La première centrale nucléaire flottante entame un voyage de 5.000 km


Ça y est, malheureusement,  la centrale nucléaire flottante russe est en route vers l’Arctique. Un coin du monde que l’environnement est fragile. Un voyage de 6 semaines, avançant grâce à plusieurs navires. Espérant qu’il n’aura pas de mauvais temps ou d’incident qui serait une catastrophe environnementale.
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La première centrale nucléaire flottante entame un voyage de 5.000 km

L’Akademik Lomonossov, première centrale nucléaire flottante, va être remorquée durant 5.000 km de l’arctique à l’extrême Sibérie orientale. © Alexander Nemenov, AFP, Archives

Elle est russe, pèse 21.000 tonnes, mesure 144 mètres de long et 30 mètres de large. C’est la première centrale nucléaire flottante du monde, équipée de deux réacteurs d’une capacité de 35 MW chacun. L’Akademik Lomonossov va traverser l’Arctique pour rejoindre son port d’attache en Sibérie orientale, une traversée à haut risque et un choix énergétique que dénoncent les défenseurs de l’environnement.

De Mourmansk vers l’Extrême-Orient, la première centrale nucléaire flottante du monde entame vendredi un voyage de 5.000 kilomètres dans l’Arctique, malgré les craintes des défenseurs de l’environnement concernant les conséquences pour cette région très fragile. Destiné à alimenter le développement de la production d’hydrocarbures dans des zones excessivement isolées, l’Akademik Lomonossov doit quitter Mourmansk, port du Grand Nord russe où il a été chargé en combustible nucléaire, en direction de Pevek, petite ville de Sibérie orientale, dans le district autonome de Tchoukotka.

Le voyage devrait durer entre quatre et six semaines, en fonction de la météo et de la quantité de glace sur la route, bien que le passage du Nord-Est — qui permet de relier l’océan Atlantique à l’océan Pacifique en longeant la côte nord de la Russie — est de plus en plus accessible avec la fonte des glaces provoquée par le réchauffement climatique.

Bloc de 21.000 tonnes dépourvu de moteur, l’Akademik Lomonossov sera tracté par plusieurs navires pour son voyage. La centrale comporte deux réacteurs d’une capacité de 35 MW chacun, proches de ceux des brise-glace nucléaires, contre plus de 1.000 MW pour un réacteur d’une centrale classique de nouvelle génération.

Lors d’une visite de l’AFP en mai 2018, la barge de 144 mètres de long et 30 de large, qui embarque un équipage de 69 personnes à une vitesse moyenne de 3,5 à 4,5 noeuds (6,5 à 8,3 km/h), arborait encore des couleurs marron et jaune très défraîchies. Désormais repeint aux couleurs de la Russie et de Rosatom, l’agence nucléaire russe, l’Akademik Lomonossov ne passera pas inaperçu à Pevek, où il sera raccordé au réseau électrique local et devrait être opérationnel d’ici la fin de l’année.

Un Titanic nucléaire, vulnérable en cas de tempêtes

Bien que la population de cette petite ville ne dépasse pas 5.000 habitants, la centrale couvre la consommation de 100.000 personnes et servira surtout pour alimenter les plateformes pétrolières de la région, alors que la Russie développe l’exploitation des hydrocarbures dans l’Arctique. L’Akademik Lomonossov, dont la construction avait commencé en 2006 à Saint-Pétersbourg avant d’être amené à Mourmansk l’an passé, remplacera une centrale nucléaire, bien terrestre celle-ci, et une centrale de charbon obsolètes.

Les associations environnementales dénoncent ce projet depuis des années et leurs mises en garde des dangers d’un « Tchernobyl sur glace » ou d’un « Titanic nucléaire » prend un tonalité particulière alors qu’une explosion en août, sur une base d’essais de missiles dans le Grand Nord, a fait brièvement bondir la radioactivité dans la zone.

« Toute centrale nucléaire produit des déchets radioactifs et peut avoir un accident mais l’Akademik Lomonossov est en plus vulnérable aux tempêtes », estime Rachid Alimov, du département de l’énergie de Greenpeace Russie.

D’autant que dans l’Arctique, la météo est extrême et imprévisible.

« La barge est tractée par d’autres navires donc en cas de grosse tempête, il peut y avoir des collisions. Rosatom prévoit de stocker le combustible usé à bord, ajoute-t-il. Tout incident aurait de graves conséquences sur l’environnement fragile de l’Arctique, sans oublier qu’il n’y a pas d’infrastructures de nettoyage nucléaire là-bas ».

