Courir pour attraper son bus est un excellent exercice physique


Ma fille le matin, part souvent à la course tout en étant charger pour arriver à temps au passage de l’autobus de ville, en plus de son entraînement le matin …. Que ce soit pour ne pas rater quelque chose, ou grimper plusieurs fois les escaliers ou autres activités physiques fortuites de haute intensité, en quelques minutes est bon pour la santé cardiovasculaire
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Courir pour attraper son bus est un excellent exercice physique

 

Des athlètes au Stade national de Kingston, en Jamaïque, le 8 juin 2017 | Jewel Samad / AFP

Des athlètes au Stade national de Kingston, en Jamaïque, le 8 juin 2017 | Jewel Samad / AFP

Repéré par Léa Polverini

Repéré sur Quartz

Derrières nos activités quotidiennes se cachent de multiples activités physiques fortuites de haute intensité: cultivons-les.

Retardataires de tous les pays, réjouissez-vous: si votre quotidien est ponctué de courses effrénées pour attraper votre bus, votre train, ou arriver à temps à l’heure de pointe, vous effectuez déjà et peut-être sans le savoir une forme d’exercice physique excellente pour votre hygiène de vie. Cela marche aussi avec un autre type de courses, celles que l’on ramène du marché à bout de bras et que l’on hisse poussivement jusqu’au dernier étage d’un immeuble trop haut: c’est ce qu’on appelle une «activité physique fortuite de haute intensité».

Selon une étude publiée récemment dans le British Journal of Sports Medicine, ce type d’incident routinier, répété au cours de la journée, aurait des effets bénéfiques sur la santé, tout en présentant l’avantage d’être effectué machinalement.

Répéter de courtes séances, mais intenses

«Jusqu’à récemment, la plupart des autorités sanitaires prescrivaient une activité physique pendant au moins dix minutes continues, bien qu’aucune preuve scientifique crédible ne le justifiât», explique Emmanuel Stamatakis, l’un des auteurs de l’étude, professeur à l’université de Sydney.

«En fait, intégrer plus d’activité de haute intensité dans notre quotidien –que ce soit en nettoyant le tapis avec vigueur ou en grimpant une montée pour attraper votre déjeuner– pourrait être la clef pour aider chacun de nous à faire de l’exercice de haute qualité chaque jour. Et cela inclut les personnes en surpoids ou en mauvaise condition physique.»

Ce type d’activité est conforme aux principes de ce que l’on appelle l’entraînement fractionné de haute intensité (HIIT), un type d’entraînement assez populaire qui consiste à répéter de courtes sessions d’exercices variant de quelques secondes à plusieurs minutes, entrecoupées de pauses.

D’après Stamatakis, quel que soit le nombre de répétitions, toute séquence de haute intensité concourt à améliorer rapidement notre condition physique et notre santé cardiovasculaire:

«même de brèves sessions de vingt secondes de montée d’escaliers (60 marches) répétées trois fois par jour, trois jours par semaine, pendant six semaines, peuvent conduire à des améliorations mesurables de la condition cardiorespiratoire».

C’est aussi un moyen de contourner toutes les raisons pour lesquelles nous sommes souvent réticents et réticentes à nous consacrer pleinement à des séances d’exercice: manque de temps, de motivation, de compétences présumées, d’argent…

Oubliez donc l’ascenseur, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

http://www.slate.fr/

Le secret pour vivre vieux ? Avoir un chien !


Avoir un chien aiderait le maitre à se tenir en forme, surtout certaines races de chien qui sont beaucoup plus actifs. Pour ma part, être grand-maman à temps plein et marcher pour aller m’occuper de mes petites filles, est aussi bien
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Le secret pour vivre vieux ? Avoir un chien !

 

chien activité physique

Une étude suédoise de grande ampleur vient d’être menée sur 3.4 millions de personnes âgées de 40 à 80 ans ayant un chien. Le résultat est sans appel : le fait d’avoir un chien réduirait le risque de mort prématurée.

Publiée dans la revue Nature Scientific Reports, l’étude scientifique démontre que les personnes célibataires vivant seules avec un chien ont 33% de chance en moins de mourir prématurément, et 11% de chance en moins de faire un infarctus du myocarde, par rapport aux personnes vivant seules.

D’après les scientifiques, certaines races seraient même plus bénéfiques que d’autres sur la santé : les Terrier, Retriever et Beagle !

