) s’est penchée sur les cellules de plusieurs rongeurs afin de déterminer si la capacité à hiberner ne dépendrait pas de facteurs moléculaires.

Plus spécifiquement, ils ont regardé l’expression du TRPM8, un récepteur à la surface de certains neurones et dont on sait qu’il joue un rôle essentiel dans la perception du froid. Il est ainsi activé dès que la température descend en dessous d’un certain seuil. Mais il l’est également en face d’un froid “agréable“, par exemple quand on suce une pastille au menthol.

Un récepteur moins sensible au froid

Or, ce que les chercheurs ont découvert c’est que ce récepteur est moins sensible au froid chez les rongeurs qui hibernent. Alors que chez les souris, son activité augmente quand la température chute de 30 à 10°C, le TRPM8 des hibernants reste, lui, inactif. Une désensibilisation qui pourrait être considérée comme un désavantage, mais qui permet, au contraire, aux animaux qui en sont porteurs de supporter ces moments critiques où la nourriture se fait rare et qu’il vaut mieux ne pas mettre la truffe dehors et roupiller tranquille en attendant le dégel.

* Contrairement aux idées reçues, l’ours n’hiberne pas. Sa température corporelle reste stable et il peut être facilement réveillé durant hiver. On dit plutôt qu’il hiverne.

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Il y a une distinction à faire entre les verbes hiberner et hiverner.

Il y a une distinction à faire entre les verbes hiberner et hiverner. En effet, selon l’Office québécois de la langue française (OQLF),

 hiberner s’emploie en parlant de certains animaux pour dire qu’ils passent l’hiver dans un état d’engourdissement ou de profonde léthargie, tandis que le verbe hiverner signifie « passer l’hiver à l’abri, dans un lieu quelconque ».

 Ce dernier terme était utilisé pour parler de navires, de troupes, qui devaient passer l’hiver dans un lieu protégé en attendant la belle saison. Hiverner peut également se dire d’animaux qui vont se réfugier dans un abri ou dans un lieu tempéré sans être pour autant en hibernation.

Exemples :

– La marmotte, qui a hiberné tout l’hiver, est sortie de son terrier dernièrement.

– Prisonnier des glaces, le navire dut hiverner dans la baie.

– Les oiseaux hivernent dans des régions plus chaudes.

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Les manteaux pour chiens, ridicules ou indispensables?


Personnellement, je n’aime pas trop l’habillage des chiens avec manteau et bottes. Cependant, certaines races de chiens plus petits, moins poilus ont besoin d’une couche supplémentaire pour affronter les grands froids.
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Les manteaux pour chiens, ridicules ou indispensables?

 

Flickr / istolethetv

Flickr / istolethetv

Eleanor Cummins  traduit par Peggy Sastre

Pour certaines races, une ou deux couches supplémentaires peuvent effectivement être bonnes pour leur santé.

Une promenade dans les rues de New York en décembre est une expérience à nulle autre pareille –les lumières de Noël, les tas de neige sale, les stands éphémères de sapins. Cette semaine, j’ai même croisé un pit-bull avec une écharpe. Tout en muscles, l’animal naviguait fièrement entre les plaques de verglas, sans avoir à l’évidence conscience du ridicule du bout de laine grise que ses propriétaires avaient noué autour de son cou. Dans le même quartier, j’allais apercevoir des chiens en doudoune, en ciré jaune avec des bottes assorties et même en gilet à col bénitier.

Bien sûr, ces choix relèvent de choix esthétiques, concrétisés par de solides comptes en banque, mais de nombreux propriétaires de chiens avancent que ces habits ne sont pas là que pour la rigolade –ils seraient essentiels à la santé de leur compagnon à quatre pattes. Ce qui est assez étrange comme idée, vu que nous parlons d’animaux. Sauf s’il leur venait subitement des pouces opposables, jamais des chiens ne pourraient se confectionner des vêtements, alors comment peuvent-ils leur être essentiels? La chose est encore plus bizarre lorsque vous vous rappelez que les chiens descendent du loup, cette créature majestueuse qui peut tolérer une amplitude thermique des plus conséquentes, allant des températures arctiques frôlant les -55°C à la canicule désertique et ses 50°C. Difficile d’imaginer les loups géants de Game of Thrones dans des combinaisons médicalement recommandées.

