Un peu plus près des premières étoiles de l’Univers


Cela m’épate que des astronomes sont capables de capter la jeunesse de l’espace et la dater. Ils ont la preuve qu’une formation d’étoiles datées a 250 millions d’années après le Big Bang. Les chercheurs aimeraient trouver l’aube cosmique, c’est-à-dire, quand les galaxies ont pu naitre de l’obscurité totale … Peut-être qu’un jour, ils trouveront
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Un peu plus près des premières étoiles de l’Univers

Illustration artistique du big bang formateur de notre galaxie.

Illustration artistique du big bang formateur de notre galaxie.  Photo : NASA

Des preuves de la formation d’étoiles seulement 250 millions d’années après le big bang ont été recueillies grâce aux observations effectuées au moyen des instruments de l’Observatoire européen austral (ESO) installés au Chili.

Un texte d’Alain Labelle

C’est à l’aide du grand réseau d’antennes millimétrique/submillimétrique de l’Atacama (ALMA) que des astronomes ont pu observer la formation d’étoiles au sein de la très lointaine galaxie MACS1149-JD1 à une époque bien plus reculée que ce que l’on imaginait à ce jour, c’est-à-dire 250 millions d’années seulement après l’événement créateur de l’Univers.

Illustration de l'amas de galaxies MACS J1149.5+2223. Dans lequel apparaît la galaxie MACS1149-JD1.

Sur cette image acquise par Hubble figure l’amas de galaxies MACS J1149.5+2223. En médaillon figure la lointaine galaxie MACS1149-JD1, observée telle qu’elle était voici 13,3 milliards d’années par ALMA. La distribution en oxygène détectée au moyen d’ALMA arbore ici une couleur rouge.  Photo : NASA/ESA/Hubble

Dans un premier temps, l’équipe internationale d’astronomes a détecté une très faible lueur émise par de l’oxygène venant de cette galaxie lointaine.

Lorsque cette lumière infrarouge a traversé l’espace séparant la galaxie source de la Terre, sa longueur d’onde initiale s’est étendue d’un facteur 10 sous l’effet de l’expansion de l’Univers.

L’équipe en a déduit que le signal avait été émis quelque 13,3 milliards d’années auparavant, soit 500 millions d’années après le big bang, par l’oxygène le plus distant détecté à ce jour par un télescope.

En outre, la présence d’oxygène atteste de l’existence de générations stellaires antérieures dans cette galaxie.

J’ai été ravi d’observer la raie de l’oxygène lointain au sein des données d’ALMA. Takuya Hashimoto, Université Sangyo d’Osaka

Outre la lueur émise par l’oxygène capturée par ALMA, une faible raie en émission de l’hydrogène a également été détectée par le Très Grand télescope (VLT) de l’ESO.

L’une et l’autre de ces observations ont conduit à déterminer la distance séparant la Terre de la galaxie en question. MACS1149-JD1 constitue ainsi la galaxie la plus lointaine dont la distance est connue avec précision, et la plus lointaine observée à ce jour au moyen d’ALMA ou du VLT.

« Cette galaxie nous apparaît telle qu’elle était lorsque l’Univers était âgé de 500 millions d’années seulement. À cette époque reculée, elle abritait déjà une population d’étoiles d’âge avancé », explique Nicolas Laporte, de l’University College de Londres au Royaume-Uni.

Nous sommes donc en mesure d’utiliser cette galaxie pour sonder une période totalement inexplorée et encore plus jeune de l’histoire cosmique. Nicolas Laporte

Et le big bang fut

À la suite de l’explosion originelle, intervenue il y a 13,8 milliards d’années, l’Univers demeurait totalement dépourvu d’oxygène.

Infographie représentant l'espace-temps. On y voit l'expansion de l'univers.

Le big bang a eu lieu il y a 13,8 milliards d’années.  Photo : NASA

Il était composé alors d’un gaz uniforme constitué d’éléments légers comme l’hydrogène et l’hélium créés par cette gigantesque explosion.

La création de l’oxygène, mais aussi d’éléments plus lourds comme le fer et le carbone, résulte de la survenue de processus de fusion au sein des premières étoiles avant qu’il ne soit dispersé par des explosions d’étoiles massives.

La détection d’oxygène au sein de MACS1149-JD1 laisse donc à penser que les générations stellaires antérieures s’étaient déjà formées et avaient déjà libéré l’oxygène 500 millions d’années après la naissance de l’Univers.

La première génération d’étoiles

Pour réussir à dater l’apparition de la première génération d’étoile, l’équipe a entrepris de reconstituer l’histoire antérieure de MACS1149-JD1 au moyen de données acquises par les télescopes Hubble et Spitzer.

