Vague d’abandons de Huskies à cause de Game of Thrones


Comme toutes séries ou film à succès que ce soit pour les enfants ou adultes, il y a des conséquences malheureuses pour les animaux en vedette. Game of Thrones ne semble pas faire exceptions avec les Huskies. Ces chiens demandent une attention particulière, ce sont des chiens nordiques et qui ont besoins d’exercices. Trop pour les personnes qui ont pris ce chien de façon compulsive
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Vague d’abandons de Huskies à cause de Game of Thrones

 

Dans plusieurs pays, les refuges sont submergés de chiens adoptés à la hâte à cause de la fameuse série mais dont les propriétaires ont fini par se lasser.

A chaque épisode et ce, depuis ses débuts, c’est l’hystérie chez les fans de la série Game of Thrones. Le phénomène télévisé a totalement happé une partie de la population mondiale et développé une véritable fascination pour tout son univers. Mais les produits dérivés et les livres de la saga ne sont pas les seuls à avoir reçu la faveur des téléspectateurs suite à son lancement en 2011. Les fameux loups adoptés par la famille Stark ont initié une vague d’adoptions des chiens leur ressemblant le plus, notamment les Huskies. Sauf que l’intérêt pour ces créatures est visiblement vite passé et les propriétaires sont nombreux à les abandonner dans des refuges.

Des refuges débordés

Ainsi, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, les associations ont enregistré des hausses de près de 100% d’accueil de cette race dont les maîtres ont fini par se lasser. Deux associations de San Francisco explique à SFGate que depuis 3 ans, elles sont débordées par l’arrivée de toutous dont les noms (Lady, Ghost, Nymeria, Summer, Grey Wind) sont indubitablement des références à la célèbre saga. De 20 habituellement, le Bay Area Siberian Husky Club est passé à 45 Huskies et doit faire appel à des familles d’accueil pour couvrir cet afflux. En 2014, un refuge Britannique notait de son côté une augmentation de 700% d’abandon de cette race.

loups stark game of thrones

« C’est vraiment devenu un énorme problème. Ces gens regardent les séries et pensent que c’est cool d’avoir ces chiens. Mais ils ne peuvent même pas faire la différence entre un husky et un loup. Ils ne font que suivre la tendance de ce qu’ils pensent être mignon », explique Angelique Miller de Northern California Sled Dog Rescue.

Une fois grand, ces chiens demandent une attention et des moyens que les propriétaires n’ont pas anticipés. Une triste tendance qui rappelle qu’une adoption ne doit jamais se faire à la légère. Il s’agit d’un acte responsable qui vous engage sur des années qui doit répondre à votre envie et non pas à une mode. En tout cas, heureusement que les dragons n’existent pas…

 

Par Laure Gautherin

Crédits photo :  HBO

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Les bestioles des dessins animés ne sont pas des animaux de compagnie!


Les animaux dans les films et dessins animés sont souvent victimes de leur popularité. Quand ces films deviennent un succès, ces animaux souvent sauvages deviennent malgré eux des animaux de compagnie et pourtant, ils ne sont pas adaptés dans ce genre d’environnement. Des problèmes d’adaptations font que leur maître finissent par s’en débarrasser dans des refuges ou pire encore … c’est la mort pour eux. Bref, agir sans réfléchir aux conséquences c’est être irresponsable, surtout que ces animaux pourraient faire partie des espèces menacés, s’ils ne le sont pas déjà
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Les bestioles des dessins animés ne sont pas des animaux de compagnie!

Finnick, le fennec de «Zootopie» (The Walt Disney Company France), et les poissons-clowns du «Monde de Nemo» (Walt Disney), personnages qui ont conquis le public, qui a voulu avoir d’aussi mignons animaux à la maison

Finnick, le fennec de «Zootopie» (The Walt Disney Company France), et les poissons-clowns du «Monde de Nemo» (Walt Disney), personnages qui ont conquis le public, qui a voulu avoir d’aussi mignons animaux à la maison

Claire Molloy

Nombreux sont les films grand public qui ont lancé des envies de transformer des animaux sauvages en animaux de compagnie. Des phénomènes de mode inquiétants.

Nombre de films et de programmes télé ont pour personnages principaux des animaux au comportement amical et joyeux, souvent dotés de traits de caractère humains. C’est évidemment bien mieux que d’en faire des monstres mais, en agissant de la sorte, ces divertissements suscitent chez les spectateurs l’envie de les transformer en animaux de compagnie.

