Le fabriquant d’Oreo accusé de déforestation: "Les orangs-outans sont sacrifiés pour des biscuits"


Si vous chercher une raison pour ne pas vous laisser tenter par les biscuits Oréo, en voilà une qui pourrait aider. Il ne pourra probablement pas respecter son engagement a évitant des fournisseurs qui font du tort de l’environnement.
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Le fabriquant d’Oreo accusé de déforestation: « Les orangs-outans sont sacrifiés pour des biscuits »

 

© photo news.

Par Mathéo Geslan
Source: L’Obs, Franceinfo

Greenpeace tire la sonnette d’alarme en accusant le groupe alimentaire Mondelez d’utiliser de l’huile de palme favorisant la déforestation. La fabrication des Oreo aurait provoqué la destruction de 25.000 hectares de forêts tropicales selon l’ONG.

Des engagements loin d’être tenus

Biscuits les plus vendus au monde, les Oreo sont riches en sucre, mais aussi en graisse végétale. Il y a presque dix ans, Mondelez avait donné l’échéance 2020 pour garantir que l’huile de palme utilisée dans les biscuits serait durable. À pratiquement un an du délai, Greenpeace affirme que le géant alimentaire est loin de tenir ses engagements.

« Les orangs-outans sont au bord de l’extinction »

« La multinationale Mondelez commerce encore avec des producteurs qui pratiquent la déforestation. L’huile de palme peut être produite sans détruire les forêts et les espèces qui y vivent, contrairement à ce que continuent de faire les fournisseurs de Mondelez. Les orangs-outans sont aujourd’hui au bord de l’extinction: ils sont sacrifiés pour des biscuits », accuse Kiki Taufik, responsable de la campagne forêts à Greenpeace Indonésie.

« Mondelez est lié à 22 producteurs responsables de déforestation »

Mondelez aurait ainsi contribué à la déforestation de 25.000 hectares de forêts tropicales. En cause notamment, leur approvisionnement d’huile de palme auprès du leader Wilmar, qui exploite des plantations en Asie du Sud-Est.

« On avait pris 25 producteurs qu’on sait responsables de déforestation en Asie du Sud-Est, et Mondelez est lié à 22 d’entre eux », constate Cécile Leuba, également chargée de la campagne forêts à Greenpeace, sur Franceinfo.

« Pas de déforestation dans les biscuits »

L’ONG lance donc une campagne pour que les consommateurs prennent conscience de l’impact de leur alimentation sur l’environnement. Le groupe Mondelez est également appelé à prendre ses responsabilités quant à ses engagements, en garantissant que « quand on achète un Oreo, il n’y aura pas de déforestation dans ses biscuits ».

« Des actions urgentes sont nécessaires », admet Mondelez

La multinationale a d’ailleurs réagi, et reconnaît que l’écart est abyssal entre le constat de Greenpeace et l’objectif de travailler intégralement de manière durable et transparente.

« Pour résorber l’écart, des actions urgentes sont nécessaires tout au long de la chaîne d’approvisionnement », promet Mondelez.

12 fournisseurs exclus

Les fournisseurs sont ainsi appelés à mettre fin rapidement à la déforestation. Douze d’entre eux ont d’ailleurs été exclus car ils ne respectaient pas les règles de l’entreprise, peut-on ainsi lire dans le communiqué.

https://www.7sur7.be/

L’huile de palme «décime» les espèces


L’huile de palme que l’on retrouver dans les aliments est responsable la déforestation et un danger pour la biodiversité en pensant que 193 espèces sont en danger de disparition. Cependant, si on ne prend pas d’huile de palme, une autre huile sera sûrement remplacée et le problème n’est pourtant pas réglé. Quelle serait la meilleure solution ?
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L’huile de palme «décime» les espèces

 

Les plantations de palmiers à huile sont responsables... (Beawiharta, archives REUTERS)

 

Les plantations de palmiers à huile sont responsables de moins de 0,5 % de la déforestation mondiale, mais ce chiffre peut monter à 50 % dans certaines zones. Sur cette photo, une plantation industrielle de palmiers à huile en Indonésie.

