Au Japon, les chats ont leur propre Google Street View !


Je suis allée voir cette carte, selon la vision des chats. Je trouve cela amusant, même si c’est en Japonais, c’est le même principe que Google Street View, à la différence quand on entend miauler on cherche le chat et certaines informations sur lui en chinois, ou une vidéo d’un petit moment entre chats.
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Au Japon, les chats ont leur propre Google Street View !

Par Sophie Le Roux

Crédits photo : hiroshima-welcome.jp

Et si vous découvriez le monde sous une autre perspective, celle d’un chat par exemple ? Commencez par les rues d’Onomichi, dans la préfecture japonaise d’Hiroshima !

L’office du tourisme de la ville a en effet eu la féline et étonnante idée de réaliser des cartes pour chats. Les rues ont ainsi été photographiées à hauteur de matou, et non pas de voiture. Pour l’heure, seules quelques rues et boutiques du centre ville ont été capturées. Mais le résultat, la Cat Street View, est déjà très amusant !

Comme un Foursquare félin, la présence d’autres chats est indiquée avec une icône sur laquelle on peut cliquer (avec un curseur en forme de patte) pour découvrir l’identité du matou croisé, celle de son humain, mais aussi admirer plus de photos de l’animal. 

street view pour chat

Et ce n’est pas fini, si vous prêtez l’oreille, vous entendrez les miaulements des chats lors de votre balade dans les rues d’Onomichi. Le quartier est réputé pour les nombreux et amicaux félins qui l’arpentent et font la sieste dans les boutiques du centre ville. Plusieurs lieux leur rendent d’ailleurs hommage, dont un musée dédié au maneki-neko, ou chat porte-bonheur, cette sculpture japonaise représentant un chat assis qui lève la patte.

« Onomichi a été un port de pêche important, ce qui a propablement attiré de nombreux chats « explique un employé de l’office du tourisme de la ville.

street view pour chat
street view pour chat

Observer le monde du point de vue de nos chers et tendres compagnons à quatre pattes devient de plus en plus aisé grâce au développement des webcams et autres GoPro adaptées spécialement pour les animaux qui nous offrent d’incroyables images. Nos animaux nous permettent de découvrir notre environnement comme nous ne le voyions jamais !

http://wamiz.com/

70 ans après Hiroshima, quels pays possèdent l’arme nucléaire? La réponse en carte


Après Hiroshima, l’humanité peut-elle espérer que plus jamais l’homme ne sera responsable d’une telle destruction qui se perpétue au cours des années ? Des pays possèdent l’armement nucléaire et si elle tombait sur un fou furieux, un terroriste ayant des idéaux démesurés ou un autre qui voudrait faire un ménage ethnique planétaire ?
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70 ans après Hiroshima, quels pays possèdent l’arme nucléaire?

 

Un texte d’Alain Labelle

Après la 2e Guerre mondiale, le recours à l’arme nucléaire a plongé la planète dans une course à l’armement sans précédent. Rien n’aura fait craindre la perte de l’humanité plus que la prolifération de la bombe nucléaire. Mais la planète est-elle plus sûre aujourd’hui?

Les essais d’armes nucléaires ont grandement diminué depuis les années 1990. Des traités signés par les États-Unis et la Russie ont aussi permis d’en réduire le nombre et de démanteler des milliers de bombes depuis les années 1980. Mais ces pas dans la bonne direction ne sont pas suffisants, estime Gordon Edwards, expert canadien et militant d’un monde sans nucléaire.

Qui est doté d’armes nucléaires dans le monde en 2015?

« Il y a quand même des milliers d’armes nucléaires en fonction actuellement. Pas moins de 5000 armes sont toujours opérationnelles et prêtes à être utilisées rapidement dans les deux minutes. Lorsqu’elles sont lancées, il n’y a pas moyen de les rappeler si nous changeons d’idée. »— Gordon Edwards

Selon lui, réduire le nombre d’armes nucléaires n’a pas de véritable effet, tant qu’il ne sera pas près de zéro. Il existe encore aujourd’hui assez armes pour détruire toutes les villes de l’hémisphère nord… Et plusieurs fois.

La situation actuelle est en ce sens toujours inquiétante, dit-il, précisant que la crainte réside moins dans le fait qu’un pays ne développe la bombe que dans la possibilité qu’un groupuscule ne s’en empare.

« Il y a les groupes comme Al-Qaïda et l’État islamique, ou même le Ku Klux Klan – qui sait – qui pourraient l’obtenir. Et elle n’est pas difficile à fabriquer. Ce qui semblait difficile lors de la création des premières bombes larguées sur le Japon ne l’est plus maintenant. Nous pourrions nous lever un matin et réaliser que la ville de Washington a été détruite par une bombe et nous ne serions pas en mesure de dire qui l’a fait exploser. » Gordon Edwards

Armement nucléaire lors d'une parade militaire à Moscou en 2005.

Armement nucléaire lors d’une parade militaire à Moscou en 2005. Photo :  iStockphoto

Le scientifique ajoute que cette bombe n’aurait pas besoin d’être larguée à partir d’un avion, mais simplement dissimulée dans une voiture ou un conteneur. La menace nucléaire a ainsi beaucoup évolué depuis la guerre froide, poursuit Gordon Edwards.

