Mystère : Cet homme se porte très bien malgré une boîte crânienne vide à 90%


Un homme marié, père de 2 enfants, et n’a aucun problème neurologique sauf, que 90 % des neurones de son cerveau sont absentes. Bien que plus jeune, il a été soigné pour une hydrocéphalie, le liquide est revenu dans son cerveau. Le cerveau, s’est-il adapté pour prendre la relève des pièces manquantes ?
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Mystère : Cet homme se porte très bien malgré une boîte crânienne vide à 90%

 

par David Louvet-Rossi, Rédacteur scientifique19 juillet 2016, 0 h 04 min

Âgé de 44 ans, un français marié, père de deux enfants et employé dans l’administration vit une vie assez normale, à un détail près : sa boîte crânienne est quasiment vide. Un cas très particulier qui remet en question les théories fondamentales basées sur la pleine conscience.

Le cas particulier de ce français de 44 ans avait déjà fait l’objet d’une étude parue dans la revue The Lancet en juillet 2007. Tout a commencé par une petite douleur à la jambe gauche pour l’homme, qui s’est alors rendu à l’hôpital. Une IRM a alors étonné les médecins, qui ont remarqué que son cerveau est en fait rempli de liquide. Pourtant, l’homme vit tout à fait normalement, entre vie de famille et travail, et n’a aucun antécédent de trouble neurologique.

Il faut remonter à l’enfance de cet homme, lorsqu’il souffrait d’une maladie appelée hydrocéphalie, qui désigne une accumulation de liquide céphalorachidien dans le cerveau. Les docteurs lui ont alors implanté un petit tube pour évacuer le liquide vers d’autres parties du corps, lequel lui a été retiré à ses 14 ans. Visiblement, le liquide s’est à nouveau accumulé au fil des années.

The Lancet

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Crédits : Feuillet et al/ The Lancet

Aujourd’hui, ce cas est remis à l’ordre du jour par le psychologue Axel Cleeremans de l’université de Bruxelles, pour qui le cas particulier de ce français remet en question les théories fondamentales basées sur la pleine conscience.

“Aucune théorie n’explique comment une personne, dont 90% des neurones sont absentes, peut avoir un comportement tout à fait normal” déclare-t-il.

En effet, son quotidien n’est en rien affecté alors que toutes les zones du cerveau qui contrôlent la sensibilité, la parole ou l’audition sont considérablement réduites.

Le psychologue belge avance alors une nouvelle théorie, qui est que si le cerveau n’est pas endommagé brutalement, mais petit à petit, l’organe reste capable de s’adapter. Des études en ce sens devraient être réalisées au cours des prochaines années.

Source

https://qz.com

Son tout petit cerveau ne l’empêche pas de vivre une vie normale


Une hydrocéphalie non traitée affecte les capacités intellectuelles et l’espérance de vie.. Suite à des traitements, cet homme a pu mener une vie normale, malgré que son cerveau s’est aplati et une petite partie du cerveau a su s’adapter, une preuve que sans évènement brusque, le cerveau est capable d’une adaptation extraordinaire
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Son tout petit cerveau ne l’empêche pas de vivre une vie normale

 

Hydrocéphalie Cerveau

© Moodboard

Un Français de 44 ans mène une vie tout à fait normale avec un cerveau 2 à 3 fois plus petit que la moyenne. Venu pour une douleur à la jambe gauche, les médecins s’aperçoivent d’une anomalie cérébrale ne remettant pas ses jours en cause malgré le caractère exceptionnel du cas.

Ce cas extraordinaire de « cerveau aplati », « quasiment absent » à l’IRM, est décrit dans un article de la revue médicale The Lancet publié en 2007 par trois médecins de l’hôpital de la Timone à Marseille.

Le patient se plaignant à l’origine d’un déficit moteur à la jambe prévient son médecin qu’il a été traité plus jeune pour hydrocéphalie. Cette affection neurologique provoque une accumulation du liquide céphalo-rachidien à l’intérieur de la boîte crânienne. Cette maladie réduit considérablement les capacités intellectuelles et l’espérance de vie en l’absence de traitement.

Lors d’une première intervention à l’âge de 6 mois, le patient se voit poser une dérivation des ventricules cérébraux afin d’acheminer le liquide céphalo-rachidien (LCR) vers la cavité cardiaque, ce qui permet ainsi de le délester d’un « trop plein » crânien pour survivre. S’en suit une enfance sans problèmes majeurs jusqu’à ses 14 ans où une opération chirurgicale de même type est de nouveau pratiquée.

Un pouvoir d’adaptation du cerveau à toute épreuve

Trente ans plus tard, à la suite de plusieurs examens d’imagerie cérébrale, le neurologue Lionel Feuillet et son équipe découvrent l’état du cerveau de leur patient.

Comme atrophié, une grande partie du cerveau s’est échouée contre les parois crâniennes poussées par le LCR d’années en années, ne laissant alors qu’une petite partie ayant progressivement parvenue à s’adapter.

Malgré un résultat inférieur à la moyenne aux tests neuropsychologiques avec un QI de 75, l’homme de 44 ans, marié, deux enfants et travaillant dans le service public, ne semble pas pour le moins du monde affligé par sa condition

. Il est entièrement capable de vivre une « vie considérée comme normale », souligne le Dr Feuillet, en témoigne sa vie sociale et professionnelle.

