Une chienne sauve un nouveau-né et reçoit un prix pour son héroïsme


Il y a des chiens que leur instinct est tellement fort, qu’ils font tout pour attirer l’attention de leur maitre. Cette fois-ci, un chien a été un élément important pour la survie d’un bébé qui venait de naitre
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Une chienne sauve un nouveau-né et reçoit un prix pour son héroïsme

 

Par Sophie Le Roux

Crédits photo : WDIV Local 4

Le 25 mai dernier, une chienne originaire de Port Huron, dans le Michigan aux Etats-Unis, a sauvé un nouveau-né dont la vie a commencé d’une bien triste façon…

Elle sauve le bébé d’une mort certaine

Le bébé avait été abandonné sur une chaise longue sous le porche d’une maison voisine, et Ruby Mae, alors qu’elle faisait sa promenade matinale, a tiré sa maîtresse, Leslie Green, vers l’enfant seulement enveloppé dans une couverture et le cordon ombilical encore attaché.

Il était environ 4h30, et les propriétaires de la maison étaient alors absents, et si la chienne n’avait pas guidé Leslie jusqu’au nourrisson, celui-ci n’aurait sans doute pas survécu.

« Les chiens sont bien plus que nos meilleurs amis »

Paniquée, comme elle le confie avec beaucoup d’émotion, Mme Green a immédiatement appelé les secours qui ont conduit le bébé à l’hôpital de Port Huron. D’après les médecins, quelques heures de plus dans le froid auraient tué l’enfant.

Baptisé Brandon, le bébé va bien aujourd’hui, grâce à Ruby Mae. La chienne, considérée comme une véritable héroïne, va même être récompensée par l’association PETA. Elle recevra en effet le prix Heroic Mutt, a annoncé l’association.

En plus du certificat qui fera la fierté de sa famille, Ruby Mae se verra offrir un jouet, des friandises et un harnais.

« Les chiens sont bien plus que nos meilleurs amis – ils peuvent également être nos héros. PETA espère que cet incident va encourager les gens à estimer davantage leurs animaux de compagnie, car chacun d’entre eux a la faculté de changer radicalement nos vies, tout comme Ruby Mae » a déclaré Daphna Nachminovitch, vice-présidente de l’association.

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Un garçon de huit ans a sauvé six membres de sa famille d’un incendie avant de perdre la vie dans les flammes


C’est à la fois surprenant et triste, Un enfant qui avait le sens du devoir et du courage pour affronter les flammes et essayer de sauver des membres de sa famille lors de sa visite chez ses grands-parents
Il a sauvé plusieurs personnes, mais le feu a été plus fort
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Un garçon de huit ans a sauvé six membres de sa famille d’un incendie avant de perdre la vie dans les flammes

 

LAURIE BERGERON

 

Un drame, survenu dans la ville de Penfield dans l’État de New York le lundi 20 janvier, donne des frissons. Tyler J. Doohan, un garçon de huit ans, a sauvé six membres de sa famille d’un incendie avant de perdre la vie dans les flammes.

Le petit Tyler a passé la nuit dans la maison mobile de son grand-père, Louis J. Beach, le dimanche 19 janvier, puisqu’il avait congé le lendemain. Il avait l’habitude de fréquenter cet endroit. Vers 4 h 45 du matin, un problème électrique à l’avant de la maison mobile aurait déclenché un incendie.

L’enfant aurait réveillé six membres de sa famille, dont deux enfants de quatre et six ans, et les aurait aidés à sortir de la maison. Tyler aurait ensuite tenté de secourir son oncle Steven D. Smith, 54 ans, qui doit utiliser des béquilles ou une chaise roulante pour se déplacer.

Les pompiers qui ont éteint les flammes ont retrouvé le corps du jeune Tyler tout près du lit de son oncle. Le plafond de l’avant de la maison se serait effondré sur eux. Le grand-père, qui semblait dormir sur le divan, est également décédé dans l’incendie.

Le jeune héros a secouru sa grand-mère, sa tante et ses cousins des flammes et ceux-ci se portent tous bien à l’hôpital. Une voisine de la famille, qui n’était pas au courant que neuf personnes demeuraient dans la maison mobile, a décrit le sauvetage effectué par l’enfant de huit ans aux autorités.

