Le mystère du "lac des squelettes" continue d’intriguer dans l’Himalaya


Dans l’Himalaya, il existe un lac qui garde dans son lit des mystères que les archéologues peinent à résoudre. Ce lac est appelé le lac des squelettes. Le site remonterait à l’IXe siècle. Les ossements dans de deux périodes éloignées. Ce qui intrigue le plus les archéologues, c’est la provenance des gens  et des causes des décès.
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Le mystère du « lac des squelettes » continue d’intriguer dans l’Himalaya


Le mystère du "lac des squelettes" continue d'intriguer dans l'HimalayaLe lac Roopkund ou « lac des squelettes » est perché à quelque 5.000 mètres d’altitude dans l’Himalaya en Inde.© Atish Waghwase

Par Emeline Férard –

Des scientifiques ont mené une nouvelle étude sur le Roopkund, un lac situé dans l’Himalaya indien et connu pour abriter des centaines d’ossements humains. Leurs recherches ont révélé des résultats inattendus qui renforcent le mystère autour du « lac des squelettes ».

A quelque 5.000 mètres d’altitude dans les montagnes de l’Himalaya indien, se trouve un lac pas comme les autres. Etendu sur une quarantaine de mètres, le Roopkund est gelé une grande partie de l’année et constitue une destination très appréciée des touristes. Mais ses eaux vert-bleuté ne sont pas la seule particularité qui attirent les curieux, car le Roopkund cache un secret.

Chaque été, lorsque le lac dégèle, ses profondeurs de même que ses rives laissent apparaitre des centaines d’ossements humains. Une curiosité qui lui a valu le surnom de « lac des squelettes ». Qui étaient ces individus et comment sont-ils arrivés là ? C’est le mystère que des scientifiques tentent de résoudre depuis plusieurs décennies. Mais le Roopkund n’est visiblement pas prêt à livrer la clé de l’énigme.

Une équipe internationale de chercheurs a mené une nouvelle étude sur les squelettes découverts dans le lac glaciaire. Loin d’apporter des réponses définitives, leurs résultats publiés dans la revue Nature Communications sont venus contredire de précédentes recherches et surtout, bousculer l’une des théories les plus répandues sur l’origine des ossements.

Une histoire plus complexe que prévue

De précédentes analyses ADN avaient suggéré que les défunts descendaient tous d’ancêtres sud-asiatiques, tandis qu’une datation au radiocarbone avait indiqué que le site remontait au IXe siècle. Ces indices ont conduit à l’hypothèse que ces individus – peut-être des pèlerins – étaient tous morts au cours d’un évènement unique. Sauf que ce ne serait pas du tout le cas selon la nouvelle étude.

Pour en arriver là, les chercheurs ont mené une étude génétique inédite sur 38 squelettes issus du Roopkund. Ils ont ensuite comparé les génomes à 1.521 humains décédés et 7.985 autres vivants actuellement à travers le monde. Ces travaux ont révélé l’existence d’au moins trois groupes distincts parmi les défunts étudiés.

Le premier groupe, constitué de 23 individus, a semblé apparenté aux Indiens d’aujourd’hui. Le deuxième, en revanche, a montré une ascendance plus surprenante : ses 14 membres ont indiqué une ascendance étroitement liée aux habitants actuels de l’Est de la Méditerranée, notamment la Crète et la Grèce. Enfin, le troisième groupe a révélé une lignée plus classique localisée en Asie du Sud-est.

« Nous avons été extrêmement surpris par les génomes des squelettes du Roopkund, a expliqué dans un communiquéÉadaoin Harney, doctorante de l’Université de Harvard et premier auteur de l’étude. La présence d’individus avec une ascendance typiquement associée à la Méditerranée orientale suggère que le lac n’était pas un site d’intérêt local, mais qu’il attirait plutôt des visiteurs du monde entier ».

Les rives du lac Roopkund montrent de nombreux ossements humains désarticulés et disséminés. – Himadri Sinha Roy

Une analyse supplémentaire des ossements des deux premiers groupes a confirmé que les individus n’étaient pas liés et qu’ils n’avaient pas non plus connu le même régime alimentaire. Cependant, l’histoire s’est révélée encore plus complexe que prévue lorsque les scientifiques se sont appliqués à dater les dépôts des ossements dans le lac himalayen.

