Le Saviez-Vous ► Équinoxe d’automne: Pourquoi les arbres ne se font jamais surprendre


Wow, impressionnant le mécanisme des arbres qui se préparent à hiberner à l’automne en prévision de l’hiver pour renaître au printemps. Perdre leurs feuilles, faire tomber leurs graines, éviter d’avoir trop d’eau qui les feraient geler, la nature est vraiment formidable.
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Équinoxe d’automne: Pourquoi les arbres ne se font jamais surprendre

 

ERIC VIDAL / REUTERS

Avez-vous remarqué?

Ce vendredi 22 septembre marque le premier jour de l’automne. Déjà? Enfin? Certains d’entre nous seront surpris d’entendre que l’été est terminé. Parmi les arbres en revanche, pas de surprise, ils préparent l’automne depuis plusieurs semaines déjà.

« Personne ne s’étonne que sous nos latitudes, les forêts se dénudent en automne et reverdissent au printemps. Pourtant la chute et la repousse annuelles des feuilles sont un petit miracle, car le processus implique que les arbres aient la notion du temps », écrit le forestier allemand Peter Wohlleben dans son passionnant ouvrage

Comme l’ours, l’arbre fait ses réserves

La recherche scientifique a percé les mystères de ce « petit miracle » qui a lieu chaque année sous nos yeux. Pendant l’hiver, les arbres sont dans un état que la science appelle la dormance, autrement dit, l’arrêt temporaire de croissance visible de toute structure de la plante contenant un méristème (le nom du tissu cellulaire qui grandit dans une plante).

Il existe un état précédant la dormance, la « paradormance » qui dure généralement jusqu’à fin octobre comme l’expliquait Science et vie. Pendant cette période, l’arbre prépare l’hiver. Il ralentit sa croissance jusqu’à l’arrêter totalement.

« À la fin de l’été, écrit encore Peter Wohlleben, une atmosphère singulière règne sur la forêt. Les houppiers ont troqué leur vert luxuriant contre un vert pâle tirant sur le jaune. »

Comme certains animaux qui se préparent à hiberner, l’arbre fait des réserves pendant les beaux jours. En enmagazinant du soleil, il peut faire des réserves de substances nutritives qui serviront aux nouvelles pousses du printemps.

Les arbres comptent les jours

Certaines espèces comme le merisier remplit ses réserves plus vite les autres. Dès le mois d’août, ses feuilles deviennent rouges, il prépare l’automne en rapatriant la chlorophylle et fait fuir les insectes qui voudraient s’y réfugier pendant la saison froide.

Pour ne pas courir le risque de voir l’eau qu’ils ont ingéré geler et faire craquer leurs tissus, « une majorité d’espèces entreprennent de réduire progressivement leur teneur en eau, donc leur activité, dès le mois de juillet ».

Mais attention, les arbres ne s’appuient pas seulement sur la baisse ou la hausse des températures. En effet, ce seul paramètre n’est pas suffisant pour diagnostiquer le changement de saison. Si c’était le cas, certains arbres se mettrait à fleurir au premier redoux du mois de janvier ou de février. Ils comptent aussi les jours.

Pour s’assurer que c’est bien le printemps qui commence et qu’ils peuvent découvrir leurs bourgeons, il faut qu’un nombre de jours de températures plus clémentes soit dépassé et que la durée des jours s’allonge. Grâce à des capteurs sur leur bourgeons et les écailles qui les protègent, les arbres parviennent à mesurer tout cela.

Et cette intelligence est partagée par les graines qui tombent au sol en automne. Elles savent aussi attendre pour ne pas germer trop tôt en fonction de la température de la terre, de la durée de l’ensoleillement.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Les extraterrestres existeraient, mais ils sont en pleine hibernation, selon cette étude


Il y a-t-il des civilisations intelligentes dans l’univers ? Pour le moment personne ne peut le prouver. Alors, les scientifiques font des hypothèses : Soit que nous sommes seuls l’univers, me paraît personnellement impossible surtout que l’univers est grand, très grand. Soit qu’ils sont trop éloignés, cela me semble très possible .. Mais une nouvelle hypothèse que les extraterrestres sont en mode d’estivation. J’en doute ! À moins qu’ils ne veulent pas entrer en contact ou qu’ils ne sont pas rendus à ce stade
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Les extraterrestres existeraient, mais ils sont en pleine hibernation, selon cette étude

 

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Le HuffPost  |  Par Grégory Rozières

Sommes-nous seuls dans l’univers? Une question qui hante depuis des siècles une partie de l’humanité. Pas uniquement les fans d’extraterrestres. Depuis quelques temps, les astrophysiciens essayent aussi de répondre à une question qui semble paradoxale.

