Ce grilled cheese arc-en-ciel va vous couper l’appétit


La couleur n’a tellement pas l’air naturel qu’il n’inspire pas l’envie d’y goûter.
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Ce grilled cheese arc-en-ciel va vous couper l’appétit

 

Cette fois ça va trop loin. On adore le fromage, on adore les arcs-en-ciel, mais la combinaison des deux? Non merci! C’est pourtant ce que propose le restaurant Kala Toast à Hong Kong.

Leur « rainbow grilled cheese » est un sandwich grillé au fromage multicolore dont le résultat visuel est très peu ragoûtant mais celui-ci fait pourtant sensation sur les réseaux sociaux.

Comme vous pouvez le constater, celui-ci est composé de fromages colorés, 4 couleurs pour être exact. Selon la blogueuse cuisine @hkfoodiexblogger, basée à Hong Kong, le bleu est à la lavande, le vert au basilic, le rouge à la tomate et le jaune est une combinaison de 4 fromages (mozzarella, cheddar, emmental, gruyère).

Si elle le décrit comme croustillant, elle écrit aussi qu’il est gras et que « la qualité est moyenne mais qu’on ne peut dénier que c’est photogénique ».

Convaincus? Si c’est le cas, il vous coûtera 42 HKD soit environ 6,90$ (en dehors du prix des billets d’avion pour vous rendre à Hong-Kong).

De notre côté, on préférera rester fidèle au bagel arc-en-ciel, ou mieux, au grilled cheese traditionnel, certes sans couleur, mais une valeur sûre:

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Pour culpabiliser les pollueurs, Hong Kong utilise leur ADN pour afficher leur portrait-robot dans la rue


Je trouve l’idée intéressante, car la pollution est un crime face à la terre et les pollueurs continuent sans se préoccuper de leur environnement. Reste à savoir si c’est portrait-robot vont persuader les gens à être plus responsable
Nuage

 

Pour culpabiliser les pollueurs, Hong Kong utilise leur ADN pour afficher leur portrait-robot dans la rue

 

Repéré par Robin Verner

Le 22 avril c’était «le jour de la Terre». Et la ville de Hong Kong a décidé de marquer le coup.

Devant l’ampleur prise par l’accumulation de détritus dans les rues de la mégapole du sud-est de la Chine, les organisations Hong-Kong Clean Up, Ecozine, The Nature Conservancy et Ogilvy ont déployé les grands moyens pour jeter l’opprobre sur les pollueurs à la petite semaine, en affichant leurs portraits-robots dans les rues, relèveThe Creators Project.

Plusieurs points de la ville, réputés pour leur saleté et le laisser-aller des passants, ont été sélectionnés. Des équipes y sont dépêchées pour collecter les déchets. Ceux-ci sont alors traités dans des centres d’analyses qui examinent les traces ADN laissées par le consommateur négligent. La mémoire génétique est ensuite croisée avec les données géographiques et sociologiques du lieu où l’objet a été ramassé, afin notamment d’en savoir davantage sur l’âge et le profil du coupable.

A la fin du processus, on obtient un portrait-robot que les organisations-partenaires peuvent ensuite placarder dans les artères de la ville.

Objectif: forcer les Hongkongais et les touristes à s’acheter une conduite «éco-responsables» en jouant contre eux la carte de la terreur soft. 

http://www.slate.fr/

Hong Kong: une fillette naît enceinte de jumeaux


Une anomalie bizarre lors d’une grossesse, mais qui n’est pas un cas isolé quoique très rare. Heureusement, que la médecine moderne peut réagir pour régler le problème, qui espèrons-le, donnera une vie normale à l’enfant
Nuage

 

Hong Kong: une fillette naît enceinte de jumeaux

 

Hong Kong: une fillette naît enceinte de jumeaux

Le nouveau-né portait dans son ventre deux fœtus. Photos Fotolia et Hong Kong Medical Journa

HONG KONG, Chine – Des médecins de Hong Kong ont découvert des fœtus de jumeaux dans le ventre d’un bébé fille qui venait de naître.

Le nouveau-né, qui a vu le jour en Chine continentale, portait dans son ventre deux fœtus comportant chacun leurs quatre membres, la cage thoracique, les intestins, du tissu cérébral, une colonne vertébrale et la peau, a rapporté le Hong Kong Medical Journal.

«Il était presque impossible de détecter cette anomalie lors de la grossesse de la mère. Les fœtus à l’intérieur du bébé étaient vraiment trop petits», a expliqué le Dr Yu Kai-man de l’Université chinoise de Hong Kong.