Des ouvriers s’affairent sur l’Akademik Lomonossov, centrale nucléaire flottante remorquée en direction de Mourmansk (nord de la Russie), le 19 mai 2018. © Alexander Nemenov, AFP, Archives

Un choix énergétique risqué au détriment d’alternatives plus sûres et aussi rentables

Selon Rachid Alimov, le district de Tchoukotka, gigantesque région plus grande que la France mais peuplée de seulement 50.000 habitants, « a un énorme potentiel pour le développement d’énergie éolienne et une centrale nucléaire flottante est tout simplement un moyen trop risqué et trop coûteux de produire de l’électricité ».

L’idée d’une centrale nucléaire flottante, si elle peut sembler dangereuse, ne sort pourtant pas de nulle part. L’industrie nucléaire, qui cherche à se réinventer face à la morosité du marché, développe actuellement des petits réacteurs, modulaires et moins chers, pour séduire de nouveaux clients. Ils s’inspirent de la construction navale, qui utilise le nucléaire depuis longtemps pour propulser sous-marins, brise-glaces ou porte-avions, et sont destinés notamment aux régions isolées disposant de peu d’infrastructures.

Une solution plus simple que de construire une centrale classique sur un sol gelé toute l’année, selon Rosatom, qui compte vendre sa centrale flottante à l’étranger.

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Bientôt des filtres pour dépolluer la mer fabriqués avec vos cheveux ?


Un coiffeur en France a eu l’idée de recycler les cheveux, il a été patient et son projet est en train d’aboutir. Son idée est d’utiliser les déchets capillaires comme filtre dépolluant, 1 kilo de cheveux peut absorber 8 litres de pétrole, puis après être lavé peut être réutilisé comme renforcement dans certains matériaux comme le béton. Il est aussi un excellent isolant thermique et phonique. Les cheveux peuvent aussi absorber des carburants et des crèmes solaires qui nuisent à l’environnement marin. Si son projet donne de bon résultats, cela intéressé d’autres coiffeurs à travers le monde.
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Bientôt des filtres pour dépolluer la mer fabriqués avec vos cheveux ?

Bientôt des filtres pour dépolluer la mer fabriqués avec vos cheveux ?© Pixabay

Par Juliette de Guyenro

L’association Coiffeurs Justes fondée en 2015 par Thierry Gras s’est engagée à rendre le cheveu écolo. Aujourd’hui, c’est 140 salons adhérents qui récupèrent les cheveux coupés et les stockent pour les recycler. L’association espère bientôt pouvoir fabriquer des filtres dépolluants avec les cheveux récoltés par les coiffeurs.

« La première fois que j’ai parlé de mon projet, on m’a regardé comme un hurluberlu. »

Thierry Gras est gérant d’un salon de coiffure à Saint-Zacharie quand il décide de créer en 2006 le label Hairdresser Fair pour promouvoir l’équité des tarifs homme-femme et le recyclage du cheveu. L’équité des tarifs est vite mise en place, mais le recyclage pose plus de difficultés. Aucune entreprise ne se charge alors des déchets capillaires des salons. Il décide donc de monter l’association Coiffeurs Justes en 2015. Son but : rendre le secteur de la coiffure écolo et trouver des solutions durables pour l’environnement. C’est le premier projet de ce type, et surtout le premier à aboutir. Il y a trois ans, il reçoit une subvention de 14 000 euros du programme européen LEADER +. Depuis, l’association grandit et le recyclage des cheveux prend de l’ampleur.

220 coupes nécessaires pour récolter 2 kilos

En France, entre 3 000 et 4 000 tonnes, soit 50 000 à 70 000m2 de cheveux sont ramassés chaque année dans les salons de coiffure.

« Quand je voyais tous les cheveux qu’on récupérait, je trouvais ça aberrant qu’on n’en fasse rien » raconte-t-il à GEO.fr. De plus, le traitement des cheveux par le coiffeur est facile et rapide. « Le cheveu est une matière première particulièrement simple à récolter. Aussi tôt qu’il est coupé, il est déjà propre et trié, il n’y a plus qu’à le ramasser par terre. »

Les cheveux coupés sont collectés sur le sol du salon et mis directement dans des sacs financés par les marques de produits comme Jacques Seban. Chaque sac est ensuite envoyé chez Thierry Gras qui les stocke dans un hangar en attendant de trouver des entreprises intéressées pour retraiter ces déchets. Un sac équivaut à 2kg de cheveux, soit 220 coupes et un coiffeur a besoin d’un mois en moyenne pour remplir un sac. Pour l’instant, c’est une tonne au total qui a été récoltée et qui attend d’être recyclée chez le fondateur de Coiffeurs Justes.

