Le Saviez-Vous ► Herbe à puce ou herbe à poux ? Deux choses à savoir


Herbe à puce, l’herbe à poux, une donne le rhume des foins, l’autre provoque des réactions cutanées qui peuvent être douloureuses
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Herbe à puce ou herbe à poux ? Deux choses à savoir

 

Ambrosia artemisiifolia

OSKANOV VIA GETTY IMAGES

Ambrosia artemisiifolia

De nombreuses personnes confondent toujours ces deux plantes qui n’ont absolument pas les même effets.

  • Agence Science-Presse

L’herbe à poux et l’herbe à puce sont facilement discernables, pourtant de nombreuses personnes confondent toujours ces deux plantes… et les problèmes de santé qu’elles entraînent ! Le Détecteur de rumeurs leur vient en aide.

L’herbe à poux — Ambrosia artemisiifolia

On peut toucher sans risque l’herbe à poux, c’est son pollen qui pose problème !

Comment la reconnaître

Pouvant atteindre 1,5 mètre de haut, on la reconnaît à son feuillage vert et dentelé, semblable à celui des carottes. De la fin juillet jusqu’aux premiers gels, ses fleurs mâles produisent de grandes quantités de pollen que le vent peut transporter sur plus de 200 km !

On retrouve l’herbe à poux principalement dans le sud du Québec (Outaouais, Montréal et Montérégie) dans les milieux urbains, en milieu agricole et aux abords des autoroutes. D’origine nord-américaine, elle a été introduite en Europe au XIXe siècle, où elle s’est propagée, notamment en France.

Ses effets sur la santé

L’herbe à poux est l’une des principales responsables de la rhinite allergique — communément appelée rhume des foins — dont souffre un Québécois sur huit. Les personnes allergiques à cette plante auront le nez bouché ou des éternuements ; les yeux rouges, enflés ou irrités ; un problème de respiration, de la toux et même de l’asthme.

L’herbe à puce — Toxicodendron radicans

L’herbe à puce est une plante qu’il ne faut pas toucher, car elle provoque des réactions cutanées importantes !

Comment la reconnaître

C’est une plante à trois folioles pointues, dont la bordure est plus lisse que celle de l’herbe à poux. Son feuillage lustré passe du rougeâtre au printemps au vert foncé en été et devient multicolore à l’automne. En juin et juillet, elle produit des grappes de petites fleurs blanc verdâtre, souvent dissimulées par le feuillage. Puis, en septembre, des fruits de la taille d’un pois font leur apparition. L’herbe à puce peut être grimpante, rampante ou buissonnante.

On la retrouve dans presque toutes les régions du Québec, à l’orée des bois, en bordure des routes et des cours d’eau et sur les terrains vagues.

Ses effets sur la santé

C’est l’urushiol, une toxine contenue dans sa sève, qui cause une dermatite de contact — c’est-à-dire une inflammation douloureuse de la peau. Pas moins de 85 % de la population est susceptible de réagir au contact de cette substance.

Les symptômes se manifestent habituellement dans les 24 à 48 heures suivant un contact direct ou indirect (par exemple avec le pelage contaminé d’un animal) et consistent en des rougeurs, des démangeaisons vives, une inflammation douloureuse ou des cloques. Habituellement, les symptômes disparaissent dans les 7 à 15 jours.

Herbe à poux : feuille dentelée, elle provoque le rhume des foins. On peut la toucher.

Herbe à puce : feuille à trois folioles, substance toxique qui peut entraîner des réactions cutanées. Pas touche !

https://quebec.huffingtonpost.ca

Gare aux pièges de l’été


Nous n’avons peut-être pas eu de printemps, mais l’été est moins pire et certaines journées sont très chaudes et humides.. Ce qui par contre est malheureux, c’est d’avoir des soucis de santé qui arriver souvent pendant la saison estivale, que ce soit l’intoxication alimentaire, les piqûres d’insecte, l’herbe à pouce et encore bien d’autres maux, savoir les symptômes et surtout comment les éviter les pièges de l’été permet de mieux passer les dernières  semaines de vacances
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Gare aux pièges de l’été

 

La chaleur peut être responsable d'une multitude de... (PHOTO MASTERFILE)

La chaleur peut être responsable d’une multitude de malaises et maladies. Il faut donc demeurer attentif aux différents symptômes.

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MÉLISSA PROULX

Collaboration spéciale

La Presse

Comment traiter et, surtout, comment prévenir les problèmes de santé qui nous font la vie dure durant la belle saison ? Le Dr Laurent Vanier, médecin d’urgence à l’hôpital Charles-LeMoyne et à la superclinique Azur, explique les bons gestes à faire pour passer un été en toute quiétude.