Les propriétaires de chiens auraient une meilleure hygiène de vie

Cependant, une incertitude subsiste : pour les chercheurs, rien ne permet d’affirmer que ce sont les chiens eux-mêmes qui influent sur l’espérance de vie. Ils suggèrent en revanche que c’est le niveau d’activité physique – plus élevé chez les propriétaires de chiens – qui en serait responsable. Les Terrier, Retriever et Beagle étant des chiens actifs, il paraît donc assez logique qu’ils permettent à leurs propriétaires de se maintenir en forme en raison du temps de promenade qu’ils doivent leur consacrer.

Mais d’autres facteurs peuvent entrer en jeu :

« une amélioration générale du bien-être et des contacts sociaux, ou encore l’effet des chiens sur le microbiote bactérien de leur propriétaire », soumettent les scientifiques.

https://wamiz.com

Une bonne alimentation pour retrouver le moral


Pour se prémunir de la dépression, on sait que l’activité physique et une bonne hygiène de vie est important. Un point que l’on ne parle pas vraiment est l’alimentation. Pourtant, ce dernier est aussi important pour notre santé mentale. Pas question de suivre des régimes restrictives, cela est décourageant et stressant, mais plutôt une alimentation équilibrée permettant quelques petits écarts pour se faire plaisir
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Une bonne alimentation pour retrouver le moral

 

COURTOISIE

La recherche nous dit assez clairement qu’il y a une corrélation entre la qualité de notre alimentation et la dépression.

Adopter une bonne alimentation aiderait à lutter contre la dépression, l’anxiété et d’autres formes de maladies mentales selon plusieurs spécialistes.

Bien manger aidait à réduire les risques de dépression, d’anxiété et autres maladies mentales.

Au cours de l’histoire, plusieurs études scientifiques ont démontré que bien manger aidait à réduire les risques de dépression, d’anxiété et autres maladies mentales. Parmi ces études, celle réalisée en 1999 par l’Université de Las Palmas de Gran Canaria a cherché à analyser l’évolution de la santé mentale d’un échantillon de 15 093 personnes en fonction du régime alimentaire.

À travers cette étude, les chercheurs de l’Université de Las Palmas de Gran Canaria ont examiné trois types de régimes alimentaires : le régime méditerranéen riche en légumes verts, noix et poisson, le régime pro-végétarien exclusivement végétarien et l’Alternative Healthy Eating Index 2010 recommandé contre les maladies chroniques.

En faisant le bilan, les chercheurs ont analysé 1 550 cas de dépression. Les personnes qui ont suivi le régime méditerranéen et le programme Alternative Healthy Eating ont été moins affectées par cette pathologie.

Vanessa Peronne est nutritionniste, membre de l’Ordre professionnel des diététistes du Québec et du Canada. Pour elle l’alimentation devrait faire presque intégralement partie du traitement pour une personne souffrant de problèmes de santé mentale :

« physiquement, dans notre cerveau il y a un impact direct avec les aliments que l’on mange. La recherche nous dit assez clairement qu’il y a une corrélation entre la qualité de notre alimentation et la dépression. Donc il y a déjà plusieurs facteurs qui démontrent qu’il y a un lien entre ce que l’on mange, le moral et la santé mentale » révèle la fondatrice de Motive Nutrition.

Elle ajoute que pour elle, le régime méditerranéen est idéal « la diète méditerranéenne qui aurait un effet protecteur contre la dépression et serait un modèle à suivre pour les gens en souffrance, notamment les fruits et légumes pour leur composés anti-inflammatoires, les poissons gras pour leurs acides gras omégas-3 comme le saumon sauvage, les aliments fermentés pour la santé du microbiote intestinal car il y aurait un lien entre le cerveau et l’intestin. On conseille aussi une alimentation qui soit riche en protéine. On peut vraiment avoir un impact sur notre moral et notre anxiété si on garde notre intestin en santé » soutient la nutritionniste.

Le sucre un atout à ne pas délaisser

Contrairement à certains préjugés l’ajout de produits sucrés et caloriques n’est pas néfaste pour le moral. Au contraire certains spécialistes estiment qu’équilibrer entre une petite gourmandise de temps en temps et une bonne alimentation aiderait à garder le moral

« ce que je conseille à mes patients c’est d’adopter le principe du 80/20 c’est-à-dire 80% du temps on va consommer une alimentation à base d’aliment entier comme les fruits, comme les légumes et les poissons et 20% du temps on va se faire plaisir. C’est important de se faire plaisir » conseille Vanessa Peronne.

