L’héritage génétique de l’homme de Néandertal se précise


L’homme de Néandertale ont disparu 30 000 à 40 000 ans, mais ils ont connu les Homo sapiens et des descendants ont suivi de ce mélange de ces deux groupes. Les chercheurs ont découvert des gènes qui ont survécu à l’homme moderne qui aurait une incidence sur certaines maladies, à la pigmentation de la peau et autres
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L’héritage génétique de l’homme de Néandertal se précise

 

L'homme de Néandertal a transmis une partie de son patrimoine génétique à l'Homo sapiens.

L’homme de Néandertal a transmis une partie de son patrimoine génétique à l’Homo sapiens. Photo : Reuters/Nikola Solic

De nouvelles mutations génétiques liées à certains traits ou à certaines maladies ont été détectées dans le génome d’un homme de Néandertal, affinant ainsi notre connaissance de la contribution de cette espèce disparue au génome humain.

Un texte d’Alain Labelle

Les Homo neanderthalensis ont disparu de la surface terrestre il y a 30 000 à 40 000 ans. Ils ont toutefois vécu en même temps que nos ancêtres Homo sapiens pendant plusieurs milliers d’années en Eurasie, si bien que les deux espèces se sont accouplées.

Les néandertaliens nous ont ainsi transmis une partie de leur patrimoine génétique.

Le néandertalien en nous

De précédents travaux ont montré qu’environ 2 % de l’ADN des populations non africaines actuelles proviennent d’Homo neanderthalensis.

Une équipe de l’Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionniste tente de cerner la nature de cet apport depuis quelques années. Elle a notamment réalisé en 2014 le séquençage du génome d’un homme de Néandertal, dont les restes avaient été découverts en Sibérie. Cette analyse avait permis d’établir que les Néandertaliens ont contribué à l’immunité et à la vulnérabilité des humains à certaines maladies.

La même équipe a récemment séquencé le génome d’un autre individu, une femme, dont les restes ont été découverts dans une grotte de Croatie dans les années 1980.

Tricotés très serré

En comparant les deux génomes néandertaliens, le chercheur Fabrizio Mafessoni et ses collègues ont rapidement remarqué que les deux individus étaient beaucoup plus proches sur le plan génétique que deux humains peuvent l’être de nos jours.

Une relation aussi étroite entre des individus qui vivaient à des milliers de kilomètres l’un de l’autre, et probablement à des milliers d’années d’intervalle, laisse à penser que la population néandertalienne devait être très modeste.

Fabrizio Mafessoni

Les chercheurs ont aussi comparé les deux génomes à ceux d’humains d’aujourd’hui afin de mieux comprendre comment les Néandertaliens se sont mêlés aux ancêtres des Homo sapiens non africains.

Ils ont établi que la « femme » de Néandertal de Croatie est plus proche des Néandertaliens qui se sont mêlés à nos ancêtres Homo sapiens que le Néandertalien en provenance de Sibérie. Ces travaux ont montré qu’entre 1,8 et 2,6 % des génomes des humains non africains proviennent d’un mélange avec des Néandertaliens.

De nouvelles mutations identifiées

Les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Science ont également pu identifier de nouvelles mutations « néandertaliennes » qui sont entrées dans le génome des humains modernes.

Certaines sont associées à un haut taux de cholestérol, à la schizophrénie et à l’arthrite rhumatoïde.

L’influence de l’exposition au soleil

D’autres découvertes améliorent nos connaissances. Par exemple, les précédents travaux montraient que les gènes humains impliqués dans la pigmentation de la peau ou des cheveux étaient influencés par l’ADN néandertalien.

Dans ces travaux, les chercheurs ont découvert que plusieurs allèles (différentes versions d’un même gène) contribuaient à la couleur de la peau et des cheveux des hommes de Néandertal.

Nos résultats laissent à penser que les Néandertaliens avaient différentes teintes de cheveux et de peau, un peu comme les humains actuels. Michael Dannemann

Ces traits physiques, mais également d’autres caractéristiques comme l’humeur et les rythmes circadiens, sont tous liés à l’exposition au soleil, notent les chercheurs.

Lorsque les humains sont arrivés en Eurasie il y a environ 100 000 ans, les hommes de Néandertal y vivaient depuis des milliers d’années. Ils se seraient ainsi adaptés à une quantité de rayons ultraviolets moins grande et plus variable que les nouveaux arrivants d’Afrique.