Vu l’âge de l’univers, si une civilisation extraterrestre existait, elle aurait certainement eu le temps de s’étendre sur des milliers de mondes, voire de nous rendre visite. Et vu l’immensité de l’univers, difficile d’imaginer, statistiquement, le fait d’être la seule civilisation capable d’explorer l’espace. Alors, où sont-ils donc? Un paradoxe énoncé par Enrico Fermi, l’un des créateurs de la bombe atomique, dans les années 50.

Depuis, des dizaines de solutions, plus ou moins farfelues ont été imaginées. Et des chercheurs de l’université d’Oxford viennent récemment de rajouter ce qui est, à leur yeux, une des réponses les plus plausibles, rapporte Gizmodo. Les extraterrestres pourraient bien exister un peu partout dans l’univers. Ils seraient simplement en train d’hiberner.

Il fait trop chaud pour travailler

Enfin, il faudrait plutôt remplacer hibernation par le terme « estivation », notent les auteurs de cette étude, à paraître dans la revue Journal of the British Interplanetary Society). Car d’hypothétiques aliens n’attendraient pas que le printemps arrive, mais plutôt que la température baisse.

Pourquoi? Les auteurs se sont demandé ce que deviendrait une civilisation très avancée. Après avoir exploré une grosse partie de l’univers, réalisé ce qu’il est possible de faire selon les lois de la physique, elle « se concentrerait maintenant principalement sur des choses ‘culturelles’ internes », précise sur son blog Anders Sandberg, l’un des auteurs. Bref, du traitement d’informations.

Or, et c’est là que la théorie prend son sens, si une telle société veut bénéficier de la puissance informatique la plus énorme possible, il ne faudrait surtout pas se lancer dans des calculs compliqués maintenant. Pourquoi? Car il faut de l’énergie pour faire tourner un ordinateur, aussi développé soit-il.

Et c’est là que la chaleur rentre en jeu: les lois de la thermodynamique impliquent qu’un ordinateur sera 10 fois plus efficace s’il fait 10 fois plus froid. Or, si l’univers est froid (3 degrés Kelvin), il se refroidit quotidiennement, tout doucement. Dans quelques milliers de milliards d’années, le vide spatial frôlera le zéro absolu.

Des robots gardiens en attendant le réveil

Cela voudrait dire qu’il faudrait beaucoup, beaucoup moins d’énergie, et donc de ressources, pour réaliser le même calcul. « 10 avec 30 zéros derrière » fois moins. Les auteurs de l’étude se disent donc qu’une civilisation très avancée se mettrait d’elle-même en estivation, ne dépensant plus de ressources en attente de jours meilleurs.

Il serait donc logique de ne pas voir de signe d’extraterrestres avec tous nos instruments et télescopes: la phase d’expansion d’une civilisation serait au final assez courte et rare, au vu des échelles de temps de l’univers, qui se comptent en milliard d’années. Tous les êtres bien plus vieux que nous seraient donc en attente d’un refroidissement.

En attendant, les aliens auraient pu mettre en place des technologies automatisées censées protéger leurs ressources pour des temps meilleurs. A la fois d’autres civilisations voulant venir les piller, mais aussi d’événements cosmiques détruisant de la matière et de l’énergie, comme l’émergence de trous noirs.

Mais nous n’avons rien observé de similaire. Sauf que, rappellent les auteurs, une civilisation extraterrestre n’aurait pas obligatoirement besoin de garder ainsi des millions d’étoiles. Rien que l’énergie de la Terre serait suffisante, d’ici quelques milliers de milliards d’années, pour faire autant de calculs que l’énergie de l’univers observable actuellement.

Une réponse parmi d’autres

Si tous ces calculs sont corrects, cela ne veut pas dire pour autant qu’Anders Sandberg croit dur comme fer à cette réponse au paradoxe de Fermi.

