FW13, la tomate de demain qui ne pourrira jamais


Une nouvelle tomate pourrait être un jour sur le marché. Semble-t-il qu’elle ne serait pas issue de manipulation génétique, mais seulement par hybridation. Je serais bien curieuse d’y goûter
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FW13, la tomate de demain qui ne pourrira jamais

 

La tomate couleur miel confit sans pourrir.... (PHOTO SANDRA LAFFONT, AFP)

La tomate couleur miel confit sans pourrir.

PHOTO SANDRA LAFFONT, AFP

Sandra LAFFONT
Agence Science Presse
SARRIANS

Dans la chaleur moite et écrasante de sa serre, Sylvain Bontems veille sur ses FW13. Derrière ce nom de code, se cache une tomate couleur miel, qui ne pourrit pas, mais confit doucement.

«Cette tomate se comporte comme une datte, elle perd son eau, sa teneur en sucre augmente. Elle confit sans pourrir».

Le consommateur n’est sans doute pas prêt à acheter des tomates fraîches flétries, mais au goût, c’est comme manger de la confiture. Et une tomate qui ne pourrit pas, c’est une piste de recherche plus que juteuse.

Ce chercheur travaille pour le groupe suisse Syngenta, qui a installé à Sarrians, près d’Avignon, un centre de recherche mondial où il tente de créer les tomates, poivrons, melons et courgettes de demain.

Loin de Bâle, ce géant de l’agrochimie et des semences a choisi la région pour son sol froid au printemps, son été chaud, sec et ensoleillé.

Car «il faut que les nouvelles variétés puissent résister aux variations de température», explique Régis Cambon, le responsable de la station.

Dans la serre des poivrons, le sélectionneur Matthieu Nicolas fait de la pédagogie.

«Pour créer un poivron résistant à l’oïdium, un champignon ravageur des cultures, on est allé chercher le gène dans un poivron sauvage. Il nous a ensuite fallu 15 ans pour réussir à l’introduire à un poivron carré».

Même chose pour ce petit poivron long sans pépin destiné à être englouti tel quel à l’apéritif: le sélectionneur a pris la forme d’un piment et le goût d’un poivron.

Pour faire un nouveau fruit, sur le papier, c’est facile. «Tu prends un parent A qui a un beau calibre, résistant aux parasites, mais peu fameux. Et un parent B, petit calibre, mais avec un beau fruit. Et tu hybrides», mais sans aucune modification génétique, illustre Sylvain Bontems.

Des milliards pour la recherche 

Dans les faits, ça demande beaucoup de technicité. Parce qu’il faut d’abord dénicher les variétés intéressantes dans les catalogues ou dans la nature. Et ensuite tenter d’identifier ces caractéristiques dans un gène.

«L’arrivée du génotypage, il y a 15-20 ans, a révolutionné le métier et permet de pouvoir travailler avec une plus grande diversité», ajoute le sélectionneur.

Plus besoin de faire pousser une variété pour tester ses caractéristiques, il suffit désormais de prélever une feuille, déterminer son ADN pour voir si elle dispose de tel gène couleur, de résistance ou de goût (acidulé, sucré, amer…).

Mais il faut toujours 10 à 15 ans de recherche avant sa commercialisation. Les grands semenciers mondiaux comme Syngenta, l’américain Monsanto ou le français Vilmorin (groupe Limagrain) consacrent des milliards à la recherche. Rien que pour le suisse c’est un budget de 1,25 milliard de dollars par an, soit entre 8 et 12 % de son chiffre d’affaires.

Mais leurs créations ne sont pas toutes validées. C’est le Geves, Groupe d’étude et de contrôle des variétés et des semences, qui décide d’inscrire au catalogue une variété et délivre ainsi le sésame de commercialisation pour toute l’Europe.

Selon ses critères, une nouvelle variété doit être «distincte», «homogène» et «stable».

«Un obtenteur doit justifier que sa variété n’existe pas déjà. Ce peut être un critère de découpe, de taille de fruits ou de résistance aux maladies par exemple», détaille une porte-parole du Geves.