Les fœtus étaient âgés de 10 semaines et étaient reliés par un cordon ombilical à ce qui semblait être un début de placenta. Les chirurgiens ont retiré les fœtus du ventre du bébé lorsqu’elle celle-ci a eu trois semaines.

C’est lors d’une échographie durant la grossesse de la mère du bébé en 2010 que l’on a repéré une masse inhabituelle. Après l’accouchement, on a constaté qu’il s’agissait d’un cas rare de fœtus in fœtus, une anomalie du développement de l’embryon au cours de laquelle un fœtus se retrouve inclus dans le corps du bébé à naître.

«Vu qu’il est impossible que cette enfant soit à l’origine de leur conception, la fécondation est à attribuer à ses parents. Ces fœtus de jumeaux se sont greffés au fœtus de leur grande sœur et se sont développés à la mauvaise place.»

Le phénomène de fœtus in foetu a été rapporté environ 200 fois dans le monde. Le cas se présenterait environ une fois sur 500 000 naissances.

http://fr.canoe.ca/

Hong Kong Une pluie de billets de banque sur la chaussée


Me semble que l’argent devrait être dans des poches ou quelques choses du genre. En tout cas, je ne suis pas certaine que les agents du fourgon vont garder leur emploi. Un oubli, c’est humain, mais l’erreur risque de coûter cher
Nuage

Hong Kong

Une pluie de billets de banque sur la chaussée

(Capture d’écran, YouTube)

Des caisses contenant près de 2 millions de dollars en billets de banque se sont échappées mercredi à Hong Kong d’un fourgon blindé dont la portière était malencontreusement ouverte, suscitant une ruée frénétique des piétons et des automobilistes qui ont voulu profiter de cette manne.

La circulation s’est même arrêtée sur la route de Gloucester dans le centre de Hong Kong lorsque les chauffeurs de taxi se sont rués hors de leur véhicule pour s’emparer des centaines de billets de banque éparpillés sur cette voie très fréquentée.

Les images de télévision ont montré des piétons se précipitant avec avidité pour se joindre à la mêlée, en cette veille de Noël.

Les policiers, dont certains étaient armés, casqués et munis de gilets pare-balles, sont arrivés en urgence sur les lieux pour sécuriser la zone.

En tout, plus de 15,23 millions dollars de Hong Kong (1,96 million de dollars) se sont retrouvés sur la chaussée, selon la police.

Il était toutefois impossible d’évaluer la quantité d’argent liquide que les policiers ont réussi à récupérer, et celle récupérée par les passants et automobilistes.

«Toute personne qui trouvera les billets de banque en question devra les restituer à la police dès que possible, dans le cas contraire elle commettra un vol», a averti la police dans un communiqué.

(Capture d’écran, YouTube)

Selon le commissaire de police Wan Siu-hung, le conducteur du fourgon a accompli la totalité de son trajet, une demi-heure de route, sans se rendre compte que la portière arrière du véhicule était ouverte et que les caisses contenant l’argent liquide étaient tombées sur la voie.

Ce n’est que lorsque le véhicule est arrivé à sa destination, qu’«ils ont découvert que la porte était ouverte», a déclaré M.

Wan à la presse. Il a précisé que la police mènerait une enquête en s’appuyant sur les numéros de série des billets de banque.

Selon des experts interrogés par les médias, le fait de conserver les billets ramassés pourra être considéré comme un vol, et être passible d’une peine allant jusqu’à dix ans de prison.

http://tvanouvelles.ca/l

Des chats et des livres : une petite librairie devient un refuge pour chats errants


Notre perception des Chinois face aux chats va changer quand on voit cette librairie qui ouvrent ses portes à ces boules de poils non pas pour servir d’encas, mais bien pour leur offrir un gîte aux milieux des clients
Nuage

 

Des chats et des livres : une petite librairie devient un refuge pour chats errants

 

Par Sophie Le Roux

Crédits photo : Joey Kwok Photography

La Sam Kee Book Compagny, située à North Point, à Hong Kong, n’est pas une librairie comme les autres. Certes, on y trouve des livres. Mais si les clients sont si fidèles à cet établissement, c’est pour une toute autre raison. Nombreux sont les visiteurs qui viennent à la Sam Kee Book Compagny pour y voir ses adorables pensionnaires : des chats errants recueillis au fil des ans par les propriétaires de la librairie.

Un petit paradis

Les étagères sont devenues les perchoirs et cachettes des matous, dont les portraits sont affichés sur les murs.

