Le Saviez-Vous ► Les 8 maladies les plus dangereuses révélées par vos yeux


Une visite pour l’examen de la vue est beaucoup plus que détecter des troubles de visions. Ces examens peuvent détecter des maladies à un stade précoce, tel que certains cancers, diabète, leucémie et autres.
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Les 8 maladies les plus dangereuses révélées par vos yeux

 

Des ophtalmologistes et des optométristes nous parlent des 8 maladies dangereuses qu’ils peuvent détecter en examinant les yeux de leurs patients.

Vos yeux peuvent permettre de détecter un cancer

Un examen des yeux pourrait vous sauver la vie. Nous pouvons tout dépister, de la tumeur au cerveau au cancer du sein et des poumons, nous confie Joseph Pizzimenti, optométriste et professeur agrégé au Nova Southeastern University College of Optometry Eye Care Institute de Fort Lauderdale, Floride. Certains types de saignements de la rétine peuvent aussi indiquer une leucémie. Les médecins des yeux  peuvent diagnostiquer une tumeur au cerveau grâce aux changements dans le champ de vision du patient. Les mélanomes malins peuvent apparaître à l’arrière de l’œil et le patient n’en aura pas la moindre idée jusqu’à ce que la tumeur atteigne le centre de la vision, précise le Dr Pizzimenti.

Voyez-vous votre ophtalmo régulièrement ?

Ne vous étonnez pas si on vous pose cette question lors de votre bilan de santé annuel. La rétine, ou l’arrière de l’œil, est en effet le seul endroit de votre corps qui offre aux médecins une vue très rapprochée des vaisseaux et des nerfs sans avoir besoin d’ouvrir. L’examen oculaire de routine est donc très utile pour détecter des problèmes de santé à un stade très précoce. Des spécialistes des yeux nous en apprennent davantage sur les maladies qu’ils peuvent aider à diagnostiquer lors d’un examen. Découvrez au cours des prochaines pages les maladies les plus dangereuses que peuvent révéler vos yeux.

Détecter le diabète par les yeux

Un des premiers symptômes du diabète de type 2 se manifeste parfois par un petit saignement de la rétine, signe d’une rétinopathie diabétique.

«Je vois chaque jour des patients qui affichent ce symptôme et chez lesquels le diabète n’a pas encore été diagnostiqué», raconte le Dr Pizzimenti.

Si elle n’est pas traitée, cette affection peut conduire à la cécité, mais prendre les devants peut réduire ce risque de moitié. Lorsque la rétinopathie diabétique est détectée à un stade précoce, des changements dans le style de vie tels qu’une alimentation plus saine et une perte de poids peuvent prévenir de plus graves conséquences. Surveillez ces signes silencieux du diabète.

L’hypertension détectée par les yeux

Les dommages subis par les vaisseaux sanguins, y compris l’affaiblissement et le rétrécissement  des artères, peut signaler un problème d’hypertension, avertit la Dre Jessica Ciralsky, professeur adjoint d’ophtalmologie au Collège médical Weill Cornell, à New York.

De nombreuses études à grande échelle ont établi des liens entre les maladies du cœur et le rétrécissement des petits vaisseaux de la rétine, selon un article paru dans le American Journal of Medicine. Cette relation est particulièrement forte chez les gens montrant d’autres facteurs de risque de maladies cardiaques.

Un examen des yeux peut révéler une sclérose en plaques

La névrite optique – inflammation du nerf optique – peut être un signe avant-coureur de la sclérose en plaques, une maladie dégénérative du système nerveux, affirme Mitchell Munson, président de l’Association américaine des optométristes. La névrite optique apparaît chez 75 pour 100 des patients atteints de sclérose en plaques, et elle en est le premier signe dans 25 pour 100 des cas. (Attention : une névrite optique n’indique pas automatiquement que l’on est atteint de sclérose en plaques ; elle peut résulter d’une infection ou d’autres causes.)