Intoxications alimentaires

« Le premier coupable de la hausse des intoxications alimentaires durant l’été, c’est le barbecue. Les gens ont tendance à laisser leurs viandes ou condiments trop longtemps à la température ambiante, et il y a de nombreuses contaminations croisées au contact d’instruments ayant servi à manipuler la viande crue. »

Comment les traiter ?? 

« Les désordres gastro-intestinaux peuvent durer d’un à dix jours. Il n’est généralement pas nécessaire de consulter un médecin, sauf si l’état général est trop affecté, s’il y a persistance des symptômes ou présence de sang dans les selles. Sinon, il s’agit simplement de se garder bien hydraté. »

Comment les prévenir ? 

« Garder les aliments au frais aussi longtemps que possible. S’assurer que la viande est bien décongelée avant de la faire cuire. Éviter la contamination croisée. »

Pour distinguer les différentes intoxications alimentaires: https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/intoxication-alimentaire.html

Otite externe (du baigneur)

« Cette infection de l’oreille est causée par l’eau qui stagne dans le canal auditif externe en raison des baignades. Après un certain moment, les bactéries prolifèrent et créent l’infection. On la reconnaît par la douleur causée par le déplacement de l’oreille et parfois par la présence de pus. »

Comment la traiter ? 

« Des gouttes conseillées par le pharmacien suffisent la majorité du temps. Or, lorsque l’infection est bien installée, il faut consulter un médecin pour obtenir des gouttes antibiotiques plus ajustées. Dans un endroit isolé, on peut mettre quelques gouttes de vinaigre quatre fois par jour pour dépanner. »

Comment la prévenir ? 

« Assécher le canal après chaque baignade à l’aide d’une serviette ou d’un séchoir à main pour les personnes susceptibles de faire des otites à répétition. »

Plus d’information sur l’otite externe aiguë: http://www.cps.ca/fr/documents/position/otite-externe-aigue

Réactions aux herbes

« Le pollen de l’herbe à poux affecte les personnes allergiques vers la fin de l’été avec des symptômes de rhinite, conjonctivite ou asthme allergique. Dans le cas de l’herbe à puce et de la berce du Caucase, le contact direct avec la plante cause des lésions douloureuses sur la peau qui s’apparentent à une brûlure au deuxième degré. »

Comment les traiter ? 

« Après un contact avec l’une de ces deux plantes, laver abondamment la région affectée avec un savon gras et laver ses vêtements. Sur les lésions, on peut appliquer un baume de crème hydratante ou antibiotique offert en vente libre. Si les symptômes sont importants, on consulte un médecin, car un traitement antibiotique peut être indiqué. »

Comment les prévenir ? « Savoir reconnaître les plantes et les éviter. »

Reconnaître et limiter l’herbe à poux: http://sante.gouv.qc.ca/conseils-et-prevention/reconnaitre-et-limiter-l-herbe-a-poux/

Reconnaître et éliminer l’herbe à puce: http://sante.gouv.qc.ca/conseils-et-prevention/reconnaitre-et-eliminer-l-herbe-a-la-puce/

Brûlures causées par la berce du Caucase: http://sante.gouv.qc.ca/problemes-de-sante/brulures-causees-par-la-berce-du-caucase/

Maladies liées à la chaleur

« Il existe tout un spectre de maladies liées à la chaleur dont les atteintes peuvent aller de mineures à sévères. Les crampes de chaleur et l’oedème de chaleur se caractérisent respectivement par des douleurs ou de l’enflure dans les membres inférieurs. Il y a également la syncope de chaleur qui est une perte de conscience brève. Ensuite, l’épuisement par la chaleur entraîne des symptômes de fatigue, de maux de tête, de nausée et de douleurs musculaires. L’atteinte la plus sévère, l’AVC de chaleur (coup de chaleur), avec ses symptômes de confusion, de perte de conscience et de paralysie, nécessite l’hospitalisation, peut avoir des conséquences neurologiques et même causer la mort. »

Comment les traiter et les prévenir ? 

« Demeurer à l’affût des symptômes, savoir s’arrêter, se mettre au frais lorsque possible et s’hydrater. À noter que l’usage de certains médicaments comme des décongestionnants et des antihypertenseurs augmente les risques de réactions à la chaleur. »

Pour plus d’information sur la chaleur accablante et extrême: http://sante.gouv.qc.ca/conseils-et-prevention/prevenir-les-effets-de-la-chaleur-accablante-et-extreme/

Réactions aux piqûres d’insectes

« La plupart des réactions aux piqûres d’insectes disparaissent au bout d’une à deux journées. Or, si une rougeur persiste, réapparaît ou se propage de façon significative, il peut s’agir d’une surinfection. »Comment les traiter ? « Lorsqu’il y a progression d’une infection, il faut consulter, car un traitement antibiotique oral peut être nécessaire. »

Comment les prévenir ? 

