Des grenouilles évitent d’uriner pour survivre


Au Québec, nous avons des grenouilles qui hibernent malgré les rudes hivers. Comme la grenouille des bois, c’est grâce à son urine qu’il peut survivre. Tout son corps s’arrête pour revivre au printemps.
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Des grenouilles évitent d’uriner pour survivre

 

Clara do Amaral / The Associated Press

Par RédactionThe Associated Press

WASHINGTON — Vous avez envie de pipi et pas moyen de trouver une toilette publique?

Arrêtez de vous plaindre: la grenouille des bois passe huit mois sans uriner pour survivre à l’hiver.

Des chercheurs viennent maintenant de percer son secret.

Recycler l’urée — le principal déchet de l’urine — en azote utile permet à la grenouille d’hiberner, même si elle est entièrement congelée. L’azote de ne la garde pas au chaud, mais elle protège les cellules et les tissus des dommages du gel à un moment où son coeur et son cerveau cessent de fonctionner et son sang de circuler.

Des microbes spéciaux dans l’intestin des grenouilles leur permettent de recycler l’urée, peut-on lire dans une étude publiée par le journal scientifique Proceedings of the Royal Society B.

Certains décrivent l’urine des grenouilles comme un type d’antigel, mais le coauteur de l’étude, le zoologue Jon Costanzo, rappelle que «leurs yeux sont blancs. Leur peau est congelée. Elles ressemblent à des petites roches. Elles sont gelées».

Si ces grenouilles étaient humaines, on dirait qu’elles sont mortes, a-t-il ajouté. Mais quand le temps se réchauffe, elles reprennent vie.

La grenouille de bois se retrouve partout en Amérique et même dans le cercle arctique. En Alaska, la température de certaines grenouilles chute à – 18 degrés Celsius.

D’autres animaux cessent d’uriner pendant leur hibernation, mais contrairement aux grenouilles, des mammifères comme les ours ne sont pas complètement gelés.

M. Costanzo et ses collègues ont étudié la flore intestinale des grenouilles. Ils ont trouvé en abondance chez les grenouilles congelées un type de bactéries qui adore le froid, mais qui est indétectable chez des grenouilles actives.

http://journalmetro.com/

Retrouvés congelés, ces alligators ont survécu dans la glace durant plusieurs jours


Qui aurait cru en voyant le museau des alligators sorti de la glace était un moyen de survie lors du froid polaire qu’il a fait en Amérique du Nord. La Caroline du Nord a connu aussi un froid extrême que les marais ou vivent les alligators étaient gelés. Les alligators ont survécu en se mettant en mode d’hibernation, tout en sortant leur museau pour respirer
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Retrouvés congelés, ces alligators ont survécu dans la glace durant plusieurs jours

 

Capture de la vidéo @Shallotte River Swamp (via Facebook)

Capture de la vidéo @Shallotte River Swamp (via Facebook)

Repéré par Léa Marie

Repéré sur Mashable

Ils semblaient morts de froid. Mais les reptiles ont d’étonnants pouvoirs. 

La vague de froid polaire qui s’abat sur l’Amérique du Nord depuis plusieurs semaines touche de plein fouet les espèces animales. Après les requins retrouvés morts congelés aux abords du cap Cod, douze alligators ont été découverts pris au piège dans l’eau glacée de leur marais.

Prises au Shallotte River Swamp Park, en Caroline du Nord, les images sont pour le moins impressionnantes: les reptiles sont immobilisés dans l’étang gelé, seuls leurs museaux dépassent de la surface compacte.

S’ils semblent s’être retrouvés coincés par surprise, les alligators ne sont pas pour autant morts. Pour survivre, ils sont entrés en phase d’hibernation. Un processus naturel au cours duquel les animaux abaissent leur température corporelle et ralentissent leur métabolisme pour résister aux épisodes de grands froids. Il leur demeure toutefois impératif de respirer: c’est pourquoi les reptiles ont gardé leurs mâchoires hors de l’eau.

Cette stratégie surprenante a fonctionné. Depuis mardi dernier, une hausse sensible des températures a permis la fonte partielle de la rivière. Les alligators s’en sont tirés et ont pu reprendre le cours d’une vie normale. 

Guère inquiet, le propriétaire du sanctuaire a affirmé:

«C’est intéressant de les voir avec le nez sorti pour pouvoir respirer. Ils utilisent ce mécanisme pour pouvoir continuer de respirer si l’eau gèle, c’est vraiment une technique de survie incroyable.»