Les régimes, trop exigeants pour le moral

Pas une publicité sur les régimes ne plébiscite leur efficacité et leur complète garantie, pourtant beaucoup de nutritionnistes restent perplexes quant à leur impact à long terme notamment les plus restrictifs:

« dans les régimes qui sont très restrictifs d’un point de vue calorique c’est parfois difficile d’aller rencontrer ses besoins nutritionnels quand un régime est si drastique. Il peut y avoir un impact physique causé par l’absence de nutriment et de calories. Ça fait en sorte qu’on est plus irritable, plus fatigué. Il y a aussi le fait que souvent ce sont des régimes auquel on doit adhérer à long terme, on fini par lâcher prise et ça c’est quelque chose qui affecte le moral de ne pas pouvoir aller jusqu’au bout » explique Vanessa Peronne.

Une opinion que confirme Chantal Bournival, psychologue et directrice de la clinique des troubles de l’alimentation « l’alimentation stricte, les régimes, les diètes peuvent conduire à plusieurs problèmes dont par exemple les troubles alimentaires. Certaines études démontrent vraiment clairement qu’un régime de trois semaines est suffisant à déclencher un trouble de la conduite alimentaire chez quelqu’un qui a une vulnérabilité génétique, c’est pour ça que l’on fait beaucoup de prévention au niveau des gens qui travaillent dans les troubles alimentaires et des diètes, auprès des jeunes » explique la psychologue spécialiste en troubles de l’alimentation.

Nous ne sommes pas tous égaux…

Toutefois tout le monde n’est pas génétiquement prédisposé aux troubles alimentaires, mais certaines diètes, certains régimes entraîneraient les personnes vers une obsession puis un mal-être:

« les régimes, les restrictions importantes ça a des effets négatifs sur la santé mentale, ça peut paraître bénéfiques au début à cause de cette satisfaction dans la perte de poids, mais rapidement on tombe dans la préoccupation de bien manger et ça peut mener aux troubles alimentaires, la dépression, l’anxiété » affirme Chantal Bournival.

Pour cette spécialiste des troubles alimentaires, l’alimentation n’est pas une solution suffisante pour lutter contre la dépression. Elle conseille d’identifier au préalable les prédispositions comme la prise de certains médicaments qui aurait un impact sur l’humeur de la personne et les facteurs de risques possibles comme le décès d’un proche, la perte d’un emploi, le stress, la consommation d’alcool ou de drogue, une fausse couche, un divorce, une séparation ou une fatigue chronique.

Au quotidien

Elle donne quelques conseils pour aider au maintien de notre santé mentale

« c’est d’abord d’avoir un bon équilibre de vie, prendre la vie dans l’instant présent, éviter d’entretenir des pensées négatives, de ressasser le passé ou d’anticiper l’avenir. Pratiquer de la méditation, reconnaître et surmonter ses peurs, ne pas être trop exigent avec soi-même. Avoir un régime de vie sain. Se coucher tôt, avoir une bonne attitude de sommeil » beaucoup de conseils que préconise Chantal Bournival.

La santé mentale est importante, les professionnels spécialisés en santé mentale s’accordent à dire que prendre soin de soi-même est primordial et cela passe souvent par une alimentation équilibrée, mais aussi par une bonne hygiène de vie et la pratique régulière d’une activité sportive.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Alzheimer : la prévention fait ses preuves


On prévoit une augmentation dans les années avenir de la maladie d’Alzheimer, mais d’un côté dans certains pays, on voit un léger déclin. Il semble qu’on puisse agir en prévention pour l’avenir du moins retardé la maladie
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Alzheimer : la prévention fait ses preuves

 

Un mode de vie adapté  améliore la cognition après 60 ans.

Un mode de vie adapté améliore la cognition après 60 ans.

MAY / BSIP

Par Elena Sender

Une vaste enquête incluant 23 laboratoires internationaux a mis en évidence l’efficacité de certaines actions pour faire baisser le risque d’Alzheimer.

Toutes les trois secondes, un nouveau cas de démence, ce déclin graduel des capacités mentales, est diagnostiqué. Soit 47 millions de malades dans le monde, selon les chiffres du World Alzheimer Report de l’University College de Londres (Royaume- Uni) (2015).

La démence inclut ici 60 à 70% de maladies d’Alzheimer mais aussi des démences vasculaires, celles dites à corps de Lewy ou fronto-temporales. En raison du vieillissement de la population, ce nombre pourrait tripler en 2050 ! Cependant, surprise : depuis quelques années, un léger déclin de l’incidence – le nombre de nouveaux cas sur une période donnée a été observé aux États- Unis, au Royaume-Uni, en Suède, aux Pays-Bas et au Canada ! En France, cette baisse est retrouvée, en particulier chez les femmes.