Contrairement à ce qui était supposé jusqu’ici, les squelettes n’ont pas atterri dans les eaux de façon simultanée. Les individus du premier groupe, d’ascendance indienne, auraient péri entre les VIIe et Xe siècles, probablement durant des évènements distincts. Les deux autres groupes quant à eux, seraient arrivés bien plus tard, entre les XVII et XXe siècles.

Comment expliquer un tel écart ? Et les différentes origines des défunts ? Cela reste un mystère. D’autant plus que sur les centaines d’ossements du Roopkund, une trentaine seulement a été étudiée, suggérant que d’autres groupes issus d’une autre période ou d’une autre origine pourraient s’y trouver.

Morts durant un orage ?

Si la cause du décès des individus demeure floue, certaines hypothèses ont pu être écartées. La présence à la fois d’hommes et de femmes ainsi que l’absence d’armes et de signes de combat violents, suggèrent qu’une bataille n’est pas responsable de leur mort. Les défunts sont également apparus en bonne santé, éliminant la théorie d’une épidémie.

Il est possible que certains d’entre eux aient péri durant un pèlerinage suite à un orage de grêle, comme le laisse penser une légende locale. La découverte de traumatismes et de lésions non cicatrisées sur certains crânes humains pourrait appuyer cette hypothèse. Mais les indices archéologiques manquent pour la confirmer avec certitude.

« On ne sait pas exactement ce qui a amené ces individus jusqu’au lac Roopkund ni comment ils sont morts », a confirmé Niraj Rai, archéogénéticien du Birbal Sahni Institute of Palaeosciences et co-auteur de l’étude.

Néanmoins, l’équipe n’entend pas en rester là face à cette énigme. Elle prévoit de retourner sur le terrain dès l’an prochain pour étudier les artéfacts découverts à proximité des ossements.

« Nous espérons que cette étude représente la première de nombreuses analyses de ce site mystérieux », a-t-il conclu.

https://www.geo.fr/

30 ans après, deux alpinistes retrouvés dans les glaces de l’Himalaya


Escalader l’Himalaya en 1988 n’était pas aussi bien préparé qu’aujourd’hui. Des personnes qui y allaient, c’était à leurs risques sans s’attendre que des secours viendront les récupérer. L’Himalaya vient de restituer deux alpinistes après plusieurs décennies.
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30 ans après, deux alpinistes retrouvés dans les glaces de l’Himalaya

 

Les deux amis d'enfance sont morts de leur passion. | Fabrizio Conti via Unsplash CC License by

Les deux amis d’enfance sont morts de leur passion. | Fabrizio Conti via Unsplash CC License by

Repéré par Clément Lasser

Ils avaient tenté l’ascension du sommet du Pumori, l’un des plus féroces du massif.

Le 18 octobre 1988, trois alpinistes, les Islandais Kristinn Runarsson et Thorsteinn Gudjonsson et l’Écossais Steve Aisthorpe attaquent l’ascension du sommet du Pumori. Culminant à 7.161 mètres de hauteur, le pic est l’un des plus féroces de l’Himalaya après l’Everest.

Au cours de la montée, Steve Aisthorpe se retrouve obligé d’abandonner ses compagnons de cordée à cause d’une grippe intestinale. Après être revenu au camp de base, il attend désespérément d’apercevoir le retour de ses camarades.

«Je les ai appelés de toute mes forces, l’écho de mes cris rebondissait sur la pierre et la glace avant de s’estomper. Mais le silence était palpable», se souvient Steve Aisthorpe. Les deux Islandais ne reviendront jamais.

Les secours prévenus, un hélicoptère se lance à leur recherche cinq jours après leur disparition.

«En 1988, il y avait très peu d’hélicoptères au Népal et ceux existants n’étaient pas capables de missions de sauvetage comme aujourd’hui», souligne l’Écossais.

 

Le dernier refuge

Le mois dernier, un grimpeur américain a découvert leurs corps au fond d’un glacier sous le chemin vers le sommet. L’endroit suggère qu’ils ont chutés dans la crevasse du glacier. Selon Aisthorpe, la position des cordes laisse penser que les deux aventuriers avaient gravis le sommet ou s’en étaient approchés.