Ces données ont ensuite été insérées dans un modèle fixant le début de la formation des étoiles à quelque 250 millions d’années après le big bang. La luminosité observée de la galaxie s’en est ainsi trouvée expliquée.

L’émergence des galaxies

L’âge avancé des étoiles observées au sein de MACS1149-JD1 interpelle les chercheurs, qui se demandent à quel moment les galaxies ont émergé de l’obscurité totale – un phénomène connu sous le nom d’aube cosmique.

L’établissement de l’âge de MACS1149-JD1 a permis aux scientifiques de démontrer que les galaxies existaient antérieurement à celles que nous détectons actuellement au moyen de la méthode directe.

La datation de l’aube cosmique constitue le Graal de la cosmologie et de la formation galactique Richard Ellis

« Grâce à ces nouvelles observations de MACS1149-JD1, nous nous approchons de l’époque à laquelle remonte la toute première lumière stellaire! Et parce que nous sommes tous constitués de poussière d’étoiles, cela équivaut à découvrir nos propres origines », se réjouit Richard Ellis.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Nature.

https://ici.radio-canada.ca/

Le télescope Hubble explorera l’Univers jusqu’en 2021


Vous imaginez depuis 1990 et réparé en 2009, le télescope Hubble est toujours en fonction pour encore au moins 5 ans. C’est vraiment une réussite totale, malgré un peu cher, qui nous a permis de voir l’espace dans toute sa splendeur
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Le télescope Hubble explorera l’Univers jusqu’en 2021

 

Captation faite par le télescope Hubble de la nébuleuse Carina

Captation faite par le télescope Hubble de la nébuleuse Carina   PHOTO : ? HO NEW / REUTERS

La NASA a étendu le contrat du télescope Hubble pour une durée de cinq ans. Le télescope devra donc partager l’Univers avec son successeur James Webb, plus puissant, qui sera lancé en 2018.

RADIO-CANADA AVEC ABC NEWS

L’agence spatiale estime que « Hubble est plus performant que jamais » depuis sa réparation en 2009.

« Hubble devra continuer de prodiguer des données jusqu’en 2020 et confirmera sa place dans l’histoire en tant qu’observatoire exceptionnel dans les zones allant de notre système solaire à l’Univers lointain », a écrit la NASA dans un communiqué.

Depuis qu’il a été lancé le 24 avril 1990, Hubble est « l’avancée la plus significative en astronomie après le télescope Galileo ».

Selon la NASA, le télescope a fait plus de 1,2 million d’observations, ce qui a engendré plus de 12 800 articles scientifiques.

La portée de Hubble a permis aux astronomes d’observer des phénomènes très lointains tels que la puissance des impacts cosmiques, les exoplanètes et la formation d’étoiles et de planètes.

La NASA estime le coût total de la mission de Hubble à 2,03 milliards de dollars américains.

http://ici.radio-canada.ca/

L’hypnotisante nébuleuse de la Bulle photographiée par Hubble


Grâce à des vents vraiment puissant que cette nébuleuse est en forme de bulle. Hubble nous permet d’admirer encore une fois, un des merveilles de l’espace
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L’hypnotisante nébuleuse de la Bulle photographiée par Hubble

 

The Bubble Nebula, also known as NGC 7635, is an emission nebula located 8 000 light-years away. This stunning new image was observed by the NASA/ESA Hubble Space Telescope to celebrate its 26th year in spac

Baptisée SAO 20575, celle-ci dégage de puissants vents stellaires (à plus de 100 000 km/h), qui donnent à la nébuleuse cette forme en bulle de savon. D’une taille de 10 années-lumière, elle devrait continuer de grandir jusqu’à ce que l’étoile achève son existence en supernova dans 10 à 20 millions d’années.

Découverte en 1787 par l’astronome germano-britannique William Herschel, elle avait déjà été photographiée par Hubble.

http://www.nationalgeographic.fr/

 

La Terre serait une pionnière dans l’histoire de l’univers


Si la Terre est une pionnière dans l’univers, peut-être, c’est pour cela que nous n’avons pas encore rencontré d’autres vies intelligentes (bon tout dépend ce que l’on croit) mais comme l’univers est en expansion, un jour qui sait !!!
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La Terre serait une pionnière dans l’histoire de l’univers

 

Illustration d’une pluralité de terres à travers le cosmos. Nous vivons sur une petite planète rocheuse formée il y a près de 4,6 milliards d’années. Selon une étude de la Nasa, toute la matière première nécessaire à la formation des étoiles et des planètes n’avait alors permis l’apparition que de 8 % de planètes de type terrestre dans la zone habitable de leur étoile. Loin d’être taries, les ressources d’hydrogène et d’hélium sont à même de fournir d’ici la fin des temps, les 92 % restants… Bref, 10 fois plus qu’aujourd’hui, des centaines de milliards d’exoterres. © Nasa, Esa, G. Bacon (STScI)