Eux-aussi subissent le froid

Difficile à imaginer, certes. Mais pour envisager scientifiquement la réponse à cette question, qu’on se rappelle aussi qu’il y a entre 10.000 et 30.000 ans, les humains ont domestiqué le loup, sans doute en gratifiant sa loyauté par des bouts de barbaque. Au fil du temps, les loups se sont mollifiés –jusqu’à en devenir le meilleur ami de l’homme. Une évolution au coût énorme: ces grosses et résistantes bestioles sont devenues, par le pouvoir de la sélection humaine, les trucs mignons, débonnaires et relativement geignards que nous connaissons aujourd’hui. Après des millénaires de manipulation, le loup originel aura été transformé en 300 espèces distinctes de chiens. Certaines, comme le digne husky sibérien ou l’adorable samoyède sont toujours, grâce à leur épaisse fourrure, tels des coqs en pâtes dans des environnements glacials. Mais d’autres, comme les chiens chinois à crête, sont peu ou prou nus. Probablement dérivés du chien nu africain, ils sont devenus des créatures aussi extrêmement fragiles que bizarrement peignées. Et même les chiens intermédiaires peuvent avoir du mal dans le froid –leurs petits ou gros manteaux ne sont pas de trop quand le mercure descend en piqué.

Si les chiens divergent en apparence, leur température corporelle demeure étonnamment identique: selon l’American Kennel Club, la température d’un chien varie entre 38,3°C et 39,2°C. Bien sûr, difficile de garder un husky sibérien ou un chien chinois à crête dans ce cocon douillet. À moins que vous viviez dans le cercle polaire, les huskies ont besoin de petites attentions pour survivre à l’été –de l’eau en quantité et une maison climatisée. De même, il est peu probable que des chiens nus livrés à eux-mêmes puissent passer l’hiver new-yorkais. La plupart des chiens n’auront pas de problème aux alentours de 5°C, du moins le temps d’une promenade. Mais en-dessous de 0°C, les choses peuvent se compliquer.

Les huskies gambaderont joyeusement, mais les chiens plus menus ou moins densément poilus pourraient souffrir d’hypothermie ou d’engelures, surtout s’ils sont mouillés ou restent longtemps à l’extérieur. Si la plupart des chiens feront leur promenade hivernale sans souci, la situation est suffisamment préoccupante pour que les experts recommandent effectivement quelques couches supplémentaires pour les races les plus fragiles.

Les bottes ont aussi leur utilité

De fait, certains toutous ne seront pas contre une écharpe bien épaisse ou, si vous ne pouvez vraiment pas faire autrement, un gilet en mérinos. Et même s’il peut être pénible de voir des descendants du loup des steppes se trimbaler avec des petits bouts de plastique aux pattes, les bottes pour chien ont aussi leur utilité. Dans les villes qui salent leurs routes et leurs trottoirs en hiver, la chose est même nécessaire: les produits chimiques utilisés par les services de voirie peuvent être toxiques pour les chiens et leur abîmer les pattes. Si vous vivez dans une ville qui utilise de tels produits, une fois rentré au chaud, il est probable que votre chien se lèche les coussinets et ingère des sels potentiellement dangereux pour sa santé. S’il ne tombera pas malade à coup sûr, c’est un risque que peu de propriétaires de chien ont envie de prendre.

