Le Saviez-Vous ► Il était une fois la maladie – Gage de sainteté ou de beauté? Une question d’époques..


On croit peut-être que l’anorexie est une maladie récente, alors qu’en fait, elle semble venir de bien plus loin dans le temps. L’histoire de l’Impératrice Sissi (qui est complétement différente du film avec Romy Schneider) démontre qu’elle aurait souffert d’anorexie, ainsi que d’autres comme des religieuses qui par soucis mystiques auraient aussi souffert de cette maladie
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Il était une fois la maladie – Gage de sainteté ou de beauté? Une question d’époques..

 

Jacques Beaulieu

Chroniqueur et communicateur scientifique

Impératrice d’Autriche, Élisabeth, mieux connue sous le pseudonyme Sissi, ne semble pas avoir connu la vie idyllique que la légende a retenu. Elle semblait très mal s’acclimater à la vie de château et à son rôle social. Avec une belle-mère qui ne l’appréciait pas beaucoup et un époux occupé par les guerres contre Napoléon III, Sissi n’était guère heureuse. Rongée par les remords pour la mort en bas âge de sa fille Sophie, elle dépérissait littéralement. Elle avait à peine 22 ans lorsqu’on lui diagnostiqua une tuberculose dont elle se remettra pourtant.

Impératrice d’Autriche Élisabeth (Sissi)

Pour combler un tant soit peu le vide laissé par son mari parti en guerre, elle ouvre un hôpital et y consacre tout son temps. Lorsqu’il n’y a pas assez de travail, elle fait de longues et épuisantes randonnées à cheval. Puis elle se met à fumer, ce qui était extrêmement mal vu pour une femme à cette époque. Mais plusieurs l’imitent, au grand dam des bonnes gens du palais. Une de ses cousines, l’archiduchesse Mathilde, voulant dissimuler sa cigarette lors de l’arrivée impromptue de son père, mit le feu a ses vêtements et mourut brûlée vive.

Au retour de la guerre qu’il perdit, son mari la délaissa aux profits de nombreuses maîtresses, et Sissi sombra encore une fois et se remit à tousser. Elle retourna en cure et commença une étrange collection de photos de femmes. Elle revint à Vienne, mais n’avait qu’un seul désir : voyager de par le vaste monde, ce qu’elle fit le plus souvent possible, négligeant ses trois enfants, son mari et ses devoirs impériaux.

C’est qu’Élisabeth cachait un secret : sa peur démesurée de prendre du poids.

Et en 1860, elle utilisa les mêmes trucs qui sont encore en vogue aujourd’hui : peu de nourriture et un maximum d’activités physiques. Ainsi, elle ne se nourrit que de lait et de bouillon de poulet. Lorsqu’on constata qu’elle manquait de vitamines, elle modifia sa diète et ne mangeait que huit oranges par jour. Elle s’astreignait à deux heures de gymnastique chaque matin et s’adonnait à la marche forcée et à l’équitation quotidiennement aussi.

Avec un tel régime, son poids ne dépassera jamais les 50 kilogrammes, elle qui mesurait tout de même 1 m 72 (indice de masse corporelle :16,9). C’est pourquoi, a posteriori, bien des gens croient qu’elle a toujours souffert d’anorexie.

L’histoire d’un miracle devenu maladie

C’est un illustre médecin iranien du XIème siècle, Avicenne, qui fit la première description de la maladie. Puis le Moyen-Âge vit apparaître ce que les médecins appelèrent anorexia mirabilis. Cette perte «miraculeuse» de l’appétit était l’apanage de jeunes religieuses faisant partie de communautés mystiques. Elles réussissaient ainsi à se couper de tout plaisir de la chair et offraient à Dieu ce sacrifice ultime. Certaines prétendaient même ne se nourrir que d’une hostie par jour lors de leur messe.

Le destin tragique de Catherine de Sienne

Catherine de Sienne 

Au XIVème siècle, naît d’une famille de vingt-deux enfants Catherine qui, suite aux décès de ses trois sœurs préférées, entre en religion dans l’ordre des sœurs de la Pénitence de saint Dominique. Elle mange très peu et jamais de viande, se fait vomir régulièrement, se flagelle et ne dort que quelques heures par jour. Elle en vient à ne pratiquement plus manger du tout et cesse même de boire. Elle meurt à 33 ans et est canonisée en 1461 : sainte Catherine de Sienne.

On doit au médecin anglais Richard Morton la première description médicale de l’anorexie dans son livre paru en latin en 1689. Le livre portait surtout sur la tuberculose. Mais le Dr Morton avait noté que certaines personnes semblaient arriver à un état de dépérissement semblable à celui provoqué par la tuberculose. Il découvrit que ces personnes, sans causes apparentes, semblaient refuser de s’alimenter. Il nomma la maladie : la consomption ou phtisie nerveuse, dont les symptômes principaux sont le manque flagrant d’appétit, le refus de se nourrir, l’aménorrhée, l’hyperactivité, la constipation et la cachexie

L’inanition hystérique

Il faudra attendre près d’un siècle plus tard pour connaître de nouveaux développements. Ceux-ci viendront d’un psychiatre français, Charles Lasèque, qui décrit la maladie comme étant d’origine mentale et lui donne le nom d’inanition hystérique.