«Les patients souffrant d’une névrite optique ont souvent la vision brouillée, mais j’ai déjà diagnostiqué ça chez des patients qui n’avaient pas le moindre symptôme», indique le Dr Munson.

Arthrite rhumatoïde

Environ 25 pour 100 des patients souffrant d’arthrite rhumatoïde ont des problèmes de vision ; la sécheresse de l’œil étant la plus commune. Autre piste : si un patient fait des attaques d’iritis – inflammation douloureuse de l’iris ou de la partie colorée de l’œil – durant la même année, ou trois attaques en 18 mois, on peut suspecter une arthrite rhumatoïde  explique le Dr Munson. Les gens souffrant d’arthrite rhumatoïde qui affecte les articulations de la main et des pieds ont un niveau de substances inflammatoires dans le sang cinq fois plus élevé que la normale. Il arrive que ces substances migrent dans l’œil aussi bien que dans les articulations, dit le Dr Munson.

Détecter un AVC grâce à un examen de la vue

L’AVC est un dysfonctionnement cérébral soudain causé par une interruption de l’irrigation sanguine, elle-même provoquée par le blocage (ischémie) ou la rupture (hémorragie) d’un vaisseau. L’AVC de Liz Rodovich était de type ischémique et avait altéré la vision de l’œil gauche. Un accident ischémique transitoire (AIT) est un mini-AVC causé par un caillot qui se loge temporairement dans l’œil ou dans la partie du cerveau qui est le siège de la vision.

Ce que constate le spécialiste de la vue : il ne verra pas le caillot à l’origine de l’AIT parce que celui-ci se dissout rapidement. Quand le patient se présente, tout est à nouveau normal. Le diagnostic est donc basé sur les symptômes et les antécédents médicaux.

Ce qu’éprouve le patient : une perte indolore, totale ou partielle, de la vue d’un œil, qui dure de quelques minutes à plusieurs heures.

Ce qui arrive ensuite : le patient est dirigé vers une clinique spécialisée pour un examen complet.

« Le risque d’AVC est beaucoup plus grand chez les victimes d’un AIT parce qu’elles ont déjà fait un mini-AVC, dit Setareh Ziai. Nous recommandons un examen général afin de prévenir un accident plus grave. »

Déceler des troubles hormonaux avec un examen de la vue

« Les hormones jouent un rôle capital dans la préservation du film lacrymal et de la surface oculaire », déclare M. Ziai.

Ce que constate le spécialiste de la vue : des rougeurs, une inflammation et un assèchement de la surface de l’œil avec sécrétion de mucus.

Ce qu’éprouve le patient : vision brouillée, brûlure et irritation, sensation de sable dans les yeux, difficulté à fixer un écran d’ordinateur (les battements des paupières diminuent alors de 66 %).

Ce qui arrive ensuite : un ophtalmologue peut prescrire divers traitements pour atténuer l’inconfort. Par exemple, des gouttes lubrifiantes, un onguent, des compresses tièdes, un nettoyage des paupières ou des suppléments d’acides oméga 3.

Autres symptômes à surveiller:

1. Des yeux exorbités sont parfois le signe d’une ophtalmopathie disthyroïdienne, trouble lié à une maladie auto-immune de la thyroïde et caractérisé par un gonflement des muscles et des tissus de l’œil et de l’orbite.

2. Les anomalies pupillaires (différence de taille ou réaction anormale à la lumière, par exemple) peuvent être dues à une maladie.

3. Des yeux jaunes sont parfois une manifestation d’une atteinte au foie. L’hépatite et la cirrhose jaunissent le blanc des yeux.

4. Rougeur, douleur et inflammation des enveloppes oculaires caractérisent la sclérite, affection symptomatique de plusieurs maladies auto-immunes comme le lupus et la polyarthrite rhumatoïde.