J’ai toujours des doutes sur la morsure que le froid peut provoquer sur la plupart des chiens, mais il me faut admettre que pour les plus fragiles, les vêtements d’hiver peuvent être recommandés. Reste qu’en me baladant dans New York, je ne peux m’empêcher de songer à ce que nous avons fait à ces pauvres bêtes. Avant que les humains ne les sélectionnent pour en faire des races de diverses formes et tailles, et leur fourrent des petits manteaux sur le dos, les chiens étaient des créatures indépendantes, autonomes et même redoutables. Aujourd’hui, ce ne sont plus que des accessoires de mode à poils.

http://www.slate.fr

Comment les oiseaux survivent à l’hiver glacial du Canada


Avec ce froid qui sévit, on peut se demander comment les oiseaux qui restent avec nous l’hiver peuvent affronter le froid glacial. Généralement petits, ils ont chacun leur tactique pour survivre. Nous avons plusieurs oiseaux qui demeurent dans la province et malgré leur gabarit, ils sont plus résistant que nous avec quelques plumes sur leur dos
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Comment les oiseaux survivent à l’hiver glacial du Canada

 

Une mésange à tête noire.

Les mésanges entrent en hypothermie pendant les nuits les plus glaciales de l’hiver. Photo : iStock

Les oiseaux ont dû trouver leurs propres méthodes pour survivre aux températures glaciales. Selon le naturaliste Brian Keating, ils ont trois options : « migrer, hiberner ou tolérer » le froid.

L’hiver, les mésanges survivent en mangeant autant de nourriture grasse que possible (comme des graines de tournesol), avant de se blottir toutes ensemble la nuit.

« Pendant les nuits les plus glaciales, quand il y a du givre, elles entrent en hypothermie, précise le naturaliste Brian Keating. La température de leur corps baisse et elles le tolèrent. »

Quand le mercure baisse sous les -30 degrés Celsius, certaines mésanges trouvent aussi refuge sous la neige.

Plus intelligentes l’hiver

Les mésanges deviennent plus intelligentes lorsque le froid s’installe, pour qu’elles puissent se souvenir des endroits où trouver de la nourriture.

Myrna Pearman, une naturaliste de Red Deer, explique dans son livre Beauty Everywhere que l’hippocampe des mésanges, soit la partie du cerveau responsable de la mémoire et de l’organisation spatiale, s’accroît de 30 % chaque automne.

Des bernaches qui dorment sur la glace l'hiver.

Les bernaches du Canada ont une caractéristique physique qui empêche leurs pattes de geler sur la glace.   Photo : John Rieti/CBC

Quant au gibier d’eau, comme les bernaches du Canada, il possède un atout supplémentaire qui empêche ses pattes de geler sur la glace quand il fait trop froid.

« [Ces oiseaux bénéficient] du sang chaud de leurs artères qui enveloppe le sang des veines, avec des capillaires plus petits, comme un gant; cela leur permet de réchauffer le sang qui remonte dans leurs pattes et leurs jambes, explique Brian Keating. Comme ça, ils peuvent préserver cette chaleur précieuse et garder leur tronc au chaud. »

Le sizerin blanchâtre, champion de l’hiver

Mais le véritable champion de la survie dans des températures glaciales, c’est le sizerin blanchâtre, un oiseau minuscule qui se trouve dans la toundra en Eurasie et en Amérique du Nord.

Un sizerin flammé dans la neige.

Le sizerin flammé ne craint pas les températures froides.   Photo : (Denis Doucet / Parcs Canada)

« [Les sizerins blanchâtres] peuvent survivre jusqu’à 20 heures sans nourriture, même si la température baisse à -54 degrés Celsius », raconte le naturaliste Brian Keating.

Ces oiseaux ont de petites pochettes dans leur oesophage qui leur permet de conserver des graines pour être digérées plus tard.

La température dans leur tronc est toujours maintenue à 40 degrés Celsius.

« Leur température interne peut être de 73 degrés plus chaude que l’air autour d’eux, avec moins d’un centimètre de plumes pour séparer les deux extrêmes », précise Brian Keating.

Avec des informations de CBC News

http://ici.radio-canada.ca