Explication avancée :  » Les personnes âgées aujourd’hui de 65 ans auraient été moins exposées à certains facteurs de risque au cours de leur vie, explique le Pr Philippe Amouyel, président de la Fondation Plan Alzheimer. L’âge de début des premiers signes de la maladie serait plus tardif dans les générations du baby boom, après la Seconde Guerre mondiale. « 

 Un petit calcul suffit pour réaliser à quel point cette information est cruciale : la maladie survenant dans trois quarts des cas après 80 ans et mettant dix années à s’installer, beaucoup de personnes atteintes mourraient avant d’en présenter les premiers signes.

 » Si nous parvenions à repousser l’apparition des symptômes de cinq ans, nous diminuerions de moitié le nombre de cas dans la population « , estime le chercheur.

Une première victoire ! Pour enquêter sur une possible prévention, la revue The Lancet a formé avec 23 laboratoires internationaux une commission coordonnée par Gill Livingston, professeure au département de Psychiatrie de l’University College de Londres.

 » Nous avons réalisé une vaste méta-analyse des études existantes, explique-t-elle. Ce qui nous permet de proposer un nouveau modèle chiffré de facteurs de risque à l’échelle d’une vie. »

35 % des cas de démence seraient évitables

Selon ces calculs, « 35% des cas de démence pourraient être théoriquement évités ».

Car si personne ne peut modifier son patrimoine génétique, chacun peut en revanche mettre d’autres atouts dans sa manche, et ce dès l’école. Selon la méta-analyse lancée par The Lancet, une scolarité prolongée au-delà de l’âge de 12 ans diminuerait de 8% le risque de démence à l’âge adulte. Des études longues conféreraient une protection en favorisant la constitution et le maintien d’une réserve cognitive (somme des neurones et de leurs connexions) qui permet de résister aux pathologies neurodégénératives.

D’autres éléments sont à prendre en compte avec l’âge. À partir de 45 ans, il faut ainsi veiller à… la perte auditive.

« Ne plus bien entendre, c’est se désengager socialement, ce qui peut mener à la dépression, facteur de risque de la démence », affirme Gill Livingston.

Onze études ont révélé ainsi un lien entre perte auditive et risque de déclin mental à long terme ! Autre nécessité : une bonne santé cardio-vasculaire. Protéger ses vaisseaux en réduisant notamment l’excès de cholestérol et l’hypertension – par l’hygiène de vie ou des traitements -, c’est aussi préserver son cerveau. Cesser de fumer est salutaire, la cigarette ayant un impact cardio-vasculaire négatif connu. Le diabète (résistance à l’insuline) est à surveiller tout autant : les dérèglements de l’insuline dans le cerveau affecteraient en effet le « nettoyage » de la protéine amyloïde qui aurait tendance à s’accumuler, formant les plaques délétères. Sans oublier bien sûr la nécessité de faire de l’exercice. Une méta-analyse de 15 études a montré que l’activité physique faible à modérée réduisait d’un tiers le risque de troubles cognitifs. Les recommandations sont ainsi de 30 à 60 minutes d’activités quotidiennes (jardinage…) plus deux séances de 20 à 60 minutes d’exercices physiques hebdomadaires. L’effet de la prévention est en revanche moins clair concernant les bénéfices attendus de l’alimentation :

« Les personnes adoptant un régime méditerranéen (pauvre en viande et laitages, riche en fruits, légumes et poissons) ont moins de risque cardio-vasculaire, souligne la psychiatre. Mais les données d’observation sont insuffisantes pour calculer l’effet sur le risque global de démence. »

Prévenir la dépression : un enjeu majeur

Prévenir la dépression constitue en revanche un enjeu majeur. Selon une étude récente, des symptômes dépressifs dans les dix ans précédant le diagnostic de démence sont en effet significatifs (Singh-Manoux A, Jama, 2017).

« Cause de la pathologie ou simple symptôme précoce de son arrivée ? Difficile à dire », souligne Philippe Amouyel.