Il considère que cette maladie est une anomalie intellectuelle, un trouble central et héréditaire dû à un refoulement plus ou moins conscient d’un désir.

W. Gull propose quelques années plus tard le terme «anorexie nerveuse» (anorexia nervosa) qu’il attribue à des troubles du système nerveux central et à l’hérédité.

Au début des années 1890, le professeur Charles Huchard propose une distinction entre anorexie gastrique et anorexie mentale. Freud, quant à lui, parlera d’une association entre anorexie et mélancolie vers 1895.

Une thèse avait aussi cour à l’époque à savoir que l’anorexie pouvait être causée par une maladie de l’œsophage ou encore un rétrécissement de l’estomac.

La jeûneuse de Tutbury

Ann Moore

L’histoire de cette femme pieuse a débuté en Angleterre au début du XIXème siècle. D’abord reconnue pour sa très grande piété, cette pécheresse repentie commença en 1807 une anorexie qui allait devenir célèbre jusqu’en Amérique. Mais le fait allait fournir une lutte épique entre les tenants de l’anorexie comme étant une maladie, et ceux qui croyaient qu’elle était d’origine miraculeuse.

Après une première observation qui laissait chacun bien ancré dans son clan, on finit par découvrir en 1812 qu’Ann Moore se nourrissait en catimini en très petites quantités et laissait croire qu’elle ne prenait ni vivres, ni eau, et que seule l’intervention divine la maintenait en vie.

L’imposture démasquée fit histoire tout au long de ce siècle.

Sarah Jacob

Un autre cas similaire vit le jour au pays de Galles en 1867 avec une jeune fille de 12 ans, Sarah Jacob, dont les parents disaient qu’avec l’aide de Dieu, leur fille ne se nourrissait que d’un minuscule morceau de pomme quotidiennement. Flanqué d’infirmières incorruptibles, on se mit donc à observer la jeune Sarah 24 heures sur 24. Au bout de 6 jours, la jeune fille s’affaiblissait dangereusement et on demanda aux parents l’autorisation de cesser l’expérience et d’alimenter Sarah. Plutôt que de perdre la face, ceux-ci refusèrent. Le 10ième jour, la jeune fille mourut donc et les parents furent condamnés à des peines de prison pour leur comportement. Dès lors, l’origine mystique de l’anorexie perdit toute crédibilité.

Origines psychologiques ou physiologiques?

Le début du vingtième siècle sera marqué des descriptions de Gilles de la Tourette et Pierre Janet, qui seront les premiers à souligner l’importance de la perception de l’image corporelle chez les anorexiques. La Tourette précise que les patientes ne souffrent pas d’un manque d’appétit mais plutôt d’un refus d’appétit.

Les causes d’origines psychologiques semblent bien avoir reçu l’assentiment de toute la communauté médicale, du moins jusqu’en 1914 où un pathologiste allemand, Morris Simmonds, établit une relation entre la glande pituitaire et l’anorexie. Des causes endocriniennes alimentent alors le débat scientifique et il faudra attendre au milieu du siècle avant que la thèse psychologique ne refasse surface et que l’on comprenne que les manifestations physiologiques et endocriniennes sont des conséquences et non des causes de l’anorexie.

On estime aujourd’hui qu’environ 1 % des femmes de 15 à 35 ans souffrent d’anorexie. Les hommes sont 10 fois moins nombreux à en être atteints. L’hérédité joue un rôle puisque la fréquence de la maladie est dix fois plus élevée chez les parentes au premier degré que dans un groupe témoin.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Visible dans ses spermatozoïdes, l’obésité du père affecte ses enfants


Les futurs pères partagent l’hérédité tout comme la mère chez leurs enfants. L’obésité fait partie de ce partage, mais qui est réversible si une personne perd du poids
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Visible dans ses spermatozoïdes, l’obésité du père affecte ses enfants

 

L'obésité du père prédispose ses enfants à l'obésité et au diabète. ©West Coast Surfer / Moo/REX/SIPA

L’obésité du père prédispose ses enfants à l’obésité et au diabète. ©West Coast Surfer / Moo/REX/SIPA

Des marques épigénétiques spécifiques ont été observées dans les spermatozoïdes d’hommes obèses.

HÉRÉDITÉ. L’obésité d’un homme se voit dans ses spermatozoïdes. Des chercheurs danois de l’université de Copenhague (Danemark) ont trouvé des marques spécifiques, dites épigénétiques, qui ne sont pas présentes sur l’ADN des hommes sveltes. De plus, ces milliers de marques se révèlent réversibles puisqu’elles disparaissent rapidement chez les anciens obèses qui ont retrouvé un poids normal après avoir subi une opération visant à réduire la capacité de l’estomac. Ces modifications de l’ADN, appelées méthylations, qui portent sur des gènes liés à l’obésité ou au système nerveux, pourraient bien affecter la santé ou le comportement de la descendance.

Chez la souris, on sait déjà que l’obésité paternelle due à l’alimentation induit des troubles métaboliques et prédispose la première et la seconde génération à l’obésité et au diabète. Plus généralement, la découverte que l’ADN des spermatozoïdes est modifié par le mode de vie suggère que les recommandations faites aux femmes qui désirent concevoir un enfant pourraient être valables pour les futurs pères.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Ce que votre père a fait avant votre naissance pourrait influer sur votre futur


Je pense que les recherches ont une bonne voie et ainsi démontré que le mode de vie du futur père et aussi important que celle de la mère. Le père laisserait probablement un héritage plus qu’on le pensait aux futurs enfants
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Ce que votre père a fait avant votre naissance pourrait influer sur votre futur

 

father and daughter | Edward Musiak via Flickr CC License by.

father and daughter | Edward Musiak via Flickr CC License by.