Illustration d’une pluralité de terres à travers le cosmos. Nous vivons sur une petite planète rocheuse formée il y a près de 4,6 milliards d’années. Selon une étude de la Nasa, toute la matière première nécessaire à la formation des étoiles et des planètes n’avait alors permis l’apparition que de 8 % de planètes de type terrestre dans la zone habitable de leur étoile. Loin d’être taries, les ressources d’hydrogène et d’hélium sont à même de fournir d’ici la fin des temps, les 92 % restants… Bref, 10 fois plus qu’aujourd’hui, des centaines de milliards d’exoterres. © Nasa, Esa, G. Bacon (STScI)

-Xavier Demeersman,

Selon une étude de la Nasa, la Terre serait l’un des premiers mondes potentiellement habitables apparus dans l’univers. À la naissance de notre planète, il y a 4,6 milliards d’années, seulement 8 % des exoterres susceptibles de se former à partir de la matière disponible dans l’univers, étaient nées…

Sous la férule de dogmes religieux, l’humanité a pensé durant des siècles qu’elle était le centre de l’univers. Un monde clos, un petit jardin en somme, plutôt qu’un univers infini auquel, d’ailleurs, il était interdit de songer sous peine, au mieux, d’un long enfermement et, au pire, de bûcher (ce fut les deux pour Giordano Bruno). Finalement ce décorum étriqué n’a pas résisté à la charge initiée par la révolution copernicienne. Les pionniers Galilée, Kepler, Newton et tant d’autres nous ont permis de sortir, à grands pas, des ténèbres dans lesquels nous étions enfermés.

À présent, l’univers s’est comme déplié et nous observons son expansion qui s’accélère. À plus petite échelle, autour de nous et dans toute la Galaxie, on sait que chaque étoile (ou presque) possède une ou plusieurs planètes. En 20 ans de chasse aux exoplanètes, près de 2.000 ont d’ores et déjà été confirmées. Certes, c’est encore peu quand on songe qu’il y en a certainement des centaines de milliards dans toute la Voie lactée ! En se référant aux découvertes réalisées, en l’espace de quatre ans, par le satellite Kepler — on lui doit déjà 1.030 exoplanètes (dont Kepler-452b et Kepler-186f, les « plus ressemblantes à la Terre ») sur les 1.956 connues et quelque 4.696 candidates ! — et en extrapolant les données, des chercheurs estiment qu’il y a au moins un milliard d’exoterres habitables, des planètes comparables à la nôtre. Cela fait du monde, n’est-ce pas ? Eh bien, il faut encore multiplier ce chiffre par les centaines de milliards de galaxies dans l’univers observable… Parmi elles : combien sont rocheuses, combien sont dans la zone habitable et combien sont habitées ? Nous ne pourrons certainement jamais apporter de réponses précises et définitives à ces questions qui nous taraudent, mais seulement des statistiques qui n’auront de cesse de s’affiner au fil des découvertes des prochaines décennies, siècles et millénaires…

La Terre est apparue « assez tôt »

Dans une étude qui vient de paraître dans la revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, une équipe dirigée par Peter Behroozi du STScI (Space Telescope Science Institute) argue que notre douce Planète bleue est plutôt une pionnière dans l’histoire de l’univers. Lorsqu’elle s’est formée dans notre Système solaire, il y a 4,6 milliards d’années, seulement 8 % des mondes potentiellement habitables existaient déjà, selon leurs recherches. Les 92 % restants étaient à venir. C’est d’ailleurs toujours en cours et cela durera vraisemblablement jusqu’à la fin des temps, supposée dans environ 100.000 milliards d’années… (Il peut s’en passer des choses d’ici là…)

Pour arriver à cette conclusion, les auteurs ont travaillé sur la généalogie de notre planète et, par conséquent, sur celle du Soleil et de notre galaxie.

« Notre principale motivation était de comprendre la place de la Terre dans le contexte du reste de l’univers, a expliqué à la Nasa, le directeur de cette étude théorique, ajoutant que comparée à toutes les planètes qui se formeront dans l’univers, la Terre est arrivée assez tôt ».