« Je pense personnellement que la raison la plus probable qui explique que nous ne voyons pas d’extraterrestres, c’est simplement qu’ils n’existent pas ou sont très éloignés de nous », affirme-t-il.

Il prévoit justement d’écrire un article sur le sujet. Il estime que les probabilités d’émergence de la vie et de l’intelligence pourraient être très faibles, plus qu’on ne le pense.

 Pour autant, « si cette hypothèse n’est pas vraie, alors l’estivation est selon moi une réponse très plausible », précise le chercheur.

Surtout, « comprendre le potentiel et les limites de l’intelligence dans l’univers nous dit des choses de nos propres chances de survie », estime-t-il.

Message donc à nos lointains descendants: pensez à garder de l’énergie pour vos questions les plus compliquées à poser à un ordinateur avant la fin de l’univers. Espérons que la réponse ne sera pas 42.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Un castor obèse pris dans une clôture a été secouru en Ontario


Pauvre castor ! Son obésité est due à son épaisse couche de graisse qu’il avait besoin pour survivre de son hibernation. Un bien mauvais réveil, mais heureusement, malgré ses blessures, il pourra bientôt reprendre la route de la liberté
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Un castor obèse pris dans une clôture a été secouru en Ontario

 

Un castor obèse est resté pris au piège dans une clôture, dans la ville ontarienne de Hamilton, mais a pu être libéré grâce aux mains savonneuses d’une employée municipale qui est intervenue.

La Ville de Hamilton a expliqué qu’une employée des services animaliers rentrait chez elle, mardi vers midi, et a remarqué sur son chemin l’animal en détresse, pris entre deux tiges de la clôture en fer. Le castor revêtait une importante couche de graisse en raison de son hibernation, a-t-on précisé.

Sarah Mombourquette a eu recours à du savon pour aider le castor à glisser entre les deux barres de métal qui le tenaient captif, selon l’information rapportée par les autorités municipales.

Le castor a repris des forces dans un refuge après sa mésaventure, ont affirmé des responsables.

Le castor a ensuite été transféré au centre Hobbitstee Wildlife à Jarvis, une autre localité ontarienne.

Le rongeur aura besoin d’un certain temps pour se remettre de ses blessures et pour pouvoir être remis en liberté.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Un sapin de Noël héberge jusqu’à 25.000 invertébrés !


Ceux qui ont fêté Noël et qu’ils ont décoré un sapin naturel pour l’occasion, vous seriez peut-être surpris du nombre inimaginable qui se sont invités par la même occasion. Pendant l’hiver, plusieurs insectes sont en hibernation sur le sapin, comme les araignées, acariens, mites etc.. Et à la chaleur, c’est pour eux un printemps hâtif. Il n’y a pas de risque sauf que pour les allergies
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Un sapin de Noël héberge jusqu’à 25.000 invertébrés !

 

Delphine Bossy, Futura-Sciences

 

Un arbre de Noël est couvert d’arthropodes. Ces petites bêtes s’y nichent pour hiberner tranquillement durant l’hiver. On peut compter jusqu’à 25.000 acariens, poux, araignées… sur le même arbre.

Qu’il soit bien décoré ou non, rien n’y changera, le sapin de Noël grouille de petits invertébrés. Acariens, mites, araignées, poux… tous ces discrets rampants nichent dans l’arbre et se retrouvent dans les ménages le soir du réveillon. D’après Bjarte Jordal, de l’université de Bergen, ces arbres peuvent héberger jusqu’à 25.000 individus. Si certains en doutent, une expérience simple permet de s’en convaincre : secouer son sapin de Noël sur une nappe blanche pour découvrir ce qu’il cache.

En hiver, certains petits arthropodes hibernent, ou, dirait un informaticien, passent en veille prolongée. Afin de de se reposer paisiblement durant les heures froides de l’hiver, acariens, poux et autres petits arthropodes, ralentissent leur métabolisme jusqu’à presque rien. Mais lorsque le sapin est installé bien au chaud, les animaux, brusquement réchauffés, sont déboussolés. Croyant le printemps arrivé, ils se réveillent.

