Les victimes du Vésuve sont mortes suite à l’ébullition de leur sang et l’explosion de leur cerveau


Lors de l’éruption du Vésuve en août 79, les personnes qui sont morts fut causé par une forte pression dans le cerveau par l’ébullition du sang. Il semble qu’ils soient mort sur le coup, je l’espère pour eux, car la douleur doit être intolérable
Nuage

 

Les victimes du Vésuve sont mortes suite à l’ébullition de leur sang et l’explosion de leur cerveau

Crédits : Petrone et al./PLOS One

par  Laura Boudoux

C’est en analysant les os, et plus spécifiquement les crânes des victimes de l’éruption du Vésuve que les scientifiques ont fait une découverte horrifiante, raconte Business Insider.

D’après leurs recherches, dont les résultats ont été publiés fin septembre 2018, de nombreuses personnes sont mortes ce mois d’août 79 après l’explosion de leur crâne, causée par une trop forte pression. Autrement dit, les températures extrêmes liées à l’éruption volcanique ont littéralement fait bouillir le sang des populations environnantes, le transformant en vapeur et provoquant l’éclatement de leur boîte crânienne.

Crédits : Petrone et al./PLOS One

Les archéologues de l’hôpital universitaire Federico II, de Naples, ont basé leurs recherches sur les ossements retrouvés dans douze chambres du front de mer de la ville d’Herculanum, toutes remplies de cendres. Ils ont alors découvert sur les os et à l’intérieur des crânes des minéraux rouges et noirs, contenant du fer et des oxydes de fer. Des éléments chimiques directement connectés au phénomène d’ébullition du sang et à sa transformation en vapeur. 

Crédits : Petrone et al./PLOS One

« Pour la première fois, nous montrons ici des preuves expérimentales convaincantes suggérant la vaporisation rapide de liquides organiques et de tissus mous des victimes d’Herculanum au moment de leur mort, par exposition à une chaleur extrême », ont écrit les chercheurs sur Plos One.

Les scientifiques estiment qu’après l’éruption du Vésuve, la chaleur a atteint des températures comprises en 200 et 500°C. Aussi sinistre soit-elle, leur mort aurait été instantanée, précisent-ils.

Sources : Business Insider / Plos One

https://www.ulyces.com

Le Saviez-Vous ►7 sites archéologiques à visiter une fois dans sa vie


Aimant vraiment l’archéologie, j’aimerais un jour visiter des sites qui ont marqué l’Histoire de l’humanité.
Nuage

 

7 sites archéologiques à visiter une fois dans sa vie

 

Les papyrus d’Herculanum livrent de nouveaux secrets


Imaginez lire un papyrus carbonisé lors de l’éruption du volcan Vésuve qui avait enseveli Pompéi et d’Herculanum. Impossible de le dérouler sans le détruire, mais une nouvelle technologie arrive a pourtant à lire sans le dérouler
Nuage

 

Les papyrus d’Herculanum livrent de nouveaux secrets

Par Bernadette Arnaud

Une nouvelle technique d’imagerie utilisée au Synchrotron de Grenoble permet de déchiffrer les très fragiles rouleaux récupérés après l’éruption du Vésuve en -79 sans risquer de les détruire.

BIBLIOTHÈQUE. Ils étaient illisibles, réduits à l’état de cylindres carbonisés. Et pourtant, des chercheurs viennent de les faire « parler ». Détruits lors de la célèbre éruption du Vésuve en 79 de notre ère – qui détruisit aussi Pompéi – les contenus de ces papyrus (volumen) étaient pour leur majorité inaccessibles en raison de leur état. Mais une avancée technologique majeure vient de permettre à une équipe de recherche internationale de pénétrer au cœur de l’un de ces rouleaux, sans avoir à le dérouler ! Un espoir pour connaître enfin les trésors que recèle l’unique bibliothèque de l’antiquité gréco-latine parvenue jusqu’à nous

Cette nouvelle technique d’imagerie, appelée tomographique X en contraste de phase (XPCT), a été utilisée par les équipes du Synchrotron de Grenoble (ESRF) avec les chercheurs de l’Institut de Recherche et d’Histoire des Textes (dépendant du CNRS) et du CNR Italien, comme le relate l’étude publiée dans Nature communications. Elle a été appliquée sur un des six rouleaux (le n°4) dits des « papyrus d’Herculanum de Paris » offerts en 1802 en cadeau au Premier consul Napoléon Bonaparte par le roi de Naples Ferdinand IV.