 Reste que la dépression altère l’axe cérébral du stress, les facteurs de croissance neuronaux et le volume de l’hippocampe (mémoire), une situation favorable au déclin cognitif. Le remède ? Les antidépresseurs feraient baisser l’incidence du déclin cognitif et réduiraient – du moins chez l’animal – la production de protéine amyloïde (Yi Sheline, Sci Transl Med 2014). En revanche, la prise de somnifères ou anxiolytiques de la classe des benzodiazépines est associée à un risque accru d’Alzheimer.

In fine, chacun peut-il adopter un mode de vie « antidémence » ? Les chercheurs fondaient beaucoup d’espoir sur trois études dites d’intervention – constituant à modifier activement les facteurs de risque dans un groupe d’individus – lancées dans le cadre de l’European Demantia Prevention Initiative (EDPI), créée en 2011. Las ! l’étude néerlandaise Prediva, dont le but était de réduire le risque vasculaire pendant six ans chez 3526 volontaires, n’a pas donné de résultat positif. Pas plus que l’essai français MAPT (Multidomain Alzheimer Preventive Trial), pour lequel plus de 1500 participants de 70 ans avaient entrepris un programme ciblé sur trois ans. Seule l’étude finlandaise Finger (Finnish Geriatric Intervention Study to Prevent Cognitive Impairment and Disability) s’est révélée positive. 631 sujets à haut risque de démence âgés de 60 à 77 ans ont adopté un mode vie supposé protecteur (nutrition, entraînement cognitif et sportif…).

BRUNO BOURGEOIS - SOURCE : ÉTUDE FINGER

Les performances d’un groupe bénéficiant d’un entraînement cognitif et physique ont dépassé celles d’un groupe témoin, qui a toutefois lui aussi progressé. © Bruno Bourgeois – Source : étude Finger

Après deux ans, le groupe traité a montré une meilleure cognition que le groupe témoin (voir schéma ci-dessus).

« Nous avons maintenant une bonne preuve que la combinaison de ces facteurs peut améliorer la cognition après 60 ans », note Miia Kivipelto, professeure à l’Institut Karolinska (Suède), coauteure de l’étude.

Convaincant ?

 « Pour avoir une preuve solide, il faudrait lancer une vaste recherche internationale sur des dizaines de milliers de personnes durant plusieurs années, tempère Philippe Amouyel. Mais financer un tel travail est une gageure, et les résultats définitifs ne seraient pas connus avant sept à dix ans. »

L’heure du pragmatisme a donc sonné :

« Nous devrions lancer sans attendre une campagne de prévention. Cela réduirait le nombre d’accidents vasculaires cérébraux et pourrait baisser l’incidence de la démence. »

Déjà, les National Academies of Sciences, Engineering, and Medicine des États-Unis ont publié des recommandations fin juin 2017 comprenant exercices cognitifs et physiques et surveillance de l’hypertension. L’OMS prépare les siennes. En France, le Haut Conseil de la santé publique est en cours de consultation.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Pour bien vieillir, pas de secret, on prend soin de soi !


On parle souvent de moyens pour vivre longtemps. On essaie de trouver la fontaine de Jouvence. Pour moi en tout cas, c’est du blabla. Oui, pour vivre longtemps, même si nos gènes y sont pour quelque chose, nous sommes aussi responsables de la façon que nous vieillissons. Notre mode de vie et notre environnement sont des facteurs importants pour bien vieillir
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Pour bien vieillir, pas de secret, on prend soin de soi !

 

par Dr Dominique Pierrat et Marie-Christine Deprund

Plutôt que de médecine anti-âge, les spécialistes du vieillissement préfèrent depuis un moment parler de médecine préventive.

Mais  « la notion qui monte aujourd’hui est celle de « médecine des quatre P » : c’est-à-dire à la fois prédictive, préventive, personnalisée et participative », explique le Dr Jean-François Bézot, biologiste, spécialiste de la biologie fonctionnelle anti-âge.

Prédictive, car, si nous sommes déterminés par nos gènes, le type de vie que nous menons leur permet de s’exprimer plus ou moins.

Préventive, car le dépistage des fragilités évite bien des problèmes.

Personnalisée, car nous n’avons pas tous les mêmes besoins.

Et participative, car l’entretien de notre machine corporelle dépend surtout de nous.

 L’objectif n’étant pas de rester jeune à tout prix, mais de prévenir le plus possible les gênes, petites douleurs et autres soucis plus graves qui risquent d’apparaître avec le temps. Comment ? Par une subtile alchimie entre une hygiène de vie raisonnable et le petit zeste de liberté indispensable. Les centenaires sont souvent des optimistes qui ont su dépasser les problèmes de la vie, y compris les accidents de santé. S’ils sont de plus en plus nombreux, c’est aussi parce que la médecine permet de mieux en mieux de gérer les incidents de parcours. À condition d’y mettre du sien.