Picea pungens « Montgomery » de Pologne, un conifère de la famille des pinacées. On le surnomme sapin bleu du Colorado car c’est dans cette région des États-Unis qu’un botaniste, Charles Parry, le découvrit en 1862. © Nova, GNU Free Documentation License, Version 1.2

Picea pungens « Montgomery » de Pologne, un conifère de la famille des pinacées. On le surnomme sapin bleu du Colorado car c’est dans cette région des États-Unis qu’un botaniste, Charles Parry, le découvrit en 1862. © Nova, GNU Free Documentation License, Version 1.2

Un arbre de Noël coupé en arrière-pays est plus riche en arthropodes qu’un arbre issu de cultures dédiées. Mais que l’on se rassure, ces petites bêtes ne sont pas dangereuses. De plus, la majorité des espèces vit dans l’arbre. Le sapin est leur habitat et elles ne devraient pas avoir envie de visiter le foyer. S’ils ne sont pas dangereux, certains acariens peuvent tout de même déranger les personnes allergiques.

Certains ont déjà évoqué le risque de transmission de tiques. Mais il est bien faible. En Norvège, en moyenne trois arbres par an contiennent des tiques et il faudrait que l’animal de compagnie se niche au pied de l’arbre et devienne vecteur de transmission. Et si tique il y a, lorsque l’arbre arrive au foyer, il est en hibernation et lorsque l’arbre quitte le foyer, l’acarien est déjà mort. Bjarte Jordal relativise :

« Il y a plein de bêtes dans les plantes en pot ! Il n’y a rien de différent avec les arbres de Noël ».

http://www.futura-sciences.com/

Le martinet noir bat le record de vol non-stop: 10 mois sans se poser


Certains martinets noirs sont des pros de l’endurance, ils peuvent même hiberner en volant pendant 10 longs mois
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Le martinet noir bat le record de vol non-stop: 10 mois sans se poser

 

Des martinets noirs ciblés par l'étude ne se... (Photo tirée de Wikipédia)

Des martinets noirs ciblés par l’étude ne se sont pas posés une seule fois pendant dix mois. Sur la photo, un martinet, en vol.

PHOTO TIRÉE DE WIKIPÉDIA

 

Agence France-Presse
Washington

Le martinet noir bat le record de vol non-stop de toutes les espèces d’oiseaux en restant en l’air jusqu’à dix mois sans se poser, ont déterminé des ornithologues.

«Voler pendant dix mois est la plus longue durée enregistrée chez les oiseaux, c’est un record», assure le professeur Anders Hedenström, biologiste de l’université Lund en Suède et principal auteur de cette étude publiée jeudi dans la revue Current Biology.

Utilisant les données transmises par de petits récepteurs attachés à treize martinets, les chercheurs ont pu déterminer que ces oiseaux se posaient seulement pendant deux mois de l’année au moment de la reproduction. Pendant les dix autres mois, ils sont en vol, se nourrissant et hibernant tout en migrant vers le sud du Sahara.

«Cette découverte repousse les limites connues de la physiologie animale», estime le professeur Hedenström.

Les données collectées en continu par ces chercheurs – vitesse, accélération en vol, le fait d’être posé… – ont montré que certains des martinets noirs se posaient brièvement la nuit, quelquefois la nuit entière.

Mais ils ont passé plus de 99,5% de leur dix mois de migration et d’hibernation en vol, ont conclu ces chercheurs.

Cependant d’autres oiseaux de l’étude ne se sont pas posés une seule fois pendant ces dix mois.

Chaque jour au crépuscule et à l’aube, les martinets noirs montent jusqu’à une altitude de deux à trois milles mètres, note le professeur Hedenström.

«Ils dorment peut-être quand ils planent pour descendre mais nous n’en sommes pas sûr», ajoute-t-il.

Les martinets qui ont effectué un vol non-stop ont vu de nouvelles ailes pousser, ce qui n’a pas été le cas pour ceux qui se sont posés occasionnellement pendant le vol de dix mois. Des différences qui pourraient être des indicateurs de leur état de santé, notent ces biologistes.

Ces découvertes sur les martinets noirs suscitent de nouvelles questions sur l’énergie consommée pour voler dix mois sans s’arrêter et comment les oiseaux peuvent dormir tout en volant.

Une autre étude publiée en juin dans Science indiquait que les frégates du Pacifique, de grands oiseaux à la queue fourchue, peuvent voler pendant plus de deux mois sans se poser lors de leurs migrations transocéaniques.

