Une minute de 61 secondes dans la nuit de mardi à mercredi pourrait poser problème


Vous n’avez pas oublié que c’est demain le 30 juin que nous allons avoir une seconde de plus pour le dodo ! Il se pourrait que les choses ne tournent pas tout à fait rond par la suite, comme en 2012. Quoique, je doute que le commun des mortels s’en rappellent
Nuage

 

Une minute de 61 secondes dans la nuit de mardi à mercredi pourrait poser problème

 

La dernière minute du mois de juin durera 61 secondes. Une curiosité liée à la rotation irrégulière de la Terre, beaucoup moins disciplinée que les horloges atomiques. Mais cette seconde additionnelle est remise en cause par certains pays désireux de la supprimer.

Dans le monde entier, dans la nuit du 30 juin au 1er juillet, en « temps universel coordonné » UTC (souvent appelé GMT de façon obsolète), la minute entre 23h59 et 00h00 durera une seconde de plus que la normale.

Les particuliers ne verront pas la différence.

« Mais s’ils sont très sourcilleux, ils pourront toujours régler leur montre à la seconde près, au besoin en téléphonant à l’horloge parlante », explique Daniel Gambis, directeur du Service de la Rotation de la Terre, chargé de décider au niveau international de l’ajout de ces secondes intercalaires.

En revanche, « les grands systèmes de navigation par satellites, les systèmes de synchronisation des grands réseaux d’ordinateurs devront prendre en compte cette modification sous peine d’encourir des ‘bugs' », ajoute M. Gambis dont le service est basé à l’Observatoire de Paris.

Par cette seconde additionnelle, l’Homme entend réconcilier deux échelles de temps, celle du Temps Universel (TU) basé sur la rotation de la Terre et sa position par rapport aux astres et celle du Temps Atomique International (TAI), défini depuis 1971 à partir du parc mondial d’horloges atomiques.

Lorsque le Temps Universel Coordonné (UTC) a été créé en 1972 par un accord international, il a été convenu que l’écart entre les deux ne devait pas dépasser 0,9 seconde. Au-delà, une seconde intercalaire doit être insérée dans le temps UTC.
Depuis 1972, 26 secondes (en comptant celle du 30 juin) ont été rajoutées.

Une seconde de trop ?

Sur le très long terme, la planète bleue a tendance à ralentir, notamment en raison de l’attraction gravitationnelle de la Lune et du Soleil, responsable des marées.

Les horloges atomiques actuelles, qui s’appuient sur les propriétés des atomes pour mesurer le temps, sont en revanche d’une exactitude telle qu’elles n’enregistreraient qu’une seconde de dérive toutes les 300 millions d’années.

Actuellement, près de 400 horloges atomiques dans le monde permettent au Bureau International des Poids et Mesures (BIPM) basé à Sèvres (région parisienne) de calculer le Temps Universel Coordonné (UTC).

Mais l’exercice de la seconde intercalaire n’est pas du goût de tout le monde et certains pays (États-Unis, France…) souhaiteraient le supprimer, le jugeant inutilement compliqué, pour ne plus se fier qu’aux horloges atomiques alors que d’autres (Grande-Bretagne notamment) plaident pour son maintien.

Une réunion organisée dans le cadre de l’UIT (Union Internationale des Télécommunications) aura lieu à ce sujet en novembre 2015 à Genève.

Les tenants de la suppression de cette seconde additionnelle soulignent qu’elle devient plus difficile à gérer maintenant que de nombreux équipements ont des horloges internes.

Le dernier ajout d’une seconde intercalaire le 30 juin 2012 avait provoqué un problème de synchronisation sur le web, notamment pour des serveurs ou des sites marchands.

Le géant américain de l’internet Google, qui a eu des soucis par le passé à cause de cette seconde additionnelle, a pris des dispositions pour que cela ne se reproduise pas cette année.

Le monde de l’espace aussi est attentif. Il n’y a jamais de lancement de fusées ces jours-là.

Les tenants du statu quo jugent que le système actuel est un bon compromis.

Si la seconde intercalaire était supprimée, le temps UTC serait alors découplé de la rotation de la Terre.

Pour Daniel Gambis, supprimer la seconde intercalaire reviendrait « à s’abstraire du temps naturel », lié aux astres. « Est-ce qu’on veut mettre l’Homme au service de la technologie ou la technologie au service de l’Homme », s’interroge-t-il ?