5. Les spasmes oculaires, ces agaçants clignements des paupières, sont causés par une irritation des fibres musculaires. Leur cause profonde est presque toujours bénigne ; ils sont souvent déclenchés par le stress, la fatigue ou la caféine.

http://selection.readersdigest.ca

Le Saviez-Vous ► L’hépatite: 3000 ans d’histoire ou l’ABC d’une maladie


La jaunisse est une maladie connue depuis bien avant notre ère. Mais l’ABC de l’hépatite, il a fallu que des volontaires (plutôt victimes) de la Deuxième Guerre Mondiale, puis des enfants et autres personnes plus faibles pour mieux comprendre cette maladie
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L’hépatite: 3000 ans d’histoire ou l’ABC d’une maladie

Jacques Beaulieu

Chroniqueur et communicateur scientifique

«La jaunisse: si son corps est jaune, son visage jaune, ses yeux jaunes, si ses chairs deviennent flasques: c’est la jaunisse.»

Voici la description de la jaunisse telle que formulée près de sept cents ans avant Jésus-Christ sur des tablettes cunéiformes datant de l’apogée de l’empire Assyrien.

Une découverte surprenante

Issu d’une longue lignée d’érudits et d’aristocrates, Sir Austin Henry Lajard a connu, pour le moins, une vie bien remplie. Né à Paris en 1817, il fut connu comme un grand voyageur, un politicien engagé et un diplomate. On dit aussi de lui qu’il fut un collectionneur, un archéologue, un écrivain, un historien de l’art et un dessinateur. Passionné par les recherches archéologiques, il fut le premier à identifier Kuyunjik comme étant le site de l’ancienne ville de Ninive. Avec son protégé et élève Ormuzel Rassam, il découvrit dans les ruines d’un palais construit sous le règne d’Assurbanipal (668-626 ans avant J.C.), le dernier grand roi de l’Assyrie, une véritable bibliothèque constituée de 20 000 tablettes cunéiformes dont plus de 600 traitaient de la médecine.

De 1852 à 1880, Sir Lajard connaitra une carrière politique houleuse grâce à son caractère particulièrement enflammé. Il prit par la suite sa retraite à Venise où il consacra les dernières années de sa vie comme collectionneur et comme écrivain de l’histoire de l’art vénitien.

La première description d’une épidémie de jaunisse où l’on conseilla d’isoler les malades eut lieu à Mayence en Allemagne en 751 de notre ère.

La période antique

C’est dans le traité d’Hippocrate que l’on retrouve pour la première fois le mot ictère pour décrire cette maladie du foie. Il viendrait de la fouine (en grec: iktos), ce petit mammifère dont les conjonctives sont jaunes. Hippocrate préconisait un traitement qui, comme il l’écrivait : «réussissait dans la plupart des cas». Il s’agissait de ramollir la surface du corps par des bains chauds et lubrifier les intestins et la vessie, car selon l’illustre médecin, l’ictère est causé par une bile extrêmement agitée qui se fixe immédiatement au-dessous de la peau. Il était aussi d’usage d’appliquer des sangsues à l’anus. On pouvait aussi comprimer le ventre avec des bandelettes de tissu et faire respirer des odeurs fétides. D’autres auteurs de l’époque citèrent la jaunisse, dont Rufus d’Éphèse et Arétée de Cappadoce qui décrivait ainsi les symptômes de la maladie:

«La peau prend une teinte verdâtre ou d’un jaune qui tire sur le blanc, si les malades ont une jaunisse plus marquée; le sommeil est assez calme, peu troublé par des rêves. » (Arétée (de Cappadoce), Traité des signes, des causes et de la cure des maladies aiguës et chroniques, traduit du grec par M. L. Renaud, médecin, Paris, 1834, p.119)

Le Moyen-Âge et la Renaissance

La première description d’une épidémie de jaunisse où l’on conseilla d’isoler les malades eut lieu à Mayence en Allemagne en 751 de notre ère. L’évêque de l’époque écrivit au pape Zacharie pour l’informer qu’une épidémie d’ictère faisait rage dans sa ville. Le Saint-Père lui conseilla d’isoler les malades pour éviter une contamination encore plus importante. Il faudra attendre près de 15 siècles plus tard pour que cette idée de maladie contagieuse refasse surface. Elle est due à un médecin italien dont nous avons souvent parlé dans cette chronique : le docteur Girolamo Fracastoro.