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Pourquoi certains animaux hibernent et d’autres pas ?


Les animaux qui hibernent ont un récepteur insensible au froid, je profite aussi de ce billet pour faire la différence entre hibernation et hibernation. Comme les marmottes dorment tout l’hiver, ils sont en hibernation, alors que les ours peuvent se réveiller durant l’hiver, ils sont donc dans un état d’hibernations
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Pourquoi certains animaux hibernent et d’autres pas ?

 

Ecureuil en hibernation

Spermophile rayé (Ictidomys tridecemlineatus) en train d’hiberner.

GRACHEVA LAB

Par Hervé Ratel

En hiver, certains animaux hibernent et d’autres en sont incapables. Qu’est-ce qui les distingue? La réponse se niche au cœur des cellules, a découvert une équipe américaine.

Difficile de s’endormir quand il fait froid. Tout notre corps semble programmé pour ressentir les basses températures et nous faire grelotter, nous empêchant de sombrer dans un sommeil profond qui pourrait nous être fatal si le mercure chute trop drastiquement. Pourtant, certains animaux y parviennent aisément. Durant l’hiver, ils entrent dans un état d’hypothermie contrôlée qui leur permet de conserver leur énergie aux moments où il est difficile de trouver de quoi se remplir le ventre. Qu’est-ce qui distingue ces animaux hibernants*, marmottes, hérissons et certains hamsters, de ceux qui ne le sont pas? Une équipe de chercheurs de l’université Yale (États-Unis) s’est penchée sur les cellules de plusieurs rongeurs afin de déterminer si la capacité à hiberner ne dépendrait pas de facteurs moléculaires.

Plus spécifiquement, ils ont regardé l’expression du TRPM8, un récepteur à la surface de certains neurones et dont on sait qu’il joue un rôle essentiel dans la perception du froid. Il est ainsi activé dès que la température descend en dessous d’un certain seuil. Mais il l’est également en face d’un froid “agréable“, par exemple quand on suce une pastille au menthol.

Un récepteur moins sensible au froid

Or, ce que les chercheurs ont découvert c’est que ce récepteur est moins sensible au froid chez les rongeurs qui hibernent. Alors que chez les souris, son activité augmente quand la température chute de 30 à 10°C, le TRPM8 des hibernants reste, lui, inactif. Une désensibilisation qui pourrait être considérée comme un désavantage, mais qui permet, au contraire, aux animaux qui en sont porteurs de supporter ces moments critiques où la nourriture se fait rare et qu’il vaut mieux ne pas mettre la truffe dehors et roupiller tranquille en attendant le dégel.

* Contrairement aux idées reçues, l’ours n’hiberne pas. Sa température corporelle reste stable et il peut être facilement réveillé durant hiver. On dit plutôt qu’il hiverne.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Il y a une distinction à faire entre les verbes hiberner et hiverner.

Il y a une distinction à faire entre les verbes hiberner et hiverner. En effet, selon l’Office québécois de la langue française (OQLF),

 hiberner s’emploie en parlant de certains animaux pour dire qu’ils passent l’hiver dans un état d’engourdissement ou de profonde léthargie, tandis que le verbe hiverner signifie « passer l’hiver à l’abri, dans un lieu quelconque ».

 Ce dernier terme était utilisé pour parler de navires, de troupes, qui devaient passer l’hiver dans un lieu protégé en attendant la belle saison. Hiverner peut également se dire d’animaux qui vont se réfugier dans un abri ou dans un lieu tempéré sans être pour autant en hibernation.

Exemples :

– La marmotte, qui a hiberné tout l’hiver, est sortie de son terrier dernièrement.

– Prisonnier des glaces, le navire dut hiverner dans la baie.

– Les oiseaux hivernent dans des régions plus chaudes.

http://www.lacsq.org

Le Saviez-Vous ► Équinoxe d’automne: Pourquoi les arbres ne se font jamais surprendre


Wow, impressionnant le mécanisme des arbres qui se préparent à hiberner à l’automne en prévision de l’hiver pour renaître au printemps. Perdre leurs feuilles, faire tomber leurs graines, éviter d’avoir trop d’eau qui les feraient geler, la nature est vraiment formidable.
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Équinoxe d’automne: Pourquoi les arbres ne se font jamais surprendre

 

ERIC VIDAL / REUTERS

Avez-vous remarqué?

Ce vendredi 22 septembre marque le premier jour de l’automne. Déjà? Enfin? Certains d’entre nous seront surpris d’entendre que l’été est terminé. Parmi les arbres en revanche, pas de surprise, ils préparent l’automne depuis plusieurs semaines déjà.