« À l’époque, tout le monde savait que si une guerre nucléaire éclatait, le responsable serait l’une des deux superpuissances. Vous saviez qui était votre ennemi et contre qui vous deviez vous protéger et riposter. Mais dans le monde actuel, il serait difficile d’établir le responsable. Comment gagner une guerre quand il n’y a personne pour se rendre à la fin? » — Gordon Edwards

Après quelques années plus ou moins tranquilles sur le front nucléaire, il y a maintenant une recrudescence des activités associées à l’armement nucléaire.

« La Chine, la Russie et les États-Unis ont recommencé à dépenser pour moderniser leur arsenal. Cela est très inquiétant. » — Gordon Edwards

Pour M. Edwards, ce qui se produit actuellement s’apparente à une seconde course au nucléaire entre les États. Combinée au risque représenté par les groupes terroristes, cette nouvelle flambée nucléaire n’est pas sans menacer la sécurité mondiale, estime-t-il.

Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP)

  • Entré en vigueur en 1970
  • Ratifié par 189 pays
  • Repose sur trois assises : la non-prolifération, le désarmement et les utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire
  • Les États dotés d’armes nucléaires sont ceux qui ont fait exploser un dispositif nucléaire avant le 1er janvier 1967
  • Israël, l’Inde et le Pakistan sont les seuls pays dotés de l’arme nucléaire à ne pas y avoir encore adhéré
  • La Corée du Nord est devenue en 2003 le premier pays à invoquer son droit de retrait

La course au nucléaire

Après l’explosion des bombes atomiques américaines à Hiroshima et Nagasaki, les relations internationales sont entrées dans une nouvelle ère, celle du nucléaire. La puissance inégalée de la bombe atomique a poussé plusieurs pays à vouloir la posséder, explique Gordon Edwards.

L’Union soviétique arrive deuxième dans la course en mettant la main sur les connaissances nécessaires à sa fabrication : elle teste sa bombe A dès l’été 1949. Suivent le Royaume-Uni en 1952, la France en 1960, puis la Chine en 1964.

Ces cinq pays constituent encore aujourd’hui les seuls pays à posséder officiellement la bombe nucléaire. L’Inde l’aurait toutefois acquise en 1974, Israël et l’Afrique du Sud en 1979, le Pakistan en 1998, puis la Corée du Nord en 2013.

Le Monde

L’Irak avait, dans les années 1980, multiplié les tentatives pour se doter d’une capacité d’armement nucléaire et n’était pas loin d’en mettre au point. Elle a cependant perdu depuis toute ses capacités de production.

L’Iran a quant à lui signé en juillet 2015 un accord de principe avec les grandes puissances après que le pays fut pratiquement parvenu à utiliser son programme nucléaire civil pour produire des armes nucléaires.

Le monde compterait donc neuf puissances nucléaires : les cinq États dotés d’armes nucléaires selon le TNP, trois puissances nucléaires de fait qui n’ont pas ratifié le TNP (Inde, Israël, Pakistan) et la Corée du Nord qui, après avoir annoncé son retrait du TNP, a procédé à des explosions nucléaires.

D’autres pays membres de l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord (OTAN) possèdent des armes nucléaires sur leur territoire, sans pour autant les contrôler directement : la Turquie, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Italie et la Belgique.

Après l’éclatement de l’Union soviétique, plusieurs anciennes républiques soviétiques se sont aussi retrouvées avec des stocks d’armes nucléaires sur leurs territoires. Ces pays ont, de 1994 à 1996, volontairement renoncé à ces armes, selon les Nations unies.

L’équilibre de la terreur

En 1982, on estimait qu’il y avait environ 50 000 armes nucléaires dans le monde, totalisant entre 12 000 et 14 000 millions de tonnes, soit l’équivalent de 3 tonnes par habitant quand la Terre comptait 4 milliards d’humains. En comparaison, la bombe larguée sur Hiroshima en 1945 avait une puissance d’environ 15 000 tonnes de TNT. La bombe H – la plus puissante jamais testée à ce jour – est soviétique. La « Reine des bombes » était équivalente à 57 millions de tonnes de TNT.

L’année suivante, la diffusion dans les pays occidentaux du téléfilm Le Jour d’après (The Day After) marque les esprits, alors que la tension est vive entre les gouvernements de Ronald Reagan et de Youri Andropov. Puis est venue la détente du climat international à la suite de l’effondrement de l’URSS.

En 2012, l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm estime que le nombre de têtes nucléaires dans le monde à environ 19 000, dont 4400 opérationnelles.

Le saviez-vous?


En 1991, l’Afrique du Sud accède au TNP. En 1994, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) confirme que le pays est le premier État au monde (le seul à ce jour) à avoir développé l’arme atomique et s’en être séparé volontairement.

http://ici.radio-canada.ca/

«Journal d’Hiroshima»: le terrifiant carnet d’après la Bombe


Aujourd’hui, on a beaucoup parlé d’Hiroshima, de la bombe atomique, de l’ingéniosité de l’homme à inventé mais encore plus de son imbécilité dans ses actions. Il y a eu probablement beaucoup d’écrits sur cette journée d’enfer, mais ce médecin a été plus qu’un témoin, il a été directement comme tant d’autres une victime, et par ses écrits de son journal d’après Hiroshima, nous pouvons espérer que plus jamais un tel affront à l’humanité se reproduira
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«Journal d’Hiroshima»: le terrifiant carnet d’après la Bombe

 

Des travailleurs japonais des raids aériens transportent une victime après l'explosion d'Hiroshima, le 6 août 1945. Archives via Reuters.