Ces oiseaux de mer énigmatiques, car difficilement observables, se nourrissent de poissons volants et possèdent de larges ailes qui leur donnent l’envergure et la capacité exceptionnelle de planer.

http://www.lapresse.ca/

La disparition des chauves-souris nuit à l’agriculture


Les chauves-souris sont des animaux vraiment essentiels pour notre environnement et l’agriculture. Ils sont des insecticides biologiques très puissant, mais à cause de la maladie du museau blanc, ils sont en danger. Si on pense qu’il y a une colonie dans une grotte (ou ailleurs) mieux vaut les laisser tranquille pour ne pas transporter des champignons par notre passage et d’aviser le site de chauves-souris.ca pour les préserver
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La disparition des chauves-souris nuit à l’agriculture

 

Le champignon empêche les chauves-souris de bien hiberner.

Le champignon empêche les chauves-souris de bien hiberner.   PHOTO : RYAN VON LINDEN

 

L’hécatombe qui frappe plusieurs espèces de chauves-souris au Québec depuis 2010 s’étend à d’autres régions comme celles de la Côte-Nord et de la Gaspésie. La disparition de cet animal insectivore a des conséquences jusque dans notre assiette.

Un texte d’Éric Plouffe

Dans l’est du continent, des millions de chauves-souris sont mortes dans les 10 dernières années, victimes du syndrome du museau blanc.

Il s’agit d’une infection causée par un champignon poussant littéralement sur les chauves-souris qui hibernent dans des grottes. Celles qui sont infectées se réveillent plus souvent au cours de leur hibernation et finissent par mourir d’épuisement.

Le phénomène a été observé pour la première fois dans l’État de New York en 2006. Quelques années, plus tard, l’infection a frappé des colonies de chauves-souris au Québec.

La biologiste Nathalie Desrosiers, qui est coordonnatrice du dossier lié aux chauves-souris au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, l’a rapidement constaté dans une mine abandonnée en Estrie.

« On avait des regroupements de 5000 individus qui pouvaient se ramasser à un endroit, raconte-t-elle. À l’hiver 2011-2012, quand on est retourné pour faire une observation, il n’y avait plus de chauves-souris. »

Des chercheurs américains prélèvent des échantillons dans une grotte du Tennessee, en 2011.

Des chercheurs américains prélèvent des échantillons dans une grotte du Tennessee, en 2011.   PHOTO : AMY SMOTHERMAN BURGESS

Lourdes conséquences

La disparition massive de chauves-souris a de lourdes conséquences sur l’agriculture et l’environnement.

Selon une étude de l’Université de Boston publiée en 2011, les chauves-souris permettent d’économiser plus de 4 milliards de dollars chaque année sur le territoire américain dans le contrôle des insectes nuisibles à l’agriculture. La diminution du nombre de chauves-souris signifie un recours plus important aux pesticides.

Les insectes qui ne sont pas mangés par les chauves-souris vont être sur nos plantes. Nathalie Desrosiers, biologiste

« Alors, les producteurs vont être obligés d’utiliser des pesticides pour être capables de garder une qualité des produits qu’ils vont nous offrir. Donc, ça a un coût très très important », dit la biologiste Nathalie Desrosiers.

Il n’existe pour le moment aucun traitement pour sauver les chauves-souris, à part la prévention, qui consiste à éviter d’explorer les grottes où elles hibernent.

« Pour éviter d’amener dans les semelles de bottes ou les vêtements les spores de champignons, explique Nathalie Desrosiers. Pour éviter d’aller propager le champignon dans des endroits où il n’y en a pas. »

Le gouvernement québécois invite pour une quatrième année consécutive la population à signaler la présence de colonies de chauves-souris et à participer au suivi de leur situation en se rendant sur le site chauves-souris.ca

http://ici.radio-canada.ca/

Les hérissons ont réussi à s’adapter à la vie en ville


Dans les villes, certains animaux sauvages y trouvent à son compte pour survivre. La moufette, les ratons-laveurs, mais aussi les hérissons se sont très bien adaptés à la vie urbaine
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Les hérissons ont réussi à s’adapter à la vie en ville

 

En ville, le hérisson quitte son nid vers minuit | hedera.baltica via Flickr CC License by

En ville, le hérisson quitte son nid vers minuit | hedera.baltica via Flickr CC License by

Repéré par Camille Malnory

Des chercheurs ont découvert que les hérissons des villes se sont plutôt bien intégrés.