« Personne ne s’étonne que sous nos latitudes, les forêts se dénudent en automne et reverdissent au printemps. Pourtant la chute et la repousse annuelles des feuilles sont un petit miracle, car le processus implique que les arbres aient la notion du temps », écrit le forestier allemand Peter Wohlleben dans son passionnant ouvrage

Comme l’ours, l’arbre fait ses réserves

La recherche scientifique a percé les mystères de ce « petit miracle » qui a lieu chaque année sous nos yeux. Pendant l’hiver, les arbres sont dans un état que la science appelle la dormance, autrement dit, l’arrêt temporaire de croissance visible de toute structure de la plante contenant un méristème (le nom du tissu cellulaire qui grandit dans une plante).

Il existe un état précédant la dormance, la « paradormance » qui dure généralement jusqu’à fin octobre comme l’expliquait Science et vie. Pendant cette période, l’arbre prépare l’hiver. Il ralentit sa croissance jusqu’à l’arrêter totalement.

« À la fin de l’été, écrit encore Peter Wohlleben, une atmosphère singulière règne sur la forêt. Les houppiers ont troqué leur vert luxuriant contre un vert pâle tirant sur le jaune. »

Comme certains animaux qui se préparent à hiberner, l’arbre fait des réserves pendant les beaux jours. En enmagazinant du soleil, il peut faire des réserves de substances nutritives qui serviront aux nouvelles pousses du printemps.

Les arbres comptent les jours

Certaines espèces comme le merisier remplit ses réserves plus vite les autres. Dès le mois d’août, ses feuilles deviennent rouges, il prépare l’automne en rapatriant la chlorophylle et fait fuir les insectes qui voudraient s’y réfugier pendant la saison froide.

Pour ne pas courir le risque de voir l’eau qu’ils ont ingéré geler et faire craquer leurs tissus, « une majorité d’espèces entreprennent de réduire progressivement leur teneur en eau, donc leur activité, dès le mois de juillet ».

Mais attention, les arbres ne s’appuient pas seulement sur la baisse ou la hausse des températures. En effet, ce seul paramètre n’est pas suffisant pour diagnostiquer le changement de saison. Si c’était le cas, certains arbres se mettrait à fleurir au premier redoux du mois de janvier ou de février. Ils comptent aussi les jours.

Pour s’assurer que c’est bien le printemps qui commence et qu’ils peuvent découvrir leurs bourgeons, il faut qu’un nombre de jours de températures plus clémentes soit dépassé et que la durée des jours s’allonge. Grâce à des capteurs sur leur bourgeons et les écailles qui les protègent, les arbres parviennent à mesurer tout cela.

Et cette intelligence est partagée par les graines qui tombent au sol en automne. Elles savent aussi attendre pour ne pas germer trop tôt en fonction de la température de la terre, de la durée de l’ensoleillement.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Les extraterrestres existeraient, mais ils sont en pleine hibernation, selon cette étude


Il y a-t-il des civilisations intelligentes dans l’univers ? Pour le moment personne ne peut le prouver. Alors, les scientifiques font des hypothèses : Soit que nous sommes seuls l’univers, me paraît personnellement impossible surtout que l’univers est grand, très grand. Soit qu’ils sont trop éloignés, cela me semble très possible .. Mais une nouvelle hypothèse que les extraterrestres sont en mode d’estivation. J’en doute ! À moins qu’ils ne veulent pas entrer en contact ou qu’ils ne sont pas rendus à ce stade
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Les extraterrestres existeraient, mais ils sont en pleine hibernation, selon cette étude

 

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Le HuffPost  |  Par Grégory Rozières

Sommes-nous seuls dans l’univers? Une question qui hante depuis des siècles une partie de l’humanité. Pas uniquement les fans d’extraterrestres. Depuis quelques temps, les astrophysiciens essayent aussi de répondre à une question qui semble paradoxale.

Vu l’âge de l’univers, si une civilisation extraterrestre existait, elle aurait certainement eu le temps de s’étendre sur des milliers de mondes, voire de nous rendre visite. Et vu l’immensité de l’univers, difficile d’imaginer, statistiquement, le fait d’être la seule civilisation capable d’explorer l’espace. Alors, où sont-ils donc? Un paradoxe énoncé par Enrico Fermi, l’un des créateurs de la bombe atomique, dans les années 50.

