Des résidus de pesticides dans les tampons et les serviettes


En ce qui a trait à l’hygiène féminine, les femmes sont en droit d’avoir des produits sûrs pour leur santé qu’ils soient bio ou non. Il semble que des marques de serviettes et tampons auraient présence d’insecticide et d’herbicide (Monsanto, oui encore lui!)
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Des résidus de pesticides dans les tampons et les serviettes

 

Le magazine français 60 millions de consommateurs a voulu en avoir le cœur net.Après le succès d’une pétition pour que Tampax dévoile la composition de ses tampons (plus de 180 000 signatures à ce jour) le magazine a décidé de mener ses propres analyses.

«Le mutisme obstiné des fabricants sur la composition de leurs produits finit par créer le doute», dénonce Victoire N’Sondé qui signe ce dossier.

Et selon les relevés effectués par 60 millions de consommateurs, il semblerait bien que les industriels aient des «petites» choses à cacher dans 5 des 11 protections étudiées.

Les relevés publiés font état de la présence de «résidus indésirables» parmi lesquels des pesticides et des dioxines. Ces substances sont pour certaines suspectées d’être des perturbateurs endocriniens et/ou d’être cancérogènes. Entre autres, 60 millions de consommateurs pointe du doigt les tampons Compak active régulier fresh de la marque Tampax pour la présence de molécules qui appartiennent à la famille du chlore.

Plus inquiétant, des résidus de l’herbicide glyphosate (utilisé dans le Roundup de Monsanto) dans des serviettes dites « bio » de la marque Organyc. Comment expliquer leur présence? Impossible d’exclure une contamination involontaire du champ de coton.

Des taux faibles mais pas de risque zéro

Point positif et rassurant de cette étude cependant, aucun allergène n’a été détecté dans les onze types de protections étudiées. Le magazine rappelle aussi que si les niveaux relevés sont faibles, les effets de ces substances ne sont pas connus sur la vulve et le vagin des femmes.

«Ce n’est pas parce que les taux sont faibles que l’on peut garantir le risque zéro. En l’absence d’étude sur le passage systémique de chaque substance à partir du vagin, on ne peut rien conclure», met en garde Dr Jean-Marc Bohbot, infectiologue et directeur médical à l’Institut Fournier, à Paris interrogé par le magazine.

Malgré le succès de sa pétition, l’appel de Mélanie Doerflinger n’a toujours pas été entendu par les industriels. Mais la situation pourrait bien changer. La jeune femme de 20 ans a rendez-vous au ministère de la Santé le 10 mars prochain avec le service «environnement extérieur et produits chimiques» du ministère. Son objectif?

Une législation au niveau européen pour que «la transparence de la composition soit garantie» et que les «tests sur les produits soient les mêmes que ceux auxquels sont soumis les dispositifs médicaux comme les protections contre les fuites urinaires par exemple», assure la jeune femme interrogée par Le HuffPost. Le combat continue et les questions sont toujours plus nombreuses.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Un jeune mannequin a dû être amputée de la jambe à la suite d’un choc toxique provoqué par une infection consécutive au port d’un tampon hygiénique


Le syndrome du choc toxique est causé par des tampons hygiéniques. Malgré très pratique pour la majorité des femmes, ces tampons surtout celles qui sont très absorbantes peuvent être dangereuses voir même mortelles.
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Un jeune mannequin a dû être amputée de la jambe à la suite d’un choc toxique provoqué par une infection consécutive au port d’un tampon hygiénique

Le risque de syndrome du choc toxique associé au port de tampon hygiénique est connu depuis 1980. ©Sporrer/Rupp / Cultura Creative / AFP

Le risque de syndrome du choc toxique associé au port de tampon hygiénique est connu depuis 1980. ©Sporrer/Rupp / Cultura Creative / AFP

 

CHOC TOXIQUE. En 2012, une infection contractée suite au port d’un tampon hygiénique a conduit Lauren Wasser à se faire amputer de la jambe gauche.

Alors âgée de 24 ans, la grande et belle jeune femme fait ses études dans une université prestigieuse à Santa Monica tout en poursuivant une carrière dans le mannequinat. Mais le 3 octobre 2012, elle se sent « un peu mal » selon le récit qu’elle fait à Vice. Fièvre et courbatures, les symptômes sont ceux d’une grosse grippe ; ils la conduisent à écourter une soirée d’anniversaire pour aller se reposer chez elle. Sauf que la jeune femme ne se réveille pas. C’est un officier de police accompagné d’un ami qui, alertés par la mère de Lauren, la retrouve inconsciente sur le sol de son appartement.

Le syndrome du choc toxique, aussi rare que sévère

« On la conduit à St. John’s avec 41 de fièvre. Ses organes internes commençaient à cesser de fonctionner et elle avait eu un début de crise cardiaque. Les docteurs ne réussissent pas à la stabiliser, et personne n’arrive à dire ce qu’elle a, jusqu’au moment où un spécialiste des infections débarque et demande : « A-t-elle un tampon ? » C’était le cas. Ils l’envoient au laboratoire d’analyses. Celui-ci est formel : il s’agit d’un syndrome particulier, celui du « choc toxique ». »

Aussi rare que sévère, le syndrome du choc toxique (SCT) est une affection causée par des toxines libérées par une bactérie appelée Staphylococcus aureus souvent présente dans le nez et le vagin. Mortelle dans 5 à 15% des cas, cette complication d’infection bactérienne est connue depuis 1980 et le signalement des Centres de contrôle des maladies américains (CDC) de cas corrélés au port de tampons hygiénique. Rapidement une note d’avertissement sur les emballages est imposée par la Food and Drug administration (FDA). L’Agence sanitaire recommande notamment de privilégier des tampons peu absorbants. En effet, le risque de syndrome du choc toxique est favorisé par les tampons très absorbants. Ainsi, à la fin des années 1980, la FDA impose une classification des tampons en fonction de leur capacité d’absorption.

Des mesures de précautions a minima dénoncée aujourd’hui par Lauren Wasser. Car après avoir été admise à l’hôpital, son infection va évoluer en gangrène :

« c’est la douleur la plus atroce que j’ai jamais sentie – je ne saurais même pas vous la décrire » raconte-t-elle.

 Trois ans après avoir finalement échappé à la mort, l’Américaine de 27 ans a donc décidé de médiatiser son cas et la plainte portée contre le fabricant de la marque qu’elle utilisait alors : Kotex Natural Balance.

Le risque est pourtant connu des fabricants de protection hygiénique. Sur son site, la célèbre marque Tampax y consacre d’ailleurs une page entière en rappelant quelques règles de sécurité : 

« Vous pouvez réduire le risque de SCT en utilisant une serviette, plutôt qu’un tampon, au moins une fois par jour pendant vos règles, et en choisissant le niveau d’absorption minimal correspondant à vos besoins. »

Un avertissement que Lauren Wasser juge évidemment insuffisant.

http://www.sciencesetavenir.fr/