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Un an après avoir eu le cancer, ce petit garçon de 5 ans reçoit une belle surprise


C’est le genre de vidéo qui vient nous chercher. Quand on vieillit c’est normal que la maladie nous rattrape, mais quand ce se sont des enfants qui se battent pour vivre, sont des véritables héros qui sont mieux que tous les batmans, supermans, woderwomans que l’industrie du film a crée
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Un an après avoir eu le cancer, ce petit garçon de 5 ans reçoit une belle surprise

 

La fondation Sick Kids a organisé une surprise à Antonio, 5 ans, à qui un cancer a été diagnostiqué il y a un an. La rédaction de meltyBuzz vous en dit plus.

 

Le 23 octobre dernier, dans un cinéma de Toronto, la Fondation Sick Kids a organisé une surprise pour Antonio, un petit garçon de 5 ans, ayant développé une leucémie un an plus tôt.

Avant le début du film, une bande-annonce se lance sur le grand écran, laissant penser à un nouveau film sur un super héro. Pourtant après quelques secondes, le trailer se coupe et laisse place à la question : « N’est-il pas temps de célébrer les héros de la vraie vie ? ».

Puis un enregistrement se lance à propos du petit Antonio. Un spot qui fait l’éloge de ce garçon courageux ayant affronté la maladie, les chimiothérapies et les rayons, en continuant à sourire et à faire des blagues. Une vidéo qui en profite pour remercier les membres de la Fondation Sick Kids, tout en rappelant qu’il est important de faire un don pour aider les enfants malades. A la fin de celle-ci, la voix OFF explique que Antonio – extrêmement surpris – est dans la salle, le public se lève alors pour applaudir ce héros de la vraie vie.

Une vidéo émouvante – disponible ci-dessous – et qui nous rappelle celle de l’association Make A Wish, qui avait transformé San Francisco en Gotham City pour un enfant de 5 ans atteint d’un cancer

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Bradley, le Teckel qui s’est battu avec un ours pour sauver son maître


Souvent, on fait mention des animaux qui ont joué de grands rôles pour l’être humain et sont devenu des héros. Mais les héros, ne gagnent pas toujours, ce chien a braver plus gros et plus fort que lui pour sauver son maitre
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Bradley, le Teckel qui s’est battu avec un ours pour sauver son maître

 

Crédits photo : John Force

Par Sophie Le Roux

Bradley est un véritable héros. Ce petit Teckel n’a pas hésité à sacrifier sa vie pour sauver celles de son maître et ses amis.

Le petit chien pesait à peine 2 kilos, et pourtant, il s’est attaqué à un ours, 100 fois plus lourd que lui.

Sans hésiter, Bradley se jette sur l’ours

C’est à Oscoda, dans le Michigan aux Etats-Unis, que le drame s’est produit. John Force passait la journée avec des amis, et son chien Bradley. Tous sont allés faire une balade dans les bois, à bord d’une voiturette de golf.

« Ils sont tombés sur une maman ourse et ses petits. Ils ont été très surpris, car aucun d’eux n’avait jamais vu d’ours avant« , raconte John.

Le plantigrade s’est mis à fixer le groupe. Tous ont alors compris qu’ils étaient en danger. Mais Bradley, lui, n’a pas eu peur. Il a sauté de la voiturette et a s’est jeté sur l’ours pour l’attaquer.

teckel, chien héros

« C’était un petit combattant »

Gravement blessé, le chien est décédé une heure après l’affrontement. Ses maîtres sont aujourd’hui aussi tristes de l’avoir perdu que fiers de son courage et son dévouement.

« C’était un petit combattant, un bagarreur, et il n’a pas hésité à attaquer l’ours, je peux vous le garantir. Et il le ferait de nouveau«  affirme John Force.

Ce dernier a deux autres chiens, des Rottweilers, mais Bradley a toujours été le plus téméraire de tous.« 

Il pesait seulement 2 kilos, mais il pensait qu’il était bien plus gros«  affirme avec tendresse Lisa, la femme de John.

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Un héros à 4 pattes : ce chien guide a sauvé la vie d’un bébé


C’est une histoire qui a bien fini, mais qui aurait pu être un drame. Je pense important de respecter le travail des chiens guides. Ce chien a été entrainer pour aider sa maitresse, il s’est surement senti comme un devoir de protection envers un bébé
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Un héros à 4 pattes : ce chien guide a sauvé la vie d’un bébé

 

Crédits photo : Daily Mirror

Par Sophie Le Roux 

Ce beau Labrador noir, chienne guide d’aveugle, a sauvé la vie de sa maîtresse et de son bébé, alors qu’une voiture était sur le point de percuter le landau de l’enfant.