Les hérissons ont délaissé les bois pour venir s’installer en milieu urbain. Forte de ce constat, une équipe de chercheurs de l’Université de Hambourg a choisi d’étudier l’adaptation des petites créatures à piquants à l’environnement humain afin de pouvoir mieux les protéger, signale le blog Gizmodo. Il apparaît qu’ils se sont plutôt bien intégrés, comme le montre leur étude présentée cette année devant la Society for Experimental Biology Annual Meeting.

En attachant des capteurs de température à des hérissons sauvages, les chercheurs se sont aperçus que les érinacéidés des villes ont conservé une hibernation similaire à celle de leurs comparses des champs malgré un accès continu à la nourriture et un habitat considérablement réduit (5 hectares, contre 50 dans la nature). Leur comportement s’est également transformé. À l’origine, l’animal est semi-nocturne, c’est-à-dire qu’il chasse alors que la nuit tombe. L’étude démontre qu’en ville il quitte son nid vers minuit, une fois que les jardins et parcs sont vides de tout animal domestique et présence humaine.

Cette adaptabilité surprenante nécessite tout de même un environnement particulier.

 D’après la docteure Lisa Warnecke, qui a dirigé l’étude, les hérissons des villes ont «besoin d’accéder à des parcs et des jardins ayant suffisamment d’espaces naturels et de buissons pour construire un nid et hiberner. Ce type d’habitat est primordial pour eux».

La ville reste cependant hostile à ces petits mammifères à cause du poison pour nuisibles, des clôtures, des outils susceptibles de les blesser et de l’homme lui-même, qui a une fâcheuse tendance à les déloger. Actuellement, plusieurs associations attirent l’attention sur la fragilité de l’espèce. 

http://www.slate.fr/

Des chercheurs «gèlent» des patients avant de les ramener à la vie


Avec l’histoire vécue d’un jeune américain qui était supposé mort d’hypothermie est revenu à la vie au bout de 15 heures, des scientifiques voudraient bien avoir des volontaires pour étudier l’hypothermie qui serait un atout dans le domaine médical. Des volontaires ??
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Des chercheurs «gèlent» des patients avant de les ramener à la vie

 

Les pieds dans la neige (image d’illustration) | stuartpilbrow via Flickr CC License by

Les pieds dans la neige (image d’illustration) | stuartpilbrow via Flickr CC License by

Repéré par Vincent Manilève

L’hypothermie est de plus en plus étudiée par la communauté scientifique.

En février 2015, en plein milieu de la Pennsylvanie, Don Smith roulait sur une route enneigée quand il a aperçu le bout d’une botte sur le bord. Après s’être arrêté, il a vite réalisé qu’un homme était là, gelé sous la neige, et qu’il s’agissait de son fils Justin. Le site The Star, qui rapporte l’histoire, cite une interview donnée par Don à une télé locale:

«J’ai regardé et c’était Justin, allongé là. Il était bleu. Son visage, il était sans vie. J’ai cherché un pouls. J’ai cherché un battement de cœur. Il n’y avait rien.»

Et pour cause, les températures étaient largement négatives et Justin était resté comme ça pendant douze heures. Le constat sera le même pour les équipes de secours arrivées sur place. Justin va même être emballé dans un sac mortuaire et la police va procéder à une enquête. Sauf qu’un docteur des services d’urgence de l’hôpital du coin va tout de même pratiquer une réanimation cardio-pulmonaire. Avec succès puisque le jeune homme va être miraculeusement sauvé au bout de quinze heures. Il a été relâché au bout de six semaines et moins d’un an plus tard, il a tenu une conférence de presse pour remercier les urgences de ne pas l’avoir abandonné.

Ce miracle, aussi incroyable soit-il, n’est pas anodin. Le site Quartz explique que Justin n’est pas un cas isolé dans le genre.

«Une température du corps réduite veut dire que les cellules du corps ont un taux métabolique plus lent, écrit le site, donc elles ont besoin de moins d’énergie et peuvent survivre sans le flux respiratoire et sanguin normalement nécessaire pour vivre.»

Après l’hypothermie, l’hibernation?

Et le monde médical s’est saisi de ce phénomène, inspiré par des histoires miraculeuses comme celles de Justin Smith.