Selon une étude de l’équipe du professeur Louis Irwin (université du Texas), il y aurait au minimum, dans notre galaxie, cent millions d’exoplanètes abritant une vie complexe. © PHL, UPR Arecibo, Nasa, Richard Wheeler
Selon une étude de l’équipe du professeur Louis Irwin (université du Texas), il y aurait au minimum, dans notre galaxie, cent millions d’exoplanètes abritant une vie complexe. © PHL, UPR Arecibo, Nasa, Richard Wheeler

Une petite fraction des réserves de gaz n’a été utilisée pour l’instant

Intime d’Hubble, l’équipe a tenu compte des recherches menées avec le télescope spatial sur la formation des galaxies et de leurs étoiles à travers les âges. Un véritable « album de famille » a ainsi pu être constitué, offrant aux chercheurs un regard inédit sur la lignée de ces luminaires et de leurs planètes.

Comme nous l’avons vu il y a quelques mois, les étoiles se formaient à un taux beaucoup plus élevé, voici 10 milliards d’années. Les galaxies s’allumaient de mille feux et grandissaient très vite. Malgré tout, rappellent les chercheurs, ce baby boom n’a puisé qu’une petite fraction de l’hydrogène et de l’hélium disponible dans l’univers. Bref, il en reste suffisamment pour assurer la gestation de centaines et de centaines de nouvelles générations d’étoiles, enrichies en matériaux lourds.

Un peu partout dans l’univers, des centaines de millions de nouvelles Terres sont donc nées depuis la formation de la nôtre et des centaines de milliards d’autres sont à venir ou sont en train d’émerger… De préférence dans les grands amas de galaxies, où la matière est plus souvent agitée et comprimée par les danses gravitationnelles sous l’influence des halos de matière noire, et aussi au sein des galaxies naines, estime l’équipe. En revanche, il s’en trouverait moins dans les galaxies semblables à la Voie lactée. Celle-ci a effectivement ralenti sa production, ses réserves ayant diminué rapidement.

En suivant le raisonnement de cette étude, nous serions en quelque sorte sur une des premières planètes susceptibles d’accueillir la vie (avec plusieurs millions d’autres dans l’univers). Les auteurs soulignent que c’est un avantage car, de par notre position spatio-temporelle, nous pouvons deviser la structure de l’univers et observer son évolution primordiale, au contraire de « ceux » qui, pénalisés par l’expansion accélérée, grandiront sur d’autres terres dans un futur lointain. Une longue histoire qui vient seulement de commencer, il y a 13,8 milliards d’années

http://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-vous ► Que nous rapportent vraiment les programmes spatiaux


Il y a des fois qu’on se demande pourquoi tant d’argent de dépenser autant d’argent pour les explorations spatiales. Disons que je suis septique sur cet acharnement de vouloir coloniser Mars, mais pour le voyage d’exploration, c’est quelque chose de fantastique. Mais, il est important de comprendre que ces explorations spatiales des divers projets ont changé aussi quelque chose pour nous, et ce, nous sommes bien loin de s’imaginer tout l’impact que cela a contribué dans notre quotidien. Voici quelques exemples … Mais tout n’est pas énuméré et il reste encore bien des choses à découvrir
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Que nous rapportent vraiment les programmes spatiaux

Pas une journée ne s’écoule sans qu’un astronome ou un chercheur ne se voit  poser cette question : à quoi ça sert d’investir dans les programmes spatiaux ? Quels sont les bénéfices pour l’humanité ? Ou encore : ça coûte cher, on ferait mieux de s’occuper de ceux qui meurt de faim dans notre propre pays etc. Avec la crise, ce genre de discours se généralise de plus en plus et il est donc indispensable d’apporter un éclairage complet sur cette question.

En plus des acquis incroyables pour la connaissance humaine et pour la science, il faut bien comprendre que l’exploration spatiale bénéficie à toute l’humanité, à tous les niveaux, aussi bien économique qu’environnemental, pour l’industrie ou pour les entreprises, pour la médecine ou pour l’agriculture. Et toutes ces avancées ne sont pas exclusivement le résultat du programme Apollo.

Ce que l’espace apporte à notre vie quotidienne

Nous venons de voir que les technologies développées pour l’espace pouvaient avoir des applications médicales. Et quand on parle d’espace, on pense tout de suite aux satellites et à ce qu’ils nous permettent de réaliser. Grâce à eux, nous avons accès à des données qui permettent chaque année de sauver des milliers de vies humaines. Les satellites météo permettent de prédire les catastrophes naturelles, comme les inondations, les orages, les tornades, les typhons. Ils permettent également de repérer des incendies ou d’analyser leur étendu. Les humains peuvent dans ces conditions êtres prévenus en amont et des mesures de protections peuvent être mises en place.

satellite GPS bénéfice

Le GPS, le Global Positioning System, permet chaque jour de sauver des vies.