Jessica sortait d’un parking avec son fils et son chien guide, lorsque le fidèle et dévoué animal s’est jeté sur la poussette pour la pousser sur le trottoir. La jeune femme malvoyante, elle, a été touchée par la voiture, et projetée en l’air.

« Je suis très fière d’elle »

 

« Juste avant que je sois percutée, Jet a enlevé son harnais de ma main, et poussé le landau. La poussette a basculé, mais Jacob était hors de danger. Elle a réagi très rapidement. Jet était inquiète pour moi, mais une fois qu’elle a léché mon visage, et vérifié que j’étais consciente, elle allait très bien«  raconte Jessica.

« Ce qu’elle a fait était extrêmement courageux, et je suis très fière d’elle«  confie Jessica au Daily Mirror

L’accident a eu lieu devant le cabinet d’un vétérinaire, à Manchester en Angleterre.

« Cela montre à quel point ces chiens sont importants. Jet a prouvé qu’elle faisait passer la sécurité de sa famille avant la sienne«  souligne le docteur Caroline Purnell, qui s’est précipitée pour venir en aide à Jessica.

Les chiens guides, des soutiens si précieux

 

Cette dernière se remet doucement de l’accident chez elle, auprès de son bébé et sa merveilleuse chienne.

« Jet est entraînée pour m’aider, mais elle n’est pas préparée à ce genre de choses. Je ne veux pas penser à ce qui aurait pu se passer si elle n’avait pas fait ce qu’elle a fait« .

Cette belle histoire nous montre à quel point les chiens guides sont précieux pour ceux qu’ils accompagnent au quotidien. Chose que la FFAC (Fédération Française des Associations de Chiens guides d’aveugles) n’a pas manqué de rappeler ces derniers jours, alors qu’elle organisait pour la deuxième année consécutive la Semaine du chien guide d’aveugle.

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Le prix de la moralité


Tout le monde sait que plus de gens connaissent un secret, il sera dévoilé tôt ou tard. Plus de la moitié des Américains ont jugé acceptable les écoutes téléphoniques après les révélations de Snowden. Ce qui est pire dans tous cela, c’est que probablement tous les pays font de l’espionnage, mais personne en parlent vraiment. Ce qui pour moi serait acceptable, c’est ce qui concerne la protection d’un pays et sa stratégie en cas de guerre, d’alerte, de catastrophes … pour le reste ce n’est pas sûr que cela a sa raison d’être … Enfin du compte, les secrets finissent un jour ou l’autre par se retourner contre eux, surtout qu’on apprend que le gouvernement s’espionnait lui-même
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Ces lanceurs d’alerte, traîtres ou héros?

Le prix de la moralité

 

Daniel Ellsberg, Bradley Manning, Julian Assange, Edward Snowden… Sauf le fait qu’ils aient tous dévoilé des secrets d’État, rien ne semble lier ces hommes aux profils et aux parcours si différents.

Un texte de Christine Bureau

Et pourtant, ces lanceurs d’alerte partagent bien plus que le seul fait de se retrouver sur la même liste noire à Washington. Ils ont chacun la particularité d’avoir un sens de la morale hors du commun, cette « science du bien et du mal » qui empêche une personne d’agir contre sa conscience.

Quelle que soit la raison qui a poussé ces quatre hommes à agir selon leurs principes, il reste que chacun a dû apprendre à vivre avec les conséquences de ses gestes. Ils espéraient changer le monde, mais voilà qu’ils doivent affronter un gouvernement en colère et une horde de médias avides de nouveaux secrets. Mais le citoyen ordinaire lui, que tire-t-il de ces révélations?

Retour sur le feuilleton Snowden et les enjeux qu’il a soulevés.

Bradley Manning (à gauche) et Edward Snowden

Bradley Manning (à gauche) et Edward Snowden

Traîtres ou héros?

« C’est un traître », a déclaré sans détour le président de la Chambre des représentants, le républicain John Boehner, faisant référence à Snowden.

La question a été posée à maintes reprises et elle continuera de l’être. Les lanceurs d’alerte sont-ils des héros ou des traîtres? Le président Barack Obama est lui aussi catégorique : « Edward Snowden n’est pas un patriote ».

