La malbouffe affecte notre cerveau très rapidement


L’hypothalamus qui se situe dans le cerveau contrôle entre autres la faim et la soif. En gros, les scientifiques ont découvert qu’en 3 jours, la malbouffe peut provoquer une inflammation de l’hypothalamus. Les mitochondries changent de taille provoquée par une protéine qui affecte l’hypothalamus. Cela cause cette sensation d’avoir toujours faim.
Nuage


La malbouffe affecte notre cerveau très rapidement


Nathalie Mayer
Journaliste

Les travaux qui font le lien entre malbouffe et obésité sont légion. Mais ils sont moins nombreux à expliquer comment une mauvaise alimentation affecte notre cerveau. Aujourd’hui, des chercheurs décryptent un mécanisme qui se joue au cœur de notre hypothalamus, et ce, dès trois jours après l’adoption d’un régime riche en graisses.

Manger trop gras et trop sucré fait grossir. Tout le monde le sait. Ce qui est moins clair en revanche, c’est l’effet que la malbouffe peut avoir sur notre cerveau. Mais aujourd’hui, des chercheurs de l’université de Yale (États-Unis) nous apprennent qu’un régime riche en graisses et en glucides provoque une inflammation de l’hypothalamus en seulement trois jours.

Rappelons que l’hypothalamus contrôle quelques fonctions vitales telles que la soif et la faim. Le plus surprenant reste donc que cette région de notre cerveau réagisse aussi rapidement à la malbouffe. Un processus que les chercheurs tentent d’expliquer.

  • Cette étude montre qu’il existe des mécanismes cérébraux qui s’activent lorsque nous nous exposons à un certain type d’aliments. © Tijana, Fotolia

    Cette étude montre qu’il existe des mécanismes cérébraux qui s’activent lorsque nous nous exposons à un certain type d’aliments. © Tijana, Fotolia

    Une protéine au cœur du processus

    Ils ont découvert que des modifications de structure se produisaient parmi les cellules microgliales des animaux testés. Ces cellules constituent la première ligne de défense du système nerveux central qui régule l’inflammation. L’activation de la microglie semble due à des modifications du côté des mitochondries, des organites qui aident notre corps à tirer de l’énergie de la nourriture que nous consommons.

    Les mitochondries étaient considérablement plus petites chez les animaux soumis à un régime riche en graisses. Un changement de taille dû à une protéine (UCP2) et affectant le fonctionnement de l’hypothalamus. De sorte que les animaux étaient tentés de manger toujours plus. Mais une fois le mécanisme bloqué par le retrait de la protéine, les mêmes animaux parvenaient à manger moins.

    https://www.futura-sciences.com/

    Le Saviez-Vous ► Pourquoi claque-t-on des dents quand il fait froid ?


    Quand on claque des dents, c’est qu’il fait froid ! Le cerveau envoie des messages pour que notre corps se réchauffe dont la mâchoire
    Nuage

     

    Pourquoi claque-t-on des dents quand il fait froid ?

     

    Un coup de froid et notre corps tout entier se met à frissonner. Les dents sont notamment concernées puisqu’elles se mettent à claquer dès les premiers frimas. Il s’agit en fait d’un phénomène réflexe. Une réaction de défense de notre organisme face à des températures trop fraîches.

    Lorsque le mercure baisse, notre corps voit lui aussi sa température diminuer. Il doit donc activer tout un processus pour se maintenir à 37 °C. Heureusement, notre organisme dispose de différentes stratégies pour conserver sa température interne.

    Une réponse du cerveau au froid

    D’une part, l’hypothalamus (qui est en quelque sorte le centre de contrôle de la thermorégulation) engage un processus de vasoconstriction. Les vaisseaux à la surface de la peau vont se rétrécir pour retenir la chaleur au niveau des organes vitaux.

    Pour ce qui est du claquement de dents, il existe là aussi une explication. L’hypothalamus – toujours lui – va ordonner à certains muscles du corps de s’activer afin de réchauffer notre organisme.

    Des claquements de dents dus à la contraction des muscles

    Dans la mesure où notre visage est souvent exposé au froid, les dents qui claquent ne sont en fait que la manifestation de la contraction des muscles de la mâchoire.

