Une vague de chaleur cuit les moules dans leur coquille en Californie


Cuire vivant à cause de canicule, c’est ce que les moules subissent aux États-Unis. Les moules risquent de connaître encore plus des mortalités de masse avec ces chaleurs qui viennent plus tôt avec les marées basses.
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Une vague de chaleur cuit les moules dans leur coquille en Californie

Des dizaines de milliers de moules ont été grillées sur leur rocher par la chaleur. © Jackie Sones/Réserve marine de Bodega Bay, Californie

Des dizaines de milliers de moules ont été grillées sur leur rocher par la chaleur. © Jackie Sones/Réserve marine de Bodega Bay, Californie


Céline Deluzarche
Journaliste

La canicule de juin n’a pas touché que l’Europe : à Bodega Bay, au nord de San Francisco (Californie), il a fait jusqu’à 30 °C ces derniers jours.

Mais la chaleur a été encore plus pénible pour les moules accrochées aux rochers : celles-ci ont connu des températures supérieures à 37°C, grillant littéralement dans leur coquille. Des dizaines de milliers de moules mortes, coquille ouverte et chair brûlée ont été retrouvées sur des centaines de mètres le long de la côte. 

« C’est la pire hécatombe de moules que j’ai jamais vue depuis 15 ans », s’alarme Jackie Sones, coordonnatrice de la recherche de la réserve marine de Bodega Bay.

La scientifique, qui a posté des photos du désastre sur son blog, affirme avoir reçu des signalements de plusieurs cas similaires sur d’autres plages jusqu’à plus de 225 km de distance.

Les recherches sur l’impact du réchauffement sur la vie marine se sont jusqu’ici principalement concentrées sur la hausse de la température de l’eau et les effets de l’acidification. Le blanchissement du corail a ainsi quintuplé depuis 1980 et on estime que le nombre de poissons et de coquillages pourrait diminuer de 35 % d’ici 2100 dans certaines régions. Les moules risquent de leur côté de connaître de plus en plus d’épisodes de mortalité de masse, car les vagues de chaleur surviennent plus tôt, alors que les marées sont encore basses, ce qui les expose au dessèchement.

https://www.futura-sciences.com/

Des centaines d’oiseaux macareux sont mystérieusement morts en Alaska


Nous allons voir des animaux qui vont souffrir de plus en plus des changements climatiques. C’est malheureusement un constat de la mort de plusieurs oiseaux marins en Alaska. Des oiseaux qui meurent de faim
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Des centaines d’oiseaux macareux sont mystérieusement morts en Alaska

 

Puffin (Fratercula arctica) at Látrabjarg, Iceland.
 | Richard Bartz via Flickr CC License by

Puffin (Fratercula arctica) at Látrabjarg, Iceland. | Richard Bartz via Flickr CC License by

Repéré par Vincent Manilève

L’hypothèse la plus probable laisse penser qu’ils sont morts de faim à cause du réchauffement climatique.

On ne les attendait pas à cet endroit à cette période de l’année. Début octobre, des macareux, ces oiseaux au bec reconnaissable entre tous, ont été aperçus sur l’île Saint-Paul au sud-ouest de l’Alaska. Sauf que, quand les habitants ont essayé de les approcher, ces derniers ne bougeaient pas, ou alors tombaient vite sur le ventre lorsqu’ils essayaient de se déplacer sur leurs pattes palmées. 

Le Huffington Post, qui publie un long article sur le sujet, explique que, à la mi-octobre, beaucoup des macareux étaient morts.

«Les années précédentes, on trouvait deux ou trois macareux morts par saison, ce qui est assez commun, explique au site Paul Melovidov, l’une des sentinelles de l’île chargée de l’environnement. Quand vous avez quarante ou cinquante macareux morts mais intacts sur vos côtes en moins d’une semaine, c’est un motif de grande inquiétude.» Au total, le nombre de macareux morts s’élève à 250. 

Aucune trace de maladie pourtant chez les victimes. Il s’avère que la famine chez les oiseaux étaient si avancée que certains finissaient par se manger eux-mêmes…

«Tous les oiseaux étaient sévèrement émaciés, a expliqué Lauren Divine, co-directrice du bureau de conservation de l’écosystème de l’île. Ils avaient tous des tissus musculaires atrophiés, des estomacs vides, et des saignements intestinaux indiquant un état avancé de famine.»

Ces morts mystérieuses menacent l’écosystème déjà fragile de la mer de Béring, qui borde l’île de Saint Paul.

«C’est la maison des baleines, des morses, des orques, des otaries à fourrures, et de pleins d’autres espèces de d’oiseaux de mer», note le HuffPo.

Ces espèces ont également subi ces phénomènes de morts massives ces dernières années. Une telle hécatombe de la faune locale est une nouvelle alarme lancée sur réchauffement climatique, selon de nombreux scientifiques.

«La mer de Béring a montré des records de réchauffement, explique au National Géographique Nate Mantua, écologiste du centre NOAA pour la pêche à Santa Cruz. Nous n’avons jamais rien vu comme ça. C’est un territoire inexploré. Nous sommes au milieu d’une époque incroyable.»

L’hypothèse la plus répandue dans le milieu scientifique consiste à dire que les vents et les eaux d’un été prolongé ont réchauffé la mer de Béring. La fonte des glaces, plus fortes que d’habitude, aurait aussi perturbé le courant dans la région. Conséquence directe, les migrations d’oiseaux comme les macareux, très sensibles au changement climatique, et la présence poissons à disposition ont été chamboulées.

«Il est temps d’agir pour que ces écosystèmes aient une chance de survivre. La santé des communautés natives de l’Alaska en dépend», conclut Lauren Divine. 

http://www.slate.fr/