Pour le professeur à l’Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en surveillance, Stéphane Leman-Langlois, l’enjeu est plus complexe. Edward Snowden, par exemple, est un peu des deux à la fois. Au sens de la loi américaine, c’est un traître, mais la réponse change si la question est abordée d’un point de vue éthique.

« Il y a une tendance depuis une quinzaine d’années au Canada, aux États-Unis et en Europe. Les gouvernements se referment énormément et cachent de plus en plus leurs activités aux citoyens. » La tentative de M. Snowden ou de Bradley Manning de renverser la vapeur devient donc, sous cet angle, un acte héroïque.

L’ancien lieutenant-colonel des Forces canadiennes, Rémy Landry, n’est pas d’accord.

« Il a trahi l’engagement qu’il avait signé avec l’agence de la sécurité nationale, il n’y a aucun doute dans mon esprit », explique-t-il, dénonçant au passage la fuite d’Edward Snowden en Russie.

« S’il est réellement convaincu, donc à ce moment-là, qu’il fasse face à la justice américaine, plutôt que de chercher à fuir. » Rémy Landry, ancien lieutenant-colonel des Forces canadiennes

Un partisan d'Edward Snowden participe à un rassemblement de soutien à Manhattan le 10 juin 2013.

Un partisan d’Edward Snowden participe à un rassemblement de soutien à Manhattan le 10 juin 2013. Photo :  AFP/Getty images/MARIO TAMA

La réaction de l’ancien agent du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) Michel Juneau-Katsuya est plus nuancée.

« Il a énoncé quelque chose et engagé une discussion dans un processus démocratique […] peut-être que les manières de le faire sont questionnables, mais la question de fond est importante », estime-t-il.

Même son de cloche du côté du titulaire de la Chaire L.R. Wilson sur le droit des technologies de l’information et du commerce électronique, Pierre Trudel, qui croit qu’il existe en quelque sorte des « règles supérieures » qui permettent à une personne de parler lorsque ces dénonciations, « à court et à moyen terme, sont salutaires pour la démocratie ».

Ces lanceurs d'alerte, traîtres ou héros?

La cote « ultrasecrète »

En plus de soulever un débat important sur le droit à la vie privée, les secrets révélés par l’ancien employé de la NSA ont mis en lumière une pratique largement répandue aux États-Unis : celle de privatiser des centaines de milliers d’emplois liés de près ou de loin à la sécurité de l’État.

Cette pratique peut s’avérer dangereuse pour qui veille à cultiver le secret. Selon le professeur Leman-Langlois, tant que le gouvernement continuera à distribuer des accès à des documents secrets – ce qu’il appelle des « cotes de sécurité » – à des Américains ordinaires, il continuera d’augmenter ses risques de voir éclore de nouveaux lanceurs d’alerte.

« C’est ridicule », affirme le chercheur, « mais on est dans un État de sécurité et on a besoin de tellement de monde pour faire ce travail qu’on leur donne des cotes de sécurité ».

D'après le Spiegel, l'agence de renseignement américaine, la NSA, surveillait les systèmes de communication de l'immeuble du Conseil européen à Bruxelles.

D’après le Spiegel, l’agence de renseignement américaine, la NSA, surveillait les systèmes de communication de l’immeuble du Conseil européen à Bruxelles. Photo :  AFP/JOHN THYS

Ils sont aujourd’hui près d’un million d’employés à détenir la cote de sécurité la plus élevée, la cote « ultrasecrète ». Près de 4 millions de personnes ont la cote « secrète » aux États-Unis.

Chez Booz Allen Hamilton, la firme privée qui a engagé Edward Snowden, 25 000 employés, dont 12 000 qui ont la cote « ultrasecrète ». L’analyste travaillait depuis quatre ans pour le compte de la NSA lorsqu’il a révélé le programme PRISM.

Bradley Manning, lui, faisait partie de l’armée américaine depuis deux ans quand il a été transféré en Irak pour être nommé analyste du renseignement militaire. Il avait 21 ans lorsqu’il a eu accès aux 700 000 documents envoyés aux dirigeants de WikiLeaks.

La NSA a déjà annoncé qu’elle supprimait 90 % de ses postes d’administrateurs de système. L’automatisation rendra ainsi ses systèmes « plus faciles à défendre et plus sûrs », affirme l’agence.