    Le phénomène ne doit pas être confondu avec le bruxisme, ce grincement des dents qui survient de manière involontaire, le plus souvent la nuit.

    http://www.futura-sciences.com

    N’ayez pas peur si vous aimez avoir peur


     

    Aimez-vous les films d’horreur ou non ? En fait, la science comprend le mécanisme de la peur, qui fait que devant un danger imminent nous combattons ou nous fuyons comme nos ancêtres faisaient pour survivre. Aujourd’hui, nous pouvons avoir certains choix d’avoir peur. Pourquoi certains aiment ce genre de peur et d’autres pas. Personnellement, j’aime les films d’horreur durant la journée, mais pas ceux que le sang gicle partout et de la pire sauvagerie
    Nuage

     

    N’ayez pas peur si vous aimez avoir peur

    Le cri | Iain Heath via Flickr CC License by

    Le cri | Iain Heath via Flickr CC License by

    Kira Shaw

    Certaines personnes aiment avoir peur. Il y a bien évidemment une raison scientifique.

    Dans nos vies, nous avons tous connu la peur. Mais Halloween, c’est ce moment spécial où nous sommes nous-mêmes à la recherche de cet élan qui, habituellement, accompagne l’effroi. Avez-vous besoin d’un «spécialiste de la peur» pour la fête de cette année ? Ne cherchez pas plus loin que votre propre cerveau.

    Witch Fingers Cookies | Ruocaled via Flick License by

    Peut-être allez-vous passer cette soirée à regarder Les Griffes de la nuit en vous masquant les yeux? Ou bien préfèreriez-vous errer dans une maison hantée en guettant l’apparition de vampires ou de créatures surgissant de leur cachette?

    Quels que soient vos goûts, confronté à des situations qui vous font froid dans le dos (ou qui vous chatouillent la colonne vertébrale), votre cerveau entre dans ce mode opératoire: combattre, ou fuir. Cette façon de réagir relève d’un mécanisme primitif de survie où votre corps répond par une réaction de stress face à une menace surgie dans notre environnement.

    Zombies ! Pxhere

    Le cerveau à l’œuvre

    Si, à l’origine, cette réaction intervenait pour aider nos ancêtres à échapper aux prédateurs dans un monde empli de dangers, aujourd’hui, on ressent plus couramment ces sensations en cas de menaces mentales: à savoir des menaces peu susceptibles de mettre en danger notre intégrité physique mais celles capables probablement de déclencher une détresse psychologique.

    Le dilemme combattre ou fuir provoque une réaction de votre amygdale, la partie de votre cerveau impliqué dans le fonctionnement émotionnel. Ce système cérébral originel fait partie intégrante du processus de peur, mais il est incapable de distinguer entre menace physique et menace mentale. Tandis que des paumes moites et de l’angoisse peuvent se justifier face à la présence d’un ours affamé, elles se manifestent également sous forme de scénarios anxiogènes quand il s’agit d’un entretien d’embauche ou en visionnant un film d’horreur.

    Beaucoup d’éléments étayent l’implication de l’amygdale dans le processus de peur. Le plus impressionnant: si l’on enlève entièrement sur des rats cette partie du cerveau, ils ne manifestent plus la moindre conduite de peur ou d’évitement face à leur ennemi juré, le chat.

    Fantôme ! Pxhere

    Ainsi, au moment où la bande-son angoissante de votre film d’horreur se met à résonner de plus en plus fort et où l’apparition soudaine du meurtrier masqué vous fait sursauter, voilà qui servira de stimulus pour déclencher un signal dans votre amygdale. En réponse à la menace perçue, une substance cérébrale chimique, le glutamate, va être libérée et agir dans deux autres zones du cerveau. Le premier signal est envoyé en profondeur à la base du cerveau moyen (mésencéphale) que l’on n’arrive pas vraiment à contrôler. Ce qui risque de nous glacer ou bien de nous faire sursauter involontairement, et ce n’est guère indiqué si l’on tient un sachet de pop-corn sur les genoux.

    Sentez-vous le shoot de dopamine ?

    Le second signal est adressé à l’hypothalamus, une région du cerveau responsable de la production d’hormones. L’hypothalamus actionne notre système nerveux autonome, ce qui explique le déclenchement de notre instinct «combattre ou fuir».

    Le rythme cardiaque et la pression sanguine augmentent, l’adrénaline et la dopamine (l’«hormone de récompense» du cerveau) sont diffusées dans tout le corps. Cela aide nos organismes à se préparer, soit pour engager le combat fatal, soit pour prendre nos jambes à notre cou. Voilà pourquoi vous ressentez une telle pulsion chaque fois que vous êtes effrayé.

    Pourquoi certains aiment ça

    Certaines personnes apprécient plus que d’autres ces expériences de frayeur et le rush qui les accompagne. Peut-être faites-vous partie de ces gens qui regardent des films d’horreur tout au long de l’année ou qui recherchent des sports de l’extrême ou encore des activités à risque.