L’humanité en dépend pour les transports maritimes. Il a été inventé dès le premier satellite mis en orbite, Spoutnik en 1957. Les changements dans la fréquence radio ont aidé les scientifiques américains à suivre Spoutnik à la trace. C’est le résultat de l’effet Doppler, qui est un changement de fréquence des ondes sonores ou lumineuses selon les changements de position.  Ce principe a permis d’élaborer le système de navigation maritime baptisé TRANSIT conçu pour les sous-marins. Le GPS pour la navigation a été développé par la défense américaine dans les années 1970, ce qui a conduit au lancement du premier satellite GPS en 1978.

De nombreux marins ont également été sauvés grâce au canot de sauvetage développé par la NASA pour récupérer les astronautes en mer. Ce canot peut se gonfler en 12 secondes. Et même des vents forts et une grosse mer ne peuvent le retourner.

Bien sûr, les satellites sont aussi devenus nécessaires pour la télévision, les stations radio, le téléphone…

L’agriculture aussi dépend maintenant des satellites et de l’espace.

Les différentes caméras élaborées pour explorer la composition des planètes lointaines servent aussi à déterminer si des plantes ont besoin d’eau, d’insecticide. Aujourd’hui, les agriculteurs peuvent savoir quelle zone de leur parcelle a besoin d’attention, d’engrais, d’eau, etc.

L’environnement doit aussi beaucoup à l’espace. 

Quand les américains ont démantelé le lanceur Saturn 1B, ils ont découvert quelques années plus tard, que la peinture contenait des polychlorobiphényles (PCB), des polluants d’une grande toxicité qui empoisonnait le sol. Des scientifiques ont donc développé une pâte capable d’extraire le PCB de la peinture sans endommager la peinture elle-même. Ce système a depuis été légèrement transformé et il est régulièrement utilisé pour supprimer de nombreuses formes de contaminations sur terre.

Au CADMOS par exemple, j’ai pu voir personnellement une expérience qui est actuellement menée dans l’espace. L’objet de cette expérience est d’étudier le comportement du goudron sans gravité afin de trouver un moyen qui permettra dans les années à venir de recycler le goudron.

Les pneus de nos voitures utilisent aussi une technologie initialement inventée pour le parachute de Viking sur Mars. Ces parachutes étaient fabriqués avec une fibre qui sert aujourd’hui dans le pneu « radial » qui ont une durée de vie bien plus longue que les pneus classiques.

La détection de ressources naturelles se fait également depuis les satellites aujourd’hui. Et trouver du pétrole ou de l’eau qui se trouvent en profondeur sous la croûte terrestre est envisageable sans creuser n’importe au petit bonheur la chance. sans

Il ne faut pas oublier que les satellites doivent être régulièrement remplacés. Ainsi, si nous voulons continuer de vivre avec le même confort et la même sécurité, nous sommes aujourd’hui « obligés » d’envoyer de nouveaux satellites pour prendre le relais des satellites en fin de vie.

L’électronique

L’exploration spatiale a permis qu »aujourd’hui nous ayons des téléphones portables dans nos poches ou des ordinateurs dans des sacs. Les astronautes ont fabriqués dans les navettes spatiale ou dans la Station spatiale internationales des composants électroniques miniatures  qui ne pouvaient être fabriqués que dans l’espace. De plus, la nécessité de réduire le poids embarqué à bord des fusées a largement contribué à la miniaturisation des composants, ainsi qu’à l’invention des microprocesseurs et des ordinateurs modernes. Les piles à combustible inventées pour les programmes spatiaux sont actuellement à l’étude pour alimenter nos voitures à la place du pétrole.

CCD astronomie bénéfice apport espace

Charge-Couple Device, CCD

Concrètement, les CCD (les capteurs photographiques) qui se trouvent sur les téléphones portables, convertissent un rayonnement électromagnétique en valeur numérique. Ces CCD étaient à l’origine développé pour l’astronomie. Les CCD sont aujourd’hui utilisés dans la plupart des appareils photos, webcams et téléphones.

Les technologies de l’information

Les systèmes d’information et de données d’observation de la Terre de la NASA enregistrent et archivent quotidiennement un grand nombre de données sur l’atmosphère terrestre, les océans et la végétation. Ces données cumulées représentent plus de 4,5 Pétabytes, soit les mêmes données que 90 millions de placard à 4 tiroirs remplis de papiers. (Et ces chiffres datent de 2010). Pour accéder simplement à ces données, la NASA a développé un logiciel capable de gérer un grand nombre d’informations. Aujourd’hui, les hôpitaux, les fournisseurs d’accès, les entreprises, les organisations utilise la même technologie pour conserver leurs informations.