Le professeur Leman-Langlois n’y croit pas.

« Le lobby industriel de la sécurité est tellement puissant qu’il est pratiquement impossible de faire marche arrière maintenant. » Stéphane Leman-Langlois

Edward Snowden, dans l'oeil de « Big Brother »

Une caméra de surveillanceUne caméra de surveillance Photo :  Radio-Canada/Yvon Thériault

Un constat que ne conteste pas l’ancien analyste militaire de la guerre du Vietnam Daniel Ellsberg, qui affirme dans une entrevue donnée au média en ligne Salon que 70 % du budget de l’intelligence américaine – presque 60 milliards de dollars – va à des contractants privés.

M. Ellsberg craint les dérives qui pourraient découler de l’ampleur d’un tel programme sécuritaire.

« À l’évidence, les États-Unis ne sont pas aujourd’hui un État policier. Mais, au regard de l’ampleur de cette invasion de la sphère privée, nous avons là l’infrastructure électronique et législative d’un tel État », avance M. Ellsberg dans une lettre ouverte publiée le lendemain des révélations de Snowden.

Et maintenant?

La révélation de l’existence d’un programme de cybersurveillance a peut-être ralenti la course à l’opacité du gouvernement américain, mais elle ne l’a pas arrêtée, estime le professeur Leman-Langlois.

Même les récents engagements de transparence pris par Obama ne l’ont pas convaincu.

« On va trouver toutes sortes de moyens pour se soustraire à ce système-là », dit-il en parlant de la promesse d’Obama de faire entendre les deux parties aux séances de la FISA, la cour spéciale affectée à l’approbation des actions de la NSA.

Une seule requête à la FISA permet aux gouvernements de mettre sous écoute des dizaines de milliers d’Américains, ajoute M. Leman-Langlois.

Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA)
Loi américaine datant de 1978 et encadrant les procédures de surveillance physique et électronique. Elle est amendée en 2007 par le président George W. Bush, ce qui permet à la NSA de s’autoréguler plutôt que d’avoir à obtenir un mandat pour espionner ses cibles à l’extérieur des États-Unis.

L'ex-analyste militaire de la guerre du Vietnam Daniel Ellsberg lors d'un rassemblement en soutien à Bradley Manning, le 1er juin 2013, au Maryland.

L’ex-analyste militaire de la guerre du Vietnam Daniel Ellsberg lors d’un rassemblement en soutien à Bradley Manning, le 1er juin 2013, au Maryland. Photo :  AFP/LEXEY SWALL

Dans son entrevue au média en ligne Salon, Daniel Ellsberg confirme l’obsolescence de la FISA.

« Alors vous avez une cour. Et le président dit : »Bien, ayons notre requête approuvée par la cour. » Oui. Et cette cour, qui se rencontre en secret et entend seulement le point de vue du gouvernement, a rejeté au total six requêtes du gouvernement sur des dizaines de milliers. »— Daniel Ellsberg 

Daniel Ellsberg croit tout de même que l’« alerte » lancée par Edward Snowden en juin 2013 risque d’avoir de nombreux échos. Il qualifie même ses révélations des « plus importantes » depuis les Papiers du Pentagone (Pentagon Papers).

Selon lui, les Papiers du Pentagone n’étaient d’ailleurs que la pointe de l’iceberg. Dans les années 1970, le scandale du Watergate a suivi, puis celui de l’affaire Iran-Contra en 1986.

Le président Barack Obama lors de sa conférence de presse du 9 août 2013.

Le président Barack Obama lors de l’annonce des nouvelles mesures de transparence Photo :  AFP/SAUL LOEB

Mais si la surveillance du citoyen et la culture du secret n’étaient pas à redouter?

Il y a effectivement une logique de défense derrière les arguments visant à protéger les secrets d’État, estime le professeur Pierre Trudel.

Mais à trop vouloir étiqueter les programmes d’« ultrasecrets », l’État court un autre danger qui lui, n’a rien à voir avec la menace terroriste.

« C’est sûr que si les mécanismes mis en place pour surveiller se font cacher des choses, les citoyens n’auront pas confiance, et quand on n’a pas confiance dans un système, c’est extrêmement dangereux et néfaste pour la démocratie », soutient le professeur Trudel.