« Après une piqûre de guêpe ou d’abeille, il faut veiller à retirer le dard s’il est resté coincé. Ensuite, je conseille d’appliquer de la glace ou une crème antihistaminique pour soulager la douleur et éviter la propagation du venin. »

Pour plus d’information sur les piqûres de moustiques et de tiques: http://sante.gouv.qc.ca/conseils-et-prevention/se-proteger-des-piqures-de-moustiques/

Maladie de Lyme

« Le premier symptôme de cette infection bactérienne transmise par une tique infectée est une lésion cutanée rouge circulaire (dans 80 % des cas). Ensuite, il peut y avoir des maux de tête, une raideur à la nuque, de la confusion, des douleurs musculaires. La maladie non traitée peut entraîner des complications neurologiques, articulaires ou cardiaques. »

Comment la traiter ? 

« La tique met 24 heures pour transmettre la maladie, alors si on la retire à temps, les risques de transmission sont presque nuls. En haut de cette période de 24 heures, il faut consulter un médecin pour recevoir une dose d’antibiotique prophylactique. Un traitement prolongé est indiqué dès l’apparition des symptômes de la maladie. »

Comment la prévenir ? 

« Il faut porter des vêtements longs si on s’aventure dans les herbes hautes ou les boisés. Surtout, il faut être en mesure de voir la tique qui s’est accrochée, alors on inspecte ses membres inférieurs lorsqu’on visite une zone à risque. »

Retrait d’une tique en cas de piqûre: http://sante.gouv.qc.ca/conseils-et-prevention/retrait-de-la-tique-en-cas-de-piqure/

Carte et liste des municipalités à risque d’acquisition de la maladie de Lyme, 2017: https://www.inspq.qc.ca/zoonoses/maladie-de-lyme

http://www.lapresse.ca/

L’herbe à poux : L’heure est à la destruction


L’herbe à poux est en pleine croissance en vue de fleurir et poloniser l’environnement. Il est donc nécessaire avant sa floraison de la déraciner pour éviter les maux qu’elles peuvent causer comme les allergies
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L’herbe à poux : L’heure est à la destruction

 

L’herbe à poux : L’heure est à la destruction

L’herbe à Poux : L’heure est à la destruction

L’herbe à poux est connue pour être une mauvaise herbe très présente au Québec pendant cette période de l’été. Elle connaît une extrême pollinisation pendant la fin du mois de juillet, chose qui a poussé les autorités à appeler la population à détruire ces plantes d’ici le 1 août prochain.

L’herbe à poux cause d’importantes allergies comme le rhume des foins plus connu sous le nom de la rhinite saisonnière, des conjonctivites ou encore des crises d’asthme allergique. L’herbe à poux est présente sur les sols nus, sur les trottoirs ou encore sur les sites vacants. L’émission du pollen de l’herbe à Poux est à son extrême pendant la fin de juillet et à cause des grains de pollen, qui sont transportés par le vent, plusieurs personnes sont victimes de crises d’allergies.

Afin d’éviter la pollinisation de l’herbe à poux, qui a un feuillage mince, il faudrait déraciner les plants et tondre les pelouses pour éviter que les plants d’herbe n’atteignent la floraison. Les personnes présentant des allergies devraient éviter les endroits qui connaissent la présence de cet herbe et aussi de sortir pendant les temps chauds car le pollen est plus présent. Lors de la saison de pollinisation de l’herbe à poux, il faudrait plutôt privilégier les systèmes de climatisation que l’ouverture des fenêtres.

Jean Baptiste

 

http://www.journalducanada.com/

Des mauvaises herbes récalcitrantes poussent au Québec


A force de vouloir combattre ce qui est naturelle, a force de vouloir changer la nature, nous sommes au prise avec des problèmes plus important qu’avant
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Des mauvaises herbes récalcitrantes poussent au Québec

 

Ce plant de grande herbe à poux, qui a poussé en Ontario, a survécu à l’épandage de l’herbicide Roundup.

FOURNIE PAR PETER SIKKEMA, UNIVERSITÉ DE GUELPH

Marie Allard
La Presse

La présence de mauvaises herbes résistantes aux herbicides a été confirmée dans cinq localités du Québec l’été dernier, contre une seule en 2010. En Montérégie et dans les Laurentides, des plants de petite herbe à poux – dont le pollen cause le rhume des foins -, mais aussi de morelle noire de l’Est et d’amarante à racine rouge ont survécu à l’épandage d’herbicides dits du groupe 2.