    Psychopathe ! Pxhere

    Une constatation est en train d’émerger: notre chimie cérébrale sous-jacente serait aussi responsable des différences existant entre les individus prenant plaisir à avoir peur et les autres. Les travaux de David Zald et de ses collègues à l’université Vanderbild l’ont prouvé: en réponse à des situations qui donnent le frisson, les individus manifestent des réactions tout à fait diversifiées. La dopamine, nous le savons, se libère face à des contextes effrayants ou électrisants. Mais, chez les personnes déclarant raffoler de ce genre de situations, leur cerveau est dépourvu d’un «frein» réglant la libération de la dopamine et sa recapture par les neurones dans le cerveau.

    Cela signifie une chose: c’est en raison de niveaux de dopamine plus élevés dans leur cerveau que ces individus éprouvent davantage de plaisir et de récompense face à des situations effrayantes ou à risque. Certains d’entre nous peuvent bien se recroqueviller peureusement rien qu’à entendre le nom du monstre des Griffes de la nuit, d’autres au contraire sentiront des bulles d’excitation monter en eux.

    http://www.slate.fr

    Le secret de « l’éternelle jeunesse » au cœur du cerveau


    Cette recherche qui ne cherche pas la fontaine de jouvence, mais plutôt améliorer la qualité de vie des gens qui vieillissent grâce aux cellules souche. Ce que je trouve plus intéressant, car cela pourrait probablement alléger le système de santé. Il est possible de vivre plus longtemps, mais au moins dans des meilleures conditions de santé
    Nuage

     

    Le secret de « l’éternelle jeunesse » au cœur du cerveau

     

    Cerveau

    Cerveau Photo : iStock

    En injectant des cellules souches dans une petite zone du cerveau, des chercheurs américains ont prolongé la durée et amélioré la qualité de vie d’animaux de laboratoire. Le secret d’un âge d’or en santé est-il caché au cœur de notre matière grise?

    Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

    Le nombre d’études sur la longévité a explosé au cours de la dernière décennie. Bien que certains laboratoires scientifiques travaillent directement dans le but de prolonger la vie, plusieurs groupes de chercheurs se posent une autre question : qu’est-ce qui permet de bien vieillir? Pourquoi certaines personnes de 100 ans continuent d’être autonomes, alors que d’autres constatent que leur corps commence à montrer des faiblesses dès la soixantaine?

    Cette question va au-delà de la quête de « l’éternelle jeunesse » : plusieurs pays font face à une population vieillissante ainsi qu’à une explosion des maladies liées à l’âge, l’un des principaux fardeaux des systèmes de santé. Améliorer la santé des individus d’âge avancé pourrait aider à réduire cette pression.

    Un contrôle centralisé

    Vieillir est un mécanisme complexe. Les transformations se jouent à plusieurs niveaux : dans l’ADN, dans les cellules, dans les organes et même dans certains systèmes qui peuvent influer sur le corps entier.

    Des chercheurs se sont tournés vers une partie du cerveau qui exerce une influence très importante : l’hypothalamus. C’est une toute petite zone de la taille d’une amande, en plein centre du cerveau, responsable de la production d’hormones. Celles-ci peuvent jouer des rôles aussi diversifiés qu’influencer le rythme cardiaque, l’appétit, le cycle du sommeil, le stress, le système immunitaire et même la reproduction.

    L’équipe de Dongsheng Cai, du Collège de Médecine Albert Einstein, à New York, s’intéresse au lien entre l’hypothalamus et le vieillissement depuis plusieurs années.

    Dans leur nouvelle étude, parue dans la revue Nature, ces chercheurs ont remarqué que le nombre de certaines cellules dans l’hypothalamus diminuait avec l’âge. Ils ont également constaté qu’éliminer ces mêmes cellules chez de jeunes souris entraînait une conséquence surprenante : les animaux vieillissent alors de façon accélérée et meurent plus tôt que leurs congénères.

    Les chercheurs ont voulu vérifier si ce qui se passe dans un sens survient aussi dans l’autre : peut-on ralentir le vieillissement en ajoutant des cellules à l’hypothalamus?

    Rénover le cerveau

    Pour ce faire, ils se sont tournés vers les cellules souches, le matériau de base pour fabriquer toutes les composantes du corps.