BEAWIHARTA, ARCHIVES REUTER

AMÉLIE BOTTOLLIER-DEPOIS
Agence France-Presse
Paris

Les dommages causés par les plantations en expansion de palmiers à huile sur les espèces sont « considérables », mais l’interdire ne ferait certainement que déplacer le problème, estime l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Depuis plusieurs années, l’huile de palme, utilisée principalement dans l’alimentation, est montrée du doigt par les défenseurs de l’environnement qui la considèrent comme l’une des plus grandes menaces pour la biodiversité tropicale, en raison de la déforestation qu’elle entraîne.

S’il note que d’autres pratiques agricoles comme les monocultures de soja et d’hévéas peuvent être « tout aussi néfastes », le rapport de l’UICN publié mardi constate effectivement un « impact négatif considérable sur la plupart des espèces ».

« L’huile de palme décime la riche diversité d’espèces de l’Asie du Sud-Est, car elle dévore des pans entiers de forêt tropicale », commente Erik Meijaard, auteur principal du rapport basé sur l’étude de la littérature sur le sujet publié jusque début 2018.

Selon le texte, publié en marge d’une réunion à Paris de l’organisation de certification RSPO (Table ronde pour une huile de palme durable), les plantations de palmiers à huile sont responsables de moins de 0,5 % de la déforestation mondiale, mais ce chiffre peut monter à 50 % dans certaines zones.

La situation est particulièrement problématique en Indonésie et en Malaisie, les deux premiers producteurs mondiaux qui accueillent respectivement 60 % et 32 % des 18,7 millions d’hectares de plantations industrielles de palmiers à huile.

Cette monoculture a ainsi été responsable de 50 % de la déforestation à Bornéo entre 2005 et 2015, avec un impact plus sévère dans la partie malaisienne qu’indonésienne.

Conséquence bien connue de cette déforestation massive, couplée à d’autres facteurs comme le braconnage, la population d’Orang-outangs a chuté de 25 % sur l’île pendant la dernière décennie.

Mais gibbons, tigres et certaines espèces d’oiseaux sylvicoles sont également « gravement touchés », souligne le rapport.

Au total, 193 espèces considérées comme menacées par la liste rouge de l’UICN sont concernées.

D’autres huiles plus gourmandes

Malgré ce constat, l’organisation ne plaide pas pour une interdiction de l’huile de palme réclamée par certains militants.

« La moitié de la population mondiale utilise l’huile de palme pour son alimentation. Aussi si nous l’interdisons ou la boycottons, d’autres huiles, plus gourmandes en terres, prendront très certainement sa place », a commenté la directrice générale de l’UICN Inger Andersen dans un communiqué.

Le rendement d’huile de palme est en effet beaucoup plus élevé que celui d’autres huiles végétales, comme le tournesol ou le colza. La remplacer risquerait de nécessiter plus de terres et cela conduirait également à déplacer l’impact vers d’autres écosystèmes, comme les forêts d’Amérique du Sud ou la savane.

Dans la perspective de l’augmentation prévue de la production (de 165 millions de tonnes en 2013 à 310 millions en 2020), « nous devons chercher à avoir une huile de palme exempte de déforestation », plaide Erik Meijaard.

Par exemple des plantations sur des zones écologiquement dégradées, et non à la place de forêts tropicales.

Le rapport se montre en revanche prudent sur les labels pour une huile de palme durable, dont le RSPO.

« L’huile de palme certifiée s’est avérée, jusqu’à présent, à peine plus efficace pour empêcher la déforestation que son équivalente non-certifiée, mais l’approche est encore relativement nouvelle et possède un potentiel pour améliorer la durabilité », estime l’UICN.

Le rapport aborde également l’impact sur le changement climatique.

Si les plantations de palmiers absorbent du carbone et que l’huile pouvait remplacer les combustibles fossiles, « il faudrait des décennies pour compenser le carbone libéré » par la destruction des forêts.