Forth, le langage informatique développé pour le télescope de 11 mètres en haut de Kitt Peak, est actuellement utilisé par FedEx pour suivre les colis.

AT&T, le plus grand fournisseur de services téléphoniques aux États-Unis, utilise un logiciel développé par le National Optical Astronomy Observatory pour analyser ses ordinateurs.

La sécurité

fièvre aéroport astronomie espace

Un détecteur de fièvre dans un aéroport

Les ­télescopes européens Herschel et Plancks sont 10 fois plus sensibles dans le domaine infrarouge et dans celui des rayons gamma que ceux lancés avant eux. Ils pourraient être utilisés sur Terre pour la surveillance des forêts et la détection précoce des incendies. Ou encore dans les aéroports pour repérer les gens fiévreux.

La Terre est fragile et de nombreuses menaces peuvent remettre en cause son équilibre. La chute d’un astéroïde a déjà bouleversé cet équilibre à de nombreuses reprises et il y aura forcément un nouvel astéroïde qui viendra nous menacer.

Les lanceurs de fusée servent aujourd’hui à lutter contre les incendies. Rory Groonwald, l’ingénieur en chef d’Orbital Technologies Coroporation, a travaillé en partenariat avec le groupe de recherche des pompiers de l’armée de l’air américaine pour concevoir un système similaire à haute-pression pour éteindre un feu en quelques secondes. Cette technologie a réduit la quantité d’eau nécessaire.

Les aéroports utilisent les avancées technologiques initialement conçues pour l’astronomie. La technologie d’observation par rayon-X est utilisé sur les tapis des bagages des aéroports. Et la chromatographie à gaz (un instrument conçu pour mission martienne) est utilisée pour détecter les explosifs dans les bagages.

Sans oublier que sans les instruments développés pour l’astronomie, on ignorerait la présence du trou dans la couche d’ozone, ou encore la faible intensité du champ magnétique terrestre en Amérique du Sud.

Quelles applications l’espace peut avoir dans la médecine ?

De nombreuses recherches effectuées pour l’exploration spatiale ont eu des applications pratiques inattendues dans la médecine de tous les jours.

Cœur artificiel français

Cœur artificiel : une minuscule ­pompe d’assistance ventriculaire, utilisée dans les cœurs artificiels, est dérivée des pompes à carburant de la navette spatiale américaine (2000). Et le premier cœur artificiel français est développé par des ingénieurs d’EADS et de MATRA (2008).

Pompes à insuline : le design s’inspire du concept du laboratoire biologique du vaisseau spatial Viking (1986) et plus précisément sur le bras robotique mécanique. Pensez-y la prochaine fois que vous croiserez quelqu’un avec le diabète.

Les machines de dialyse : le système de recyclage des fluides lors des missions Apollo na servi à élaborer le système de dialyse qui permet de filtrer les éléments toxiques de l’urine en cas d’insuffisance rénale.Cette technologie permet au patient de bénéficier d’une plus grande liberté pendant sa dialyse.

Détection des tumeurs : Lorsque le télescope Hubble a été mis en orbite, il était myope et ses images étaient floues. Les ingénieurs ont alors mis au point un logiciel pour améliorer la lecture des images. Ce logiciel est aujourd’hui utilisé en radiographie pour détecter des tumeurs cancéreuses à un stade très précoce. Cette technologie a permis de sauver des milliers de vie et justifie presque à elle seule l’investissement dans le spatial.

Les IRM :  La NASA n’a pas inventé l’IRM, mais l’agence spatiale a grandement amélioré la technologie. Dans le milieu des années 1960, le Jet Propulsion Laboratory de la NASA a mis au point un système de traitement d’images numériques afin de permettre aux ordinateurs d’agrandir les photos de la Lune. Aujourd’hui, ce procédé sert à créer et à améliorer les images des organes du corps humain dans les tomographies axiales informatisées et les IRM.

Pacemakers : le premier pacemaker utilise de nombreuses innovations développées par la NASA. Le pacemaker intègre une batterie rechargeable à longue durée directement inspiré des systèmes électriques des vaisseaux Apollo, une puce résultat de la miniaturisation développée grâce aux programmes spatiaux,  et un système de télémétrie bidirectionnelle utilisé pour communiquer avec les satellites. (1995)

Les matériaux à mémoire de forme servent bien sur pour nos matelas et aujourd’hui, notre qualité de sommeil s’est grandement amélioré. Ces matériaux étaient développés pour réduire la force des impacts quand les vaisseaux atterrissaient. Ils sont aujourd’hui également utilisés pour les voitures, les casques de moto ou les selles de chevaux.