L’exposition au soleil peut avoir façonné les phénotypes [traits par lesquels se manifeste l’expression des gènes] de Néandertal et la présence de ces gènes dans l’homme moderne continue de contribuer à la variation de ces traits aujourd’hui.

Auteurs

http://ici.radio-canada.ca

Ces jumeaux qui vivaient il y a 30 000 ans ont été reconstitués virtuellement


Avec la technologie d’aujourd’hui, il est possible de reconstituer des visages de crâne même s’ils sont mort depuis plusieurs milliers d’années à la condition que les ossements soient très bien conservé surtout avec les millénaires qui nous séparent. Même sans cela, il est remarquable selon les chercheurs que ces homo sapiens avec leurs décorations avaient un niveau de culture insoupçonnées
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Ces jumeaux qui vivaient il y a 30 000 ans ont été reconstitués virtuellement

Crédits : Visual Science

Un garçon et une fille qui vivaient il y a environ 30 000 ans ont été virtuellement ramenés à la vie par une collaboration entre le studio Visual Science, l’Institut d’ethnologie et d’anthropologie de l’Académie des sciences russe et le Nauka o+ Science Festival, d’après Motherboard. Les visages de ces deux enfants du peuple Sungir, décédés à 10 et 13 ans, ont été recréés en 3D.

Enterrés l’un à côté de l’autre dans l’oblast de Vladimir, une région de l’ouest de la Russie, le corps décoré d’ocre rouge et la tombe pleine de cadeaux, ces deux enfants appartenaient au premier peuple humain à s’être installé en Europe du nord et de l’est. Par la modélisation 3D et le scan au laser des deux jeunes gens, l’équipe de scientifiques a réussi à produire des images – certes un peu confuses – de leurs adorables visages.

Les restes de Sungir 2 et Sungir 3 – grosse panne d’inspiration ce jour-là –, découverts dans les années 1960, ont été si bien préservés grâce aux vêtements à base de peau de mammouth qu’ils portaient, que les chercheurs ont réussi à mettre au point des images d’une impressionnante précision. Une vidéo de la reconstruction permet de voir l’étonnante scène de nos jeunes ancêtres ouvrir les yeux.

Pour Ivan Konstantinov, PDG de Visual Science, compagnie qui a déjà conçu des visuels 3D du virus Zika, le projet était une excellente manière de mettre en valeur ce « trésor mondial » qu’est selon lui la culture Sungir.

« Les vêtements spéciaux et les éléments décoratifs suggèrent un incroyable niveau de développement culturel parmi les Homo sapiens qui vivaient il y a 30 000 ans. »

Source : Motherboard

http://www.ulyces.co

Le Saviez-Vous ► Combien d’humains ont vécu sur Terre ?


Peut-on vraiment savoir comment d’humain ont vécu sur la Terre ? Des démographes ont choisi une méthode semi-scientifique, car il faut admettre qu’il manque beaucoup de donnés. L’estimation en 2011 était de 108 milliards, mais ces chiffres devraient être plus hauts surtout avec les découvertes de ces derniers mois qui font reculer l’apparition de l’homme sur Terre
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Combien d’humains ont vécu sur Terre ?

Question de la semaine : combien d'humains ont vécu sur Terre ?

Au début du 20e siècle, la population mondiale était d’environ 1,7 milliard, selon le PRB.

© LEEMAGE / AFP

En voilà une question difficile, à bien des égards. La première de toutes : quand faire débuter l’histoire de l’humanité ? Jusqu’au 7 juin 2017, l’on pensait que notre espèce, Homo sapiens, était née en Afrique de l’Est il y a environ 200.000 ans. Mais les découvertes du site de Jebel Irhoud au Maroc font désormais reculer de 100.000 ans les origines de notre espèce !

108 milliards d’êtres humains auraient foulé la Terre

Étonnamment, un centre de recherche fournit une estimation du nombre d’hommes et de femmes qui auraient vécu sur Terre : le « Population Reference Bureau » (PRB), basé à Washington, en charge de fournir des informations sur les tendances démographiques américaines et internationales et leurs implications. Selon les chercheurs du PRB, 108 milliards d’humains ont vécu sur la Terre. Mais ce nombre, dernièrement mis à jour en 2011, reste très approximatif, comme on peut facilement l’imaginer.