Leurs dépouilles ont été envoyées à Katmandou, capitale du Népal, pour y être incinérées et leurs cendres ont été rendues à leurs familles respectives. Deux pellicules photos ont aussi été retrouvées dans une poche de blouson et pourraient apporter des éléments supplémentaires sur la raison de cette chute fatale.

«Je prévois d’aller à Reykjavik pour présenter mes hommages à leurs proches», promet leur ami écossais.

Runar Gudbjartsson, père de Kristinn Runarsson, de conclure:

«Kristinn et Thorsteinn avaient dit aux gens que si quelque chose devait leur arriver, la montagne pouvait les garder. Ils ne voulaient pas mettre d’autres personnes en danger. La montagne prendrait ce qu’elle allait prendre.»

http://www.slate.fr/

Vidéo : combien voyez-vous d’animaux sur la photo ?


Il y a des animaux qui par instinct savent ne faire qu’un avec son environnement. Voilà, un animal très difficile a repérer. Je vous conseille de regarder la vidéo en mode  plein écran
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Vidéo : combien voyez-vous d’animaux sur la photo ?

 

Vidéo : combien voyez-vous d'animaux sur la photo ?

Le jharal est un caprin doté d’une faculté à se fondre dans le paysage. La vidéo ci-dessous en est un parfait exemple

Connaissez-vous le jharal, ou tahr de l’Himalaya ? Il s’agit d’un caprin qui habite la chaine de montagnes asiatique. Implanté également en Afrique du Sud et en Nouvelle-Zélande, l’animal possède un vrai talent de dissimulation.

Sur la vidéo du youtuber brettlangford, un simple paysage de la cote ouest de la Nouvelle-Zélande. Jusqu’au moment où, semblant sortir de nulle part, un véritable troupeau de jharals fait une soudaine irruption et anime d’un coup la colline.

Les animaux se sont mis en mouvement suite à un coup de feu du chasseur qui n’a pas atteint sa cible. Bravo au trappeur d’avoir distingué un animal sur la montagne. 

http://actualite.portail.free.fr/

Sauvé d’une mort certaine, il devient le 1er chien à avoir escaladé l’Everest


Un chiot qui aurait pu connaitre un triste sort dans un dépotoir alors qu’il a maintenant une vie de rêve et d’aventure qu’aucun chien de compagnie a vécues
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Sauvé d’une mort certaine, il devient le 1er chien à avoir escaladé l’Everest

 

Par Sophie Le RouxCrédits photo : Caters News Agency

La vie de Rupee a bien changé depuis que son humaine, la Sud-Africaine Joanne Lefson, l’a découvert et sauvé, alors qu’il errait dans une décharge du village himalayen de Leh, au nord de l’Inde. Agé de seulement 8 mois, le pauvre chien était affamé, déshydraté, et terrifié.

Rupee ne pouvait plus marcher

 

« Quand je l’ai vu dans ce dépotoir, il ne devait pas avoir plus d’une heure à vivre. Il ne pouvait même pas marcher 100 mètres sans s’effondrer«  raconte son ange gardien.

Et voilà que quelques mois plus tard, après avoir suivi un régime riche en protéines à base de riz et d’oeufs bouillis, c’est un toutou absolument radieux qui a accompagné sa sauveuse au sommet de l’Everest.

Bien sûr, Joanne n’est pas partie sur un simple coup de tête, mais après que son vétérinaire lui a assuré que Rupee était suffisamment en forme pour entreprendre une telle ascension, et confirmé qu’étant originaire de l’Himalaya, le chien ne souffrirait pas de l’altitude.


@Caters News Agency

Le nom de Joanne Lefson ne vous est peut-être pas inconnu. Cette grande amoureuse des chiens était la maîtresse d’Oscar, un toutou qu’elle avait sauvé de l’euthanasie en Afrique du Sud avant de l’emmener faire le tour du monde. Hélas, le petit chien est décédé en janvier dernier. Agé de 11 ans, Oscar a été heurté par une voiture en Californie. L’ascension de l’Everest entreprise par Joanne et Rupee fut d’ailleurs dédiée à ce chien au destin exceptionnel.

Le duo est parti le 26 octobre dernier, armé de deux drapeaux de prière brodés du souhait de voir tous les chiens errants du monde trouver une maison.