Mais il n’y a pas de critère prioritaire pour les semences potagères, comme la résistance aux maladies, des éléments pourtant attendus aujourd’hui où il est de bon ton d’essayer de produire plus avec moins (moins d’eau, de pesticides, d’énergie…).

Chaque année, 600 nouvelles variétés toutes espèces confondues sont inscrites au catalogue français (sur 9000 déjà inscrites), venant de grands semenciers, mais aussi de groupes plus modestes ou de la recherche publique.

Et nouvelle variété ne signifie pas forcément meilleur goût.

«Les grands semenciers veulent vendre beaucoup de semences aux agriculteurs qui travaillent avec la grande distribution. Or le goût arrive à maturité, et la maturité, la grande distribution n’en veut pas», selon Guy Kastler, délégué général du Réseau Semences Paysannes.

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Les chats hybrides, des animaux domestiques dangereux ?


Je trouve que ces chats sont magnifiques, cependant, jouer avec la génétique des chats domestiques en les croissants avec des chats sauvages pourrait être dangereux. Car les chatons héritent autant des deux espèces. De toute manière, il y a déjà tellement de chats sans abris et de plusieurs races que nous peinons a trouver des familles pour eux
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Les chats hybrides, des animaux domestiques dangereux ?

 

Par Charlotte Grenier

Crédits photo : AussieGold – Flickr

Les félins hybrides rencontrent un succès de plus en plus important parmi les amateurs de chats. Issus d’un croisement entre des chats domestiques et des félins sauvages, dont le plus connu est le Savannah, ces hybrides séduisent par leur physique particulier et leur exotisme.

Aux États-Unis, le grand public est particulièrement friand de ces croisements leur donnant l’impression d’avoir un animal sauvage chez eux. Mais les spécialistes commencent à regretter une législation trop laxiste au sujet de ces félins. Des groupes de protection animale, soucieux des conséquences de la présence de tels chats dans les foyers, ont lancé une pétition pour limiter leur possession et leur élevage dans le pays.

Un instinct sauvage encore très présent

L’un des arguments les plus soutenus par les signataires de cette pétition est que les hybrides n’ont pas de sauvage que l’apparence. Un tel physique irait de pair avec un comportement très proche de celui de leurs ancêtres prédateurs, ce qui peut entraîner rapidement des problèmes dans la maison.

« Ils sont passionnants au début, et adorable quand ils sont petits, mais en grandissant ils peuvent devenir des animaux dont les gens ne sont pas capables de s’occuper », explique Daniel Lutz, membre de l’Animal Legal Defense Group.

Daniel Lutz, tout comme les autres associations signataires de la pétition, craint que ces félins hybrides très exigeant ne finissent par être abandonnés par leurs maîtres. Or, les populations de chats errants posent déjà un certain nombre de problèmes, comme la mise en danger de certaines espèces animales leur servant de nourriture. On imagine alors très bien les conséquences d’une population d’hybrides sauvages errant, des prédateurs encore plus redoutables !

Contrôler la population comme celle des grands félins

La pétition en question demande donc que les chats hybrides soient traités de manière similaire aux grands félins (lynx, puma etc…), de sorte que leur population ne devienne jamais hors de contrôle. Parmi les signataires, on compte d’ailleurs quatre sanctuaires pour grands félins, bien conscient de la menace que peut représenter une population sauvage d’hybrides.

© Shayhaas – Flickr

Particulièrement restrictive, la pétition entend entre imposer la stérilisation systématique des chats issus d’un croisement avec un félin sauvage, que leur adoption nécessite un permis spécial et que les hybrides de compagnie soient au moins issus de la quatrième génération depuis le croisent entre le félin sauvage et le chat domestique.

Des demandes très strictes donc, qui ne sont pas sans déplaire aux éleveurs de ces races très particulières. Car à leurs yeux, ces chats sont d’exceptionnels animaux de compagnie, qui ont déjà prouvé à de multiples reprises qu’ils s’entendent à merveille avec les enfants et les autres animaux. 