D’autres alliages en nickel et en titane à mémoire de forme ont des propriétés intéressantes. Ils sont capables de revenir à leur état initial après avoir été déformé. Ils servent par exemple à fabriquer des « stents », des petits tubes que l’on glisse dans les artères pour les déboucher. On réduit leur taille avant de les poser, et ils reprennent leur forme sous l’action de la chaleur du corps. Certaine agrafes chirurgicales utilisent ce même matériaux développé à l’origine pour l’exploration spatiale. Et il y a actuellement d’autres voies en cours d’exploration, comme les vêtements. A suivre…

En construisant des télescope spatiaux, il a fallu inventer des environnement extrêmement propres pour éviter que des particules de poussières viennent obscurcir les miroirs ou les instruments. Des méthodes identiques sont utilisées dans les hôpitaux et les laboratoires pharmaceutiques.

Bien sûr, cette liste n’est pas exhaustive. Le nombre d’application est absolument incalculable.

Conclusion

Le champ d’application des avancées liées à l’exploration spatiale ou à l’observation de l’univers est absolument gigantesque. Il est dit que chaque euro dépensé dans la recherche spatiale rapporte de 4 à 20 euros dans les 10 ans qui suivent. s’il y a bien un domaine qui peut nous aider à sortir de la crise et à regarder l »avenir avec espoir, c’est bien celui-ci. En plus, il ne faut pas sous-estimer le sens que donnent ces recherches à notre humanité. En cherchant à découvrir de nouvelles planètes habitables ou habitées, nous avons découverts que nous étions nous-mêmes de la poussière d’étoiles. Les hommes que nous envoyons dans l’espace sont également une source d’inspiration qui nous rappelle sans cesse que l’homme est un explorateur, physiquement et intellectuellement. En regardant au-delà de notre planète, nous découvrons que l’univers est immense et que nous sommes juste un minuscule fragment mais que nous en faisons partie. L’autre chose, c’est que la vie est rare et précieuse et que la Terre, notre maison, doit donc être protégée.

http://www.sciences-mag.fr/

11 photos scientifiques fascinantes prises durant la dernière décennie


Que ce soit pour un concours, où bien tout autre chose, il ne doit pas être évident de choisir une image parmi tant d’autres qui a marqué l’année
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11 photos scientifiques fascinantes prises durant la dernière décennie

 

Du cosmos profond en couleurs à la première image montrant un œuf dans le ventre d’un oiseau en plein vol, la dernière décennie a amené son lot de photos scientifiques fascinantes.

Ici, les éditeurs du HuffPost Science ont sélectionné quelques-unes des meilleures photos de science prises durant les dix dernières années. Faites défiler la page pour voir une photo marquante pour chaque année entre 2005 et 2015.

  • 2015

  • Martin Le-May

    Une bébé belette a eu le tour de sa vie sur le dos d’un pivert vert au Hornchurch County Park à l’est de Londres. Le photographe Martin Le-May a eu la chance de pouvoir capturer ce moment le 2 mars 2015.

  • 2014

  • NASA, ESA, H. Teplitz and M. Rafelski (IPAC/Caltech), A. Koekemoer (STScI), R. Windhorst (Arizona State University), and Z. Levay (STScI)

    Des astronomes, en utilisant le télescope Hubble de la NASA, ont assemblé une image d’ensemble de l’univers en évolution, une des photos les plus coloriées de l’espace jamais capturées par le télescope de 25 ans. L’image a été publiée le 3 juin 2014.

  • 2013

  • NASA

    L’astronaute de la NASA Mike Hopkins a pris un selfie alors qu’il effectuait une « balade spatiale » en dehors de la Station spatiale internationale. 24 décembre 2013.

  • 2012

  • Hadoram Shirihai/Tubenoses project

    Un pétrel de Bourbon rare avec un enflement en forme d’œuf sur son ventre. Pris en photo en 2012 par des chercheurs près de l’île de la Réunion, au large du Madagascar. La photo est probablement la première qui montre un oiseau en plein vol avec une « bosse de bébé ».

  • 2011

  • Wikimedia Commons: Wtop.com

    En 2011, une Macaca nigra femelle dans le Sulawesi du Nord, en Indonésie, a décidé de prendre l’appareil du photographe britannique de la nature, David Slater, et de prendre un selfie.

  • 2010

  • NIAID (National Institute of Allergy and Infectious Diseases)

    Une micrographie fascinante d’un lymphocyte T humain (également appelé cellule T) appartenant au système immunitaire d’un donneur en bonne santé, prise le 24 mai 2010.