Des travailleurs japonais des raids aériens transportent une victime après l’explosion d’Hiroshima, le 6 août 1945. Archives via Reuters.

Par Philippe Boggio

Dans ce livre publié en 1955 qui fit grand bruit, réédité en 2011 en France, un médecin japonais, Michihiko Hachiya raconte les différentes étapes de l’après Hiroshima: les douleurs après l’explosion, l’incompréhension, la sidération, et l’entrée dans l’ère atomique.

L’explosion atomique d’Hiroshima, dont on commémore, ce 6 août, le 70ème anniversaire, est souvent racontée par le gigantisme effrayant de ses chiffres. Ou par le génie scientifique démentiel dont a fait montre l’homme, en 1945, en chargeant l’équivalent de 15.000 tonnes de TNT dans une bombe d’uranium de 4,5 tonnes, baptisée du petit nom charmant de Little Boy par l’état-major américain. Ce talent des physiciens, l’historien Didier Le Fur en résume ainsi les premiers effets dans son implacable préface au livre célèbre du médecin Michihiko Hachiya, Journal d’Hiroshima, réédité chez Tallandier et qui vient de sortir en poche:

«La bombe explosa à 580 mètres d’altitude. Une immense bulle de gaz incandescent de plus de 400 mètres de diamètre se forma en une fraction de seconde émettant un puissant rayonnement; dessous, les températures augmentèrent en quelques instants de 4.000 degrés. Sur terre, le feu se déclenchait déjà. Le passage de l’onde de choc pulvérisa tout, provoquant des vents de plus de 800 km/h. Puis un champignon, fait de poussières et de débris de toutes sortes, entama une ascension de plusieurs kilomètres dans le ciel».

Il y a aussi l’autre manière, celle du receveur, si l’on ose dire: un habitant d’Hiroshima, parmi les quelques 250.000 de cette ville côtière, aux premières heures d’une journée d’été qui promettait d’être ensoleillée. C’est le même récit mais par l’autre bout, une autre entrée, au ras du sol, à hauteur de gisant, dans la même nuit, de plein jour, de l’esprit humain; en gros plan, comme dans un film tourné «caméra à l’épaule», sur ce qu’il resta soudain de vie et de décor «sur terre», à 8h15 du matin.

22 jours

Ce Journal d’Hiroshima –fort bien servi dans sa nouvelle version française par la traduction de Simon Duran– Michihiko Hachiya, le directeur de l’hôpital du Bureau des Communications, entreprit de le tenir, jour après jour, à partir du 8, et jusqu’au 30 septembre.

En caleçon et maillot de corps, le médecin se reposait d’une nuit de garde, à même le sol du séjour de sa maison, non loin de l’hôpital, quand «un puissant éclair de lumière», avant un second, l’avait fait tressaillir. Sa mémoire allait vaciller, toutes les heures suivantes, mais il conserva le parfait souvenir «d’une lampe en pierre qui se mit à scintiller dans le jardin». Puis plus rien. Il y avait une ville… Une maison… Au dessus de lui, le toit tanguait. «Instinctivement, écrit Hachiya, je tentait de fuir, mais des gravats et des poutres tombées au sol me barraient le passage».

Avant (en haut) et après (en bas) l’explostion de la bombe atomique sur Hiroshima / prises en avril et août 1945 Photos: U.S. Strategic Bombing Survey, via Reuters

Il parvint à gagner le jardin, s’arrêta, pris d’un état de faiblesse physique qu’il diagnostiqua comme anormale:

«A ma grande stupeur, je découvris alors que j’étais complétement nu. Chose étrange! Où étaient passés mon caleçon et mon maillot de corps?»

Il se palpe, il est blessé, à peu près partout. Sa lèvre inférieure pend.

«Un gros morceau de verre était fiché dans mon cou; sans y penser, je l’en délogeai et, avec le détachement d’un homme sidéré et en état de choc, je l’étudiais ainsi que ma main ensanglantée». La pensée de sa femme le réveille. Une explication possible aussi. «C’est une bombe de cinq cent tonnes! Yaecko-san, où es-tu? Une bombe de cinq cents tonnes est tombée». 

«Pétrifiés par la mort en pleine fuite»

Sa femme apparaît, «pâle et apeurée», couverte de sang, mais moins blessée que lui. Filer. L’hôpital! Ils se mettent à courir en passant par la maison des voisins qui s’affaisse aussi, et s’étalent en arrivant dans la rue:

«En me relevant, je m’aperçus que j’avais trébuché sur la tête d’un homme. « Excusez-moi! Excusez-moi, s’il vous plaît! », criai-je frénétiquement.

Aucune réponse. Il était mort. Cette tête avait appartenu à un jeune officier dont le corps gisait écrabouillé sous une énorme porte».