Paul Haggarty

On en est encore aux prémices de ce nouveau champ de recherches.

Ce ne sont pas seulement les femmes enceintes qui doivent se soucier de leur mode de vie. Une nouvelle étude publiée dans la revue Science donne du grain à moudre à un ensemble de recherches examinant la façon de vivre et l’environnement des futurs pères. Et en quoi ces facteurs pourraient influer sur la vie de leurs enfants et de leurs petits-enfants.

Nous savons que de nombreuses caractéristiques –le poids, la taille, la prédisposition aux maladies, la longévité ou l’intelligence– peuvent être en partie héréditaires. Mais jusqu’à présent, les chercheurs ont toujours eu du mal à identifier une assise génétique précise. La raison? Notre incapacité, pour partie, à comprendre comment fonctionne l’ensemble. Désormais, on s’intéresse de plus en plus à un nouveau champ de recherche appelé «épigénétique», qui pourrait expliquer cette héritabilité.

L’épigénétique fait référence à l’information dans le génome contenue dans la séquence ADN. Cette information prend des formes diverses, mais les plus couramment étudiées par les chercheurs se rapportent à la modification clinique (connue sous le nom de méthylation et acétylation) de l’ADN et des protéines (on les appelle histones) qui, mises ensemble, composent le génome humain.

Cette information épigénétique –qui influence le choix de celles des copies de gènes qui «s’expriment» ou sont utilisées– peut se transmettre d’une génération à l’autre pendant la reproduction. Elle peut même persister dans les tissus et les organes d’une personne, tout au long de sa vie, cela même quand ses cellules se renouvellent.

Une hypothèse a suscité beaucoup d’intérêt ces dernières années: durant la reproduction, l’environnement d’une personne, par exemple la façon dont elle se nourrit, jouerait sur les signatures épigénétiques de ses enfants avec des possibles conséquences sur leur santé future. La plupart des travaux scientifiques se sont concentrés sur les signatures épigénétiques transmises à travers la lignée maternelle. Mais le capital génétique de la mère n’intervient que pour la moitié du génome de l’enfant et les chercheurs font de plus en plus attention au rôle joué par les pères dans le processus de l’héritage épigénétique. La nouvelle étude de Science affirme que la manipulation du processus épigénétique, pendant la production de sperme chez les souris, influence le développement de leur descendance pendant de multiples générations.

Ce que les pères transmettent

Nous le savons déjà, des signatures épigénétiques spécifiques dans le sperme du père ont été liées à un risque d’autisme chez les enfants. On a également associé l’âge du père, au moment de la conception, à des changements épigénétiques du sperme et au risque de voir ses enfants exposés à certaines maladies.

On a également observé des changements épigénétiques chez les enfants nés par insémination artificielle, quand le sperme du père n’était pas fonctionnel. Des expériences pratiquées sur des souris ont prouvé que l’administration d’éthanol chez les mâles affecte les signatures épigénétiques du cerveau de leur progéniture. Cela, conjugué à d’autres études, démontre les effets que le mode de vie paternel peut avoir sur la santé de l’enfant. Et l’étude de la revue Science ouvre de nouveaux horizons sur ce qui pourrait se passer à l’avenir.

Dans leurs derniers travaux, les chercheurs de l’université McGill, au Canada, ont utilisé le génie génétique pour modifier, pendant la production de sperme chez les souris, l’activité de l’une des protéines «histones» qui contrôle les processus épigénétiques (baptisée KDM1A histone lysine 4 demethylase). Ils ont montré que ce changement a influé sur la santé et le développement de leur progéniture et que cet effet a persisté pendant un certain nombre de générations.

Signatures épigénétiques

L’étude ne prouve pas que cet effet provoqué artificiellement pourrait être reproduit chez l’homme via l’exposition à un environnement particulier ou bien dans le cas d’une spécificité génétique chez un individu. Mais, à en croire les chercheurs qui l’ont étudiée, cette variation génétique des histones qui commandent l’épigénétique pourrait très bien produire des effets semblables chez les humains.

Toujours selon eux, si, chez l’homme, certains facteurs environnementaux altèrent ce même processus épigénétique au cours de la production de sperme, voilà qui pourrait constituer un facteur sous-jacent de malformations congénitales et de maladies imputables au père. Il s’agit certes de conditions médicales sérieuses, mais beaucoup de chercheurs s’intéressent aussi à des effets plus subtils parmi la population.

Les scientifiques ont formulé une hypothèse. Selon eux, des effets épigénétiques plus modérés seraient utiles du point de vue de l’évolution.

Ils permettraient aux futurs descendants de ressentir en quelque sorte l’«environnement métabolique» (comme la famine, ou la trop grande abondance de nourriture) dans lequel ils viennent au monde, en fonction de quoi ils programmeront alors leur propre métabolisme afin de s’adapter à cet environnement. Pour arriver à ce résultat, le «programme génétique»devrait être remis à jour à chaque génération, mais cette nouvelle étude semble démontrer la stabilité d’un changement épigénétique au fil des générations.

