Solution saline: DIY pour vos p’tits nez bouchés


L’hygiène nasale est assez importante surtout quand le nez est bouché autant pour les enfants que les adultes. Les produits vendus en pharmacie sont donc utiles, mais pour économiser, on peut faire deux recettes très simples à la maison dont une est utilisé par l’hôpital Ste-Justine pour enfant
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Solution saline: DIY pour vos p’tits nez bouchés

 

Cet article a initialement été publié sur le webzine Mode de vie & compagnie de la Fondation David Suzuki.

Le temps froid est arrivé, apportant son lot de chauffage, d’air sec, de changements de température, de partys de bureau et de famille, de pinçage de joues, de bises baveuses et j’en passe. Tout est en place pour que vous et vos bambins vous retrouviez avec les sinus bien bloqués.

Qui dit congestion nasale majeure dit nettoyage à l’eau saline. Cette méthode toute naturelle est assez répandue et plusieurs marques d’eau saline destinée à cette fin sont vendues à la pharmacie. On trouve les racines de la méthode d’irrigation des cavités nasales dans l’ayurveda, une forme de médecine traditionnelle originaire de l’Inde. Cette pratique repose sur un principe qui veut que le nettoyage nasal fasse partie de l’hygiène quotidienne.

Encore aujourd’hui, le nettoyage nasal à l’eau saline est un outil essentiel pour dégager les sinus en aidant à décharger le mucus, ce qui fait qu’on arrive à mieux respirer et mieux dormir, en plus de potentiellement éviter des complications (ex. : sinusite) grâce aux propriétés antiseptiques de la solution au sel. Plutôt que de se ruer à la pharmacie du coin au moindre rhume, de payer 10 $ pour de l’eau saline dans une bouteille accompagnée d’un excès d’emballage, je vous propose de la faire vous-même!

C’est probablement le DIY le plus facile de toute la terre, vous n’avez donc AUCUNE excuse pour ne pas le tester, haha.

Pourquoi faire sa propre eau saline?

● Un enfant de 2 ans pourrait le faire, les deux doigts dans le nez. #tudumtchi

● Vous économiserez de l’argent.

● C’est une alternative zéro déchet aux produits vendus en pharmacie.

● Vous éviterez les agents de conservation que contiennent certains des produits vendus sur les tablettes.

● Toute la famille respirera et dormira plus facilement.

● Vous pourriez potentiellement éviter que votre petit rhume se transforme en sinusite.

Comment faire une eau saline maison

Version 1

Recette tirée du livre Mieux vivre avec notre enfant

Dissoudre ½ c. à t. de sel de mer (2,5 ml) dans 1 tasse d’eau (250 ml) préalablement bouillie et refroidie (10 minutes d’ébullition).

Version 2

Recette adaptée par le CHU Sainte-Justine, à partir de la recette élaborée par l’AAAAI (American Academy of MD Allergy, Asthma & Immunology)

Dans une casserole, faire bouillir pendant 10 minutes :

-4 t. (1000 ml) d’eau du robinet

-¼ c. à t. (1 ml) de bicarbonate de soude («Petite vache»)

-1 c. à t. (5 ml) de sel de mer

Laquelle des deux recettes choisir? Les deux versions sont tout aussi bonnes. C’est une question de préférence. L’ajout du bicarbonate de soude dans la deuxième version permet d’ajuster le pH de la solution. Lorsque la muqueuse nasale est inflammée, la version 2 procurera une sensation plus douce lors du nettoyage.

Pour les deux recettes, vous pouvez conserver au réfrigérateur le reste de la solution préparée dans un contenant propre et étanche, pour un maximum de 7 jours. Puisque votre eau saline est conservée au froid, pensez à sortir la quantité nécessaire pour le nettoyage à l’avance, afin de la tempérer (utilisez une petite bouteille propre, dans laquelle vous pourrez transférer l’eau saline). Pour accélérer le processus, vous pouvez passer la bouteille sous l’eau chaude. Pourquoi? Parce que de l’eau froide dans le nez, ce n’est jamais vraiment agréable, haha!