Un bel hommage rendu à Oscar

A l’instar d’Oscar, devenu le chien ayant le plus voyagé au monde, Rupee est entré dans l’histoire en devenant le tout premier chien de compagnie à avoir escaladé l’Everest. Une expédition filmée par un cinéaste de Mumbai, Dev Argarwel. Accompagnés de porteurs et de guides, Joanne et Rupee ont rejoint le camp de base de l’Everest depuis Katmandou en seulement 10 jours.


@Caters News Agency

« Ma plus grande préoccupation était de savoir si Rupee pourrait vraiment le faire. Je m’étais préparée au pire, et avais engagé un porteur supplémentaire au cas où il aurait besoin de faire une pause«  explique Joanne.

Et de raconter à quel point le moment où Rupee a marché sur la neige pour la première fois fut magique.

Joanne confie qu’aucun animal ne pourra jamais remplacer Oscar dans son coeur. Mais en voyageant ainsi avec un autre chien ayant échappé à la mort est sans aucun doute le plus bel hommage qu’elle puisse lui rendre.

« Rupee est simplement une extension de l’héritage d’Oscar, et un bel exemple de ce qui peut être réalisé lorsque l’on donne une seconde chance à un chien sans-abri ».

© CATERS NEWS AGENCY

Oscar

http://wamiz.com/

 

L’abominable ours des neiges


L’abominable ours des neiges ou le yéti serait probablement confondu avec un ours .. Enfin peu importe, il me semble qu’à notre époque, ce genre de légende ne devrait plus existé avec tous les moyens pour actuels que nous avons
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L’abominable ours des neiges

 

Le dessin d'un yéti 

Photo :  iStockphoto

Le yéti, ou l’abominable homme des neiges, appartient au folklore de la région himalayenne comme le Big Foot ou le Sasquatch en Amérique du Nord.

Depuis des dizaines d’années, des aventuriers se rendent dans l’Himalaya afin de recueillir des preuves de son existence, en vain.

La raison serait fort simple : il n’existerait pas!

Un chercheur britannique de l’Université d’Oxford affirme que la bête asiatique pourrait être le résultat d’un croisement entre un ours polaire et un ours brun.

Le généticien Bryan Sykes a soumis à des tests ADN une série d’échantillons de poils qui appartiendraient à la créature, qui habiterait dans l’Himalaya.

« Nous avons trouvé une correspondance génétique totale entre deux échantillons provenant de l’Himalaya et un ancêtre de l’ours polaire. »— Bryan Sykes

Les tests ADN de deux animaux non identifiés provenant de la région du Ladakh en Inde et du Bhoutan correspondent à 100 % avec un échantillon prélevé sur la mâchoire d’un ours polaire trouvée sur l’archipel norvégien de Svalbard où il a vécu à une période remontant à au moins 40 000 ans et jusqu’à 120 000 ans.

« C’est un résultat passionnant et complètement inattendu, qui a été une surprise pour nous tous. »— Bryan Sykes

Ce résultat laisse à penser qu’une sous-espèce d’ours brun vivrait dans l’Himalaya et descendrait de l’ancêtre de l’ours polaire. Il pourrait aussi s’agir d’une hybridation plus récente entre l’ours brun et le descendant de l’ours polaire ancestral, ajoute le chercheur.

Cette hybridation pourrait expliquer pourquoi son comportement est différent des ours classiques, comme le rapportent des témoins, et serait peut-être la source du mystère et de la légende.

Les mêmes théories pourraient aussi expliquer les observations mystérieuses réalisées en Amérique du Nord.

Le saviez-vous?

  • Le mythe du yéti, souvent décrit comme une bête mi-homme, mi-singe, a été nourri par des photographies d’empreintes géantes dans la neige, prises par l’alpiniste britannique Eric Shipton lors de son expédition dans l’Everest en 1951.
  • L’alpiniste Reinhold Messner, qui a gravi à de nombreuses reprises des sommets de l’Himalaya et qui a cru en 1986 avoir aperçu la bête, avait conclu en 1998 dans son livre Ma quête du yéti que l’animal n’existait que dans l’imagination des gens qui le confondent avec l’ours brun de l’Himalaya.

http://www.radio-canada.ca