Le premier de milliers de cadavres, «pétrifiés par la mort en pleine fuite» ou comme diminués, écrasés par une force invisible, que le médecin-directeur va voir, d’abord dans cette rue du salut vers l’hôpital, puis tout autour du bâtiment en béton armé, resté debout, des Communications, et enfin dans toute la ville. Sa femme lui a passé son tablier autour du corps. Elle continue d’avancer sans lui, sur son insistance, car lui s’effondre à nouveau, ses forces enfuies. Plus rien n’éclaire la rue, c’est comme s’il faisait nuit.

Effacement du temps

«On aurait tout aussi bien pu être le lendemain, notera Hachiya par la suite. Le temps n’avait plus de sens». Il revient à lui, reprend sa marche titubante, croise une femme nue, puis d’«autres ombres humaines». 

«Certains paraissaient se mouvoir sous l’emprise de la douleur, les bras détachés de leurs corps, avant-bras et bras ballant comme des épouvantails. Cette vision me captiva jusqu’à ce que j’eusse soudainement conscience que ces gens avaient été brûlés et qu’ils ne déployaient ainsi leurs bras que pour mieux empêcher le frottement douloureux de leurs surfaces écorchées».

La ville est par terre, plus rien n’entrave la vue jusqu’aux montagnes autour d’Hiroshima, qui paraissent soudain plus proches. Un vent violent attise partout des incendies. De toutes les douleurs qu’il éprouve domine la soif, un besoin jamais ressenti de manière aussi impérieuse. L’hôpital enfin! Entre deux évanouissements, il reconnaît sa femme et des membres de ses équipes, qui le prennent en charge sur un brancard, et c’est dans cette position du blessé, puis de l’opéré, enfin du convalescent –son corps gardera la trace de cent cinquante cicatrices–, qu’il coordonnera l’organisation d’un immense centre de soins improvisé à ciel ouvert. Car l’hôpital brûle à son tour, et c’est même lui, de sa couche, en voyant des flammes surgir par une fenêtre, qui donne l’alerte:

«Les courants d’air chaud ascendants devinrent si violents que des plaques de zinc arrachées des toits se mirent à tournoyer et à siffler capricieusement dans le ciel». 

L’hôpital est évacué, ainsi que les locaux du Bureau des Communications, qui avait déjà été réquisitionné. D’autres dizaines de morts. Résistance humaine submergée. Pour le docteur, de nouvelles blessures, à même son brancard.

Le silence et la soif

Peu après l’explosion, le 6 août 1945 via Wikipedia License CC

Puis le nuage reparti, avec le vent, les incendies ayant face place nette du décor urbain, un silence d’une pesanteur inconnue. L’hébétude de la plus haute des solitudes. Il y avait une ville, il n’y a plus rien… Les premières questions aussi, sans réponse. Qu’est-ce qu’il s’était passé? Pourquoi tant des brûlés? Ceux qui portaient un manteau avaient plutôt mieux résisté au feu, au souffle ou au rayonnement de l’explosion, mais on porte assez peu de manteaux en été, à Hiroshima. Les cadavres de militaires, dans toute la ville, avaient encore des cheveux à l’endroit du crâne du calot réglementaire, au dessus de faces à vif, méconnaissables. Pourquoi tout le monde avait-t-il eu si soif? Cruelle ironie, Hiroshima est une ville de delta, veinée de rivières, et on retrouvait des milliers de morts, dont le dernier geste de vie avait consisté à ramper en vain vers les innombrables points d’eau de la ville. Les piscines, les bassins d’alimentation, la rivière Ota regorgeaient de cadavres.

Dans son journal, Michihiko Hachiya commence à noter sa perplexité. Quelle bombe était-ce là? A peu près tous, ici, possèdent une culture des bombardements. Beaucoup d’hommes ont servi. Ils ont suivi, à la radio, à la fin de l’hiver, les assauts nocturnes des avions américains sur Tokyo. La ville se prépare depuis des mois aux attaques alliées, et l’armée, dont Hiroshima est un centre de regroupement et de liaison, a fait tracer, par destruction des vieux quartiers, des allées de secours rectilignes, justement en prévision des chapelets de bombes incendiaires qui pourraient être déversés sur ses toits. Normalement, pour ce que pouvaient observer les médecins du Bureau des communications, laissés des jours durant dans l’ignorance de toute information, faute, autre ironie, de moyens de communications en état de marche, il aurait fallu des dizaines d’avions, voire des centaines, pour rivaliser avec un tel désastre au sol.

Sidération

 

Les inquiètent aussi ce soupçon d’épidémie de diarrhées et de vomissements qui frappent les blessés, alors que les effets de l’incendie auraient dû purifier l’atmosphère de ses bactéries. Dysenterie bacillaire? Il est passionnant, et désespérant, au fil des pages de mesurer avec quelle lenteur un médecin-directeur de bonne culture scientifique entre, avec tous les siens, en août 1945, dans l’ère de la mort atomique. Après quelle réticence, scientifique et morale, Hiroshima, coupée du monde, commence à réaliser qu’elle vient d’être victime d’une arme d’une toute autre puissance meurtrière que celle contenue jusqu’ici dans la chronique moderne de la guerre.

Avant de pointer peu à peu, comme cause des affaiblissements biologiques, une«irradiation» possible, puis «la maladie des rayons», Le Journal d’Hiroshima relève un autre effet sur les survivants: une sidération persistante. Instinctivement, les rescapés restent en groupe, des jours durant, ou bien ils avancent en nombre, et quand on les interroge, quand on leur demande d’où ils viennent, ils se retournent pour indiquer simplement: «de là». Et où ils vont: «là-bas». Mort des mots aussi. Ou mots à venir encore manquant.