Côté conservation, faut pas niaiser avec ça. L’usage d’une solution saline contaminée peut avoir des conséquences graves, même si les cas sont extrêmement rares. De toute façon, c’est tellement rapide et facile à faire… Jetez le tout après une semaine. C’est un ordre.

Hygiène nasale pour les adultes

Plusieurs méthodes d’irrigation sont possibles. En magasin, on nous propose des solutions salines sous forme de gouttes, de vaporisateurs ou de lavage nasal. La dernière méthode est ma préférée, en raison de son efficacité. Les deux premières méthodes vont davantage hydrater que réellement nettoyer et drainer vos sinus. Le lavage nasal consiste à faire passer l’eau saline d’une narine à l’autre. Pour ce faire, vous pouvez utiliser une seringue, une petite poire ou une bouteille qu’on peut presser, spécialement faite pour cela. Une option qui peut sembler un peu weird à première vue, mais que j’affectionne particulièrement, c’est le pot neti. Il s’agit d’un petit récipient avec un bec verseur utilisé pour le lavage. On dirait une petite théière. On en trouve en céramique, en verre ou en plastique. Il s’agit en fait d’une pratique issue du hatha yoga. Mais que vous soyez adepte du yoga ou non, le pot neti fait ce qu’il a à faire. Il nettoie le nez, et pas à peu près! On trouve ici la procédure complète et plusieurs vidéos sur YouTube sont disponibles pour vous expliquer le tout, si ça vous intéresse (ou si vous êtes curieux). La technique peut sembler intimidante à première vue, mais les adeptes sont nombreux en raison de l’effet impressionnant! Votre nez n’aura jamais été aussi propre!

Vous voulez en savoir plus sur l’hygiène nasale pour les tout-petits? Consultez le blogue sur le site des Trappeuses!

Je finis sur une note plate, mais nécessaire : je ne suis pas médecin. Si vous souffrez de sinusites chroniques ou de toute autre condition particulière, l’irrigation nasale pourrait ne pas vous convenir. Les idées et conseils énumérés dans ce billet ne doivent en aucun cas remplacer l’avis, le diagnostic ou le traitement d’un médecin. Maintenant que cela est dit, si vous ne vous sentez pas visé par cet avis, allez donc vous nettoyer le nez et profitez de la fantastique sensation de l’air qui rentre dans vos narines. Inspirez. Expirez. Recommencez.

Rédigé par Marie Beaupré, cogestionnaire, Les Trappeuses

Je suis maman d’un mini de 6 mois, biologiste de formation et une grano-chic-urbaine fièrement assumée. Il y a un peu plus de trois ans, j’ai cherché à mieux comprendre l’impact de différentes substances imprononçables que contenaient mes produits corporels. J’ai rapidement réalisé leur impact néfaste sur ma santé et/ou l’environnement. Résultat? J’ai commencé à éliminer plusieurs produits de ma vie. On pourrait maintenant qualifier mon armoire de toilette de minimaliste. Tranquillement, mais surement, la transition se poursuit aussi dans les autres sphères de ma vie.

 

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Prévenir les otites en toute simplicité


Pour diminuer les visites à l’hôpital et les antibiotiques lors d’otites il existe une méthode a le porté de tous et n’est heureusement pas onéreux. On le conseille aux bébés, mais aussi aux enfants. Je pense même qu’on devrait tous prendre cette habitude d’une bonne hygiène nasale
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Prévenir les otites en toute simplicité

 

La Dre Annie Lapointe, oto-rhino-laryngologue à Sainte-Justine et... (Photo Alain Roberge, La Presse)

La Dre Annie Lapointe, oto-rhino-laryngologue à Sainte-Justine et professeure adjointe de clinique à la faculté de médecine de l’Université de Montréal.

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

MARIE ALLARD

La Presse

Voici un moyen simple et peu coûteux d’empêcher les abondantes sécrétions nasales de bébé de se rendre jusqu’à ses oreilles… et de dégénérer en otite !