Il ajoute que le citoyen, s’il est en désaccord avec les pratiques du gouvernement, doit se montrer plus exigeant en matière de transparence.

Au lendemain de l’affaire Snowden, cependant, plus de la moitié de la population américaine appuyait l’argument sécuritaire évoqué par l’administration Obama. Comme l’a révélé un sondage du Washington Post et du Pew Reasearch Center, 56 % des Américains jugent « acceptable » que la NSA recueille des données téléphoniques pour mener des enquêtes sur le terrorisme.

Julian Assange, Bradley Manning et Edward Snowden ont lancé une alerte à la population parce qu’ils estimaient que les actions du gouvernement étaient illégitimes.

Le futur dira si elle a entendu leur message.

  • 5 millions : le nombre d’Américains qui ont l’une des deux cotes de sécurité les plus élevées aux États-Unis
  • 60 milliards : le coût approximatif des programmes de sécurité américains
  • 70 % : le pourcentage du budget de l’intelligence américaine qui va à des contractants privés
  • 56 % : le pourcentage des Américains qui jugent « acceptable » que la NSA recueille des données téléphoniques

http://www.radio-canada.ca

Edward Snowden, traître ou héros?


 

Pourquoi tant de secret ? Chercher par l’espionnage sous des prétextes plus ou moins justifiables. Depuis quelque temps, Edward Snowden est en fuite pour échapper a la justice américaine. A-t-il raison de vouloir fuir a tout prix ? Serait-il jugé équitablement avec ce qu’il a divulgué. Des informations que nombres de personnes se doutaient mais qu’il a confirmé ces suspicions
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Edward Snowden, traître ou héros?

Les révélations d’Edward Snowden font-elles de lui un traître ou un héros?

Les révélations d’Edward Snowden font-elles de lui un traître ou un héros? Radio-Canada est allée poser la question à l’ancien agent du Service canadien du renseignement de sécurité, Michel Juneau-Katsuya, et à l’ancien lieutenant-colonel des Forces canadiennes Rémy Landry.

Pour M. Landry, il ne fait aucun doute que l’ancien agent de l’agence de sécurité américaine (NSA) est un traître, qui n’a pas respecté ses engagements vis-à-vis de son organisation.

« Il a trahi l’engagement qu’il avait signé avec l’agence de la sécurité nationale, il n’y a aucun doute dans mon esprit », explique-t-il.

M. Landry estime que l’ancien analyste de la NSA doit faire face à la justice américaine, afin de montrer qu’il a voulu agir dans l’intérêt public, comme il l’affirme.

« S’il est réellement convaincu, donc à ce moment-là, qu’il fasse face à la justice américaine, plutôt que de chercher à fuir », a-t-il expliqué, en entrevue lors de l’émission 24 heures en 60 minutes.

M. Juneau-Katsuya estime qu’Edward Snowden a contribué à mettre en lumière des situations qui méritent d’être débattues de manière publique, même s’il a agi illégalement.

« Il a bel et bien enfreint les lois américaines, toutefois, il a peut-être dénoncé quelque chose et engagé une discussion dans un processus démocratique […] peut-être que les manières de le faire sont questionnables, mais la question de fond est importante », a indiqué M. Juneau-Katsuya.

Selon lui, les autorités américaines ont utilisé des méthodes très discutables, dans le cadre de la guerre contre le terrorisme, à partir de 2001.

« On a organisé des prisons secrètes, on a commencé à faire de la torture, on a commencé à faire des assassinats sélectifs en dehors d’un cadre juridique […] parce qu’on a dit que la fin justifiait les moyens, et c’est ça que Snowden met en lumière », a-t-il expliqué, en entrevue à l’émission 24 heures en 60 minutes.

Mais selon M. Landry, c’est aux élus de déclencher un tel débat.

Des informations dont pourraient se servir des pays hostiles aux États-Unis

En révélant, à des pays hostiles aux États-Unis, comme la Chine, des informations censées être gardées secrètes, M. Snowden peut mettre en danger la sécurité des Américains, selon M. Juneau-Katsuya.

« Snowden est allé révéler certaines opérations que les Américains avaient dans des pays étrangers, on est peut-être allé un peu trop loin », explique-t-il.

« Durant son court séjour à Hong Kong, il a probablement passé de l’information à nos alliés chinois et c’est probablement ce qu’il a fait aujourd’hui […] en Russie », estime M. Landry.

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