Il faudra davantage d’études pour comprendre comment cette nouvelle découverte se rapporte à l’héritage épigénétique humain, mais elle a amélioré notre connaissance de la façon dont tout cela se met en place. On en est encore aux prémices de ce nouveau champ de recherches, mais si ces processus peuvent s’appliquer à l’homme, les retombées pourraient être conséquentes. Des caractéristiques que nous pensions autrefois être inéluctables pourraient être modifiées. Et notre façon de vivre pourrait se répercuter non seulement sur notre propre santé, mais aussi potentiellement, sur celle de nos enfants, voire de nos petits-enfants.

http://www.slate.fr/

Pourquoi vieillit-on?


Avec une population vieillissante, depuis quelques années, des chercheurs s’intéressent du pourquoi et du comment on l’on vieillit pour ajouter à ce que l’on sait déjà. Pourquoi les gens vieillissent moins bien que d’autres ? Comment ralentir l’effet vieillissement ? Les bonnes habitudes de vie sont des atouts importants pour mieux vieillir
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Pourquoi vieillit-on?

 

Le vieillissement est un domaine d'étude relativement jeune.... (Photo Masterfile)

Le vieillissement est un domaine d’étude relativement jeune.

PHOTO MASTERFILE

CATHERINE HANDFIELD
La Presse

Quand nous vieillissons, notre masse musculaire diminue, nos sens s’émoussent, notre mémoire décline et nos cellules changent. Certaines personnes vieillissent vite, d’autres, moins. Pourquoi? Des recherches sont en cours pour mieux comprendre le phénomène, dont la plus vaste étude canadienne menée à ce jour sur le vieillissement.

«On a tous des exemples de gens qui vieillissent très vite, et d’autres exemples de gens qui, à 95 ans, sont encore forts, se déplacent, vivent chez eux, vaquent à leurs occupations quotidiennes comme ils l’ont toujours fait. Pourquoi? C’est la grande question.»

Cette grande question, Hélène Payette et quelque 160 chercheurs aux quatre coins du Canada tenteront de l’approfondir dans le cadre de l’Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement, la plus vaste étude du genre jamais réalisée au pays.

L’équipe de chercheurs (dirigée par le Dr Parminder Raina, de l’Université McMaster) suivra sur une période d’au moins 20 ans quelque 50 000 Canadiens de 45 à 85 ans. Le recrutement, qui a cours depuis trois ans, sera fini dans les prochaines semaines. Les chercheurs pourront dès lors entreprendre le premier suivi.

L’objectif: mieux comprendre les processus de vieillissement pour aider les gens à mieux vieillir et aider les organisations de la santé et des soins à leur offrir les services adéquats.

«C’est [l’étude sur le vieillissement] la plus importante au Canada et l’une des plus importantes internationalement, tant par le nombre de sujets que par l’ampleur des thèmes qu’on va rechercher», indique la Dre Hélène Payette, professeure au département des sciences de la santé communautaire de l’Université de Sherbrooke et cochercheuse responsable du thème habitudes de vie dans l’étude longitudinale.

Tous les trois ans, les participants devront répondre à un questionnaire sur leurs habitudes de vie, tant sur les plans physique, social que psychologique. Plusieurs devront aussi passer une panoplie de tests: mesure de la masse musculaire et de la densité osseuse, échantillon de sang et d’urine, qualité de l’ouïe, du goût et de l’audition… Les résultats – anonymes, bien sûr – seront accessibles à tous les chercheurs qui en font la demande.

«Quoi qu’on fasse, en vieillissant, on perd du goût et de l’odorat. Par contre, certains en perdent plus vite que d’autres. Ce qu’on veut déterminer, ce sont les facteurs qui l’expliquent et comment on peut agir sur ces facteurs.»

La Dre Hélène Payette
professeure au département des sciences de la santé communautaire de l’Université de Sherbrooke

Si les participants sont recrutés dès l’âge de 45 ans, c’est pour mieux cerner les changements majeurs qui surviennent à la retraite.

«Est-ce que certains aspects de la retraite peuvent influencer la qualité du vieillissement plus tard?, demande la Dre Payette. C’est infini à quel point on pourra questionner la banque de données.»

Beaucoup à découvrir

Le vieillissement est un domaine d’étude relativement jeune. Comme les populations vieillissent, un nombre grandissant de chercheurs s’y intéressent depuis 20 ans, souligne Hélène Payette, qui qualifie ce domaine d’«extrêmement stimulant».

Les changements qui surviennent après 65, 75 ans sont majeurs, dit-elle, d’une importance «que l’on ne soupçonnait pas avant». Perte de masse musculaire, diminution des sens, déclin cognitif…

«En fait, les changements sont à peu près similaires, en matière de quantité et de vitesse, à ceux d’un petit enfant dans ses deux premières années de vie, souligne Hélène Payette. Un enfant est dans les gains, et, à la fin de la vie, on est plus dans les pertes.»

La manière dont on encadre nos tout-petits nous donne d’ailleurs de bons indices sur la façon de mieux vivre son vieillissement.

«Quand les petits enfants grandissent, on met tellement d’importance sur leur alimentation, sur l’exercice, sur les jeux qu’ils font avec d’autres enfants, dit la Dre Payette. Ça revient à des choses aussi simples que celles-là. Ce parallèle avec la fin de vie, ça nous donne des pistes, souvent. Et ce qu’on découvre, plusieurs fois, confirme ces pistes-là.»