« L’on ne dispose d’absolument aucune donnée démographique pour 99% de l’existence de l’humanité sur la Terre », précise le PRB.

Alors comment les démographes ont-ils procédé ? Ils ont appliqué, selon leurs propres termes, une méthode « semi-scientifique », dans la mesure où il ont dû établir des suppositions sur les populations nées avant notre ère. Ils ont raisonné par « grandes périodes », en se basant sur les estimations officielles des taux de natalité (fournies par les Nations Unies, des études, etc.) et des hypothèses là où les données manquent, c’est-à-dire dans la plupart des cas.

Leur première estimation de la population remonte à 8 000 ans avant Jésus-Christ.

« À l’aube de l’agriculture, la population du monde se situe alors aux alentours de 5 millions », expliquent-ils.

Au cours de ces huit millénaires avant Jésus-Christ, le taux de croissance est très faible – de seulement 0,0512% par an – pour arriver à environ 300 millions en l’an 1 de notre ère.

« Selon toute vraisemblance, les populations humaines des différentes régions ont augmenté ou diminué suite aux famines, aux aléas des troupeaux d’animaux, aux hostilités et aux changements de conditions atmosphériques et climatiques », avancent les chercheurs.

Et à l’époque, la vie est de très courte durée : par exemple, en France, durant l’Âge de Fer (de 1.100 à 700 avant JC), l’espérance de vie à la naissance est en moyenne de… 10 à 12 ans ! 

La mortalité infantile est très élevée, « peut-être de 500 décès de nourrissons pour 1.000 naissances, voire davantage », estiment les démographes.

 Vers l’an 1 de l’ère chrétienne, le nombre total d’êtres humains vivant sur la planète est évalué à 300 millions. Vers 1650, la population mondiale augmente probablement jusqu’à 500 millions environ, ce qui ne représente pas une forte hausse depuis plus de 1.000 ans, entre autres parce qu’en Asie occidentale puis en Europe, la peste noire sévit. Enfin, vers 1800, la population mondiale dépasse le cap du milliard de personnes et continue de s’accroître depuis, atteignant un peu près de 7,5 milliards en 2017. Les estimations du PRB sont récapitulées dans le tableau ci-dessous.

6,5 % des personnes nées sur Terre seraient toujours en vie

Première grande limite de l’exercice : les démographes n’ont pas pris en compte les naissances antérieures à 50.000 avant notre ère, faute d’informations.

 Toutefois, selon eux, cela pourrait augmenter le nombre de naissances final, « mais probablement pas de beaucoup ».

La deuxième problématique majeure qu’ils ont rencontrés est l’absence de données sur le taux de natalité avant l’époque moderne, les obligeant donc à appliquer un même taux sur une longue période : 80 naissances pour 1.000 habitants par an jusqu’à la première année de l’ère chrétienne, 60 pour 1.000 de l’an 2 à 1750, puis au-dessus de 30 pour 1.000 à l’époque moderne, et encore plus bas dans les années récentes (ce taux était de 12 pour 1.000 en France en 2015). Une méthode qui pourrait sous-estimer le nombre de naissances total, supposent les démographes.

Selon le PRB, la population actuelle représente donc 6,5% de toute celle née dans l’histoire de l’humanité.

Ce qui « démonte une bonne fois pour toutes un mythe persistant depuis les années 1970, à savoir que 75 % de toutes les personnes nées sur la Terre depuis l’histoire de l’humanité étaient en vie à ce moment-là », ajoutent les démographes.

Cette statistique, qui semble très peu vraisemblable avec un peu de réflexion, « n’était pas si facile que cela à démonter, faute de données », font-ils remarquer.

C’est désormais chose faite.

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Les secrets des mains de la Préhistoire en Europe


Les mains peintes sur des parois des grottes intriguent encore les scientifiques. Certaines hypothèses sont émises, mais encore le doute existe. Il y aura en Europe 36 grottes qui ont été découvertes soit en France, en Espagne et l’Italie, du travail qui ne sera probablement jamais résolu
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Les secrets des mains de la Préhistoire en Europe

 

Selon l'archéologue espagnol Hipolito Collado, ces mains peintes... (HANDPAS PROJECT via AFP)

Selon l’archéologue espagnol Hipolito Collado, ces mains peintes ont été découvertes dans 36 grottes d’Europe réparties entre la France, l’Espagne et l’Italie. Certaines comprennent aussi des dessins d’animaux et des fossiles, mais le projet Handpas se concentre sur les mains, la connexion la plus humaine avec notre passé reculé.