Chaque jour les félins sont nourris, câlinés et cajolés. Au milieu des piles de livres, fleurissent les paniers, coussins, arbres à chats, gamelles et jouets. Pas de doute, la Sam Kee Book Compagny est un vrai paradis pour les félins adeptes de littérature et lecteurs amoureux des chats !

Certains clients viennent presque chaque jour pour bouquiner tout en écoutant les apaisants ronrons des matous. Les félins les moins farouches ne se gênent pas pour s’installer sur leurs genoux et c’est ainsi que semaines après semaines, de belles amitiés entre hommes et chats sont nées à la Sam Kee Book Compagny.






http://wamiz.com/

Cruauté envers les animaux Un chien piégé dans une machine à laver


J’espère qu’ils vont trouver, le  »con » qui a fait ce geste vraiment ignoble envers son chien. Au moins là-bas, ils sont plus sévères pour ceux qui sont cruels envers les animaux. Il ne faut vraiment pas avoir de coeur pour faire une telle chose et en plus le montrer sur le réseau social Facebook
Nuage

 

Cruauté envers les animaux

Un chien piégé dans une machine à laver

 

Un chien piégé dans une machine à laver

Crédit photo : Gracieuseté, Facebook

Agence France-Presse

La police de Hong Kong a annoncé dimanche qu’elle avait ouvert une enquête pour cruauté envers les animaux après qu’un homme eut posté sur Facebook des photos montrant un chien piégé dans une machine à laver en marche.

Sur les photos rendues publiques par le propriétaire du chien, Jacky Lo, on voit un petit chien blanc s’agrippant au rebord de la machine à laver, tentant désespérément d’en sortir et de garder la tête hors de l’eau d’une machine marchant à plein régime.

(Gracieuseté, Facebook)

La police a indiqué qu’une enquête avait été ouverte sur ce cas présumé de cruauté envers animaux.

Lo a indiqué qu’il avait publié les photos pour montrer «une façon super-rapide de laver un chien».

Répondant à une question d’un autre utilisateur de Facebook sur le point de savoir s’il avait tué le chien, Jacky Lo a répondu:

«Oui (il est mort). Tu veux voir?»

Une pétition en ligne exhortant les autorités à agir contre ces photos publiées le mois dernier et qui se sont propagées rapidement sur la Toile, a réuni près de 20 000 signatures.

(Gracieuseté, Facebook)

En dépit de l’exiguïté des logements dans cette ville très densément peuplée, de nombreux Hongkongais sont très attachés à leur chien de compagnie.

La législation de Hong Kong prévoit que les actes de cruauté envers les animaux, sont passibles de peines allant jusqu’à trois ans de prison et sont assortis d’une amende d’environ 26 000 dollars.

La police a indiqué qu’il n’y avait eu aucune arrestation jusqu’à présent.

http://tvanouvelles.ca

Le Saviez-vous ► Juin 1894. Alexandre Yersin découvre le bacille de la peste dans une cabane à Hong Kong.


J’aime bien ce genre de courte biographie sur des gens qui ont changé l’histoire. Alexandre Yersin, n’a peut-être pas trouvé le vaccin, mais il a trouvé le bacille de la peste. De plus ce fut un homme qui se donnait a autrui pour leur venir en aide …
Nuage

 

Juin 1894. Alexandre Yersin découvre le bacille de la peste dans une cabane à Hong Kong.

Alexandre Émile Jean Yersin a découvert la peste à Hong-Kong en 1894.

Alexandre Émile Jean Yersin a découvert la peste à Hong-Kong en 1894. © DR

Appelé dans la colonie britannique frappée par la peste, le chercheur franco-suisse est le premier à voir le tueur en série.

Par FRÉDÉRIC LEWINO ET GWENDOLINE DOS SANTOS

Le 20 juin 1894, dans un modeste cabanon installé dans le jardin de l’hôpital de Hong Kong, Alexandre Émile Jean Yersin, 31 ans, se penche sur son microscope. Ce qu’il voit l’effraie : des milliers de petites taches. Elles grouillent. Il a un mouvement de recul. Pour la première fois, un homme observe le bacille de la peste, le plus grand tueur en série depuis l’aube des temps. Cette découverte lui vaut l’honneur de donner son nom à la bactérie : Yersinia pestis.