«Nous avons l’âge de nos cellules»

 

Certes, l’hérédité compte pour beaucoup. Cela dit, les habitudes de vie ont un impact direct sur la vitesse, la qualité du vieillissement… et même l’expression des gènes.

Les télomères 

Le vieillissement est complexe et implique de nombreux processus. Mais d’un point de vue fondamental, pourquoi vieillit-on? Les chromosomes possèdent à leurs extrémités des télomères, des structures qui agissent comme des horloges biologiques.

«Chaque fois que la cellule se divise, un bout de télomère disparaît, explique Richard Béliveau, docteur en biochimie et directeur scientifique de la Chaire en prévention et traitement du cancer de l’UQAM. Quand les télomères sont rendus trop petits, les enzymes responsables de la réplication de l’ADN ne sont plus capables de répliquer l’ADN et la cellule meurt.»

De nombreuses maladies seraient associées au raccourcissement des télomères, indique le Dr Gaétan Brouillard dans son livre La santé repensée. Athérosclérose, hypertension artérielle, accidents vasculaires cérébraux, cancer, maladie d’Alzheimer, maladie de Parkinson: la liste est longue.

Ralentir le processus

De plus en plus d’études le démontrent: l’adoption de saines habitudes de vie – alimentation riche en légumes et en protéines, exercice physique, diminution du stress – permet de diminuer la vitesse à laquelle nos télomères raccourcissent.

«Ça veut dire qu’on augmente notre longévité et notre qualité de vie pour autant », résume le Dr Brouillard.

À l’opposé, l’obésité, le tabac et l’alimentation industrielle riche en gras trans causent de l’inflammation chronique, un désordre physiologique qui s’établit dans les tissus à la suite d’un déséquilibre de l’homéostasie, soit l’équilibre physiologique des systèmes.

«L’inflammation amène un climat qui fait en sorte que certaines cellules vont mourir plus rapidement», vulgarise le Dr Béliveau.

Épigénétique

Certaines personnes vieillissent bien sans trop y mettre d’effort parce qu’elles ont de bons gènes.

«Mais il y a aussi des gens qui, même avec une mauvaise hérédité, vont pouvoir vivre en santé en modulant l’expression de leurs gènes», explique le Dr Richard Béliveau.

Il s’agit de l’épigénétique, l’étude de l’influence de l’environnement – incluant les habitudes de vie – sur l’expression des gènes. Ce domaine d’étude en pleine croissance contraste avec la fatalité longtemps associée à l’hérédité.

«Par exemple, en faisant de l’exercice, vous inhibez les gènes associés aux protéines liées à l’inflammation», explique le Dr Béliveau.

Le Dr Gaétan Brouillard souligne pour sa part que, selon certaines études, 40% des maladies chroniques pourraient être évitées si on adoptait un bon mode de vie.

Jamais trop tard

On ne le répétera jamais assez: il n’est jamais trop tard pour changer son mode de vie. L’être humain, à tout âge, a une grande capacité d’adaptation. Le Dr Richard Béliveau cite en exemple une étude américaine publiée en 2008 et réalisée auprès d’hommes de 62 ans en moyenne.

«On les a fait bouger 30 minutes par jour, on a augmenté leur consommation de végétaux, et après trois mois seulement, l’activité de la télomérase (l’enzyme qui protège l’intégrité des télomères) avait augmenté de près de 30% chez les participants», résume le Dr Richard Béliveau.

Malheureusement, note le Dr David Lussier, de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal, certaines personnes font tout ce qu’il faut, mais vieillissent quand même moins bien, parce qu’elles souffrent d’arthrose, par exemple. Cela dit, mieux vaut mettre toutes les chances de son côté.

« Il y a juste une chose importante dans la vie: être heureux. Et c’est impossible d’avoir une vieillesse heureuse si la santé n’est pas dans l’équation», conclut Richard Béliveau.

Retarder les effets du temps

Vous voulez mettre toutes les chances de votre côté pour vivre une belle et longue vieillesse? Voici 10 grands conseils offerts par les chercheurs et intervenants à qui nous avons parlé.

CESSEZ DE FUMER. MAINTENANT.

«Quand vous fumez, vous vous préparez une vieillesse exécrable. Les gens pensent qu’ils vont tomber comme des chênes coupés à la hache lorsqu’ils fument, mais ce n’est pas ça: on fait un AVC, on devient paraplégique, on est aphasique, on perd des capacités et on traîne 10, 15, 20 ans extrêmement handicapé.» – Richard Béliveau, docteur en biochimie et directeur scientifique de la Chaire en prévention et traitement du cancer de l’UQAM

MAINTENEZ UN POIDS SANTÉ

«L’embonpoint est associé à une perte de fonctions. Pas juste physiologiques, pas juste métaboliques, mais aussi musculo-squelettiques  – arthrose, arthrite, etc. Si vous êtes en surcharge de poids, vous imposez une usure prématurée à vos articulations.» – Richard Béliveau