HANDPAS PROJECT VIA AFP

 

MARIANNE BARRIAUX
Agence France-Presse
Caceres

Une grotte de l’ouest de l’Espagne, comme d’autres en Italie ou en France, abrite notre lien le plus intime avec la Préhistoire : des silhouettes de mains datant d’il y a plusieurs dizaines de milliers d’années.

Il fait noir et étonnamment chaud dans cette petite grotte sinueuse de Maltravieso, à Caceres en Estrémadure. L’archéologue espagnol Hipolito Collado et son équipe n’y étaient pas entrés depuis près d’un an, pour éviter d’endommager les 57 mains décolorées ornant les murs.

Pourquoi ces mains furent-elles peintes, dans cette grotte comme dans d’autres ? Était-ce un simple moyen de laisser une empreinte ou un rituel de communion avec les esprits ?

Que peuvent-elles révéler sur le rôle de la femme au Paléolithique, l’époque de l’usage de la pierre taillée, achevée il y a environ 10 000 ans ?

Pour aider à percer ces mystères qui passionnent les chercheurs du monde entier, M. Collado a entrepris de cataloguer toutes les empreintes de main préhistoriques d’Europe.

Prêts à descendre en rappel le long de parois escarpées ou à se glisser sous des rochers, lui et d’autres archéologues sont allés de grotte en grotte, scanner et photographier en haute résolution toutes les mains qu’ils pouvaient trouver.

« J’étais là »

Objectif : constituer une base de données en accès libre en ligne, dans le cadre du projet Handpas financé par l’Union européenne, pour que ces images détaillées en 3D puissent être examinées par n’importe quel chercheur, comme s’il avait lui-même exploré les grottes.

« Il s’agit de rendre accessible un art inaccessible », dit M. Collado.

Dans la grotte où l’on tient à peine debout par endroits, il contrôle des capteurs, pour vérifier si le niveau de CO2, de température ou d’humidité, ont changé depuis sa dernière visite.

Selon lui, ces mains peintes ont été découvertes dans 36 grottes d’Europe réparties entre la France, l’Espagne et l’Italie. Certaines comprennent aussi des dessins d’animaux et des fossiles, mais le projet Handpas se concentre sur les mains, la connexion la plus humaine avec notre passé reculé.

Des mains peintes ont aussi été découvertes en Amérique du sud, en Australie et encore en Indonésie, où de récentes recherches ont révélé qu’une silhouette cachée dans une grotte de l’île des Célèbes, datait d’il y a 40 000 ans, devenant la trace de main la plus vieille du monde.

Soit à peu près l’époque où les Homos Sapiens – premiers « hommes modernes » – arrivèrent en Europe après être apparus en Afrique et avoir vécu dans certaines parties de l’Asie.

Les théories et conjectures abondent sur la signification de ces mains et sur le fait que des doigts manquent parfois.

Était-ce un rituel ? Les peintres ont-ils perdu ces doigts à cause du gel par froid intense ? Ou – ce qui est le plus souvent avancé – pliaient-ils un doigt quand ils peignaient ?

Et si les chercheurs concluaient que toutes les mains, à un certain endroit, avaient été peintes par des femmes ?

« On penserait à une société matriarcale », répond un des collègues de M. Collado, Jose Ramon Bello Rodrigo.

Autre question en suspens : est-il possible que les Homo sapiens – ou les Néandertaliens avant eux – aient simplement vagabondé dans les grottes et laissé leurs marques en passant, comme pour dire « j’étais là » ?

Escalade dans l’obscurité

Paul Pettitt, professeur d’archéologie du Paléolithique à l’université anglaise de Durham, ne le pense pas.

Au fil de ses recherches, qui portent sur les endroits où ces mains peintes ont été trouvées, il a découvert que les doigts étaient parfois placés au-dessus d’une bosse dans la paroi, comme s’il s’agissait d’une prise.

De nombreuses mains apparaissent aussi dans les renfoncements les plus profonds.

« Cela devait être très effrayant, (et requérir) un important effort, beaucoup d’escalade dans l’obscurité », commente M. Pettitt. « Vous ne faites pas ça pour vous amuser ».

Pourquoi alors en faire autant pour peindre des mains – « négatives » quand elles sont dessinées selon le principe du pochoir avec des pigments tout autour, ou « positives » quand elles sont enduites directement de colorant ?