«Actuellement, les docteurs réduisent la température du corps sensiblement (de quelques degrés, rien d’aussi extrême que l’hypothermie accidentelle) pour soigner les bébés prématurés ou les blessures au cerveau.»

Mais bientôt, ils pourraient aller encore plus loin: l’université de Pittsburgh a commencé à utiliser l’hypothermie comme test sur des patients souffrant par exemple de blessure par armes à feu. Le but est de donner plus de temps aux médecins pour soigner la victime en ralentissant le processus de mort. Une solution saline froide remplace alors le sang pour accélérer le refroidissement.

Mais ce genre de méthode pose beaucoup de questions, et notamment celle de la capacité de la victime à donner son accord pour être un cobaye. Le Baltimore Sun a rapporté en octobre dernier que l’université du Maryland, qui procédait également à ce genre de tests, a dû faire toute une campagne de promotion dans les médias, dans les réunions publiques et même dans les églises pour convaincre de l’utilité de la méthode. Reste à savoir si les membres de communauté seront d’accord pour placer leur vie (et leur mort) entre les mains de ces docteurs aux méthodes un peu originales.

Et si le public donne effectivement son accord, un autre défi pourrait bientôt l’attendre: l’hibernation. Quartz conclut son article en disant que plus la science avancera et plus l’hibernation, prolongement de l’hypothermie, deviendra un objectif incontournable. Selon un spécialiste interrogé par le site, cet objectif pourrait être atteint… dans cent ans. 

http://www.slate.fr/

L’Arctique ne dort jamais


En Arctique, quand l’hiver, la nuit semble durée pendant une éternité. Le froid des eaux devrait décourager plus d’une créature à se mouvoir et les oiseaux a parcourir la nuit noire et pourtant… Pourtant la vie continue de plus belle
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L’Arctique ne dort jamais

 

Le fjord Hornsund, à Spisbergen (Norvège). © superstock/sipa

Le fjord Hornsund, à Spisbergen (Norvège). © superstock/sipa

Par Loïc Chauveau

La vie ne s’arrête pas pendant la longue nuit arctique. Les chercheurs de l’université du Svalbard ont enregistré une activité foisonnante d’un nombre important d’espèces qui continuent à se nourrir et se reproduire malgré la froideur des eaux.

LUMIERE. Il était admis une fois pour toutes que les températures polaires contraignaient toutes les espèces animales à hiberner et à attendre le retour du soleil pour reprendre leurs activités. Mais cela n’avait jamais été vérifié.

« Presque toutes nos recherches ont été effectuées dans la partie lumineuse de l’année », a avoué à la BBC l’auteur principal de l’étude qui vient de paraître dans Current biology Jorgen Berge, biologiste à l’université de l’archipel du Svalbard (Norvège). « Nous estimions que dans l’obscurité, il n’y a pas de production primaire et donc pas d’activité. Le système — pensions — attendait juste le retour de la lumière ».

Ce dogme avait été brisé une première fois très récemment par une étude canadienne sur les eaux de surface. L’étude norvégienne est la première à explorer tous les écosystèmes marins arctiques. Et à révéler que durant la nuit arctique, tout le vivant reste bien réveillé. Trois hivers de suite, de janvier 2013 à janvier 2015, une centaine de chercheurs a procédé à des prélèvements par chalutage dans la colonne d’eau et sur les fonds jusqu’à 200 m de profondeur d’un fjord du Svalbard, Kongsfjorden. La période choisie a été celle des 117 « jours », où la nuit polaire est la plus profonde, quand l’activité biologique est censée être au minimum. Ce que les scientifiques ont découvert : des bivalves qui poursuivent leur croissance, des oiseaux en train de pêcher et du zooplancton qui continue à se comporter selon un rythme circadien (alternance de jour et de nuit) malgré l’obscurité permanente.

Une chaîne alimentaire en pleine activité

Dans les premiers mètres d’eau, la présence de diatomées et de dinoflagellés a été enregistrée comportant de fortes teneurs en pigments et chlorophylle. Les espèces de zooplanctons herbivores et omnivores ont été retrouvées tout au long de la colonne d’eau, signifiant la présence de la base de la chaîne alimentaire marine. Les chercheurs ont trouvé des preuves d’une activité de reproduction notamment parmi les copépodes, des minuscules crustacés, essentiels pour l’équilibre des écosystèmes arctiques.