PERSONNES ÂGÉES: MANGEZ…

«On a toujours pensé qu’en vieillissant, les gens devaient manger moins, parce que c’est mieux d’être menu quand on est vieux. Or, ce qu’on voit, c’est que les gens qui ont un peu de surpoids par rapport aux normes pour les populations âgées vieillissent mieux. On ne comprend pas exactement pourquoi encore, mais on continue la recherche.» – Hélène Payette, professeure au département des sciences de la santé communautaire de l’Université de Sherbrooke

… ET AUGMENTEZ VOTRE APPORT EN PROTÉINES

«On suggère maintenant aux personnes de 65 ans et plus d’augmenter leur apport en protéines pour contrer un peu l’inéluctable perte de masse musculaire. Le problème, c’est qu’en vieillissant, les personnes vivent seules et, la plupart du temps, ce sont les protéines qui écopent.» – Hélène Payette

ENTRETENEZ VOTRE RÉSEAU SOCIAL

«Au moment de la retraite, c’est important de se refaire un réseau social et de garder ses amis. C’est un gage de santé mentale. C’est un gage, aussi, de préparer des repas entre amis – donc, de bien manger, de faire de l’activité physique avec eux. Ça aide aussi à préserver le déclin de la cognition.» – Hélène Payette

MANGEZ BIEN

«Le Guide alimentaire canadien nous dit très bien ce qu’on devrait manger. Quand on mange de 7 à 10 portions de fruits et légumes par jour – frais, le plus possible -, c’est sûr qu’on prend nos antioxydants. C’est beaucoup mieux de manger des aliments que d’aller chercher un pot de vitamines à la pharmacie.» – Hélène Payette

PRENEZ DE LA VITAMINE D

«En prévention, dès l’âge de 50 ans, c’est important, à mon avis, de prendre un supplément de vitamine D. Elle joue un rôle sur le plan cognitif en augmentant la qualité de nos neurotransmetteurs. Elle est aussi bénéfique pour l’appareil vasculaire, le sommeil et la dépression saisonnière.» – Gaétan Brouillard, médecin en médecine intégrative et globale

FAITES DE L’EXERCICE ET DORMEZ

«Si on fait de l’exercice de façon régulière, on augmente notre masse musculaire. En ayant plus de force et plus d’équilibre, on peut prévenir les chutes. L’exercice prévient aussi le déclin de la mémoire. Le sommeil, lui, a plusieurs fonctions de restauration […]. Quand on dort mal, on a plus de douleurs le lendemain. C’est important aussi pour l’humeur. Et il faut dormir sans médicament, le plus possible.» – David Lussier, directeur scientifique d’AvantÂge, le centre de promotion de la santé des personnes âgées de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal

http://www.lapresse.ca/

Je grossis pour un rien et pas elle… Pourquoi ?


Certaines femmes prennent du poids à cause de mauvaises habitudes alimentaires, manque d’exercices, mais aussi l’hérédité, la ménopause … Alors que d’autres arrivent à garder leur poids pendant toute leur vie. Quelle injustice. ! Sans être obsédé par les kilos en trop, il est préférable d’apporter une bonne hygiène de vie, et surtout ne pas tomber dans des régimes miracles, ni au découragement
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Je grossis pour un rien et pas elle… Pourquoi ?

 

Malgré tous leurs efforts, il y en a qui sont tout le temps en train de lutter contre les kilos tandis que d’autres engouffrent n’importe quoi et restent obstinément minces.

La justice n’est pas toujours de mise en matière de poids. Mais le comportement joue aussi. Décryptage

Le poids de l’hérédité

Depuis très longtemps, on sait qu’un enfant né de deux parents de poids normal a seulement 10 % de risque de devenir obèse. Si c’est Papa ou Maman, ce risque monte à 40 %. Et si c‘est Papa et Maman, ce risque double.

Au fil des années, les scientifiques ont identifié des gènes responsables de la prise de poids et ils ne cessent d’en trouver de nouveaux. Mais, en pratique, cela ne change rien au problème : on ne peut pas modifier ses gènes, on est obligé de faire avec.

Conclusion : s’il y a un gros ou une grosse dans votre famille proche, vous n’avez pas d’autres choix que de vous bouger le plus possible pour augmenter votre dépense énergétique et vous accrocher à une alimentation équilibrée.

L’obsession des kilos

Les minces ignorent le plus souvent la balance. Parfois, elles n’en ont même pas une chez elles, et elles ne se pèsent que lors d’une visite médicale.

Vous êtes de celles qui commencent leur journée en se pesant ou pire encore, qui se confrontent à leur balance plusieurs fois par jour ? Vous avez une balance hyper sophistiquée qui vous indique le gras, la masse musculaire, et, – horreur ! – qui vous parle et donc vous culpabilise dès une différence de 200 g ?

Dans une même journée, votre poids peut varier de 1 à 3 kg, et ce pour différentes raisons : degré d’hydratation, composition des aliments, etc.

Quand votre poids augmente de quelques centaines de grammes, vous vous privez de manger, consciemment ou inconsciemment. Quand il n’a pas bougé ou qu’il a diminué, vous levez le pied sur les privations.

Conséquence ? Vous déséquilibrez votre alimentation et surtout, vous n’êtes plus à l’écoute de vos sensations de faim et de satiété. C’est la meilleure façon de grossir.  Plus vous êtes obsédée par votre poids, plus vous accumulez les (mal)chances d’en prendre !