Le préhistorien français Jean Clottes, spécialiste de l’art pariétal, estime qu’il pourrait s’agir d’une forme de chamanisme.

« Le fait de mettre de la peinture – qu’on pourrait appeler peinture sacrée – contre la paroi, cela crée un lien entre la personne qui le fait et la paroi, et par conséquent avec les puissances qu’il peut y avoir dans cette paroi », dit-il.

M. Collado estime que certaines mains ont valeur de mise en garde :

« Dans la grotte de la Garma (Cantabrie, nord de l’Espagne), il y a un panneau avec des mains à côté d’un grand trou qui peut être mortel (si l’on y tombe). Elles voulaient certainement dire : « Stop » »

Le projet se heurte à un obstacle : l’équipe n’a pas reçu l’autorisation d’accéder aux grottes en France, 18 mois après avoir envoyé une première demande au ministère français de la Culture.

« Nous sommes en stand-by », dit M. Collado, impatient.

http://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► D’intrigantes nouvelles de Néandertal


Un petit résumé de ce que nous appris sur l’homme de Néandertal. Ces hommes que l’on croyait avec une intelligence très limitée, la science vient de démontrer qu’ils étaient un peu plus futés
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D’intrigantes nouvelles de Néandertal

 

 


(source)

Les récentes recherches sur l’homme de Néandertal et Homo Sapiens nous ont révélé plusieurs secrets sur nos ancêtres de la Préhistoire. La dernière découverte dans une grotte de Bruniquel, en France, n’est pas en reste puisqu’elle nous présente un homme de Néandertal adepte… de spéléologie!

Qui était Néandertal?


(source)

De nouvelles espèces d’hominidés viennent constamment s’ajouter à l’arbre « généalogique » de plus en plus complexe de l’évolution humaine, dont l’Australopithèque, l’Homo Habilis, l’Homo Erectus, Néandertal et Homo Sapiens sont les plus connus. Nos connaissances sur nos ancêtres sont souvent limitées à quelques crânes et squelettes souvent incomplets. De par la longévité de son espèce, ses déplacements et sa vie en caverne, l’homme de Néandertal nous a toutefois laissé plus de traces. 


Photo:
Trace de pas de Néandertal du musée d’histoire naturelle de Prague

Néandertal a habité et exploré le continent européen entre 400 000 et 40 000 ans avant aujourd’hui. Chasseur qui maîtrisait le feu, les outils de chasse et de dépeçage des peaux et qui inhumait ses morts, il a habité un monde souvent inhospitalier au climat rude. Pour ces raisons, il a longtemps été perçu comme rustre et peu intelligent, surtout lorsqu’il est comparé à son successeur, Homo Sapiens.


Photo:
Pointe de flèche de Néandertal (moustérienne)

Un mélange Néandertal-Sapiens?


Photo:
Crâne d’Homo Sapiens du Musée d’Israël

En effet, jusqu’à tout récemment, la théorie la plus répandue était que l’homme de Néandertal s’était éteint en étant graduellement remplacé par une espèce plus intelligente que lui, Homo Sapiens, anciennement appelé l’homme de Cro-Magnon. Cette espèce possède des caractéristiques biologiques presqu’identiques aux nôtres et a commencé à vivre en Europe il y a environ 35 000 ans.


Photo:
Outils de Sapiens, dont des harpons

Homo Sapiens a développé des outils plus sophistiqués que Néandertal comme les harpons et utilisait des aiguilles pour travailler le cuir. Il nous a surtout laissé des œuvres d’art qui émerveillent encore aujourd’hui, notamment celles des célèbres grottes de Lascaux et Chauvet en France! Il est d’ailleurs de plus en plus évoqué que ces peintures d’animaux sur les parois des grottes étaient pensées de façon à s’animer au gré des ombres du feu…


Photo:
Peintures de la grotte de Lascaux

De récentes analyses d’ADN en Europe ont cependant modifié notre perception de la transition Néandertal/Sapiens, nous laissant désormais penser que les deux espèces ont plutôt fini par se mélanger au gré des concubinages il y a environ 40 000 ans…

Une découverte épatante:


Photo:
Grotte de Bruniquel Crédit: Etienne Fabre/AFP

Le 26 mai dernier, notre perception de Néandertal a encore une fois été bouleversée. Le chercheur Jacques Jaubert et son équipe ont fouillé une grotte de la région de Tarn-et-Garonne, celle de Bruniquel, et ont trouvé des vestiges de Néandertal vieux de 176 500 ans à plus de 300 mètres de l’entrée de la caverne!