Une troisième dérivation a suffi à normaliser son état neurologique en à peine quelques semaines.

« [Ce cas] illustre l’étonnante plasticité du cerveau. Chez cet homme, comme il ne s’agissait pas d’un phénomène brutal, le cerveau s’est adapté au cours du développement à la contrainte à laquelle il était soumis du fait de l’hydrocéphalie », conclut le professeur Pelletier, co-auteur de l’article interrogé par Le Monde .

Une note positive qui réjouit les chercheurs quant au bon pronostic des opérations de grosses hydrocéphalies chez l’enfant.

http://www.topsante.com/

Inde: opération réussie pour Roona Begum, la fillette hydrocéphale


Le droit aux soins de santé devrait être accessible pour tous et encore plus pour les gens pauvres des pays en développement. Mais heureusement, pour cette petite fille, Internet est venu en aide pour aider la famille a redonné une vie normale a une petite fille avec une levé de fond pour payer l’opération et les soins requis post-opératoire. Cependant, quand il est question d’argent, on doit toujours se fier a des sites fiables pour transmettre les liens sur les réseaux sociaux
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Inde: opération réussie pour Roona Begum, la fillette hydrocéphale

 


Des médecins indiens ont réussi mercredi l’opération d’une fillette de 15 mois souffrant d’une maladie rare qui a presque fait doubler sa tête, et dont le sort a suscité un élan de solidarité en raison de l’extrême pauvreté de ses parents, a dit à l’AFP un neurochirurgien.

« L’opération s’est déroulée parfaitement, beaucoup mieux que prévu », a déclaré Sandeep Vaishya à l’issue de l’opération de la petite Roona Begum.

« C’est un succès mais il est trop tôt pour dire comment sera la qualité de sa vie future », a-t-il ajouté, interrogé en exclusivité par l’AFP dans la salle d’opération d’un hôpital près de New Delhi.

Roona Begum est née avec une grave anomalie neurologique qui s’est traduite par l’augmentation du volume des espaces contenant le liquide céphalorachidien et provoque une pression sur le cerveau.

La circonférence de sa tête avait ainsi atteint 94 centimètres, soit près de deux fois plus que la normale pour une enfant de son âge, empêchant la fillette de se tenir droite ou même de marcher à quatre pattes. Cette anomalie affectait aussi la vision de l’enfant, ses pupilles étant très enfoncées dans les orbites.

L’opération consistait en une « dérivation crânienne », la procédure habituelle dans ce type de pathologie consistant à drainer un excès de liquide céphalorachidien hors du cerveau vers un autre organe.

Roona Begum, une jeune Indienne hydrocéphale, opérée à New Delhi le 15 mai 2013 (Photo Sajjad Hussain/AFP)

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La diffusion de photos de la fillette prises par un photographe de l’AFP début avril dans une région reculée du nord-est de l’Inde, l’Etat du Tripura, avait suscité l’émoi de lecteurs et d’internautes à l’étranger. Certains avaient lancé une campagne de collecte de fonds pour financer son opération.

Un hôpital réputé près de New Delhi, appartenant à la chaîne Fortis Healthcare, avait aussi proposer d’examiner gratuitement l’enfant.

Le Dr Vaishya, qui dirige le service de neurochirurgie de cet hôpital, a indiqué que Roona aurait toutefois encore besoin de « kinésithérapie intensive » pour qu’elle puisse vivre une vie sans handicap.

« Les muscles de son cou sont très sous-développés, donc elle va avoir besoin d’une meilleure nutrition et d’une kinésithérapie intensive pour être plus solide. Son corps va devoir grandir pour qu’elle puisse s’asseoir et bouger et avoir une vie normale », a-t-il confié.

Le Dr Vaishya estimait que le poids du liquide dans sa tête représentait la moitié de son poids total, lui faisant craindre que son corps ait du mal à absorber tout ce liquide lors du processus de dérivation crânienne.

Roona avait en outre développé une infection cutanée à la base de la tête et l’équipe médicale craignait que cette opération transperce le cuir chevelu et que le liquide se répande dans la peau, entraînant de nouvelles complications.

Le Dr Vaishya a décidé de drainer le liquide de son cerveau vers un sac plastique externe et a continué le processus jusqu’à ce que la circonférence de sa tête rétrécisse pour atteindre environ 60 cm, lui permettant alors d’opérer.

L’AFP a obtenu l’autorisation de filmer l’opération, qui a duré une heure et consistait en l’insertion d’un cathéter pour drainer le liquide hors du cerveau et le faire dériver vers l’abdomen, où il pourra être absorbé facilement par le flux sanguin.

Le processus de drainage a entraîné une perte de poids de la fillette, qui est passée de 14 à 10 kg en dépit des améliorations de son régime alimentaire.

Le père de Roona Begum, Abdul Rahman, est un paysan illettré de 18 ans qui gagne 150 roupies (2,10 euros, 2,75 dollars) par jour et n’aurait donc jamais pu faire soigner son enfant.

Deux étudiants norvégiens, Jonas Borchgrevink et Nathalie Krantz, ont lancé une campagne de collecte de fonds qui a réuni 52.000 dollars (40.000 euros). Ces fonds visent à aider la famille à financer les soins post-opératoires.

Les étudiants ont indiqué à l’AFP qu’ils étaient en contact avec un site internet local dans l’Etat du Tripura pour envoyer l’argent à la famille.

http://www.linternaute.com