L’espérance de vie ne cesse de s’allonger

Au cours des soixante dernières années, hommes et femmes ont gagné quatorze ans de vie en moyenne. L’espérance de vie à la naissance, qui avait marqué le pas l’année dernière, à cause de l’épidémie de grippe, est repartie à la hausse, atteignant 79,2 ans pour les hommes et 85,4 ans pour les femmes. Ainsi, en vingt ans, elle a progressé de 3,6 ans chez les femmes, et de 5,6 ans chez les hommes, l’écart entre les deux sexes ayant tendance à se réduire.

 Faire fructifier son capital santé

Un cœur qui bat lentement, une pression artérielle basse, un poids stable sont des facteurs de longévité reconnus. On peut en hériter, mais ce n’est pas une raison pour se croire invulnérable… On peut aussi privilégier les situations qui les favorisent. Selon les spécialistes, 25 % des facteurs expliquant la longévité proviendraient des gènes, contre 75 % du mode de vie et de l’ environnement . Garder un corps et une tête en bon état de marche, sans forcément faire des pompes tous les matins, ni jeûner un jour sur deux ou avaler des hormones à longueur d’année, c’est possible !

http://www.topsante.com/

La rosacée, une maladie à démystifier


 

La rosacée est une inflammation de la peau qui peut être très invalidante. Il y a des traitements, mais pas de guérison à ce jour. Elle aurait un lien avec certaines maladies comme le Parkinson, les troubles gastriques, maladie cardio-vasculaire et autre
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La rosacée, une maladie à démystifier

Au Canada, environ deux millions de personnes souffrent de rosacée, une... (ILLUSTRATION LA PRESSE)

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IRIS GAGNON-PARADIS

La Presse

Au Canada, environ deux millions de personnes souffrent de rosacée, une inflammation de la peau caractérisée par des rougeurs et des éruptions cutanées au visage. Le hic : la plupart l’ignorent. Alors qu’avril 2016 a été nommé Mois de la sensibilisation de la rosacée au pays, Pause vous présente quelques faits méconnus sur cette mystérieuse maladie.

Le rouge aux joues

Souvent associée – à tort – à l’alcoolisme, la rosacée a autant des répercussions physiques que psychologiques. Avec le Dr Jason Rivers, dermatologue de Vancouver spécialisé en rosacée et porte-parole pour la Société canadienne de l’acné et de la rosacée, nous avons tenté de démystifier cette maladie encore mal comprise.

Facteurs génétiques

La rosacée est bien mystérieuse : encore aujourd’hui, la science ne comprend pas exactement ce qui est responsable de l’apparition de cette maladie chronique de la peau (qui n’est aucunement contagieuse). La rosacée apparaît généralement chez les adultes qui ont entre 30 et 50 ans et est davantage commune chez les femmes et les gens à la peau claire.

« Ce que nous savons, c’est que la génétique semble jouer un grand rôle et que les gens qui en sont atteints ont une peau qui réagit énormément aux facteurs externes, ce qui contribue à augmenter l’inflammation. La cathélicidine, une molécule en lien avec le système immunitaire, semble être plus active chez les personnes qui souffrent de rosacée, causant l’inflammation de la peau », explique le Dr Rivers.

Symptômes visibles

La rosacée est caractérisée par des rougeurs qui peuvent apparaître et disparaître dans la partie centrale du visage – surtout les joues -, une peau rugueuse et des veines apparentes.

« Avec le temps, les rougeurs vont devenir permanentes, et des petites bosses et boutons peuvent apparaître. Plus rarement, dans environ 5 % des cas, les tissus vont enfler et bosseler dans la région nasale, une forme avancée de rosacée qui s’appelle rhinophyma, longtemps associée à l’alcoolisme », détaille le dermatologue. La maladie empire avec le temps si elle n’est pas traitée.

Acné

La rosacée est souvent confondue avec l’acné d’adulte. Une méprise qui n’arrange pas les choses, puisque les produits contre l’acné peuvent irriter davantage la peau sensible et réactive des personnes atteintes de rosacée. Comment les différencier ?

« La rosacée affecte surtout les joues, alors que l’acné peut se retrouver un peu partout sur le visage, le cou, la poitrine et le dos », donne en exemple le Dr Rivers.