Photo:
Crédit: Michel Soulier/AFP

Cette découverte est stupéfiante car elle nous démontre que plus de 140 000 ans avant Homo Sapiens dans la grotte de Lascaux, l’homme de Néandertal faisait de la spéléologie et s’aventurait dans les profondeurs du monde souterrain avec possiblement une simple torche. Mais la découverte va encore plus loin!


Photo:
Crédit: Michel Soulier/AFP

Néandertal n’a pas que visité la grotte de Bruniquel, il a aussi brisé des centaines de stalagmites et en a déplacées l’équivalent de plus de deux tonnes afin d’en faire de petits assemblages circulaires au sol! Des traces de feu ont également été découvertes sur place.

Quel était le sens et l’usage de ces structures? Nul ne le sait pour le moment. Il faudra patienter et laisser le temps aux chercheurs d’analyser les précieuses données récoltées…

http://www.historiatv.com/

Découverte d’un "instrument à corde" vieux de 40.000 ans !


Les Homo Sapiens étaient des gens qui savaient se débrouiller. Ils utilisaient des outils plus élaborés qu’on peut s’imaginer avec ce qu’ils avaient sous la main
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Découverte d’un « instrument à corde » vieux de 40.000 ans !

 

Découverte à Hohle Fels, en Allemagne, d'un rarissime outil préhistorique vieux de 40 000 ans. Destiné à fabriquer des cordes, il a été taillé dans de l'ivoire de mammouth. Crédit: Université de Tübingen

Découverte à Hohle Fels, en Allemagne, d’un rarissime outil préhistorique vieux de 40 000 ans. Destiné à fabriquer des cordes, il a été taillé dans de l’ivoire de mammouth. Crédit: Université de Tübingen

Par Bernadette Arnaud

Un étonnant objet préhistorique destiné à fabriquer des cordages a été mis au jour dans des niveaux de 40.000 ans, en Allemagne, époque où les premiers hommes anatomiquement modernes, homo sapiens, arrivaient en Europe.

Les hommes de la préhistoire ne taillaient pas que des silex ! Ils avaient même plusieurs cordes à leur arc… Pour aller à la chasse, fixer des outils de pierre sur des manches en bois, ou transporter leur matériel, ils utilisaient en effet ficelles et cordages qu’ils travaillaient avec adresse. Pour la première fois, des archéologues de l’université de Tübingen (Allemagne) et de l’université de Liège (Belgique) ont exhumé un objet de 40.000 ans conçu justement pour tresser des cordes à partir de fibres végétales. L’outil préhistorique provient de la grotte d’Hohle Fels, près de Schelklingen, dans la vallée de l’Ach, au sud-ouest de l’Allemagne. Une imposante cavité du Jura Souabe déjà célèbre pour de précédentes trouvailles réalisées au cours des deux dernières décennies par cette même équipe dirigée par Nicholas J. Conard, comme des figurines féminines dites « Vénus » ou des flûtes, tous façonnés dans de l’ivoire de mammouth.

Expérience montrant comment l’outil préhistorique d’Hohle Fels (Allemagne) était utilisé pour fabriquer des cordes. Crédit: Université de Tübingen

Selon les résultats publiés le 22 juillet 2016 dans la revue allemandeArchäologische Ausgrabungen Baden-Württemberg « la découverte [effectuée en août 2015, mais seulement révélée cette année NDLR] est un morceau d’ivoire de mammouth soigneusement sculpté et magnifiquement préservé, long de 20,4 cm avec quatre perforations de 7 à 9 mm de diamètre. Chacun des orifices porte des entailles hélicoïdales profondes ». 

Autrement dit, un appareillage conçu pour tisser des cordages. (Les fibres végétales étaient passées à travers les différents trous, puis ensuite torsadées ensemble, dans un mouvement de rotation, pour former une corde unique).

« D’apparences simples et modestes, les cordes et ficelles sont pourtant des composantes essentielles de la technologie des chasseurs cueilleurs préhistoriques », explique Christian Lepers, joint au CETREP (Centre d’Etudes des Techniques et de Recherche Expérimentale en Préhistoire), en Belgique.