Après la capitulation japonaise, Michihiko Hachiya laissera de côté son Journal, cinq ans durant, puis il acceptera la publication de certains extraits dans la revue de son hôpital, entre 1950 et 1952. Un médecin américain, Warner Wells, en mission pour étudier… les effets secondaires sur les rescapés des explosions atomiques d’Hiroshima, puis le 9 août, de Nagasaki, entreprendra de le traduire et de le faire publier aux Etats-Unis. Le gouvernement américain tentera d’en retarder la diffusion,et le manuscrit passera encore de longs mois dans un tiroir, en Caroline du Nord. Sa parution, en 1955, rencontrera un énorme succès en Amérique, et sera traduit un peu partout à travers le monde. Albin Michel diffusera la version française, la même année. Albert Camus, qui avait été l’un des rares intellectuels, en 1945, à s’insurger contre la bombe d’Hiroshima, et Boris Vian, premier des pourfendeurs d’atomes, dans les années 50, feront une large publicité à ce journal d’un médecin-directeur qui ne fût pas pour rien dans la montée, en Occident, d’un sentiment antinucléaire –que pour sa part, Michihiko Hachiya eut la chance de pouvoir observer jusqu’à sa mort, tardive pour un rescapé d’Hiroshima, en 1980.

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Les animaux peuvent-ils nous prévenir des catastrophes naturelles ?


Il semble qu’il n’est pas possible scientifiquement parlant de prouver les intuitions des animaux face aux catastrophes naturelles, pourtant plusieurs faits racontent que des animaux ont fui avant des événements dramatiques. Je crois que l’être humain a perdu ce côté instinctif de l’observation pour sentir ces signes que la terre envoient quand ses entrailles commencent à faire des siennes
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Les animaux peuvent-ils nous prévenir des catastrophes naturelles ?

 

Les oies détecteraient les émissions de gaz radioactifs qui se produisent peu avant que la terre ne tremble.

Les oies détecteraient les émissions de gaz radioactifs qui se produisent peu avant que la terre ne tremble. © Mychele Daniau/AFP

Par PEGAH HOSSEINI

Lorsque notre chat agit étrangement, que les éléphants se mettent soudainement en marche ou que des bancs de poissons s’enfuient à toute allure, il est possible que quelque chose se prépare. Les animaux peuvent-ils nous servir de signal d’alarme avant une tempête, un tremblement de terre, un tsunami ?

Voici des éléments de réponse.

Martinique, 8 mai 1902

La montagne Pelée s’apprête à entrer en éruption, ne laissant derrière elle que 2 survivants parmi les 30 000 habitants : Louis Cyparis, un chanceux prisonnier protégé par les murs épais de sa geôle, et Léon Compère, modeste cordonnier dont la maison était étonnamment bien abritée. Pourtant, tous les animaux ont fui les abords du volcan quelques jours avant.

« Lors de cet épisode, la remontée du magma s’est accompagnée de sismicité, de l’apparition de nouvelles fumerolles. Elle a engendré la résurgence des nappes phréatiques réchauffées qui ont produit des coulées boueuses. Les animaux ont peut-être pu ressentir ces changements dans leur écosystème », explique Jean-Christophe Komorowski, volcanologue et professeur à l’Institut de physique du globe de Paris.

Malgré cela, aujourd’hui encore, on ne se fie qu’aux données fournies par l’homme et ses outils… Pour la Martinique, on mise sur des cartographies du risque sismique. On imagine des scénarios, on évalue les risques et les conséquences. Mais jamais on ne pense à inclure la prémonition des (pas si) bêtes.

Fréjus, 9 décembre 1959

Le barrage de Malpasset, construit en amont de la ville, cédera dans la soirée. À 21 h 13, tandis que certains habitants entendent « comme une sorte de grognement », un bruit assourdissant et des grincements de ferrailles, une vague viendra sous peu inonder la localité, emportant avec elle plus de 400 victimes. La totalité des chats avait déserté l’endroit, bien avant que n’advienne la catastrophe… La capacité auditive de l’homme varie de 20 et 20 000 Hz. Celle du félin peut percevoir une fréquence supérieure de 20 à 100 kHz…

Sri Lanka, 26 décembre 2004

Il est 0 h 58. Un séisme dans l’océan Indien produit un terrible tsunami, qui va ravager l’île, pénétrant ses terres jusqu’à 3 kilomètres et recouvrant environ 300 hectares de terrain. Des vagues effrayantes balaient alors le paysage, faisant s’effondrer les immeubles et transformant chaque objet en projectile. Bilan : plus de 30 000 morts, près d’un million de sans-abri… Mais très peu de cadavres d’animaux sauvages. Et aucune trace des 200 éléphants du parc national de Yala, qui s’étaient mis en route il y a fort longtemps. Une prouesse réalisée grâce à leur capacité à détecter les infrasons émis par le déplacement des plaques continentales. En dessous de 20 Hz, et ce, à des centaines de kilomètres, les signaux qu’ils interceptent via leurs pattes remontent à leur cerveau…

Une fourmilière d’exemples

On pourrait continuer la liste : le 4 mars 1977, en Roumanie, c’est une heure avant que la terre ne tremble que les poules et les vaches ont tenté de s’enfuir.