  • 2009

  • Sung Hoon Kang, Joanna Aizenberg and Boaz Pokroy; Harvard University

    Une photographie microscopique aux électrons montre des polymères assemblés par eux-mêmes autour d’un sphère en polystyrène de deux micromètres en diamètre. La photo a remporté le premier prix dans une compétition de la National Science Foundation américaine en 2009.

  • 2008

  • NASA

    L’ouragan Ike couvre plus de la moitié de Cuba. La photo a été prise par les membres de Expedition 17 à bord de la Station spatiale internationale à plus de 250 kilomètres au dessus de la terre, le 9 septembre 2008.

  • 2007

  • Gloria Kwon/NIKON Small World

    Gros plan sur un embryon de souris double transgénique, à l’âge de 18 jours et demi. La photo a gagné le premier prix en 2007 dans la compétition Small World Photomicrography de Nikon.

  • 2006

  • Thierry Legault

    Une photo de la Station spatiale internationale et de la navette Atlantis en train de voler entre le soleil et la terre. La photo a été prise depuis la Normandie, en France le 17 septembre 2006

  • 2005

  • Charles Krebs/NIKON Small World

    Un portrait d’une mouche domestique. La photo a eu la première place au Small World Photomicrography Competition de Nikon en 2005.

  •  

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Espace: Après Hubble, il y aura le téléscope Webb


Le télescope Hubble nous as ébahi de voir une partie de la splendeur de l’Univers, alors le télescope Webb serait encore plus puissant pour s’approcher de la Genèse de l’Univers, pouvant voir au delà des nuages cosmiques. Imaginez si nous pouvons voir le passé de l’espace, alors nous avons en quelque sorte une machine pour remonter le temps … Mais cet aspect du passé est quand même difficile à concevoir pour la plupart d’entre nous
Nuage

 

Espace: Après Hubble, il y aura le téléscope Webb

 

Le télescope spatial James Webb sera lancé en 2018, affirme la NASA, qui a retardé sa mise en orbite à quelques reprises depuis quelques années. Ce nouvel instrument d’observation sera 100 fois plus puissant que Hubble et permettra de remonter le temps jusqu’à la genèse de l’Univers et des premières galaxies.

Selon l’astronome Mark Clampin, Webb pourra remonter jusqu’à au moins 300 millions d’années après le big bang, qui a donné naissance à l’Univers il y a 13,8 milliards d’années. Il sera ainsi possible d’observer les toutes premières étoiles et galaxies qui sont apparues.

Il permettra ainsi de nous rapprocher bien plus près de la naissance de l’Univers que Hubble, lancé il y a 25 ans et qui restera en activité jusqu’à ce qu’il ait des ennuis techniques.

« Webb représente une très grande percée comparativement à Hubble avec notamment un miroir principal trois fois plus grand (6,5 mètres de diamètre) et la capacité d’observer dans l’infrarouge pour discerner les objets les plus éloignés aujourd’hui invisibles. » — Mark Clampin, NASA

Webb pourra voir 70 % plus de lumière que Hubble.

Il pourra ainsi voir à travers les nuages de gaz et de poussières cosmiques, pour pénétrer dans les endroits les plus lointains et cachés du cosmos.

Et les exoplanètes

Ce télescope devrait aussi faire avancer les recherches sur les exoplanètes, en orbite autour d’étoiles dans notre galaxie, la Voie lactée, grâce à des capteurs et à des équipements capables d’analyser leur atmosphère pour en comprendre la composition.

Actuellement, plus de 5000 de ces planètes ont été détectées. Parmi elles, certaines ont une taille proche de celle de la Terre, sont potentiellement habitables, ni trop chaudes ni trop froides, où l’eau pourrait exister à l’état liquide, et donc abriter de la vie.

Au final, Webb pourrait permettre de faire des progrès importants dans la recherche pour la vie dans l’Univers, car il est suffisamment puissant pour détecter des biosignatures dans l’atmosphère de ces planètes. Il s’agit de molécules d’eau et d’oxygène et peut-être même de pollution de civilisations extraterrestres.

Ce télescope sera placé à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Hubble est en orbite à 570 km de la Terre.

webb

Les ingénieurs de la NASA mènent une série de tests avec les miroirs, les quatre caméras et spectromètres et d’autres éléments du télescope pour être certains de leur capacité à bien fonctionner dans le vide de l’espace et à très basse température.

Les agences spatiales européenne et canadienne participent aussi au projet.

Le saviez-vous?

Pesant 6,4 tonnes et d’un coût de 8,8 milliards de dollars, le télescope Webb sera lancé par une fusée Ariane V de l’Agence spatiale européenne depuis le centre de Kourou, en Guyane française.

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