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Notre amour des grignotines tue les orang-outans


On nous dit souvent que l’huile de palme est un produit durable. Mais malheureusement la réalité est tout autre. En Indonésie, elle est tellement cultivée qu’en fait, c’est une monoculture et nuit à tout a l’environnement et aux animaux qui y vivent sans parler des changements climatiques qui fait aussi des ravages
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Notre amour des grignotines tue les orang-outans

INTERNATIONAL ANIMAL RESCUEDr. Karmele Llano Sanchez leads a team in Indonesia that rescues and rehabilitates orangutans, many of which have fallen victim to forest destruction driven by consumers’ desire for palm oil

Par Tess Riley

Voici la femme qui tente de les sauver

Dr Karmele Llano Sanchez exerçait la profession de vétérinaire, sur l’île indonésienne de Bornéo, lorsqu’elle fut appelée à soigner un orang-outan nommé Jojo. Cette expérience, dit Dr Sanchez, a changé sa vie à tout jamais.

Jojo était détenu comme animal de compagnie, et, quand Dr Sanchez l’a rencontré, il était enchaîné par la cheville, avec des déchets et des eaux usées tout autour de lui. Elle a brisé sa chaîne et lui a administré des médicaments. Cependant, ceci fait, elle s’est trouvée dans l’obligation de l’enchaîner à nouveau et de laisser Jojo là où il était, faute d’endroit où l’on pourrait prendre soin de lui.

Cette rencontre, survenue en 2008, l’a poussée à fonder un centre pour la réhabilitation des orangs-outans. Un an plus tard, elle est revenue chercher Jojo. Après des années de mauvais traitements et d’alimentation inadaptée, il était handicapé et devenu incapable de survivre à l’état sauvage, mais jamais plus il ne serait enchaîné.

Aujourd’hui, l’équipe du Dr Sanchez, de plus de 250 personnes, de la branche indonésienne de l’International Animal Rescue est aux avant-postes de l’effort visant à sauver et réhabiliter les orang-outans vulnérables de Bornéo avant — si possible —, de les relâcher dans la nature.

BBC/INTERNATIONAL ANIMAL RESCUEBaby orangutan Udin is rescued from the illegal wildlife pet trade.

Environ 87 pour cent des orang-outans du monde vivent sur l’île de Bornéo, bien que leur population ait diminué drastiquement durant les vingt dernières années. Certains protecteurs de l’environnement estiment que 150 000 ont disparu des forêts de l’île, au cours des 16 dernières années seulement, si bien qu’il en resterait à peine 70 000.

Certains des animaux sauvés par l’équipe du Dr Sanchez avaient été séparés de leurs mères pour être vendus illégalement comme animaux de compagnie, ou avaient passé toute leur vie emprisonnés ou enchaînés en captivité, comme Jojo. Mais un grand nombre d’entre eux s’étaient retrouvés perdus, affamés ou orphelins, en raison de la déforestation systématique de la forêt tropicale indonésienne, pour une denrée à bas prix, produite en masse, et dont peu de consommateurs ont même entendu parler: l’huile de palme.

Des collations aux produits de beauté, près de la moitié des articles emballés de nos épiceries contiennent de l’huile de palme. Pour produire cette huile, d’immenses pans de forêt tropicale, en Indonésie et dans le pays voisin, la Malaisie, sont défrichés chaque année. En plus d’être un facteur important dans les changements climatiques et de contribuer à l’exploitation de travailleurs précaires, cette déforestation détruit les habitats fragiles et bio-diversifiés dont dépendent des animaux comme les orang-outans — mais aussi les éléphants, les rhinocéros et les tigres.

BBC/ALEJO SABUGO/INTERNATIONAL ANIMAL RESCUESince the explosion in the use of palm oil in 2000, Borneo has lost 20,000 square miles of forest.

Alors que certaines marques affichent fièrement qu’elles utilisent de l’huile de palme durable — c’est-à-dire respectant certains critères environnementaux et certaines normes de travail — en réalité, une telle chose n’existe pas, dit Dr Sanchez.