Le coût du recyclage supporté par les salons

Mais ce processus à un coût qui est pour l’instant pris en charge par les salons de coiffure. Selon Mondial Relay, l’envoi de 2 kg de cheveux, soit un sac de recyclage, coûterait 6 euros en moyenne. Une surcharge financière que les salons doivent assumer. Certains gérants ont trouvé des alternatives pour diminuer les frais, notamment l’éco-participation payée par les clients qui leur permet de contribuer financièrement au processus. D’autres encore ont installé des urnes dans lesquelles les clients peuvent mettre le montant qui leur convient dans le but d’aider le salon à traiter ses déchets.

Afin de développer son projet et trouver des solutions pour permettre aux salons de recycler à moindre coût, Thierry Gras rencontre parfois des élus et essaie de faire connaître son association. Et ça paie. En juin 2019, une rencontre avait été organisée avec la secrétaire d’Etat au ministère de la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson. Malheureusement annulée, il ne désespère pas.

« Ce n’est que partie remise, on compte bien continuer les démarches. »

1 kilo de cheveux = 8 litres de pétrole pompés

Si Thierry Gras est aussi déterminé, c’est que le jeu en vaut la chandelle. En effet, le cheveu constitue une matière première particulièrement intéressante à recycler. Il possède de nombreuses qualités qui peuvent en faire un isolant ou un filtre dépolluant très efficace, notamment pour absorber les hydrocarbures. Le cheveu est tout d’abord lipophile, ce qui signifie qu’il absorbe le gras, mais aussi le pétrole.

« Avec un kilo de cheveux, on peut pomper jusqu’à 8 litres de pétrole » estime Thierry Gras.

En le recyclant, il serait donc possible de créer des filtres absorbants pour nettoyer les eaux des hydrocarbures. De plus, le cheveu peut être lavé et réutilisé dans d’autres buts, notamment le renforcement de certains matériels en plastique ou en béton : un cheveu peut supporter jusqu’à 100 grammes, ce qui en fait un matériau très solide.

Enfin, il constitue un isolant thermique et phonique efficace.

« Le cheveu est incompressible car cylindrique. Il n’est donc pas possible de l’écraser complètement et l’air reste présent quoiqu’il arrive. C’est pourquoi il peut servir de très bon isolant », explique Thierry Gras.

Des filtres dans les ports et sur les autoroutes

Il y a une semaine, Coiffeurs Justes a eu un retour positif de la part de l’organisme régional Filidéchets. Cette association a reçu une subvention de 30 000 euros pour développer un projet de filtres dépolluants dans les ports de France. Tissés sur la base de cheveux recyclés, ils permettraient d’absorber le pétrole et les différents carburants déversés par les bateaux dans la mer, mais aussi les huiles solaires qui créent une couche fine de filtres UV et entravent le processus de photosynthèse des plantes marines.

Sur l’autoroute aussi, ces filtres auront également un rôle à jouer. Placés à l’entrée des bassins d’orage routier créés par les entreprises pour collecter les eaux drainées chargées de polluants, ils serviront à nettoyer ces marécages artificiels situés en moyenne tous les deux kilomètres sur l’autoroute.

Pour le moment, le projet est en développement. La subvention de Filidéchets va notamment servir à développer les machines à tisser, acheter les containers de stockage et financer les études physico-chimiques sur le cheveu pour avoir plus d’informations sur la gestion des filtres. Elles permettront par exemple de savoir à quelle fréquence les filtres doivent être changés et à quel moment on peut estimer qu’ils arrivent à saturation. Ce qui est pour l’instant sûr, c’est que ces filtres seront fabriqués en France, et que les emplois seront offerts en priorité à des personnes en réinsertion professionnelle et sociale.

140 salons adhérents

Depuis sa création il y a plus de 3 ans, 140 salons adhérents ont rejoint l’association Coiffeurs Justes.