En 1954, à Orléansville, en Algérie, c’est un jour avant que la cité ne soit détruite par un séisme que les animaux domestiques l’ont quittée.

Des témoins affirment qu’une heure avant que la bombe atomique ne vienne ravager Hiroshima, des centaines de chiens se sont réunis pour aboyer à la mort.

Même constatation à Messine, en Italie, où un tremblement de terre a secoué la ville en 1908.

Idem dans les océans : des fugues soudaines de saumons apeurés, des vagues de baleines échouées sur les plages, des requins qui désertent leur lieu de vie présagent un grand bouleversement.

Sur la terre, les serpents sortent de leur trou en cas de variation des champs magnétiques du sol. Les poules, les oies et les pigeons, selon certains chercheurs, auraient la capacité de détecter les émissions de gaz radioactifs. Ces émissions ont lieu lorsque les roches souterraines qui retiennent les gaz en profondeur se fendillent et se meuvent peu avant que la terre ne tremble.

Enfin, dans les airs, les oiseaux prennent constamment leur envol avant une intempérie. Prévisionniste à Météo-France, François Gourand nous apprend qu’une brusque variation de la pression atmosphérique, couplée à un changement brutal de la force ou de la direction du vent, est annonciatrice d’une grosse tempête ou d’un ouragan. Des phénomènes progressifs, qui peuvent être prévenus trois à cinq jours à l’avance.

Mais ce n’est pas le cas des orages ni des tornades, « seuls exemples très localisés, très rapides et à très petite échelle », ajoute le météorologue.

Dans tous ces cas de figure, une connexion à mère Nature par le biais des bestioles n’est-elle pas envisageable ?

Des avis divergents

Du côté des chercheurs, c’est presque constamment le même son de cloche.

« On en a entendu parler… mais rien n’a été prouvé. »

Pour ce faire, il faudrait des budgets et des experts. On admet que certaines espèces, comme les abeilles, ont une sensibilité par rapport au champ magnétique terrestre.

« Mais c’est une fonction de boussole, rien de plus. Il y a peut-être quelque chose, en tout cas rien de convaincant. » C’est « un vieux rêve, même », conclut Fabrice Cotton, Professeur à l’université Joseph-Fourier et sismologue à l’Institut des sciences de la terre de Grenoble.

Lui « n’y croit pas une seule seconde« .

Il évoque le cas des Chinois, qui ont beaucoup investi dans ce type de recherches pour peu de résultats. En effet, en 1975, la ville de Haicheng a été évacuée par les autorités après que des comportements anormaux chez les animaux furent constatés. Quelques semaines plus tard, un séisme de magnitude 7,3 sur l’échelle de Richter venait secouer la région. De nombreuses vies furent sauvées.

L’année suivante, personne ne put pour autant prédire le tremblement de terre de Tangshan, qui causa la mort de plus de 200 000 personnes. Ainsi, à la fin des années 1990, les Chinois et les Japonais abandonnèrent peu à peu leurs travaux dans ce domaine.

Partant du constat qu’il y a manque de fiabilité de la part des animaux, la communauté scientifique ne souhaite donc pas s’investir davantage afin de passer à de l’opérationnel. Soit. Les dépenses continueront donc d’arriver après l’événement, une fois le cataclysme passé et les dégâts humains établis. Pour ce qui est des séismes, la protection parasismique demeurera la seule mesure, les systèmes d’alerte sont déjà mis en place. L’unique explication consiste à dire que les animaux ressentent les ondes P (les ondes primaires, moins énergétiques) – tout comme les dispositifs des professionnels, avant l’arrivée des ondes S (secondaires). Certes une fausse évacuation serait un risque, mais quitte à choisir… Sophie Lambotte, responsable du réseau national de surveillance sismique (ReNass), reste ferme :

« On ne peut pas mettre quoi que ce soit en oeuvre avant d’avoir compris le mécanisme des animaux. Et puis la mise en place du suivi d’un animal s’avère complexe. »

Et au ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, c’est silence radio.

Pourtant, certains ne réfutent pas totalement l’idée.

« Il y a des informations perçues par les animaux, mais nous avons aussi ce que l’on appelle l’incertitude épistémique : une méconnaissance de leur mode de fonctionnement », rappelle Jean-Christophe Komorowski, pour qui mettre en place un système de prévention grâce aux animaux ne relève pas forcément de l’utopie :

 « On a bien entraîné des chiens à reconnaître des odeurs, des produits explosifs, ou à retrouver des êtres humains sous les décombres… »

Alors, pourquoi ne pas se servir de cet instinct bestial pour prévenir des pertes humaines ?

http://www.lepoint.fr/

Le Saviez-vous ► Du Radium en cadeau pour les enfants scientifiques


Il fut un temps que les jouets pour enfants étaient vraiment étranges du moins pour notre époque. Est-ce que ces jouets qui contenant de l’uranium, radium en petite quantité étaient dangereux pour leur santé ? Il parait que non, mais bon.
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Du Radium en cadeau pour les enfants scientifiques

 

L’A.C. Gilbert Company, fondée en 1909 par un prestidigitateur professionnel, a obtenu un succès phénoménal avec les Erector Set (1911) — l’équivalent américain du Meccano britannique — mais aussi avec des coffrets de magie ou d’expérimentations scientifiques. LaPorter Chemical Company a inventé le concept de chimie amusante pour enfants avec ses coffrets commercialisés dès 1914.