Les boutons acnéiques seront aussi plus pustuleux en général. Le mieux est de consulter un dermatologue pour en avoir le coeur net.

Yeux

Chez environ 50 % des gens atteints de rosacée, la maladie va aussi toucher les yeux, un trouble nommé rosacée oculaire. Parfois, la rosacée touche seulement la région oculaire (et non la peau), rendant le diagnostic encore plus difficile à établir. Quels sont les symptômes ? Rougeurs, démangeaisons, orgelets, sensation d’irritation, de sécheresse ou de sable dans l’oeil, sensibilité à la lumière, énumère le Dr Rivers.

« Dans certains cas, cela peut même affecter la vision », ajoute-t-il.

Dépression

Les personnes atteintes de rosacée sont cinq fois plus à risque de souffrir de dépression que la population normale. Maladie stigmatisée – on croit souvent que les gens qui en souffrent prennent un verre de trop -, elle peut causer un grand tort à l’estime. En effet, 75 % des gens affectés par la maladie disent souffrir d’une faible estime de soi.

« J’avais même une patiente qui ne sortait carrément plus de sa maison », raconte le Dr Rivers.

En plus de causer souvent gêne ou honte liée à l’apparence, la rosacée est particulièrement inconfortable.

Facteurs déclencheurs

Si l’alcool n’est pas responsable de l’apparition de la rosacée, il a par contre été établi comme un facteur aggravant de la maladie, particulièrement le vin rouge. Il n’est pas le seul : les produits cosmétiques irritants (avec parfum, alcool, abrasifs), la caféine, les aliments épicés, les températures extrêmes, le stress et l’exposition aux UV sont les déclencheurs les plus communs de la maladie.

« Une personne qui souffre de rosacée ne réagira pas nécessairement à tous ces facteurs ; pour certains, c’est le vin rouge qui est le déclencheur », explique le dermatologue.

Hygiène de vie

« On peut contrôler la rosacée, mais il n’y a pas de remède qui existe à ce jour », affirme le Dr Rivers.

L’hygiène de vie joue pour beaucoup dans le contrôle de la maladie. Il est donc important d’adopter un mode de vie sain et d’éviter le plus possible les facteurs déclencheurs.

« Les gens doivent utiliser des produits doux pour la peau et des savons non irritants. L’application d’une crème solaire est aussi très importante », ajoute le dermatologue.

Traitements

Il existe quelques traitements sur ordonnance pour traiter la rosacée. Des crèmes comme la métronidazole ou encore celles aux stéroïdes ainsi que des antibiotiques en formulation topique ou à prendre par voie orale peuvent aussi être prescrits ; parmi eux, la tétracycline, la minocycline ou l’érythromycine. Certaines personnes ont aussi recours au laser pour traiter les veines rouges visibles sur le visage.

Un lien avec le parkinson?

On comprend encore mal, il est vrai, les mécanismes à l’oeuvre derrière la rosacée. Beaucoup d’études non seulement se penchent sur la maladie en tant que telle, mais examinent aussi son association avec d’autres maux comme le parkinson.

« Plusieurs études tendent à montrer un lien entre la rosacée et des maladies comme les troubles cardio-vasculaires, les reflux gastriques ou même le cancer de la peau. Ce n’est pas que la rosacée cause ces maladies, mais elle y est associée. »

« Cette association montre seulement que ces maladies sont plus communes chez les gens qui ont la rosacée, mais ce n’est pas une relation de cause à effet. C’est important de faire la différence », détaille le Dr Jason Rivers.

Une étude danoise publiée fin mars s’est penchée sur la relation entre la rosacée et la maladie de parkinson. C’est que, même si les processus de déclenchement de la rosacée restent encore à être éclaircis, il existe des preuves que l’activité élevée d’une enzyme nommée métalloprotéinase matricielle (qui décompose les protéines) jouerait un rôle dans la maladie. Une activité accrue de l’enzyme a aussi été observée chez des patients atteints de parkinson et d’autres troubles neurologiques dégénératifs, d’où l’intérêt de l’étude.

Utilisant les données de plus de 5,4 millions d’individus, les chercheurs ont observé un diagnostic de parkinson chez 22 387 d’entre eux et de rosacée chez 68 053 patients. L’incidence de la maladie de parkinson était de 3,54 pour 10 000 par an pour la population générale et de 7,62 pour 10 000 par an chez les personnes atteintes de rosacée. Les gens souffrant de rosacée ont aussi eu tendance à avoir la maladie de parkinson 2,4 ans plus tôt.