« Ça n’arrête pas, j’ai une dizaine d’appels par semaine pour me parler du projet », se réjouit Thierry Gras.

Des salons belges et suisses ont même appelé, un signe que l’initiative prend de l’ampleur au-delà des frontières.

Les grandes chaînes ont, elles, tardé à se joindre au projet, mais commencent finalement à s’y intéresser. Des rencontres sont en effet déjà prévues entre différents groupes et le fondateur Thierry Gras pour discuter de l’association.

Coiffeurs Justes compte bien surfer sur cet élan de popularité et profiter du Mondial de la coiffure du 14 au 16 septembre pour sensibiliser d’autres professionnels. Des sacs à cheveux seront disposés sur l’ensemble des stands et dans les loges pour faire connaître l’association et inciter les autres salons à se joindre à l’aventure

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Antibiotiques, additifs alimentaires et pesticides retrouvés en mer


On sait qu’il y a dans les cours d’eau depuis quelques années, des antibiotiques, additifs alimentaires, hydrocarbure, édulcorant, pesticide et herbicides. Maintenant, des scientifiques en ont trouver dans la mer du Nord et la mer de Norvège. Je ne serais pas surprise que des résultats similaires dans le coin de l’Amérique du Nord.
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Antibiotiques, additifs alimentaires et pesticides retrouvés en mer

Antibiotiques, additifs alimentaires et pesticides retrouvés en merUn ferry de la Brittany Ferries au large du Conquet dans le Finistère le 4 décembre 2017© AFP/Archives/FRED TANNEAU

Par AFP

Certains antibiotiques, additifs alimentaires ou pesticides ont été détectés pour la première fois en mer, après avoir été transportés parfois sur de longues distances, selon les travaux de chercheurs réunis autour du programme européen Jerico-Next, coordonné par l’Ifremer.

« C’est la première fois qu’on montre que l’activité humaine se retrouve dans les eaux côtières, mais aussi plus au large », a déclaré à l’AFP Laurent Delauney, l’un des coordinateurs du programme, au terme de la réunion finale du projet vendredi à Brest.

Certains antibiotiques, herbicides, hydrocarbures ou additifs alimentaires, comme de l’édulcorant, provenant de boissons allégées en sucre notamment, ont été retrouvés en mer Baltique et mer de Norvège, mais aussi en Mer du Nord, selon une étude menée dans le cadre du projet Jerico-Next par l’Institut norvégien pour la recherche sur l’eau (Niva).

« On peut trouver ce type de produits dans des estuaires, des embouchures de fleuves ou des rivières, mais aussi loin des côtes c’est assez nouveau », a expliqué Ingrid Puillat, coordinatrice scientifique du projet, soulignant en outre l’intérêt de disposer désormais d’une cartographie à l’échelle européenne de la présence en mer de ces produits.

Cette découverte a été rendue possible par la mise en place d’outils de mesure beaucoup plus précis que ceux existants jusqu’à présent pour surveiller les eaux côtières, objet même au départ du programme Jerico-Next.

« A la base, il s’agissait de développer un système d’observation des eaux côtières harmonisé et performant, mais pour le mettre en application des cas scientifiques ont été étudiés », a expliqué M. Delauney, ingénieur à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer).

Ainsi, de nouveaux capteurs ont été développés puis placés sur des bouées d’observation ou des navires et notamment des ferries, ce qui a permis d’avoir des mesures sur un même trajet, plusieurs fois par semaine ou même par jour.

Les navires de la compagnie Brittany ferries ont notamment été équipés de ces capteurs, de la taille d’une armoire électrique. Installés à l’intérieur du navire, ils ont permis de collecter de l’eau de mer, analysée ensuite selon différentes méthodes.

Débuté en 2011 et réunissant une trentaine de partenaires issus de 15 pays européens, la série de programmes Jerico s’est également penchée sur le cycle du carbone dans les eaux côtières ou la prolifération des microalgues ou du phytoplancton.

Le programme devrait se poursuivre par un troisième volet afin notamment de développer un portail internet unique à l’échelle européenne, où seraient mises à disposition les données côtières produites par l’ensemble des partenaires du réseau d’observation.

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Des citoyens préparent une «des plus grandes manifs environnementales des dernières années»


Ce qui serait bien, serait que toutes les grandes villes fassent cette manifestation au même moment a travers le monde pour que les gouvernements s’impliquent sérieusement pour l’environnement.
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Des citoyens préparent une «des plus grandes manifs environnementales des dernières années»

 

JAMES CAWLEY VIA GETTY IMAGES

La marche aura lieu le samedi 10 novembre à Montréal.