La solution ? Notez votre poids un matin, à jeun, après avoir fait pipi. Puis rangez votre balance au fond d’un placard (que vous devrez vider pour la récupérer). Ressortez-la un mois plus tard et pesez-vous dans les mêmes conditions. Alors, la différence, en plus ou en moins, sera vraiment valable.

Le manque de sommeil

Vous vous couchez tard, vous vous levez tôt, vous avez du mal à vous endormir ? Bref, vos nuits sont trop courtes. Et vous rattrapez votre manque de sommeil pendant le week-end.

Il n’est pas impossible que ces kilos que vous prenez si facilement viennent de cela. Des chercheurs de l’Université de Washington ont constaté que dormir moins de sept heures par nuit favorisait la prise de poids : les gènes de l’obésité se mettent au repos pendant le sommeil. Donc, plus on dort, moins ils fonctionnent.

D’autre part, le manque de sommeil, ça fatigue. Pour lutter contre cette fatigue, on a beaucoup plus tendance à grignoter des trucs gras et sucrés, à boire des sodas bien sucrés plutôt que de l’eau, et tout ceci bouleverse l’équilibre alimentaire et fait grossir.

La solution ? Des nuits de 8 heures au moins ! Bouclez la télé, l’ordi, la tablette, le smartphone de bonne heure (de façon à calmer votre cerveau) et couchez-vous plus tôt avec un livre.

« Et pourtant, je ne mange rien ! »

C’est ce que l’on entend souvent dans la bouche des trop grosses (ou de celles qui se croient trop grosses) qui râlent après les minces qui mangent ce qu’elles veulent.

Mais lorsqu’on les soumet à un bilan alimentaire serré, établi jour par jour pendant une semaine, on s’aperçoit alors qu’elles multiplient inconsciemment les erreurs alimentaires.

Trop d’huile et/ou de beurre (selon les régions) pour cuisiner, des repas irréguliers, un manque flagrant de légumes et de fruits. Elles ne grignotent pas car elles se surveillent, ou alors, elles craquent de temps en temps en culpabilisant.

La solution ? Pendant une semaine, inscrivez tous les jours (sur un cahier ou sur un fichier dans votre smartphone) tout, absolument tout, ce que vous avalez dès que vous l’avalez. Et comparez ensuite avec un régime équilibré à 1800/2000 calories (si vous n’avez pas d’activité physique) et 2000/2200 calories, si vous faites un peu de sport.  

Faites aussi le compte de ce que vous achetez comme corps gras (huile, beurre, margarine) et ensuite calculez la consommation moyenne sur une semaine. Si vous dépassez les 200 à 300 g hebdomadaires, tous corps gras confondus, c’est trop. Et cela peut être une des raisons de votre facile prise de poids.

« Il faut que je fasse régime »

C’est ce que vous vous dites et faites souvent. Depuis des années, depuis même peut-être votre adolescence, vous avez accumulé des périodes de restriction plus ou moins sauvages qui vous ont fait perdre 2 ou 3 kg très vite repris.

Résultat ? Vous avez complètement déséquilibré votre organisme. À force d’être ainsi bousculé, votre corps a perdu ses repères.

Il se défend physiologiquement – il est équipé pour cela – en faisant des provisions en vue de la prochaine famine : il ralentit sa dépense de calories quand vous ne lui en apportez pas assez et il fabrique un maximum de gras pendant les périodes d’abondance.

La solution ? Adoptez un régime équilibré en fonction de votre taille et de votre poids et oubliez cette obsession des kilos. Vous les perdrez lentement, mais définitivement.

Manger lentement

A quelle allure mangez-vous ? Combien de temps restez-vous à table ?

Si vous avalez tout rond, si vos repas sont expédiés en 15 à 20 minutes, il y a de grandes chances pour que vous ne vous sentiez jamais vraiment rassasiée.

Vingt minutes, c’est le temps qu’il faut à votre centre de satiété pour se mettre en route et vous envoyer les bénéfiques signaux de rassasiement. Quand vous mangez vite, il n’a pas le temps de bien fonctionner et n’enregistre pas ce que vous venez d’avaler.

Résultat ? Vous ne vous sentez jamais vraiment bien, vous avez tout le temps envie de manger quelque chose. Vous résistez mais vous craquez souvent.

Les minces mangent lentement : elles prennent le temps d’apprécier ce qu’elles ont dans leur assiette (ou le sandwich de midi), elles sont naturellement à l’écoute de leurs sensations, elles s’arrêtent spontanément lorsqu’elles sont rassasiées. Ainsi, elles ne mangent pas au-delà de leurs besoins énergétiques.

La solution ? Obligez-vous coûte que coûte à manger lentement. Cela va vous demander un gros effort, cela va vous énerver mais, que vous soyez ou non prédisposée génétiquement à la prise de poids, c’est la bonne solution pour ne plus grossir

Article publié par Paule Neyrat, Diététicienne

Sources : Allison DB, Faith MS, Nathan JS. Risch’s lambda values for human obesity. Internal Journal of Obesity and Related Metabolism Disorder. 1996;20:990-9. leep Duration and Body Mass Index in Twins: A Gene-Environment Interaction http://dx.doi.org/10.5665/sleep.1810. Nathaniel F. Watson, MD, MSc1,2,3; Kathryn Paige Harden, PhD6; Dedra Buchwald, MD4; Michael V. Vitiello, PhD3,5; Allan I. Pack, MB ChB, PhD7; David S. Weigle, MD4; Jack Goldberg, PhD8. Hypothalamic Angptl4/Fiaf Is a Novel Regulator of Food Intake and Body Weight. Diabetes;59:2772–2780 Kim HK, Youn BS, Shin MS, Namkoong C, Park KH, Baik JH, Kim JB, Park. JY, Lee KU, Kim YB, Kim MS.