Ces deux sociétés ont diffusé des millions de boites d’expérimentations scientifiques jusqu’aux années 1960, qui les ont vu être tout d’abord rachetés par d’autres fabricants de jouets puis disparaître, marquant la fin d’un âge d’or du jouet scientifique. L’un et l’autre éditeur affichaient comme ambition de préparer les enfants à devenir les savants du futur, ce qu’ils exprimaient dans des termes patriotiques :

« Porter Science prepares young america for world leadership » (Porter) —

 « Today’s adventures in science will create tomorrow’s America » (Gilbert).

Parmi leurs nombreux coffrets, on remarque des jeux éducatifs dédiés  à l’étude de l’énergie atomique :

le laboratoire d’énergie atomique Gilbert U-238 , jouet pour enfants produit entre 1950 et 1951. Parmi les objets fournis dans la boite, on trouve un compteur Geiger-Müller, un spinthariscope, un électroscope, une chambre à brouillard et quatre sources de radioactivité. La boite valait 50 dollars, ce qui constituait une grosse somme pour un jouet puisque cela correspond à environ 450 dollars actuels. Il s’est vendu peu de boites et le jeu est donc extrêmement rare à présent.

Les utilisations possibles du laboratoire Gilbert : mesurer la radioactivité avec l’electroscope, regarder la désintégration des matériaux radioactifs avec le spinthariscope et chercher de l’uranium à l’aide du compteur Geiger-Müller. Un manuel gouvernemental inclus dispensait des conseils aux jeunes prospecteurs d’uranium et promettait une prime de 10.000 dollars à ceux qui parviendraient à trouver un filon du précieux minerai, dont les États-Unis ont peu de gisements (le grand pays producteur est le canada) mais dont les besoins étaient très importants au début des années 1950.

Le compteur Geiger-Müller de marque Gilbert, que l’on pouvait acheter seul, produit aux alentours de 1950-1955

Porter Atomic Energy Lab (~ 1950). Le coffret contenait un spinthariscope, deux flacons contenants de l’uranium sous forme de minerai et sous forme « chimique » ainsi qu’un « radio-active screen », en fait un écran sur lequel a été déposé du radium.

Porter Chemistry and Atomic Energy Lab (~ 1950)

Les bombardements de Hiroshima et de Nagasaki datent du mois d’août 1945. Les essais — très médiatisés — réalisés sur l’atoll de Bikini datent de l’année suivante. La première centrale énergétique nucléaire américaine date de 1951.

Ces jouets s’inscrivaient dans l’actualité directe de la recherche fondamentale dont le public découvrait la toute-puissance avec effroi et fascination. C’est un peu comme si l’on fournissait aux enfants de 2010 des jouets pédagogiques consacrés à la manipulation du génome ou aux nanotechnologies !

Les photographies proviennent du site de la Health Physics Historical Instrumentation Museum Collection et du compte FlickR de la Chemical Heritage Foundation. Voir aussi cet article.

http://hyperbate.fr/

Le Saviez-vous ► Aux États-Unis, une bombe nucléaire a failli exploser en 1961 révèle le Guardian


Quand on joue avec le feu on risque de se brûler. Plus le jouet est gros et puissant, plus les risques sont énormes et les conséquences gigantesques
Nuage

 

Aux États-Unis, une bombe nucléaire a failli exploser en 1961 révèle le Guardian

 

Une bombe atomique américaine 260 fois plus puissante que celle d’Hiroshima a failli exploser en janvier 1961 en Caroline du Nord (Est des Etats-Unis), rapporte samedi 21 septembre le quotidien britannique The Guardian en citant un document américain « déclassifié ».

Selon le rapport secret sur cet événement, un bombardier B-52 s’est disloqué en vol le 23 janvier 1961, laissant échapper deux bombes Mark 39 à hydrogène au-dessus de Goldsboro, une ville de Caroline du Nord.

« L’une des deux bombes s’est comportée exactement de la manière dont une bombe nucléaire est censée le faire » quand elle est larguée intentionnellement: « son parachute s’est ouvert et le processus de mise feu s’est enclenché », révèle le quotidien.

L’explosion aurait mis « des millions de vies en danger »

« Un simple interrupteur à faible voltage fonctionnant comme une dynamo, a évité aux Etats-Unis une catastrophe » en empêchant la bombe d’exploser, a ainsi écrit Parker F. Jones, un ingénieur qui travaillait dans les laboratoires nationaux de Sandia, chargés d’élaborer les mécanismes de sécurité pour les bombes nucléaires.

Auteur du rapport sur les événements qui a été écrit huit ans après, il a souligné que trois des quatre dispositifs de sécurité n’ont pas fonctionné.

La catastrophe aurait pu affecter les villes de Washington, Baltimore, Philadelphie et même New York, mettant « des millions de vies en danger », note le quotidien.

A l’époque, l’incident a donné lieu à d’intenses spéculations quant à sa gravité, mais les autorités américaines ont toujours nié que des vies américaines aient été menacées en raison de mesures de sécurité insuffisantes.