Papyrus : Le matériau papyrus était fabriqué à partir de portions de tiges de la plante appelée papyrus. Sur des fibres verticales étaient disposées des fibres horizontales plus fines qui, pressées ensemble, formaient des feuillets pouvant atteindre 40 cm x 40 cm. Le suc de la plante exprimé lors de l’écrasement des fibres faisait office de colle, entre la trame et la chaîne. Une fois séchés au soleil, les feuillets collés bout à bout formaient des rouleaux plus ou moins longs. Ceux d’Herculanum atteignaient en moyenne une dizaine de mètres.

Ces papyrus avaient aussitôt été confiés aux savants de l’Institut de France où ils sont depuis conservés.

« L’utilisation de cette technique nous a permis, sans avoir à  dérouler le rouleau, d’identifier un bon nombre de lettres cachées à l’intérieur », explique le papyrologue Daniel Delattre, de l’Institut de Recherche et d’Histoire des Textes, l’un des pères de l’étude.

C’est en partie grâce aux infimes reliefs laissés par l’encre sur le papyrus que 22 lettres de l’alphabet grec (qui en contient 24) ont pu ainsi être distinguées (la définition des images est ici de 45 microns).

Dans l’Antiquité, on écrivait en effet en utilisant une encre à base de carbone obtenue à partir de résidus de fumée (lire ci-dessous).

Encre : Des analyses effectuées en 1990 par des chercheurs norvégiens ont permis de vérifier la composition de l’encre antique, connue jusque-là seulement par les auteurs anciens. A savoir qu’une grande quantité de suie était produite par la combustion de charbon de bois dans des pièces aux murs lisses, suie que l’on raclait ensuite, pour la mélanger à de la gomme arabique, et en faire de l’encre. L’ensemble se présentait ensuite sous forme de galettes qu’il suffisait de briser en fragments et de diluer dans de l’eau.

TIC. Il n’avait pas été possible jusque-là de la distinguer du support car sa composition est quasi identique à celle des papyrus carbonisés. Or c’est en jouant sur la différence des indices de réfraction de l’encre et du papyrus carbonisé que la nouvelle technique s’est révélée efficace : le faible relief des lettres à la surface des fibres de papyrus a été suffisant pour produire un contraste significatif. La précision est telle que les chercheurs sont désormais à même d’identifier peut-être… l’auteur des textes ! Daniel Delattre a en effet découvert la présence d’un petit « crochet » à la base de certaines barres verticales des lettres, « tic » d’écriture du copiste de ce rouleau.

Des papyrus ont « explosé » suite à des manipulations malheureuses

Ces centaines de papyrus carbonisés –  au nombre de  600 à 700 –, ont été sans doute réunis par le philosophe Philodème de Gadara, auteur lui-même de nombreux livres d’éthique. Ils ont été exhumés, entre 1752 et 1754, d’une villa située à Herculanum et appartenant à Calpurnius Pison Caesoninus, le beau-père de Jules César, et appelée depuis « Villa des Papyrus ». Cette magnifique demeure patricienne avait été totalement ensevelie sous des torrents de boue et de lave descendus du Vésuve. Cuits par la chaleur des coulées destructrices (320°C), ces rouleaux végétaux n’ont cependant pas été calcinés puisqu’ils n’ont jamais été au contact des flammes. Une chance que les chercheurs tentent depuis longtemps d’exploiter.

Depuis leur découverte au 18e siècle, de multiples tentatives de lecture ont en effet eu lieu. Une machine à dérouler les papyrus avait même été inventée au 18e siècle par un spécialiste des miniatures du Vatican du nom d’Antonio Piaggio. Malheureusement – et encore récemment – divers essais d’écorçage ont fait « exploser » en centaines de fragments certains de ces inestimables trésors, les mutilant ou les détruisant à jamais.

D’où l’intérêt de cette nouvelle technique qui préserve l’intégrité des documents.

« Elle ouvre de nouvelles perspectives non seulement pour les rouleaux d’Herculanum non encore exploités, mais aussi pour ceux qui restent sans doute à découvrir, poursuit Daniel Delattre qui s’inquiète cependant pour la pérennité des recherches. Ces travaux demandent des études longues et savantes, et il faut que de jeunes chercheurs puissent obtenir des postes pour les poursuivre. A ceux qui ne comprennent toujours pas pourquoi on étudie des « langues mortes », je dis simplement : ce sont les Grecs et les Romains qui nous parlent en direct à travers ces textes vieux de 2.000 ans ! ».

Une nouvelle séquence d’analyses de rouleaux d’Herculanum est prévue au Synchrotron de Grenoble au printemps 2015.

http://www.sciencesetavenir.fr/