L’étude conclut que la rosacée constitue un facteur de risque indépendant pour la maladie de parkinson. Une association qui pourrait être due à des mécanismes pathogènes communs impliquant une activité élevée de la fameuse métalloprotéinase matricielle.

Autre donnée intéressante tirée de l’étude : les gens atteints de rosacée qui prennent de la tétracycline, un antibiotique, semblent avoir de plus faibles chances d’avoir la maladie de parkinson. Dans tous les cas, les chercheurs indiquent que davantage de recherche est nécessaire pour comprendre les mécanismes à l’oeuvre dans cette association avec le parkinson et aussi sur l’effet de la tétracycline.

http://www.lapresse.ca/

Votre système immunitaire n’a pas besoin de compléments alimentaires


C’est un gros marché que sont les compléments alimentaires, pourtant, avec une bonne alimentation et un bon mode de vie, ces compléments ne sont pas nécessaires à moins bien sûr qu’un médecin nous les conseillent
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Votre système immunitaire n’a pas besoin de compléments alimentaires

 

 Seule votre hygiène de vie peut contribuer au renforcement de votre système immunitaire.  | Shannon Kringen via Flickr CC License by Creative Commons

Seule votre hygiène de vie peut contribuer au renforcement de votre système immunitaire. | Shannon Kringen via Flickr CC License by Creative Commons

Repéré par Fatma-Pia Hotait

Seuls une alimentation et un mode de vie sains vous aideront à garder la santé.

Combien de fois êtes-vous passés devant une étagère de produits promettant de vous aider à renforcer votre système immunitaire? Zinc, échinacée et autres comprimés: de nos jours, le choix est vaste. Ce marché a également établi son territoire sur internet, avec des sites qui proposent des centaines de produits à cet effet. Et notamment des aliments aux vertus miraculeuses à en croire leurs étiquettes. Pourtant, leur efficacité n’a rien de médicalement prouvé, explique Dara Mohammadi dans The Guardian.

«Les gens sont convaincus que le système immunitaire est une sorte de champ de force interne qui peut être boosté, explique Charles Bangham, professeur d’immunologie et de maladies infectieuses à l’Imperial College de Londres. Rien n’est plus faux: comme son nom l’indique, le système immunitaire est un système formé par plusieurs organes et fonctionnements biologiques, et non une entité isolée.»

Le tout répond à un fonctionnement complexe, avec une partie innée et l’autre adaptative. La première est celle qui détecte l’infection et permet la défense de l’organisme de façon immédiate. C’est elle qui provoque glaires, fièvre et fatigue.

Le système immunitaire inné est «là pour faire gagner du temps à notre corps en freinant la multiplication de l’agent pathogène», explique Bangham.

Bien qu’il s’agit de la réponse immédiate du corps, la réaction innée ne peut venir à bout de l’infection. C’est le système immunitaire adaptatif qui assure une protection durable, mais tardive.

«Il faut environ cinq à dix jours pour qu’il prépare les anticorps nécessaires et les clone afin d’avoir un nombre suffisant pour l’attaque.»

Une bonne hygiène de vie permet de préserver le système immunitaire

Si votre alimentation est normale, vous n’avez pas besoin d’ingérer des compléments. Certes, les minéraux tels que le zinc, ainsi que les vitamines A, C et D ont un rôle essentiel dans le bon fonctionnement du système immunitaire. Toutefois, ils sont présents en grande quantité dans les fruits, les légumes et la viande. Selon Charles Bangham, la prise de compléments n’a strictement aucun effet sur nos capacités de défense :

«Les fabricants de compléments alimentaires ne mentent peut-être pas, mais ils sous entendent que quelqu’un qui prendrait [des compléments] pourrait voir son système immunitaire renforcé, ce qui est complètement faux.»

Seule la prise de zinc chez les enfants peut aider pour éviter les rhumes. C’est ce que soutient Tim Ballard, vice-président du Royal College of General Practitioners, organisme professionnel des médecins généraux britanniques. Toutefois, il insiste que même dans ce cas, les «faiblesses méthodologiques le laissent peu convaincu d’un réel effet».

En réalité, il suffirait d’avoir «une alimentation saine et de faire de l’exercice régulièrement», explique Ballard.

«Il faut simplement soigner l’hygiène personnelle. […] C’est évident que se laver les mains, ne pas éternuer sur les gens et maintenir un environnement propre réduit les risques de transmissions.»

En résumé, il vous suffit d’appliquer ce que vos parents vous ont enseigné.

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