Médecin, bactériologiste, explorateur, ethnologue, ex-préparateur à l’Institut Pasteur, Yersin est une des personnalités les plus attachantes de la fin du XIXe siècle. Né en Suisse, il a pris la nationalité française malgré les mises en garde de Guy Forget,Jean Alesi ou Isabelle Adjani… En juin 1894, il vit à Saigon quand le ministère des Colonies français et l’Institut Pasteur lui demandent de se rendre toutes affaires cessantes à Hong Kong. Débarquant de Canton où elle a déjà fait 60 000 morts, une épidémie de peste s’est abattue sur la petite colonie britannique. Pourquoi diable la France se mobilise-t-elle pour sauver une poignée d’Anglais ? Parce que l’épidémie menace de s’abattre sur l’Indochine française ! Yersin est chargé de découvrir « la nature du fléau, les conditions dans lesquelles il se propage » et de « rechercher les mesures les plus efficaces pour l’empêcher d’atteindre nos possessions ». Il rejoint la colonie britannique le 15 juin, quand déjà plus de 300 Chinois sont allés saluer leurs ancêtres.

Une purée de bacilles

Faute de place, Yersin installe son matériel de laboratoire dans une paillote qu’il fait bâtir à la hâte dans la cour de l’hôpital de la ville. Puis il parcourt le quartier chinois où la peste fait des ravages, alors qu’elle épargne la ville européenne. Il ne peut que constater des conditions hygiéniques déplorables favorisant l’épidémie. Les familles s’entassent dans de misérables logements, en colocation avec des millions de rats. Les ordures traînent partout, les égouts débordent. C’est une horreur. Mais il en faut plus pour décourager Yersin. Du 17 au 19 juin, il multiplie les autopsies et les prélèvements sur les cadavres des pestiférés.

« Il était tout indiqué de rechercher tout d’abord s’il existe un microbe dans le sang des malades et dans la pulpe des bubons », écrit-il par la suite.

Le 20 juin 1894, des bacilles, il en trouve. Ça fourmille, ça grouille.

« La pulpe des bubons est, dans tous les cas, remplie d’une véritable purée d’un bacille court, trapu, à bouts arrondis, assez facile à colorer par les couleurs d’aniline et ne se teignant pas par la méthode de Gram », note-t-il.

Durant plusieurs jours, Yersin multiplie les observations et les expériences pour confondre définitivement le tueur microscopique. Il injecte la purée de bacilles d’un animal à un autre pour en vérifier la virulence. Il confirme que les rats sont les grands pourvoyeurs de la peste. Mais comment la bactérie fait-elle pour sauter du rongeur à l’homme ? Il a beau chercher, il ne trouve pas. Peste, il n’a pas l’idée d’incriminer la puce. En revanche, il constate que la mouche est victime du bacille.

« Il y avait beaucoup de mouches crevées. J’ai pris une de ces mouches, et après lui avoir arraché les pattes, les ailes et la tête, je l’ai broyée dans du bouillon et l’ai inoculée à un cobaye. Le liquide d’inoculation contenait une grande quantité de bacilles absolument semblables à celui de la peste, et le cobaye est mort en quarante-huit heures avec les lésions spécifiques de la maladie. »

La bourse ou la vie

Simultanément, l’équipe japonaise de Shibasaburo Kitasato, également appelée à la rescousse, ne parvient pas à observer le même grouillement de bacilles que Yersin. Étrange. On en connaît maintenant la raison : les Japonais, mieux outillés que Yersin, peuvent faire incuber les échantillons à 37 °C, croyant qu’à cette température les bactéries prolifèrent davantage. Or ce n’est pas le cas : Yersinia pestis préfère une température plus basse. Voilà pourquoi Yersin, qui n’a pas les moyens de se payer des incubateurs, obtient des résultats. Finalement, Kitasato parvient, croit-il, à isoler un bacille. Les deux savants décident de partager la découverte. Ultérieurement, les échantillons envoyés par le Japonais en Occident ne montreront que des streptocoques, et non le bacille de peste. Voilà pourquoi, en 1970, le mérite de la découverte du bacille de la peste revient officiellement à Alexandre Yersin, et à lui seul.