http://www.e-sante.fr/

Hérédité malsaine


J’aime bien cette citation, s’il y a eu en héritage une éducation malsaine, de la violence sous toutes ses formes dans l’enfance, certains vont y rester dans ce cercle vicieux pendant toute leur vie, alors que d’autres lutterons pour ne pas transmettre aux générations suivantes les mêmes abus
Nuage

 

Hérédité malsaine

 

« J’ai vu des enfants braver et surmonter l’influence d’une hérédité malsaine, cela tient à la pureté qui est un composé inhérent à l’âme humaine. « 

Mohandas Gandhi

Varices : Mais pourquoi moi ?


Les varices qui rendent les jambes enlaidissent la silhouette de la jambe, en plus de causer des désagréments, on voudrait bien s’en débarrasser. En plus, même si c’est la majorité des femmes qui ont des varices, les hommes aussi peuvent en souffrir
Nuage

 

Varices : Mais pourquoi moi ?

 

Les varices sont des veines altérées, dilatées et sinueuses.

Inesthétiques, elles touchent plus souvent les jambes des femmes.

Il faut savoir que les varices sont le reflet d’une insuffisance veineuse, exposant à des complications.

Mais quels sont les facteurs qui favorisent l’apparition de varices

Les varices, c’est quoi exactement ?

 

Les varices désignent des veines dilatées, qui augmentent en longueur et en largeur.

Ces veines allongées font des méandres et serpentent sous la peau, offrant un aspect peu esthétique.

L’élargissement des veines a davantage de conséquences, entraînant un mauvais fonctionnement des valvules, dont le rôle est de favoriser le retour veineux dans les jambes.

Le sang peut donc refluer dans la mauvaise direction, provoquant une dilatation supplémentaire des veines variqueuses.

En plus de veines gonflées qui serpentent, certains patients présentent des veines en forme d’étoiles, signalant des capillaires dilatés, surtout pendant la grossesse.

Mais les varices sont également douloureuses chez certaines personnes et très souvent associées à une sensation de jambes lourdes.

Quels sont les facteurs qui favorisent les varices ?

Pourquoi les veines se dilatent-elles ?

Nous ne savons pas exactement. Il s’agit probablement d’une fragilité, ayant une composante héréditaire.

En revanche, les facteurs de risque sont bien connus :

  • L’âge : à partir de 50 ans, les veines perdent de leur élasticité.
  • Le sexe féminin : les femmes sont deux à trois plus touchées par les varices que les hommes.
  • L’hérédité : les antécédents familiaux de varices.
    Avoir une mère ou un père ayant des varices augmente le risque de souffrir à son tour de varices.
  • La grossesse : les varices survenues à l’occasion d’une grossesse disparaissent rapidement après l’accouchement.
  • Les autres changements hormonaux : périodes prémenstruelles, ménopause.
  • Le surpoids : l’excès pondéral exerce une pression accrue sur le système veineux.
  • Le port répété de charges lourdes.
  • Le manque d’exercice physique.
  • La chaleur (expositions au soleil, sauna, bains chauds…).
  • Une déformation du pied rendant inefficace la pompe veino-musculaire du pied (pieds creux).
  • Les positions debout ou assises prolongées.

Lors de la marche, les muscles des jambes serrent les veines, ce qui favorise la circulation du sang, notamment la remontée du sang vers le haut qui se fait contre la gravité.

En position debout immobile ou en position assise, cette remontée est plus difficile, le sang peut stagner, fragiliser et distendre les veines, voire abîmer les valvules, et donc favoriser l’apparition de varices.

Autrement dit, la prévention des varices consiste à éviter les positions assises, debout et allongées prolongées et à pratiquer une activité physique suffisante.
S

urélever les pieds dans son lit ou en position assise avec un tabouret est également recommandé pour soulager ses jambes et en prévention des varices.

Quel est le traitement des varices ?

 

Le traitement des varices repose sur celui des symptômes et sur la prévention des complications.

En effet, l’insuffisance veineuse expose au risque de phlébite (ou thrombose veineuse profonde : formation d’un caillot sanguin qui bloque la circulation veineuse), voire à l’embolie pulmonaire (le caillot sanguin migre jusque dans les poumons).

Les traitements des varices peuvent être les suivants :

  • Port de bas de contention (prévention de la stagnation du sang dans la veine empêchant la dilatation des veines).
  • Anticoagulants (prévention de la phlébite).
  • Sclérothérapie (injection d’un produit sclérosant pour obstruer la veine altérée).
  • Chirurgie au laser (la chaleur dégagée par le laser force la veine à se fermer).
  • Chirurgie : veinotomie et éveinage (ablation de la portion de veine abîmée).
  • Chirurgie hémodynamique : ligatures des veines superficielles afin de forcer le sang à emprunter les veines profondes.

par Isabelle Eustache

Sources : Ameli.fr, http://www.ameli-sante.fr/varices-des-jambes.html.

http://www.e-sante.fr/