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Une minute de 61 secondes, ça n’existe pas… sauf le 30 juin 2012


Comment il y a de secondes dans une minute ? 60 secondes .. ? Etes-vous sûr de votre réponse ?? Il semble qu’il y a des exceptions de temps a autre. Donc, désolée mais personne n’aura 10/10 pour avoir donné la réponse de 60 secondes
Nuage

 

Une minute de 61 secondes, ça n’existe pas… sauf le 30 juin 2012

 

PHOTOTHÈQUE LA PRESSE

Laurent Banguet
Agence France-Presse
Paris

La dernière minute du mois de juin 2012 comptera 61 secondes. Une façon de permettre au temps universel défini par les horloges atomiques de compenser son avance sur celui rythmé par la rotation de la Terre, bien plus irrégulière.

En «temps universel coordonné» (UTC), aussi appelé à tort GMT, le passage entre le 30 juin et le 1er juillet prochains se fera donc, non pas comme d’habitude à 23 h 59 et 59 secondes, mais bien à «23 h 59 et 60 secondes».

Avant 1972, le «temps était donné par l’astronomie. C’est-à-dire que pour connaître l’heure, on regardait la position d’un astre, le Soleil ou d’autres objets célestes» par rapport à la Terre, résume Noël Dimarcq, directeur du laboratoire Syrte (Systèmes de référence temps espace) à l’Observatoire de Paris.

«Aujourd’hui, le temps est construit, défini et mesuré à l’aide d’horloges atomiques qui sont infiniment stables par rapport au temps astronomique. Cela permet d’être sûr que tout le monde autour de la Terre a la même heure», explique-t-il à l’AFP.

Le parc mondial de plusieurs centaines d’horloges utilisé pour définir le Temps atomique international (TAI) mesure en effet des modifications internes intervenant dans les atomes de césium, qui permettent de «découper une seconde en à peu près 10 milliards de petites graduations». Une précision telle qu’elles n’enregistreraient qu’une «seconde de dérive tous les 300 millions d’années», souligne M. Dimarcq.

Si le TAI est «une échelle de temps continue», le temps donné par l’«horloge Terre» est quant à lui beaucoup moins uniforme. La rotation de notre planète est en effet soumise à de nombreux aléas, notamment les marées liées aux effets de la Lune, les variations des vents, etc. Ainsi, un tour de la Terre sur elle-même en août est plus court d’une à deux millisecondes qu’un tour accompli en février.

Aucun tir de fusée ce jour-là

«Le temps donné par l’orientation de la Terre finit par dériver par rapport au temps atomique. Et pour éviter que l’écart entre les deux ne devienne trop important, la communauté internationale, en particulier le Service international de la rotation terrestre et des systèmes de référence (IERS) dont le centre est au Syrte, décide d’ajouter une seconde à l’UTC», explique Noël Dimarcq.

Chaque fois que cet écart s’approche de 0,9 seconde, l’IERS entre en action et annonce cette fameuse «seconde intercalaire», plusieurs mois à l’avance et uniquement le 31 décembre ou le 30 juin.

Mais un tel événement est par définition aussi irrégulier que la rotation de la Terre. Le dernier en date remonte au 31 décembre 2008 et le 30 juin prochain sera seulement la 25e seconde ajoutée au temps universel depuis l’instauration de ce système.

Pour le commun des mortels, l’opération n’aura pas de répercussion retentissante.

En revanche, les systèmes de haute précision, comme les satellites ou certains réseaux informatiques, devront tenir compte de ce «saut de seconde» sous peine de provoquer un décalage potentiellement catastrophique. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle aucun tir de fusée n’est jamais programmé ces jours-là, un décalage aussi infime soit-il risquant de brouiller les calculs.

Jugeant que cette seconde intercalaire est source de perturbations et d’erreurs, certains pays et industriels demandent son abolition pour s’en tenir strictement au temps atomique.

C’est déjà le cas du système de géolocalisation par satellites américains GPS qui, contrairement à son homologue russe Glonass, n’utilise plus les secondes intercalaires depuis 1980.

Mais le GPS ajoute les secondes manquantes par rapport à l’UTC dans le signal qu’il envoie au sol, note Noël Dimarcq, pour qui «il y a vraiment deux façons de faire la correction, avant ou après».

http://www.lapresse.ca/