À quelques semaines de la rentrée parlementaire à Québec, des citoyens appuyés par des groupes écologistes préparent «une des plus grosses manifestations environnementales des dernières années».

La marche aura lieu le samedi 10 novembre à Montréal à 14h, de la Place des festivals jusqu’à la Place du Canada, à l’initiative de «La Planète s’invite au parlement» — un collectif citoyen qui milite pour les questions environnementales.

Ce sont bel et bien des citoyens qui sont à l’origine de ce mouvement, auquel des groupes écologistes se joindront, a expliqué au cours d’une entrevue avec La Presse canadienne, jeudi, Patrick Bonin, responsable de la campagne climat énergie à Greenpeace. Ils avaient tenu plusieurs manifestations pendant la campagne électorale et la participation à celles-ci allait croissant.

Ils ont donc décidé de lancer un cri de ralliement avant le début des travaux à l’Assemblée nationale. Et ils s’attendent à un rassemblement imposant, avec toutes les questions environnementales qui sont à l’ordre du jour: les changements climatiques, le transport d’hydrocarbures par train, les amas de plastique dans les océans, les épisodes de canicule qui ont fait des morts l’été dernier, entre autres.

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La marée noire en Mer de Chine a triplé de taille


Une catastrophe écologique pour la Chine avec le naufrage d’un pétrolier et dont la marée noire a triplé en 4 jours seulement. En plus de cette marée, noir la mer est déjà très polluer que même les pêcheurs vont plus loin pour gagner leur vie. Nettoyer cette catastrophe en plus de la pollution de cette mer sera quelques choses vraiment difficile pour eux
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La marée noire en Mer de Chine a triplé de taille

 

Le Sanchi, qui transportait 136 000 tonnes de condensats,... (PHOTO AP)

Le Sanchi, qui transportait 136 000 tonnes de condensats, des hydrocarbures légers, a sombré le 14 janvier après avoir brûlé pendant une semaine.

PHOTO AP

 

PATRICK BAERT
Agence France-Presse
Pékin

La marée noire provoquée par le naufrage d’un pétrolier iranien entre Chine et Japon s’étend rapidement, polluant encore une mer de Chine orientale déjà souillée par des décennies de rejets.

La nappe d’hydrocarbures a triplé de taille en l’espace de quatre jours, selon des chiffres du gouvernement chinois.

Des images prises par satellite ont permis de détecter trois nappes s’étalant au total sur 332 km2, a indiqué dimanche soir dans un communiqué l’Administration nationale des océans, qui mercredi avait fait état d’une marée noire de 101 km2.

Trois navires des garde-côtes étaient sur place dimanche soir pour évaluer la catastrophe écologique, selon ce même organisme.

Le Sanchi qui transportait des condensats, des hydrocarbures légers, a sombré le 14 janvier après avoir brûlé pendant une semaine à la suite d’une collision avec un cargo à environ 300 kilomètres à l’est de Shanghai.

Trente-deux marins, dont 30 Iraniens et deux Bangladais, ont péri dans la catastrophe. Seuls trois corps ont été récupérés.

Le Sanchi gît à présent par 115 mètres de profondeur. La quantité de polluants encore éventuellement présents dans le bateau n’est pas connue.

Le navire transportait au moment de la collision 111 000 tonnes de condensats, selon le ministère des Transports, qui avait initialement évoqué le chiffre de 136 000 tonnes.

En plus de sa cargaison, le Sanchi, qui battait pavillon panaméen, pouvait transporter environ 1000 tonnes de diesel lourd pour faire tourner ses machines.

La marée noire se déplace vers le nord en raison des vents et des courants marins, avait annoncé la semaine dernière l’administration océanique, menaçant potentiellement les côtes sud-coréennes et japonaises.

Cétacés migrateurs

La zone touchée est considérée comme importante pour la reproduction de certaines espèces de poissons, de crustacés et de calamars, selon Greenpeace. Elle se trouve aussi sur le passage de nombreux cétacés migrateurs comme la baleine grise ou la baleine à bosse.

Mais les pêcheurs chinois les plus proches du lieu de l’accident semblent résignés… « vu qu’il n’y a plus beaucoup de poisson dans la région de toute façon », comme l’explique à l’AFP Wang Junding, un pêcheur de l’île de Zhoushan, au sud-est de Shanghai.