    La plupart des cellules de nos corps d’adultes sont différenciées et ne peuvent jouer d’autres rôles que ceux pour lesquels elles sont programmées; une cellule de peau isole le corps du monde extérieur, une cellule cardiaque fait battre le cœur. Mais une cellule souche est indifférenciée : elle n’a pas encore de rôle déterminé et peut se transformer en plusieurs catégories de cellules.

    Il existe plusieurs types de cellules souches, mais dans le cadre de leur étude, les chercheurs se sont intéressés aux cellules souches neuronales, qui ont le potentiel de devenir tout type de cellule nerveuse.

    L’injection de ces cellules dans l’hypothalamus des souris a donné aux petits rongeurs une meilleure endurance physique et de meilleures capacités cognitives : les souris traitées étaient plus curieuses, plus sociables et plus endurantes et avaient une meilleure coordination que d’autres du même âge. Elles ont aussi vécu 10 % à 15 % plus longtemps que d’autres souris qui n’avaient pas reçu d’injection.

    Les chercheurs ont également remarqué que les cellules souches ne font pas que prendre la place d’autres neurones : elles aident toutes les cellules de l’hypothalamus à mieux fonctionner.

    Selon l’étude, le processus antivieillissement serait lié à la libération par les cellules souches de molécules appelées microARN, capables d’influer sur l’activité de différents gènes dans des cellules.

    Toutefois, avant de passer aux études sur des humains, il faudra que les chercheurs comprennent comment les cellules effectuent leur cure de jeunesse et si des cellules souches humaines sont capables de la même prouesse.

    Bien qu’une longévité supplémentaire de 10 % à 15 % soit susceptible d’intéresser bien des personnes, l’impact de tels résultats sur la qualité de vie pourrait avoir un effet encore plus important sur la société dans son ensemble.

    http://ici.radio-canada.ca/

    Le Saviez-Vous ► Pourquoi notre corps est toujours autour de 37°C?


    Qu’est-ce qui règle notre température du corps ? Comment notre cerveau travail pour que cette température puisse être constante malgré a température extérieure ?
    Nuage

     

    Pourquoi notre corps est toujours autour de 37°C?

     

    Pourquoi notre corps est toujours autour de 37°C?

    Photo Fotolia

    C’est un paramètre d’une prodigieuse constance. Quelles que soient les conditions extérieures, la température du corps humain reste, sauf cas exceptionnels, toujours autour des 37,5°C. Cette particularité est le fruit d’un phénomène biologique connu sous le nom de thermorégulation.

    Celui-ci comporte un certain nombre de mécanismes sous-jacents qui permettent d’assurer à l’organisme une température fixe. Et comme pour beaucoup de fonctions physiologiques, le cerveau y joue un rôle tout à fait primordial.

    L’hypothalamus dans le rôle du chef d’orchestre

    Tout se passe au niveau de l’hypothalamus, une zone cérébrale de la taille d’une noix. Cette glande assure un rôle semblable à  celui d’un thermostat. Lorsqu’il fait chaud, elle envoie un message aux vaisseaux sanguins pour générer leur dilatation et que la peau transpire.

    Cette réaction permet d’évacuer l’excédent de chaleur et maintenir la valeur constante de la température corporelle. Au contraire, quand il fait froid, l’hypothalamus engendre la contraction des muscles pour générer de la chaleur.

    Pour ne pas que celle-ci se perde, la région cérébrale optimise également l’efficacité de la barrière épidermique (au niveau de la peau) en provoquant notamment la fameuse «chair de poule» avec les poils dressés et les frissons. Grâce à  ces stratagèmes, le corps ne souffre pas de la moindre variation des conditions météorologiques. 

    Une température optimale pour le fonctionnement des cellules

    Il convient en effet de préserver une température proche de 37,5°C, considérée optimale pour les fonctions métaboliques cellulaires. Elle permet aux réactions et cycles de se produire au sein des cellules à  la vitesse et l’intensité optimales.

    Cette constante ne fluctue que dans certains cas: elle est généralement plus basse au réveil et plus haute en cas de fièvre. Avoir une température au-delà  de la moyenne est un signe que le système immunitaire travaille et se défend contre une infection. Selon les estimations, la température peut monter jusqu’à  43°C. Les cas au-delà  de cette limite sont relativement rares.

    Le record de la plus haute température du corps humain documenté à  ce jour a été enregistré en 1980 sur un Américain nommé Willie Jones. Selon les archives, celui-ci serait arrivé à  46,5°C et aurait même survécu. La fièvre doit être source d’inquiétude lorsqu’elle est importante (plus de 38,5°C) ou prolongée (plus de trois jours). 

    http://fr.canoe.ca/