En revanche, Yersin ne parviendra jamais à fabriquer un vaccin efficace contre la peste. Sa mission achevée à Hong Kong, il s’installe au Vietnam, où il poursuit ses recherches en les finançant avec la culture de l’hévéa. Il vend le latex à Michelin. Homme plein de compassion, il soigne gratuitement les centaines d’Annamites qui viennent le trouver. Ce qu’il écrit alors à sa mère devrait être médité par tous les médecins d’aujourd’hui :

« Je ne fais pas payer ces gens. La médecine, c’est mon pastorat. Demander de l’argent pour soigner un de ces malades, c’est un peu lui dire la bourse ou la vie. »

http://www.lepoint.fr/

Un orage impressionnant s’abat sur l’aéroport de Hong Kong


Il y a des orages qui sont plus impressionnant que d’autres. Celui-ci me fait penser a un film d’horreur (enfin si on peut qualifier d’horreur) le Brouillard.
Nuage

 

Vidéo : Un orage impressionnant s’abat sur l’aéroport de Hong Kong

 

Le mois de mai est définitivement pluvieux. Si la France a connu vendredi le 24 mai le plus froid depuis 1887, le mauvais temps semble s’abattre partout.

En témoigne cette vidéo impressionnante, publiée sur YouTube le 22 mai par l’utilisateur clarinetsfly, d’un orage qui a balayé l’aéroport de Hong Kong à vitesse grand V. Pas simple de se mettre à l’abri à temps.

http://www.huffingtonpost.fr

Grippe «d’homme» ou «saisonnière»?


Le spectre de la grippe est toujours présente surtout en hiver et aux changements de saisons .. Car nous sommes plus confinée dans des endroits clos, les pièces moins aéré que les grippes cherchant un hôte accueillant a vite trouver une maison …
Nuage

 

Grippe «d’homme» ou «saisonnière»?

 

Grippe  «d'homme» ou «saisonnière»?

La grippe saisonnière frappe généralement entre la fin de l’automne et la fin de février, tandis que la grippe pandémique implique un nouveau virus. Pour ce qui est de la grippe dite «d’homme», elle pourrait n’affecter que les personnes de sexe masculin. Quoique personne ne l’a confirmé!

Photothèque Le Soleil

Jean-François Cliche
Le Soleil

(Québec) «Qu’est-ce que la grippe « saisonnière »? Pourquoi n’y a-t-il presque pas de grippe l’été? Est-ce parce que le virus de la grippe ne se développe qu’avec l’arrivée du froid? Souffre-t-on de la grippe en Haïti ou dans les autres pays chauds?» demande Christiane Baril, de Québec.

On parle de grippe saisonnière parce qu’elle frappe généralement entre la fin de l’automne et la fin de février, mais on aurait tout aussi bien pu l’appeler «grippe ordinaire» ou «commune», car son opposé n’est pas la «grippe désaisonnalisée» – n’en déplaise aux économistes -, mais bien la grippe pandémique. La saisonnière porte d’ailleurs aussi le nom de grippe épidémique.

«La grippe pandémique, normalement, ça implique qu’il y a un nouveau sous-type de virus qui infecte une population donnée, qui n’a pas d’anticorps pour se défendre. Et, deuxième condition, il faut que ce sous-type de virus soit hautement transmissible entre humains», explique le Dr Guy Boivin, infectiologue de l’Université Laval et spécialiste de l’influenza, le virus qui cause la grippe.

(Petite parenthèse: le Dr Boivin ne nous l’a pas dit explicitement, ni même implicitement d’ailleurs, mais on croit comprendre ici que la «grippe d’homme» est une grippe pandémique qui n’affecte qu’une seule personne, de sexe masculin il va sans dire. À moins qu’une pandémie ne soit une grippe d’homme qui est parvenue à se multipler… Enfin, revenons aux choses sérieuses.)

Trois types d’influenza

Il y a trois grands types d’influenza, simplement nommés A, B et C. Ce dernier étant rare, ce sont habituellement les deux autres qui causent la grippe (saisonnière ou pandémique), et c’est le type A, parce qu’il mute plus rapidement, qui a le plus grand potentiel épidémique.

Pour leur part, les «sous-types» auxquels le Dr Boivin fait référence sont déterminés par des protéines logées sur l’enveloppe des virus. On en trouve deux sortes: les hémagglutinines et les neuraminidases – les fameuses lettres H et N que l’on utilise parfois pour nommer des grippes.

Qu’est-ce que ces protéines font là? L’hémagglutinine se fixe sur un récepteur (une sorte de sucre) à la surface des cellules de nos poumons et sert de «clé» au virus pour entrer dans la cellule. Une fois à l’intérieur, le virus prend le contrôle de la cellule et la contraint à produire d’autres virus qui, pour ressortir, auront besoin d’une autre «clé», la neuraminidase. Il existe 16 sortes d’hémagglutinine, désignées simplement de H1 à H16, et neuf sortes de neuraminidase, N1 à N9, mais ces protéines ne sont pas toutes capables d’agir efficacement sur les récepteurs des cellules de poumons humains – seules H1, H2, H3 ainsi que N1 et N2 le peuvent.