« Des copépodes mâles de la famille Calanus, largement absents au sein des populations durant la saison lumineuse, ont été observés dans de grandes proportions durant la nuit polaire à des profondeurs entre 50 et 200 m, en compagnie de femelles portant des spermatophores, peut-on lire dans l’étude. De telles observations confirment l’importance de la nuit polaire comme une période majeure pour la reproduction. » 

Pour les bivalves vivant sur le benthos, pas de repos non plus. Ainsi, le pétoncle d’Islande Chlamys islandica garde un rythme de croissance similaire au reste de l’année. Ces coquillages se nourriraient de matières détritiques en suspension quand le phytoplancton frais vient à manquer. Les communautés d’organismes vivant dans les sédiments ne sont pas moins nombreuses en janvier qu’en octobre, bien que la température de l’eau soit de 3 à 5 °C plus basse. Ce « time lapse » (ci-dessous) de la prédation d’un cadavre de morue montre bien une activité importante des mollusques en hiver.

Les oiseaux enfin, ne descendent pas tous plus au sud. Des guillemots à miroir, des mergules nains, des fulmars boréals ou des goélands bourgmestres continuent de se nourrir à Kongsfjorden principalement de krill arctique qui est bioluminescent et donc repérable dans l’obscurité. Au final, les auteurs de l’étude décrivent un écosystème qui fonctionne pleinement en absence de chaleur et de lumière. Comme si, avancent les auteurs, du phytoplancton aux oiseaux, tout le vivant développait des stratégies de résistance pour être fin prêt pour le retour de l’ensoleillement.

http://www.sciencesetavenir.fr/

La sècheresse contraint les ours à se rapprocher des villes


Des sécheresses, feux de forêts qu’on vécut l’ouest du pays diminue la qualité de vie de tout le monde, même ceux des animaux. Cette période de l’année est propice pour faire des réserves avant l’hiver qui sera bientôt là. Malheureusement, les ours auront faim et iront chercher la bouffe ou elle se trouve. S’ils viennent près des villes alors ils risquent d’hiberner pour toujours
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La sècheresse contraint les ours à se rapprocher des villes

 

D’après un reportage de Michaël Bédard

Feux de forêt et restrictions d’eau ne sont pas les seuls impacts du temps sec et chaud à déplorer. Selon plusieurs organismes, dont la société protectrice des animaux de la Colombie-Britannique, un manque de nourriture se ressent sur la vie sauvage.

La sècheresse de cet été risque de priver les ours de leur festin automnal traditionnel, nécessaire pour survivre à leur hibernation. La montaison des saumons dans certaines rivières est, notamment, incertaine et les petits fruits dont se nourrissent les ours ont mûri très tôt cette année.

S’ils ne trouvent pas de quoi constituer une réserve de graisse suffisante dans leur milieu naturel, les ours n’hésiteront pas à explorer de nouveaux endroits, explique l’agent de conservation de la faune Simon Gravel.

« Les ours vont descendre dans les villages ou les milieux urbains pour trouver d’autres sources de nourriture. » — Simon Gravel, agent de conservation de la faune

Il se veut, toutefois, rassurant et affirme que des mesures sont prises pour assurer la sécurité des citoyens.

« Les agents de conservation en Colombie-Britannique sont très habitués. Quand l’automne arrive, on est prêts, c’est notre priorité de faire en sorte que le public soit en sécurité », assure-t-il, précisant que les agents patrouilleront davantage et feront de la sensibilisation auprès de la population.

500 ours tués en 2014

Cependant, selon Sara Dubois, scientifique en chef à la Société protectrice des animaux de la Colombie-Britannique, certaines municipalités de la région de Vancouver sont mieux équipées que d’autres pour faire face à la situation.

« À Burnaby, on n’a pas de poubelles qui sont protégées contre les ours, tandis que dans certaines villes comme Port Coquitlam, ils ont déjà mis des protections sur les poubelles », affirme-t-elle.

La vigilance doit donc être de mise, mais pas d’inquiétude majeure. D’autant que ce sont sans doute les ours qui risquent de souffrir le plus de cette situation : l’an dernier 500 d’entre eux ont été tués dans la province pour assurer la sécurité du public.

 

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