«Durable ? Une monoculture ne peut tout simplement pas être durable», dit cette femme de 39 ans, en secouant la tête. «Peut-être que, si votre question portait sur une huile de palme plus écologique, alors là oui, ce serait possible. Mais, à l’heure actuelle, cela n’existe pas. »

Le travail qu’accomplissent Dr Sanchez et son équipe est ingrat, compliqué; il implique de rapprocher des entreprises, des autorités gouvernementales et des communautés dans un effort pour réintroduire des primates dans leur habitat naturel — même si ce n’est pas la priorité de tous les acteurs — et, idéalement, de faire en sorte que cet effort ne soit plus nécessaire. Dr Sanchez est catégorique sur le fait que, même si ce type de travail intersectoriel est ardu, il est vital, dans la mesure où les efforts pour la réhabilitation et la réintroduction, à eux seuls, ne sont pas une solution.

«C’est comme lorsque vous êtes malade et que vous prenez une aspirine — vous avez traité les symptômes, mais vous n’avez pas vraiment soigné le problème à la source. Vous pouvez traiter les symptômes indéfiniment, vous comprenez?», dit-elle.

«La solution, dit Dr Sanchez, réside dans la volonté du secteur privé de tenir compte de l’environnement, bien avant que commence tout déboisement, afin de garantir que l’habitat des orang-outans ne soit pas détruit. Alors que certaines entreprises ont réalisé qu’il est dans leur intérêt de rechercher des initiatives de développement plus durables, il y en a encore tellement qui ne s’en préoccupent tout simplement pas», affirme-t-elle.

Ensuite, se pose le problème des entreprises qui comptent sur International Animal Rescue pour les débarrasser des orang-outans après une déforestation.

«C’est bien qu’elles nous appellent [lorsqu’elles ont besoin d’aide]», dit Dr Sanchez.

«Mais, d’un autre côté, jamais elles n’auraient dû déboiser une forêt où vivaient des orang-outans en premier lieu. Nous voulons protéger les animaux, nous voulons sauver les animaux, mais nous ne voulons pas jouer le rôle de service de nettoyage pour ces entreprises, vous comprenez? « Je déboise tout puis je tombe sur quelques orang-outans, donc vous venez et vous les emmenez. Problème résolu! »»

BBC/INTERNATIONAL ANIMAL RESCUEGatot, a young orphan, receives medical care. Ninety-five percent of animals arriving at the International Animal Rescue’s Indonesia center are orphaned orangutan babies.

Les individus, eux-aussi, ont un rôle à jouer — « vous savez, nous, les gens normaux, dit Dr Sanchez, en tant que consommateurs d’huile de palme, nous devons tous faire pression sur le secteur privé pour qu’il fasse ce qui est juste, parce que nous en avons le pouvoir. Si nous arrêtons de consommer des produits, tout le système s’effondre.»

Nous ne pouvons pas continuer à consommer autant que nous le faisons actuellement et prétendre que nous allons protéger l’environnement, c’est juste impossible», affirme-t-elle.

 «Le chocolat, les crèmes glacées, les collations, les Doritos — vous savez, vous pouvez vivre sans.»

Dr Sanchez pense qu’il est encore temps de faire quelque chose, si nous agissons vite.

«Nous appartenons à cette génération de personnes qui voit cette extinction massive des espèces sauvages se produire», dit-elle. «C’est en quelque sorte à portée de main et nous avons la possibilité de faire quelque chose pour y remédier. Peut-être que ce sera trop tard pour la prochaine génération. C’est une grande responsabilité. Mais c’est aussi une bonne sensation. C’est ce qui nous fait aller de l’avant.»

BBC/INTERNATIONAL ANIMAL RESCUEAfter humans, orangutan babies have the longest childhood in the natural world.

Ce texte initialement publié sur le HuffPost Canada a été traduit de l’anglais.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Huile de palme: Amnesty dénonce le travail des enfants


Pourquoi les enfants, ne peuvent-ils pas être des enfants ? Pourquoi doivent-ils gagner la vie en travaillant pour un maigre salaire dans certains pays. Ce qui est pire, comme en Indonésie, il existe des lois pour punir ce genre de procédés et ne sont pas appliqués
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Huile de palme: Amnesty dénonce le travail des enfants

 

Une jeune fille pousse une brouette sur une... (PHOTO AFP)

Une jeune fille pousse une brouette sur une plantation d’huile de palme à Pelalawan, sur l’île de Sumatra, en Indonésie.

