COP21 L’école en paille qui produit de l’énergie


Changer la façon de construire pour être plus écolo, c’est possible. Cette école est un modèle intéressant, reste à savoir si c’est réalisable dans les pays plus froid en hiver
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COP21 L’école en paille qui produit de l’énergie

 

Le bois est aussi à l'honneur dans cette école isolée en paille © Carine Mayo

Le bois est aussi à l’honneur dans cette école isolée en paille © Carine Mayo

Bâtie en bois et en paille, une école de Montreuil consomme moins d’énergie qu’elle n’en produit. Ses concepteurs ont dû se creuser les méninges.

Oubliée, la maison en paille des trois petits cochons, qui s’envole au moindre souffle. Ce matériau est aujourd’hui à la pointe du progrès ! Local, bon marché et isolant, il est de plus en plus utilisé dans les constructions modernes.

Pour sa nouvelle école, la ville de Montreuil, à l’est de Paris, souhaitait un bâtiment 0 énergie, 0 carbone et 0 déchets d’origine nucléaire. Une gageure ! Pour y répondre, l’architecte Christian Hackel n’a pas hésité :

« La paille a un bilan imbattable en énergie grise. »

L’énergie grise ? Celle nécessaire à sa production, sa transformation, son transport et son recyclage.

Les murs de l’école sont constitués de caissons de bois remplis de paille achetée dans la Sarthe. Une fine couche de laine minérale doublée d’une plaque de plâtre procure à l’ensemble une meilleure résistance au feu. Et un bardage en mélèze issu de forêts du Limousin recouvre les parois extérieures.

Éclairés au colza

L’architecte a dû innover dans le domaine de l’énergie pour répondre au cahier des charges. L’électricité française étant essentiellement nucléaire, il a choisi de recourir à de l’huile végétale. Dans ce système, dit de « cogénération », l’huile alimente un moteur pour produire de l’électricité ; la chaleur dégagée est récupérée dans des ballons, qui alimentent des planchers chauffants et fournissent de l’eau chaude sanitaire.

« Au départ, précise Christian Hackel, nous souhaitions utiliser des huiles végétales usagées, mais il n’existe pas de filière de récupération. » 

À défaut, il se sert d’huile de colza d’Île-de-France. Des panneaux solaires photovoltaïques et thermiques complètent la production d’énergie.

En plus de la cour, les élèves profitent d’un jardin où se dressent des platanes centenaires.

« Les parents peuvent y attendre leurs enfants, ce qui est plus confortable que de rester sur des trottoirs », explique Vania Dormoy, la paysagiste associée au projet.

Les 600 écoliers ont aussi des parcelles à leur disposition pour cultiver des légumes. Une autre façon de leur faire partager les valeurs du lieu.

Par Carine Mayo

http://www.nationalgeographic.fr/

Trucs ► Cuisson: quelle huile choisir?


Les huiles ne sont pas égales dans la cuisson, mais aussi pour la santé. L’huile d’olive est, bien sûr, la privilégiée, alors les autres, leurs valeurs, l’utilisation ?
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Cuisson: quelle huile choisir?

 

Bien que les gras saturés redorent leur image en matière de maladies... (PHOTO THINKSTOCK)

PHOTO THINKSTOCK

CATHERINE LEFEBVRE

Bien que les gras saturés redorent leur image en matière de maladies cardiovasculaires, il n’en reste pas moins que les gras insaturés demeurent les plus intéressants pour veiller à la santé du coeur. Ceux-ci se cachent souvent dans les huiles végétales, plus ou moins stables à la chaleur. Quelles huiles sont à privilégier pour cuisiner santé?

OLIVE

Ingrédient phare de la diète méditerranéenne, l’huile d’olive est possiblement celle qui remporte la palme d’or en matière d’option santé avec laquelle cuisiner. Tout d’abord, elle est surtout composée de gras mono-insaturés. Ceux-ci ont la bonne habitude d’abaisser le taux de cholestérol. Qui plus est, ils sont plus stables à la chaleur, à l’air et à la lumière que les gras polyinsaturés. Ainsi, ils supportent des températures de cuisson élevées, si bien qu’il est même possible de frire des aliments à l’huile d’olive. Ceci dit, ça risque de faire gonfler la facture des patates frites et de leur donner un goût plus ou moins souhaitable. À noter qu’une huile d’olive moins raffinée aura un goût plus prononcé et qu’elle résistera moins bien à la chaleur que l’huile d’olive vierge, par exemple.

CANOLA

L’huile de canola aussi contient majoritairement des gras mono-insaturés et elle tolère des températures élevées. Elle se distingue de l’huile d’olive par son côté local, puisque le canola pousse très bien ici. Malheureusement, c’est une plante souvent génétiquement modifiée. Bien que les modifications se produisent dans les protéines et que l’huile soit faite de matières grasses à 100 %, elle est exempte de protéines potentiellement modifiées. Toutefois, les consommateurs conscients des impacts de ce mode d’agriculture sur l’environnement et les autres espèces préféreront la version biologique de cette huile.

HUILE DE TOURNESOL

Il est important de choisir une huile de tournesol à teneur élevée en acide oléique, un type de gras plus stable et provenant d’une variété précise de tournesol. Sinon, son point de fumée sera trop faible pour la cuisson à haute température. Le point de fumée est la température à laquelle l’huile commence à émettre une fumée à la cuisson. Idéalement, il vaut mieux ne pas l’atteindre, puisque c’est à ce moment que ses composantes se transforment en substances nocives pour la santé, en plus d’être irritantes pour les voies respiratoires. C’est d’ailleurs pourquoi il vaut mieux utiliser la plupart des huiles de noix et de graines à froid seulement, dans les vinaigrettes ou pour aromatiser des légumes grillés au service, par exemple.

ARACHIDE

L’huile d’arachide contient une plus grande proportion de gras saturés que les huiles végétales précédentes. C’est pourquoi elle résiste particulièrement bien à la cuisson à des températures élevées. Sa saveur délicate, mais reconnaissable est souvent ce qui nous encourage à la choisir pour la friture. En matière de prévention des maladies cardiovasculaires, ce n’est peut-être pas le choix exemplaire, mais l’huile d’arachide demeure tout de même composée majoritairement de gras insaturés.

PÉPINS DE RAISIN

Pratiquement sans goût et ayant un point de fumée plutôt élevé – deux avantages en cuisine -, l’huile de pépins de raisin est toutefois composée en majeure partie de gras polyinsaturés. Ceux-ci sont pourtant les plus sensibles à la chaleur, à l’air et à la lumière. Il est donc préférable de l’utiliser pour la cuisson en température moyennement élevée et d’éviter de l’utiliser à plusieurs reprises (ex.: friture). Ça vaut le coup de la conserver au réfrigérateur, tout comme les huiles de noix, de lin et de sésame. Elles se conserveront plus longtemps et cela évitera qu’elles rancissent trop rapidement.

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