Habituellement, la «grippe saisonnière» dont on parle au singulier est en fait un mélange de souches particulières d’influenza B, de A (H1N1) et de A (H3N2). Ce sont d’ailleurs celles-ci que visent les vaccins saisonniers, et ce, depuis des années – même avant l’éclosion de la «grippe porcine» en 2009, que l’on nommait A (H1N1).

Alors comment cette dernière a-t-elle pu être déclarée pandémique, même si le sous-type A (H1N1) était présent auparavant, et même banal?

D’abord, comme l’explique le Dr Boivin, «l’hémagglutinine [cible habituelle des vaccins et des anticorps] est une protéine qui se replie sur elle-même, alors ce sont surtout les parties en surface que notre système immunitaire « voit » et attaque. Et ce sont ces parties-là de la protéine qui mutent le plus rapidement pour contourner nos défenses».

L’intérieur de la protéine repliée mute beaucoup plus lentement, mais nos anticorps n’y ont pas accès. Cela explique pourquoi un même sous-type peut nous infecter année après année.

A (H1N1) et la grippe espagnole

Dans le cas de A (H1N1), il s’agit d’un sous-type apparu avec la pandémie de grippe espagnole de 1918. Une partie des virus sont restés dans la population humaine depuis lors, et nos défenses naturelles ont eu amplement le temps de s’y faire. Cependant, poursuit le Dr Boivin, certains des virus A (H1N1) du début du XXe siècle ont muté pour infecter des porcs, espèce dans laquelle ils ont continué d’évoluer pendant des années, voire des décennies avant de muter une fois de plus, en 2009, pour repasser chez l’humain. Et après tout ce temps, dit le Dr Boivin, cette souche de A (H1N1) – son nom complet est: A/California/7/2009(H1N1), ce qui signifie «souche de A (H1N1) identifiée pour la première fois en Californie, septième lignée de 2009» – avait beaucoup changé.

«Si on voulait être puriste, dit le Dr Boivin, on ne pourrait pas dire que la grippe de 2009 était pandémique, parce que le sous-type A (H1N1) était déjà là, mais c’était quand même un virus porcin pas mal différent de ce qui circulait chez les humains. […] On sait maintenant que la grippe de 2009 équivalait à une bonne épidémie.»

Ceci dit, y a-t-il de la grippe dans les «pays chauds»? Et pourquoi l’influenza frappe-t-elle nos latitudes quand il fait froid?

«On n’a pas de réponse complète à ces questions-là, dit le Dr Boivin. On sait par des études en laboratoire que le virus survit mieux par des températures froides et sèches. On sait aussi qu’en hiver, les gens passent plus de temps à l’intérieur, ce qui augmente la promiscuité et les chances de transmission.

«Mais ça n’explique pas tout : il y a de la grippe à l’année longue dans les zones tropicales.»

On a d’ailleurs longtemps cru que l’Asie du Sud-Est et de l’Est agissait comme une sorte de «camp de base» pour l’influenza, parce que cette région est la plus peuplée du monde – près du tiers de l’humanité y vit – et qu’on y trouve plusieurs mégapoles où le virus peut se transmettre facilement, quelle que soit la saison.

Une étude parue l’automne dernier dans les Proceedings of the National Academy of Science a cependant montré que la grippe est un «virus sans domicile fixe». Ses auteurs ont analysé 105 génomes de A(H3N2) de Hong Kong et 75 autres prélevés dans sept régions – New York, Europe, Japon, Australie, Nouvelle-Zélande, Hong Kong et Asie du Sud-Est – entre 2003 et 2006 et ont constaté que «les épidémies annuelles ne sont pas parties d’un endroit unique».

Mais il reste quand même, nuance le Dr Boivin, que les chances sont plus grandes pour que les épidémies partent d’Asie pour les raisons énumérées plus haut.

Autres sources

» Justin Bahl et al. «Temporally structured metapopulation dynamics and persistence of influenza A(H3N2) virus in humans», PNAS, 2011.

» Comité consultatif national sur l’immunisation, Déclaration sur la vaccination antigrippale pour la saison 2008-2009, 2008

http://www.phac-aspc.gc.ca/publicat/ccdr-rmtc/08vol34/acs-3/index-

fra.php

» Center for Disease Control, Seasonal Flu, 2012, http://www.cdc.gov/flu/

http://www.cyberpresse.ca