PHOTO AFP

Agence France-Presse
Jakarta

 

Des multinationales commercialisent des produits alimentaires et cosmétiques contenant de l’huile de palme dont la production est entachée de multiples infractions, dont l’exploitation d’enfants dans des plantations en Indonésie, affirme Amnesty International dans un rapport publié mercredi.

Parmi les abus constatés, des enfants âgés de 8 à 14 ans transportent des sacs pesant de 12 à 25 kilos et travaillent sans équipements de protection dans des plantations où des pesticides toxiques sont utilisés, observe Amnesty. Certains quittent l’école pour toute ou partie de la journée pour aider leurs parents dans les plantations, ajoute l’ONG.

Des femmes sont contraintes de travailler pendant de longues heures sous la menace de réduction de salaire, et sont payées moins que le salaire minimum, gagnant seulement 2,50 dollars par jour dans les cas extrêmes, selon la même source.

«Des sociétés ferment les yeux sur l’exploitation de travailleurs dans leur chaîne de fabrication» et «des grandes marques continuent de profiter de pratiques illicites déplorables», souligne l’ONG dans ce rapport.

Elle s’appuie sur des investigations effectuées dans des plantations de palmiers à huile en Indonésie, appartenant au géant singapourien des matières premières agricoles Wilmar.

«Des grandes sociétés comme Colgate, Nestlé et Unilever assurent les consommateurs que leurs produits sont composés d' »huile de palme durable »», c’est-à-dire qui prévient la déforestation, respecte l’environnement et les populations locales, alors qu’il n’y a «rien de durable dans l’huile de palme produite en faisant travailler des enfants et en ayant recours à des travaux forcés», relève Amnesty.

Pour établir son rapport intitulé «le grand scandale de l’huile de palme: des abus en matière de travail derrière des grandes marques», l’ONG indique s’être entretenue avec 120 travailleurs employés dans des plantations de palmiers à huile appartenant à deux filiales de Wilmar, et trois fournisseurs de cette société à Kalimantan et Sumatra, deux régions d’Indonésie qui produisent de grandes quantités de cette huile végétale.

Wilmar a reconnu qu’il y avait des problèmes concernant la main-d’oeuvre dans ses opérations, mais d’autres sociétés contactées par Amnesty ont nié toute violation, affirme l’ONG.

L’Indonésie dispose pourtant d’une législation stricte selon laquelle «la plupart de ces abus peuvent constituer des délits», mais les textes de loi sont «peu appliqués» dans ce pays d’Asie du Sud-Est, explique Amnesty.

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Faut-il se méfier de l’huile de palme?


L’huile de palme serait une bonne option si elle n’était pas modifiée pour mieux se vendre. Étant raffinée, elle perd beaucoup de ses atouts et devient plus saturée en gras
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Faut-il se méfier de l’huile de palme?

 

Quand l’industrie alimentaire a cherché à remplacer les gras trans néfastes pour la santé, elle s’est tournée, entre autres, vers l’huile de palme. Sa propriété d’être presque solide à température ambiante la rend très utile, mais est-ce vraiment un meilleur gras pour la santé?

Un texte de Denis Gagné

L’huile de palme est l’huile la plus consommée au monde. On l’obtient en pressant la pulpe du fruit d’une variété de palmier qui pousse en Afrique et en Malaisie. L’huile de palmiste est quant à elle obtenue en pressant le noyau du même fruit.

À l’état naturel, elle est d’une couleur orangée et a des propriétés très importantes pour la population locale. Elle est très riche en antioxydants et en vitamine A, qui prévient la cécité.

«La vitamine A joue un rôle important dans l’immunité, pour la croissance et pour la vision. Ce produit est la source la plus riche de vitamines A du règne végétal», précise la professeure émérite en nutrition à l’Université de Montréal, Hélène Delisle.

Une huile très saturée

Une fois raffinée, l’huile de palme devient blanche et invisible, ce qui la rend très utile pour l’intégrer dans les aliments.