Le dernier film d’animation de Disney en est un exemple flagrant. Intitulé Zootopie,Zootropolis ou encore Zoomania en fonction de là où vous habitez, on y découvre un malicieux fennec; ce petit renard de la taille d’un chat arbore de remarquables oreilles, très grandes, qui lui permettent de se maintenir au frais dans son Sahara natal.

Répondant au nom de Finnick, le fennec de Disney n’apparaît que dans quelques scènes; c’est un personnage secondaire, le premier rôle revenant à un renard roux appelé Nick Wilde. Mais ces quelques moments furent suffisants pour conquérir les spectateurs. Après la sortie du film dans les salles chinoises, on a ainsi noté une explosion des demandes de fennecs pour en faire des animaux de compagnie, ce pour quoi ils sont totalement inadaptés.

Si la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature n’indique pas que cette espèce soit menacée, ce film pourrait malheureusement changer la donne. Et la capture des fennecs –pour être vendus aux touristes ou exhibés– constitue déjà la principale menace qui pèse sur ces animaux d’Afrique du Nord. La fièvre chinoise pour ces petits mammifères pourrait considérablement accroître ce phénomène.

Cette hypothèse pourrait bien se voir confirmée: le passé fourmille d’exemples de films à gros budget ou de séries TV grand public ayant lancé des modes d’animaux de compagnie, en jouant la carte de l’anthropomorphisme ou de l’exotisme.

Recrudescence d’abandons

Prenons les chiens. Plusieurs races de gros animaux, plutôt rares et difficiles à garder chez soi, ont connu une célébrité soudaine en apparaissant dans des films: on pense au saint-bernard de Beethoven, au dogue de Bordeaux de Turner et Hooch, ou encore au mâtin de Naples de la saga des Harry Potter.

Scènes tirées des films Beethoven, Turner et Hooch et de la saga Harry Potter

Dans le désormais culte Les 101 Dalmatiens, si les chiens à taches sont présentés comme de gentils toutous, câlins et drôles, la réalité est bien différente et les spécialistes ne manquent pas de souligner que ces chiens possèdent un fort caractère, qu’ils ont besoin de se défouler et que leur comportement peut parfois se révéler destructeur. En 1997, des organisations de secours rapportèrent que le nombre de dalmatiens abandonnés aux États-Unis avait plus que doublé.

Il en a été de même récemment avec les malamutes de l’Alaska, les huskies de Sibérie et d’autres races de chiens tirant sur le loup après l’apparition de ces derniers et de races canines inuites du Nord dans Game of Thrones et la saga Twilight. Entre 2010 et 2014, le nombre de ces chiens abandonnés avait triplé au Royaume-Uni. Beaucoup de propriétaires n’avaient en effet pas su gérer le quotidien avec des animaux imposants aux besoins bien réels en matière d’exercice, de vie sociale et/ou de stimulation mentale.

Les chiens ne sont pas les seuls concernés : la vente de tortues a aussi connu un véritable boom après la sortie des Tortues Ninja. L’organisme de bienfaisance American Tortoise Rescue a indiqué que ces animaux avaient pour la plupart fini dans les toilettes, quand ils n’avaient pas été tués ou abandonnés.

Dans le désormais culte Les 101 Dalmatiens, si les chiens à taches sont présentés comme de gentils toutous, câlins et drôles, la réalité est bien différente

Les animaleries ont de même croulé sous les demandes de poissons-clowns à l’occasion de la sortie en salles du Monde de Nemo en 2003 et ce malgré le coût élevé et la difficulté que représente l’entretien de poissons originaires des récifs coralliens. Et avec Hedwig, le hibou de la saga Harry Potter, on assista à une recrudescence d’abandon de ces rapaces dans les refuges.

Fausse image

Les chimpanzés sont également victimes, et ce depuis des décennies, de l’image fausse que véhiculent les médias à leur propos. Cette espèce est aujourd’hui menacée, son commerce illégal constituant l’un des principaux dangers qui pèsent sur ces animaux. Car, pour les capturer, on tue habituellement la femelle afin de s’emparer de son petit.

Si quantité de films et de programmes télé présentent les chimpanzés comme de gentils animaux, aimant faire les clowns, ils ne sont aucunement adaptés à la domesticité. Quand ils atteignent la maturité, vers 5 ans, ils peuvent représenter un risque pour les humains, en mordant ou en agressant. Beaucoup finissent alors dans les laboratoires de recherche, quelques chanceux trouvant asile dans des refuges spécialisés.

Ces phénomènes de mode sont à la fois désolants et inquiétants; l’industrie du divertissement devrait prendre ses responsabilités en la matière, même s’il existe quelques initiatives positives qui se proposent de fournir aux spectateurs des informations sur les espèces présentées à l’écran.