Depuis, des dizaines de solutions, plus ou moins farfelues ont été imaginées. Et des chercheurs de l’université d’Oxford viennent récemment de rajouter ce qui est, à leur yeux, une des réponses les plus plausibles, rapporte Gizmodo. Les extraterrestres pourraient bien exister un peu partout dans l’univers. Ils seraient simplement en train d’hiberner.

Il fait trop chaud pour travailler

Enfin, il faudrait plutôt remplacer hibernation par le terme « estivation », notent les auteurs de cette étude, à paraître dans la revue Journal of the British Interplanetary Society). Car d’hypothétiques aliens n’attendraient pas que le printemps arrive, mais plutôt que la température baisse.

Pourquoi? Les auteurs se sont demandé ce que deviendrait une civilisation très avancée. Après avoir exploré une grosse partie de l’univers, réalisé ce qu’il est possible de faire selon les lois de la physique, elle « se concentrerait maintenant principalement sur des choses ‘culturelles’ internes », précise sur son blog Anders Sandberg, l’un des auteurs. Bref, du traitement d’informations.

Or, et c’est là que la théorie prend son sens, si une telle société veut bénéficier de la puissance informatique la plus énorme possible, il ne faudrait surtout pas se lancer dans des calculs compliqués maintenant. Pourquoi? Car il faut de l’énergie pour faire tourner un ordinateur, aussi développé soit-il.

Et c’est là que la chaleur rentre en jeu: les lois de la thermodynamique impliquent qu’un ordinateur sera 10 fois plus efficace s’il fait 10 fois plus froid. Or, si l’univers est froid (3 degrés Kelvin), il se refroidit quotidiennement, tout doucement. Dans quelques milliers de milliards d’années, le vide spatial frôlera le zéro absolu.

Des robots gardiens en attendant le réveil

Cela voudrait dire qu’il faudrait beaucoup, beaucoup moins d’énergie, et donc de ressources, pour réaliser le même calcul. « 10 avec 30 zéros derrière » fois moins. Les auteurs de l’étude se disent donc qu’une civilisation très avancée se mettrait d’elle-même en estivation, ne dépensant plus de ressources en attente de jours meilleurs.

Il serait donc logique de ne pas voir de signe d’extraterrestres avec tous nos instruments et télescopes: la phase d’expansion d’une civilisation serait au final assez courte et rare, au vu des échelles de temps de l’univers, qui se comptent en milliard d’années. Tous les êtres bien plus vieux que nous seraient donc en attente d’un refroidissement.

En attendant, les aliens auraient pu mettre en place des technologies automatisées censées protéger leurs ressources pour des temps meilleurs. A la fois d’autres civilisations voulant venir les piller, mais aussi d’événements cosmiques détruisant de la matière et de l’énergie, comme l’émergence de trous noirs.

Mais nous n’avons rien observé de similaire. Sauf que, rappellent les auteurs, une civilisation extraterrestre n’aurait pas obligatoirement besoin de garder ainsi des millions d’étoiles. Rien que l’énergie de la Terre serait suffisante, d’ici quelques milliers de milliards d’années, pour faire autant de calculs que l’énergie de l’univers observable actuellement.

Une réponse parmi d’autres

Si tous ces calculs sont corrects, cela ne veut pas dire pour autant qu’Anders Sandberg croit dur comme fer à cette réponse au paradoxe de Fermi.

« Je pense personnellement que la raison la plus probable qui explique que nous ne voyons pas d’extraterrestres, c’est simplement qu’ils n’existent pas ou sont très éloignés de nous », affirme-t-il.

Il prévoit justement d’écrire un article sur le sujet. Il estime que les probabilités d’émergence de la vie et de l’intelligence pourraient être très faibles, plus qu’on ne le pense.

 Pour autant, « si cette hypothèse n’est pas vraie, alors l’estivation est selon moi une réponse très plausible », précise le chercheur.

Surtout, « comprendre le potentiel et les limites de l’intelligence dans l’univers nous dit des choses de nos propres chances de survie », estime-t-il.

Message donc à nos lointains descendants: pensez à garder de l’énergie pour vos questions les plus compliquées à poser à un ordinateur avant la fin de l’univers. Espérons que la réponse ne sera pas 42.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Un castor obèse pris dans une clôture a été secouru en Ontario


Pauvre castor ! Son obésité est due à son épaisse couche de graisse qu’il avait besoin pour survivre de son hibernation. Un bien mauvais réveil, mais heureusement, malgré ses blessures, il pourra bientôt reprendre la route de la liberté
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Un castor obèse pris dans une clôture a été secouru en Ontario

 

Un castor obèse est resté pris au piège dans une clôture, dans la ville ontarienne de Hamilton, mais a pu être libéré grâce aux mains savonneuses d’une employée municipale qui est intervenue.