Le problème, c’est qu’en étant raffinée, elle perd ses qualités nutritionnelles et contient 50 % de gras saturés, ce qui est similaire au beurre.

L’huile de palme modifiée, dont on ne conserve que la partie solide du gras par un procédé chimique, a quant à elle 75 % de gras saturés. L’huile de palmiste atteint quant à elle la barre des 80 %.

Une étude récente, publiée dans Nutrition Research Reviews, suggère tout de même que les gras saturés d’origine végétale sont moins dommageables que ceux d’origine animale.

«Sans huile de palme»

En Europe, plusieurs produits sur lesquels le principal argument de vente est qu’ils sont «sans huile de palme» apparaissent sur le marché.

La professeure émérite explique que l’huile de palme a mauvaise presse en raison de sa grande quantité de gras saturé, ce qui l’associe à un produit mauvais pour la santé.

L’opposition au produit est aussi grandement liée à sa problématique environnementale.

«On parle beaucoup des grandes plantations de palmiers en Malaisie, par exemple, qui détruisent les sols et qui déplacent les cultures vivrières pour l’exportation», explique Mme Delisle.

Alors, soyez vigilants et vérifiez les listes d’ingrédients. Vous serez surpris de voir combien de gâteaux, biscuits, bonbons, maïs soufflé, tartinades et condiments en contiennent.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Une mère orang-outan et son bébé sauvés par des soigneurs animaliers


Des feux de forêts souvent volontaires mais illégaux, une déforestation qui ne cesse de s’agrandir va amener des conflits entre l’homme et l’animal sauvage et ce problème est causé par l’homme et ne devrait surtout pas causer la perte de l’animal.
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Une mère orang-outan et son bébé sauvés par des soigneurs animaliers

 

Lors de l'opération de sauvetage de la mère orang-outan et de son bébé.

Lors de l’opération de sauvetage de la mère orang-outan et de son bébé.

Photo: IAR / Twitter

INDONESIE – Une mère orang-outan et son bébé ont fui un feu de fôret sur l’île de Bornéo. En quête de nourriture, ils ont été ciblés par des jets de pierres de villageois, avant d’être sauvés par le personnel d’une ONG.

Ils ont échappé à la mort au moins deux fois. En Indonésie, deux orangs-outans- une mère et son bébé – sont parvenus à fuir des feux de forêt, puis ont été pourchassés par des villageois leur lançant des pierres, avant d’être sauvés et pris en charge par des travailleurs animaliers, rapporte le Daily Mail.

En octobre, après des feux de fôrets ayant détruit leur habitat, ces orangs-outans de Borneo se sont dirigés vers un village en quête de nourriture, dans la province du Kalimantan oriental. Mais ces mammifères sont vus comme des menaces par la population locale, et les habitants leur ont alors lancé des pierres et ont tenté de les ligoter, indique le quotidien britannique.

Sauvés in extremis

Ils ont finalement été sauvés in extremis par les membres de l’International Animal Rescue(IAR), une ONG basée au Royaume-Uni qui a mené une douzaine d’opérations ces deux derniers mois pour sauver des orangs-outans égarés en dehors de leur habitat.

« Nous avons eu beaucoup de chance que notre équipe de secours arrive sur place à temps, sinon les orang-outans auraient été tués », raconte Karmele Llano Sanchez, directeur de programme à l’IAR.

Les deux singes souffraient alors visiblement de malnutrition. La mère très maigre, n’avait vraisemblablement pas mangé pendant un mois, mais avait encore du lait pour nourrir son bébé. Elle avait quelques blessures légères sur la peau et les soigneurs animaliers lui ont enlevé une corde qui lui ceinturait la taille. Alors que son bébé, Gito, s’accrochait fermement à elle, ils l’ont anesthésiée pour pouvoir rapidement lui administrer un traitement, y compris des fluides en intraveineuse.

Victimes d’une déforestation rapide

La mère reprenant des force avec la sédation, les sauveteurs ont ensuite été transportés jusqu’à l’aire de conservation PT KAL, sur l’île de Sumatra, où s’adaptent bien tous les deux.