« Notre ressource est déjà en cours d’assèchement », observe-t-il, ajoutant que les pêcheurs de sa région ont pris l’habitude de jeter leurs filets plus au nord, vers la Corée.

Pour Richard Steiner, un spécialiste des marées noires basé en Alaska, le niveau de pollution de la mer de Chine est tel que le naufrage du bateau iranien ne change malheureusement guère la donne.

« À chaque jour qui passe, beaucoup plus de pollution arrive en mer de Chine orientale en provenance du Yangtsé (le plus long fleuve de Chine) et des autres fleuves que ce que ne représente la marée noire du Sanchi », explique-t-il à l’AFP.

« À plus long terme, la vraie question pour la Chine est d’arriver à nettoyer cet environnement horriblement pollué », affirme M. Steiner.

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Il pleut des diamants au cœur de Neptune


Si un jour, des gens pourront exploiter les richesses de l’univers, il se peut fort bien que certaines planètes comme Uranus et Neptune sera convoité par ses pluies de diamants, personnellement, j’espère que non !
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Il pleut des diamants au cœur de Neptune

 

neptune diamant pluie

A l’intérieur des planètes commeNeptune, le carbone se transforme en diamants.

GREG STEWART / SLAC NATIONAL ACCELERATOR LABORATORY

Par Joël Ignasse

A l’intérieur des planètes telles que Neptune ou Uranus, il pourrait exister une enveloppe de diamants qui entoure le noyau planétaire. 

Ce sont véritablement des pluies de diamants qui arrosent le noyau de certaines géantes gazeuses glacées du système solaire, et sans doute d’autres plus éloignées. Ces planètes, telles Uranus et Neptune, sont composées d’un noyau solide entouré de couches d’hydrocarbure, d’eau et de méthane, composé qui donne cette couleur bleuté à Neptune. Depuis des années, les astrophysiciens supposent que dans les profondeurs de ces couches, là où la pression peut atteindre des milliers d’atmosphères, le carbone des hydrocarbures pourrait se transformer en diamant. Une supposition théorique que des scientifiques viennent de démontrer en utilisant le laser à rayons X ultra-puissant du Stanford Linear Accelerator Center (SLAC).

L’intérieur d’une géante simulée

Grâce au laser, les physiciens ont pu recréer les conditions qui règnent à 10 000 kilomètres sous la surface de neptune et bombarder des atomes de carbone de façon à leur faire subir une pression des 150 gigapascals à plus de 5000°c. Dans cet environnement, la majorité des atomes de carbone se transforment en petits diamants, de taille nanométrique. Ces milliards de diamants chutent ensuite vers le noyau planétaire sous la forme d’une « pluie » ininterrompue. Autour du noyau, elle pourrait former une enveloppe solide de diamants ou encore une mer d’hydrocarbure parsemée d’icebergs en diamants selon les auteurs de cette étude qui publient leurs résultats dans la revue Nature Astronomy. D’autres expériences seront nécessaires pour mieux comprendre le destin de ces diamants au plus près du noyau. En plus de son intérêt pour la compréhension de la structure des planètes géantes cette recherche a démontré que les lasers comme ceux du SLAC pouvaient être utilisés pour fabriquer des nanodiamants dont l’industrie est friande. 

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Plantes et champignons pour dépolluer le sol


Utiliser des saules et des pleurotes pour décontaminer le sol industriel. Une approche naturelle qui serait moins chère que les moyens actuels ..
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Plantes et champignons pour dépolluer le sol

 

Des champignons utilisés pour la décontamination des sols

Des champignons utilisés pour la décontamination des sols   Photo : Maxime Fortin Faubert

Maxime Fortin Faubert combine deux approches pour décontaminer les sols de friches industrielles, pollués aux hydrocarbures et aux métaux lourds : la phytoremédiation, utilisant les plantes, et la mycoremédiation, utilisant les champignons.

L’étudiant au doctorat à l’Institut de recherche en biologie végétale de l’Université de Montréal teste l’efficacité de saules et de pleurotes sur un ancien terrain industriel de la région de Montréal qui contient des résidus pétrochimiques.

Il s’agit d’une méthode moins dispendieuse que les approches traditionnelles, qui consistent essentiellement à déplacer la matière contaminée, explique-t-il.

 

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