«La résistance à ces herbicides passe souvent sous le radar, mais ça peut causer des problèmes aux producteurs agricoles», a expliqué à La Presse François Tardif, professeur au département de phytologie de l’Université de Guelph. C’est l’équipe de M. Tardif qui a formellement identifié ces plantes récalcitrantes à l’occasion de tests effectués en laboratoire, l’hiver dernier.

Dans la province, un total de six espèces résistantes à différents herbicides a été répertorié au fil des ans, a indiqué Danielle Bernier, agronome-malherbologiste au ministère de l’Agriculture (MAPAQ).

Le Québec n’est pas encore officiellement touché par la résistance au glyphosate, très populaire désherbant utilisé avec les semences génétiquement modifiées Roundup Ready de Monsanto, mais cela ne saurait tarder.

Deux mauvaises herbes résistantes au glyphosate ont été détectées en Ontario, soit la grande herbe à poux en 2009 et la vergerette du Canada en 2010.

«Dans le cas de la vergerette du Canada résistante au glyphosate, ç’a été comme une explosion, a illustré M. Tardif. On est passé d’un seul cas en 2010 à au moins une centaine de champs documentés présentement.»

Probablement déjà des cas au Québec

Chaque plant de vergerette produit «de 10 000 à 100 000 semences, qui peuvent se répandre par le vent à plus de 500 km», a indiqué le professeur.

L’arrivée au Québec de plants résistants venant de l’Ontario ou des États-Unis est donc prévisible, si ce n’est déjà fait.

«Cela nous préoccupe beaucoup, a confirmé Mme Bernier. Personne ne m’a encore envoyé de plant pour confirmation, mais ça ne m’étonnerait pas qu’il y en ait déjà. Les risques sont très élevés.»

Les pesticides agricoles les plus vendus au Québec en 2009 ont été les acides phosphoriques et leurs dérivés, ce qui comprend le glyphosate, avec 41,6% des ventes.

Ailleurs au Canada, l’émergence d’une troisième espèce résistante au glyphosate, le kochia, a été confirmée en janvier en Alberta par Agriculture et Agroalimentaire Canada.

Sommet sur les plantes résistantes à Washington

Les États-Unis sont plus durement touchés par la propagation des mauvaises herbes résistantes aux herbicides, au point où la National Academy of Sciences a organisé un sommet national sur la question à Washington, le 10 mai. Plus de 380 mauvaises herbes résistantes sont répertoriées chez nos voisins du Sud.

«La résistance est devenue assez grave pour que les législateurs s’y intéressent, a dit M. Tardif, qui s’est rendu au sommet. Cela a un impact sur le déficit commercial des États-Unis, puisque les exportations de blé, de soya et de maïs sont importantes. Dans certains États du Sud, des producteurs ont perdu leur ferme parce qu’ils n’étaient plus capables de contrôler les mauvaises herbes et que les prêts leur ont été coupés.»

Pour mater les plantes résistantes, les agriculteurs font appel à d’autres herbicides ou à des cocktails d’herbicides, ce qui inquiète aussi.

«Dans le Midwest américain, certaines mauvaises herbes sont maintenant résistantes à quatre ou cinq groupes d’herbicides différents», a expliqué le professeur.

«La résistance des mauvaises herbes démontre que l’utilisation des herbicides a ses limites, a affirmé Christine Gingras, agronome et présidente de Vigilance OGM. Il serait franchement temps d’utiliser adéquatement la rotation des cultures et de revenir aux bonnes pratiques agro-environnementales.»

En chiffres

Localités québécoises où la présence de mauvaises herbes résistantes aux herbicides a été confirmée en 2011 et en 2012.

En Montérégie

-Upton: morelle noire de l’Est

-Saint-Mathieu: petite herbe à poux

-Saint-Valentin: petite herbe à poux

-Saint-Jean-sur-Richelieu: morelle noire de l’Est, petite herbe à poux

-Saint-Alexandre: petite herbe à poux et amarante à racine rouge

Dans les Laurentides

-Argenteuil: petite herbe à poux

Source: MAPAQ

Les cultures génétiquement modifiées au Québec, en 2011:

– 52% du soja, soit 157 500 hectares

– 74% du maïs-grain, soit 263 000 hectares

– 85% du canola, soit 14 450 hectares

Les cultures génétiquement modifiées dans le monde, en 2011:

– 26% du canola

– 32% du maïs

– 76% du soja

– 83% du coton

Un total de 160 millions d’hectares de cultures GM ont été recensés dans le monde en 2011, en hausse de 8% par rapport à 2010.

Source: OGM.gouv.qc.ca

http://www.lapresse.ca