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Une espèce de tortue géante réapparaît aux Galapagos


C’est une nouvelle intéressante qui peut-être l’histoire, a fait en sorte que l’homme aurait provoquer cette naissance sans le savoir en déplaçant des tortues d’une ile a l’autre provoquant ainsi des espèces hybrides de façon naturelle
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Une espèce de tortue géante réapparaît aux Galapagos

Photo 20minutes.fr

Agence France-Presse

WASHINGTON – Une espèce rare de tortue géante des îles Galapagos que l’on croyait éteinte il y a plus de 150 ans aurait fait sa réapparition en très petit nombre, selon des travaux publiés lundi aux États-Unis.

Les chercheurs américains sont parvenus à cette conclusion après avoir retrouvé la signature génétique de cette tortue, dite Chelonoidis elephantopus, dans l’ADN de ses descendants hybrides.

«À notre connaissance, c’est la première fois que l’on redécouvre une espèce d’animal éteinte en traquant son empreinte génétique laissée dans les génomes de ses progénitures hybrides», souligne Ryan Garrick de l’Université de Yale (Connecticut), l’un des auteurs de l’étude parue dans la revue américaine Current Biology datée du 10 janvier.

«Cette découverte donne un nouveau souffle aux efforts de protection des tortues menacées des îles Galapagos», estime-t-il.

Les tortues des Galapagos sont célèbres pour avoir inspiré les idées du naturaliste britannique Charles Darwin sur la théorie de l’évolution par la sélection naturelle, lors de son passage dans cette région.

Ces tortues peuvent peser près de 400 kilos, mesurer plus de 1,80 mètre de long et vivre plus de cent ans. Aujourd’hui, plusieurs des treize espèces restantes de tortues des Galapagos sont considérées comme en grand danger d’extinction.

La tortue Chelonoidis elephantopus, ou C. elephantopus, se trouvait à l’origine uniquement sur l’île Floreana et s’était, croyait-on, éteinte peu après le voyage historique de Darwin aux Galapagos en 1835.

Le groupe de chercheurs de Yale a détecté les toutes premières traces génétiques de ces tortues dans l’ADN de onze tortues appartenant à une autre espèce, dite C. becki et vivant sur l’île Isabela à proximité d’un volcan actif.

Le transport de tortues d’une île à l’autre par des pirates ou des baleiniers n’était en effet pas rare dans les années 1800, relèvent ces chercheurs.

Ryan Garrick pense ainsi que des spécimens de la tortue C. elephantopus ont été transportés vers le nord de l’île Isabela avant qu’elles ne s’éteignent sur l’île Floreana, considérée comme leur habitat d’origine.

Cette découverte a encouragé Ryan Garrick et ses collègues à se pencher de plus près sur la population des tortues de l’île Isabela, pour la plupart des C. becki, estimées à près de 7000.

Les prélèvements génétiques effectués sur 2000 d’entre elles ont permis de découvrir de nouveaux indices laissant penser que de véritables C. elephantopus pourraient encore vivre sur l’île.

La comparaison avec des tortues vivantes ou avec des spécimens conservés dans les musées d’histoire naturelle montre en effet que les génomes de 84 de ces tortues de l’île Isabela sur lesquelles ont été effectués les prélèvements ne peuvent s’expliquer que si l’un de leurs deux parents était une tortue C. elephantopus.

Ces géniteurs C. elephantopus existeraient cependant en nombre si faible que les chercheurs devront avoir beaucoup de chance pour parvenir à en trouver ne serait-ce qu’un seul.

Mais même si les chercheurs ne parviennent pas à mettre la main sur l’une de ces tortues, leurs descendants directs pourraient être la clé de la préservation des tortues géantes des Galapagos.

«Les hybrides pourraient permettre de ressusciter des espèces éteintes par le biais d’efforts ciblés de reproduction», estime Ryan Garrick.

http://fr.canoe.ca