RESTAURANT Encore un vol d’huile à patates frites


Dans un autre pays, ce sont les pots de Nutella qui sont volés alors qu’au Québec, on semble préféré les huiles usées des friteuses de restaurant. Sans doute pour les revendre à ceux qui recycle la vieille huile pour du biocarburant
Nuage

 

RESTAURANT : Encore un vol d’huile à patates frites

 

KASSANDRA MARTEL

JOURNAL DE MONTRÉAL,

Le propriétaire d’un restaurant de Saint-Jean-sur-Richelieu commence à en avoir assez des voleurs d’huile à patates frites usée, après avoir été victime d’un de ces vols inusités pour une cinquième fois.

«On a volé notre huile usée cinq fois dans le dernier mois, affirme Juan Bautista, l’assistant-gérant du Steak frites Saint-Paul. Ils ont forcé les cadenas des conteneurs de la compagnie de recyclage situé à l’extérieur.»

Le 16 mars, le propriétaire de la franchise située au 950 boulevard du Séminaire à Saint-Jean-sur-Richelieu en a eu assez. Il a déposé une plainte au Service de police.

Vers 1 h cette nuit-là, des voleurs avaient encore récupéré le contenu des deux récipients d’huile usée.

«Il y en a un de 160 gallons et un de 180 gallons, dit M. Bautista. L’huile provient de nos trois friteuses pour les frites et les tapas.»

Selon lui, d’autres restaurants de cette municipalité ont été la cible des voleurs d’huile usée depuis quelques semaines.

«Ça nous cause des pertes, explique M. Bautista. La compagnie nous paye pour l’huile qu’elle recycle.»

850 $ la tonne métrique

Sur le marché, l’huile vaut présentement 850 $ la tonne métrique.

Ce type de vol n’est pas sans rappeler celui que subit le restaurant Schwartz’s de Montréal chaque semaine.

«Je ne sais pas si c’est le même réseau, mais c’en est assez», conclut M. Bautista qui vient d’afficher un collant sur les conteneurs, annonçant que la cour arrière est maintenant surveillée par des caméras.

http://www.journaldemontreal.com