« Nous sommes jusqu’ici ravis des progrès de Gito », se réjouit Alan Knight, directeur général de l’IAR. « Bien sûr, il y a un très long chemin à parcourir jusqu’à sa guérison, et un long voyage si il doit finalement retourner dans la nature, mais il est en sécurité et entre de bonnes mains maintenant. Tragiquement, Gito ne sera pas le dernier bébé que nous sauvons », déplore-t-il.

Le Daily Mail rappelle que de nombreux feux de fôret sont en effet allumés illégalement en Asie du sud-est pour défricher des terres – notamment pour produire de l’huile de palme – faisant peser une sérieuse menace sur la population d’orangs-outans. Cette déforestation rapide a d’ailleurs plongé la région dans une brume épaisse pendant des mois. Si la saison sèche exacerbe les incendies et la pollution, des pluies persistantes ces derniers jours ont dégagé l’air sur de vastes étendues dans la région.

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Indonésie: Oreo et Gillette accusés de favoriser la déforestation


En temps que consommateur, on achète un produit parce qu’on l’aime, parce qu’il n’est pas cher sans vraiment savoir les conséquences environnementale .. Et en plus si c’est à l’autre bout du monde on ne se sent pas vraiment touché
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Indonésie: Oreo et Gillette accusés de favoriser la déforestation

 

Tant que Wilmar ne s’engagera pas envers une politique de non-déforestation, la vente de leur huile de palme à des marques de grande consommation comme les fabricants des biscuits Oreo (ci-dessus) ou des produits de rasage Gillette font des consommateurs des complices involontaires de la disparition des 400 tigres de Sumatra encore en Indonésie», estime Bustar Maitar, responsable des campagnes de Greenpeace pour les forêts indonésiennes.

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Agence France-Presse
Jakarta, Indonésie

L’organisation écologique Greenpeace a accusé jeudi les biscuits Oreo et les produits de rasage Gillette de favoriser la déforestation en se fournissant en huile de palme provenant de terrains illégalement défrichés.

Dans un rapport intitulé Permis de tuer, Greenpeace affirme que le singapourien Wilmar, qui se présente comme le premier producteur mondial d’huile de palme, se fournit auprès de plantations accusées d’avoir défriché une partie du parc protégé de Tesso Nilo, sur l’île indonésienne de Sumatra, où vivent la plupart des tigres éponymes menacés d’extinction.

«Tant que Wilmar ne s’engagera pas envers une politique de non-déforestation, la vente de leur huile de palme à des marques de grande consommation comme les fabricants des biscuits Oreo ou des produits de rasage Gillette font des consommateurs des complices involontaires de la disparition des 400 tigres de Sumatra encore en Indonésie», estime Bustar Maitar, responsable des campagnes de Greenpeace pour les forêts indonésiennes.

Interrogée par l’AFP, une porte-parole de Wilmar, Lim Li Chuen, a indiqué que la société était «actuellement en train de passer en revue ses règles de fonctionnement et en particulier sa politique d’approvisionnement».

Wilmar a diffusé «une sévère mise en garde auprès de tous ses employés» leur rappelant de se fournir exclusivement auprès de plantations légales et que tout fournisseur tentant de vendre des fruits de palmiers illégaux serait «totalement écarté», a ajouté le porte-parole.

L’Indonésie, archipel de 240 millions d’habitants, possède le troisième bassin de forêts équatoriales dans le monde, après le Brésil et la République démocratique du Congo.

La moitié des forêts indonésiennes ont disparu en cinquante ans, soit l’équivalent de six terrains de football chaque minute, selon les ONG, souvent pour faire place aux exploitations d’huile de palme, dont l’Indonésie est le premier producteur mondial.

La surface plantée en palmiers a été multipliée par près de 27 dans l’archipel en une vingtaine d’années, selon des chiffres officiels. Et le pays a pour ambition d’augmenter de plus de 60 % sa production d’huile de palme d’ici à 2020.

Le gouvernement indonésien a instauré en 2011 un moratoire sur les permis de défrichement des forêts primaires, mais il est largement considéré comme un échec.

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