Il existe un truc efficace, simple, peu coûteux, avec peu ou pas d’effets secondaires, pour prévenir les otites. Ce truc, c’est de laver tous les jours, été comme hiver, les cavités nasales des tout-petits à l’aide d’une solution saline.

Il faut dire que les enfants produisent un minimum d’un litre de sécrétions nasales par jour, selon le centre hospitalier mère-enfant Sainte-Justine – encore plus quand ils sont malades. Et que les sécrétions abondantes ont tendance à se rendre jusqu’aux oreilles, ce qui a tôt fait de dégénérer en otite.

« Nous avons fait un projet de recherche sur le Salinex utilisé régulièrement, dit la Dre Annie Lapointe, oto-rhino-laryngologue à Sainte-Justine et professeure adjointe de clinique à la faculté de médecine de l’Université de Montréal. Ça a vraiment montré une diminution de la quantité d’otites chez les enfants qui l’utilisaient. »

Essai clinique concluant

Vingt-neuf enfants âgés de 6 mois à 5 ans souffrant d’otites moyennes aiguës à répétition (soit au moins quatre otites en six mois ou six en un an) ont participé à cet essai clinique. La moitié s’est soumise au lavage des cavités nasales à l’aide de solution saline – deux compte-gouttes pleins étaient appliqués par narine, quatre fois par jour (avant chaque repas et au coucher), davantage lors de rhumes. L’autre moitié ne l’a pas fait.

Résultat : après trois mois, le taux mensuel d’otites par enfant n’était que de 0,35 chez ceux qui utilisaient la solution saline, contre 1,08 chez ceux qui ne l’employaient pas. En moyenne, les enfants qui ont effectué les irrigations nasales ont été assujettis à deux traitements antibiotiques de moins.

« Cette simple manoeuvre leur permet d’éviter les visites à l’urgence, les retraits de garderie, les coûts associés, l’absentéisme au travail des parents, etc. », lit-on dans le rapport de l’essai clinique déposé par Marie-France Stephenson, dans le cadre de sa maîtrise en sciences biomédicales sous la direction de la Dre Lapointe, en 2009.

Oubliez le «mouche-bébé»

Faut-il aspirer les sécrétions avec un mouche-bébé ou une poire, après avoir appliqué la solution de type Salinex ?

« Nous ne le recommandons pas, répond la Dre Lapointe. Comme ces objets rentrent dans le nez et que l’enfant peut bouger, on risque de traumatiser la muqueuse et de causer plus de problèmes. »

La bonne technique consiste simplement à placer l’enfant sur le dos, puis à verser deux compte-gouttes complets de solution dans chacune de ses narines.

« Ça pousse les sécrétions vers l’arrière, ce qui fait que l’enfant les avale, explique la Dre Lapointe. C’est comme tirer la chasse d’eau des toilettes, c’est mécanique. »

Sainte-Justine recommande d’effectuer cette hygiène nasale dès la naissance, quotidiennement. En été, l’irrigation doit être faite deux fois par jour, une fréquence qui monte à quatre fois par jour en hiver et à cinq ou six fois par jour en cas de rhume ou de congestion. Une technique différente est préconisée quand l’enfant sait se moucher, vers l’âge de 3 ans, au grand soulagement des petits et de leurs parents.

> Consultez la brochure « L’hygiène nasale, comment procéder » du CHU Sainte-Justine.

Recette maison de solution pour hygiène nasale

 

Dans une casserole, faire bouillir, pendant 10 minutes :

– 4 tasses d’eau du robinet ;

– 1/4 c. à thé (2 ml) de bicarbonate de soude ;

– 1 c. à thé (5 ml) de sel de table.

Agiter la solution, puis laisser refroidir.

Bien laver à l’eau chaude savonneuse ou au lave-vaisselle la petite bouteille et le compte-gouttes de solution (Salinex) avant de les réutiliser.

Garder les surplus de solution au réfrigérateur, pendant sept jours maximum.

Source : CHU Sainte-Justine

http://www.lapresse.ca