Mais la responsabilité nous incombe tout autant et la façon dont nous envisageons les rapports entre hommes et animaux mérite réflexion. Cette dernière pourrait commencer par la reconnaissance que les animaux sont des êtres «sentients», dotés de besoins propres.

Cet article est paru sur le site The Conversation le 6 mai 2016

http://www.slate.fr/

Tondre ou pas?


Les gros chiens ne devraient pas être tondus, sauf en cas de nécessité. Sinon, un bon bain, séchage et une bonne séance de brossage est sans doute mieux que le tondre le chien au printemps
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Tondre ou pas?

 

Les gros chiens à poil long, comme le... (PHOTO TIMOTHY A. CLARY, AFP)

Les gros chiens à poil long, comme le golden retriever, n’ont pas besoin de passer sous la tondeuse, sauf en cas d’hygiène douteuse ou de problème de santé.

PHOTO TIMOTHY A. CLARY, AFP

 

MARIE-FRANCE LÉGER
La Presse

La mue du printemps va bientôt commencer chez les chiens. Pour les propriétaires d’animaux à poil long, la question revient annuellement : faut-il faire raser pitou ?

Certes, afin d’éviter les chutes de poils trop abondantes dans la maison, le propriétaire sera tenté de lui faire faire une « petite coupe ». Mais est-ce bénéfique ou nécessaire pour l’animal ? Non, pas forcément, répondent toiletteurs et vétérinaires.

Parmi les 10 chiens les plus populaires, le top 3 est composé de gros chiens à poil long : le labrador, le berger allemand et le golden retriever. Or, ces chiens n’ont pas besoin de passer sous la tondeuse, sauf en cas d’hygiène douteuse ou de problème de santé.

« Ce n’est vraiment pas obligatoire, souligne la vétérinaire Marie-Hélène Tétreault, de la Clinique vétérinaire DIX30 et de la Clinique vétérinaire Griffintown. Les gens le font davantage pour des problèmes de poils. Mais s’il y a des problèmes de peau, là, c’est indiqué. C’est bon de faire aérer la peau pour des infections superficielles. »

Cette question, Valérie Dickson se la pose chaque année. Son chien, un labrador croisé husky de 9 ans, a souffert de problèmes de démangeaisons et de rougeurs au cours de l’été 2014. L’an dernier, et pour la première fois, elle l’a fait raser, sous les conseils de son vétérinaire. Et les problèmes de peau ne sont pas réapparus l’été dernier.

Mais ce n’est pas parce qu’elle l’a fait raser que les ennuis de peau ont cessé, précise Samuel Leblanc, toiletteur depuis plus de 15 ans. C’est parce qu’il a été soigné.

«En général, on ne devrait pas raser les gros chiens. On affecte la texture des poils», mentionne Samuel Leblanc, toiletteur.

« Dans ce cas-ci, un chien croisé labrador-husky – ou un husky – possède deux couches de poils pour le protéger. Ça garde davantage l’humidité prisonnière. Ce qu’il faut pour éviter les problèmes, avant tout, c’est plutôt de donner un bon bain et surtout un bon séchage avec le souffleur. »

UN BROSSAGE PLUTÔT QUE LE RASAGE

Samuel Leblanc, qui travaille à la Clinique vétérinaire DIX30, note que les problèmes de peau sont effectivement de plus en plus fréquents chez les chiens. Il y voit entre autres une augmentation de la présence des allergènes, plus nombreux avec les changements climatiques.

En général, si le chien est en bonne santé, il vaut mieux s’en tenir à un bon brossage à la période de mue. Les gros chiens, comme les labradors, les golden, les huskies, les bergers allemands, même les colleys, ne devraient pas être tondus, croit également Yvan Besner, propriétaire du salon Pour chien et chat seulement, à LaSalle.

« Il n’est pas nécessaire de tondre. Après, parfois, le poil va changer de texture ou pousser différemment ou moins bien. Et si c’est trop court, des plaques de poils peuvent ne pas repousser du tout », souligne Yvan Besner, qui organise des événements et des compétitions avec des dizaines de toiletteurs au Québec.

Les poils de ces gros chiens finissent par arrêter de pousser, contrairement aux races comme le caniche ou le bichon, dont le poil bouclé est à croissance continue. De plus, la robe de ces grands chiens très populaires est peu propice aux noeuds ou à l’emmêlement. Raison de plus pour bien réfléchir avant de faire tondre pitou !

http://www.lapresse.ca/