La Ville de Hamilton a expliqué qu’une employée des services animaliers rentrait chez elle, mardi vers midi, et a remarqué sur son chemin l’animal en détresse, pris entre deux tiges de la clôture en fer. Le castor revêtait une importante couche de graisse en raison de son hibernation, a-t-on précisé.

Sarah Mombourquette a eu recours à du savon pour aider le castor à glisser entre les deux barres de métal qui le tenaient captif, selon l’information rapportée par les autorités municipales.

Le castor a repris des forces dans un refuge après sa mésaventure, ont affirmé des responsables.

Le castor a ensuite été transféré au centre Hobbitstee Wildlife à Jarvis, une autre localité ontarienne.

Le rongeur aura besoin d’un certain temps pour se remettre de ses blessures et pour pouvoir être remis en liberté.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Un sapin de Noël héberge jusqu’à 25.000 invertébrés !


Ceux qui ont fêté Noël et qu’ils ont décoré un sapin naturel pour l’occasion, vous seriez peut-être surpris du nombre inimaginable qui se sont invités par la même occasion. Pendant l’hiver, plusieurs insectes sont en hibernation sur le sapin, comme les araignées, acariens, mites etc.. Et à la chaleur, c’est pour eux un printemps hâtif. Il n’y a pas de risque sauf que pour les allergies
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Un sapin de Noël héberge jusqu’à 25.000 invertébrés !

 

Delphine Bossy, Futura-Sciences

 

Un arbre de Noël est couvert d’arthropodes. Ces petites bêtes s’y nichent pour hiberner tranquillement durant l’hiver. On peut compter jusqu’à 25.000 acariens, poux, araignées… sur le même arbre.

Qu’il soit bien décoré ou non, rien n’y changera, le sapin de Noël grouille de petits invertébrés. Acariens, mites, araignées, poux… tous ces discrets rampants nichent dans l’arbre et se retrouvent dans les ménages le soir du réveillon. D’après Bjarte Jordal, de l’université de Bergen, ces arbres peuvent héberger jusqu’à 25.000 individus. Si certains en doutent, une expérience simple permet de s’en convaincre : secouer son sapin de Noël sur une nappe blanche pour découvrir ce qu’il cache.

En hiver, certains petits arthropodes hibernent, ou, dirait un informaticien, passent en veille prolongée. Afin de de se reposer paisiblement durant les heures froides de l’hiver, acariens, poux et autres petits arthropodes, ralentissent leur métabolisme jusqu’à presque rien. Mais lorsque le sapin est installé bien au chaud, les animaux, brusquement réchauffés, sont déboussolés. Croyant le printemps arrivé, ils se réveillent.

Picea pungens « Montgomery » de Pologne, un conifère de la famille des pinacées. On le surnomme sapin bleu du Colorado car c’est dans cette région des États-Unis qu’un botaniste, Charles Parry, le découvrit en 1862. © Nova, GNU Free Documentation License, Version 1.2

Picea pungens « Montgomery » de Pologne, un conifère de la famille des pinacées. On le surnomme sapin bleu du Colorado car c’est dans cette région des États-Unis qu’un botaniste, Charles Parry, le découvrit en 1862. © Nova, GNU Free Documentation License, Version 1.2

Un arbre de Noël coupé en arrière-pays est plus riche en arthropodes qu’un arbre issu de cultures dédiées. Mais que l’on se rassure, ces petites bêtes ne sont pas dangereuses. De plus, la majorité des espèces vit dans l’arbre. Le sapin est leur habitat et elles ne devraient pas avoir envie de visiter le foyer. S’ils ne sont pas dangereux, certains acariens peuvent tout de même déranger les personnes allergiques.

Certains ont déjà évoqué le risque de transmission de tiques. Mais il est bien faible. En Norvège, en moyenne trois arbres par an contiennent des tiques et il faudrait que l’animal de compagnie se niche au pied de l’arbre et devienne vecteur de transmission. Et si tique il y a, lorsque l’arbre arrive au foyer, il est en hibernation et lorsque l’arbre quitte le foyer, l’acarien est déjà mort. Bjarte Jordal relativise :

« Il y a plein de bêtes dans les plantes en pot ! Il n’y a rien de différent avec les arbres de Noël ».

http://www.futura-sciences.com/