Pour ce spécialiste de sparterie (l’ensemble des techniques qui associent les végétaux longs et souples destinés à créer des nattes, des cordes ou des éléments vestimentaires), seules des conditions particulières de conservation ont permis à ces fragiles artefacts en fibres végétales de parvenir jusqu’à nous, comme des environnements de glaciers, de tourbières ou de grottes. Exemples célèbres : la cape en fibres végétales portées par Otzi, l’homme des glaces de 5000 ans retrouvé en 1991 à 3210m d’altitude à la frontière de l’Autriche et de l’Italie, ou des restes de cordes de 17.000 ans rencontrés dans la grotte de Lascaux (Dordogne). A ce jour, les plus anciens de ces éléments connus étaient des empreintes de corde sur argile de 26.900 ans trouvées en République Tchèque; ainsi que des fibres de lin sauvaged’environ 30.000 ans, dans le Caucase (Géorgie). 

http://www.sciencesetavenir.fr/

 

Si vous êtes accro à la cigarette, c’est en partie à cause de vos gènes néandertaliens


Nous avons tous quelques choses qui nous relient aux premiers hommes dans nos gènes qui peut rendre plus prédisposées a certaines maladies ou même à l’addiction de la cigarette
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Si vous êtes accro à la cigarette, c’est en partie à cause de vos gènes néandertaliens

 

<a href="https://www.flickr.com/photos/micahb37/3080247531" target="_blank">Micah's DNA</a> / M<span class="owner-name truncate">icah Baldwin via Flickr CC <a href="https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/" target="_blank">License By</a>

Micah’s DNA / Micah Baldwin via Flickr CC License By

Repéré par Jean-Laurent Cassely

Des chercheurs ont comparé les dossiers médicaux de personnes porteuses d’un gène néandertalien et de celles qui avaient hérité de sa version homo sapiens.

Il existe des prédispositions génétiques de développer certains troubles et maladies, et ce patrimoine génétique vous a été légué en partie par certains de vos très lointains ancêtres de l’espèce homo sapiens qui ont copulé avec un individu de l’espèce Néandertal.

Depuis le début de la décennie 2010, l’étude de la génétique a été bouleversée par la découverte du fait qu’une proportion de 2 à 4% du génome eurasien moderne provenait de l’espèce cousine de Néandertal (par exemple les journalistes et contributeurs de Slate sont plus ou moins néandertaliens) et que, par ailleurs, les Mélanésiens avaient hérité d’environ 5% du génome de l’hominidé de Denisova, variante de Néandertal.

Des séquences ADN retrouvées sur des ossements de Néandertal avaient permis de confirmer que des membres de chacun des deux groupes s’étaient accouplés.

Gène néandertalien

Le site de la revue Nature écrit que plusieurs équipes de biologistes ont, lors d’un colloque annuel à Vienne mi-juillet, présenté le résultat de leurs recherches sur l’impact de ces traces génétiques d’espèces voisines de l’ancêtre de l’homme. L’une d’elle a comparé les dossiers médicaux anonymisés de 28.000 patients d’hôpital, en cherchant des différences entre celles qui étaient porteurs d’un gène néandertalien et ceux qui avaient hérité de la version homo sapiens de ce dernier. Or le risque de souffrir d’ostéoporose, de troubles de la coagulation sanguine ou même d’addiction à la nicotine est plus élevé dans le groupe dont le code génétique présente des traces néandertaliennes (mais non, vous ne pouvez tout simplement pas faire valoir cet argument comme cause principale de votre addiction). Une autre étude montre des associations contrastées (positives pour certaines, négatives pour d’autres) entre dépression, obésité et certains troubles de la peau et présence de ces gènes.

 

Mais ce petit quelque chose en nous de néandertalien n’a pas que des inconvénients: historiquement, il a permis aux premiers hommes qui sont partis d’Afrique pour s’installer sur d’autres continents il y a environ 100.000 ans de s’immuniser contre des maladies et parasites qu’ils ne connaissaient pas. C’est aussi cet héritage lointain d’expèces voisines, en l’occurrence les Denisova, qui rend supportable aux Tibétains la vie et le travail à des altitudes supérieures à 4.000 mètres sans que leur sang ne coagule.L’explication avancée est que le génome de Néandertal s’était adapté aux températures plus froides d’Europe et d’Asie

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http://www.slate.fr/