« La bombe MK 39 Mod 2 ne possédait pas les mécanismes de sécurité appropriés pour un usage aéroporté à bord d’un B-52 », conclut l’ingénieur dans ce rapport intitulé « Goldsboro revisité, ou comment j’ai appris à me méfier de la bombe H » – en référence au sous-titre du film de Stanley Kubrick, « Docteur Folamour ».

Le Guardian révèle également avoir découvert qu’au « moins 700 accidents significatifs et incidents impliquant 1250 armes nucléaires ont été enregistrés entre 1950 et 1968 » par le gouvernement.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Premiers essais nucléaires


Non, ce n’est pas la nature dans toute sa beauté, ni un chef d’oeuvre d’un artiste, mais la bêtise humaine exposée dans toute sa splendeur destructive .. Combien de personne aujourd’hui ont des séquelles de ces « Opérations nucléaires » Combien vont payer de leur vie quand les installations nucléaires font défaut soit pour une erreur humaine, ou par la colère de la nature … ??
Nuage

 

Premiers essais nucléaires

 

Les premières images de la bombe atomique

 

Le 16 juillet 1945, la première bombe nucléaire fabriquée par les Etats-Unis explose dans le désert du Nouveau-Mexique. Moins d’un mois plus tard, elle sera lancée sur Hiroshima et Nagasaki, signant la fin de la Seconde guerre mondiale. Mais son histoire ne s’est pas arrêtée là.  Voici, en images, l’épopée d’une bombe qui changea la face du monde. © U.S. Department of Defense


La boule de feu

 

la boule de feu

La boule de feu en expansion et l’onde de choc de l’explosion de « Trinity », vues 0,025 secondes après la détonation, le 16 Juillet 1945. © U.S. Department of Defense


La bombe thermonucléaire

 

la bombe thermonucléaire

L’opération « Greenhouse », qui eut lieu au printemps 1951 dans le Pacifique, est une autre étape importante dans l’élaboration de la bombe atomique pusqu’elle signe la transition entre la bombe A et la bombe H. Cette photo provient du troisième test de la première bombe thermonucléaire de 225 kilotonnes, le 9 mai 1951. © U.S. Department of Defense


L’opération Ivy

 

opération ivy

Le 16 novembre 1952, un bombardier « B-36H » lâche une bombe nucléaire au nord de l’île Runit, dans l’atoll d’Enewetak, produisant une explosion de 500 kilotonnes. Cette fois, la bombe H, dite « bombe à fusion » ou « thermonucléaire », est née. © National Nuclear Security Administration/Nevada Site Office


L’obus nucléaire

 

l'obus nucléaire

Le 25 mai 1953, l’armée américaine effectue un test d’obus nucléaire de 280 mm : tirée à 1 km dans le désert du Nevada, la bombe de 15 kilotonnes explosera à 1500 mètres du sol. © National Nuclear Security Administration/Nevada Site Office


Une maison détruite en 2,3 secondes

 

maison détruite

Tir de nuit dans le Nevada, le 17 mars 1953. Située à 3500 mètres de l’explosion, cette maison fut entièrement détruite en 2,3 secondes. La caméra, enfermée dans une gaine de plomb de 5 mm, n’utilise que la lumière émise par la bombe comme source lumineuse. © National Nuclear Security Administration/Nevada Site Office


Les tests sur des mannequins

 

les tests sur mannequins

Après l’explosion atomique du 17 mars 1953, les membres d’une famille de mannequins étaient ballotés voire portés disparus. © National Nuclear Security Administration/Nevada Site Office


La ionisation

 

la ionisation

La lueur créée par la ionisation entoure la boule de feu de la bombe « Diablo », tirée à Yucca Flat à 4h30, le lundi 15 Juillet, 1957. © National Nuclear Security Administration/Nevada Site Office

 

La bombe « Smoky »

 

la bombe smoky

Explosion de la bombe « Smoky », dans le cadre du programme « Plumbbob », le 31 août 1957 dans le désert du Nevada. © National Nuclear Security Administration/Nevada Site Office

Les essais atmosphériques

 

les essais atmosphériques

En 1958, des observateurs regardent la détonation thermonucléaire dans l’atmosphère lors de l’opération « Hardtack », réalisée dans le Pacifique. © National Nuclear Security Administration/Nevada Site Office


Le projet « Soc »

 

le projet soc

Le Projet « Soc », le 6 Juillet 1962, a été réalisé dans le cadre du programme « Plowshare », au Nevada. Les particules les plus lourdes ont commencé à tomber vers la terre tandis que le nuage principal continuait à augmenter. La base, elle, se mit à souffler de la poussière longeant le sol. © National Nuclear Security Administration/Nevada Site Office

 

Opération « Arkansas »

 

opération arkansas

Une vue du test « Arkansas », dans le cadre de l’opération « Dominic », une série de plus de 100 explosions nucléaires réalisée dans le Nevada et le Pacifique en 1962. © U.S. Department of Defense

 

Les anneaux atomiques

 

les anneaux atomiques

Les anneaux en expansion entourent un champignon atomique, lors de l’explosion du test de la bombe « Yeso », toujours dans le cadre de l’opération « Dominic », en 1962. Comptant parmi les derniers tests, l’opération visait à valider l’arsenal nucléaire des USA. © U.S. Department of Defense

http://www.linternaute.com