Dans son ouvrage paru en 1546 et intitulé De Contagione et Contagiosis Morbis, il soutient la thèse que les épidémies ne sont pas l’œuvre de la vengeance de Dieu, mais bien d’organismes vivants si petits qu’ils sont invisibles à l’œil nu, organismes qu’il nomme seminaria contigionis.

L’origine du sapin de Noël

Quant à l’évêque qui avisa le pape Zacharie de l’épidémie de jaunisse, il n’était nul autre que Saint Boniface. Une charmante légende lui est d’ailleurs attribuée. Voulant convaincre les druides des environs de Geismar que le chêne n’était pas un arbre sacré, il fit abattre le chêne de Thor, vénéré et adoré pour sa robustesse. En tombant, l’illustre arbre écrasa tout ce qui se trouvait sous lui sauf un jeune sapin. Comme au même moment, Boniface prêchait sur la Nativité, il aurait déclaré :

«Désormais, nous appellerons cet arbre, l’arbre de l’Enfant Jésus».

Décidément, Boniface avait l’esprit aussi religieux que scientifique…

Une jaunisse contagieuse

Il faut dire qu’on avait remarqué depuis longtemps que la jaunisse suivait les armées lors des opérations militaires. On parlait même de jaunisse des camps. Mais malgré toutes ces présomptions sur l’origine infectieuse de certaines hépatites, un grand pathologiste allemand et politicien allait camper des positions niant littéralement l’existence d’agents infectieux. Pour Rudolph Virchow, toute maladie trouvait son explication par l’anatomie et la pathologie. Il élabora alors la théorie de l’ictère catarrhale qui serait reliée à des poisons putrides formés dans l’intestin ou encore provoquée par un choc nerveux occasionné par le passage de la vie civile à la vie militaire. C’est de ces observations que nous viendrait l’expression populaire qui veut qu’une grande émotion puisse déclencher une jaunisse (… en faire une jaunisse).

Pourtant plusieurs illustres médecins de ces époques militaient en faveur d’autres causes. Ainsi pour J.-P. Herliz en 1761, les jaunisses pouvaient être dues aux temps humides, au manque de nourriture ainsi qu’à la peine, la tristesse et certains troubles psychiques. Georges Dieulafoy parlait en 1898 d’ictère vernal ou automnal (Jean-Louis Payen, L’histoire de la jaunisse : Des Sumériens à nos jours, CHU Toulouse, Journée d’hépatologie de l’Hôpital Henri Mondor, 2001)

On injectait différents produits humains (sang, urine, jus duodénal, selles, mucosités nasales, etc.) provenant de personnes présentant des jaunisses à des individus sains.

    Les preuves de l’origine infectieuse s’accumulent

    Ce n’est que vers la fin du 19e siècle que la première observation scientifique permit de relier une infection à une jaunisse et ce fut le fruit du hasard et du sens d’observation d’un médecin allemand, le Dr A. Lürman. En effet, celui-ci, officier de santé publique, vaccina 1 289 ouvriers des chantiers navals de Brème contre la variole. Lürman suivit ces ouvriers et remarqua que 191 d’entre eux eurent une jaunisse suite à ces vaccinations. Qui plus est, seuls ceux vaccinés avec un certain lot développèrent la maladie. Il publia ses observations dans une revue allemande, mais sa découverte passa quasiment inaperçue (Lürman A., Eine icterusepîdemie, Berliner Klinish Wochenschrift, 1885; 22 : 20-27).

    Il n’existait pas de modèle animal où il aurait été possible de transmettre la maladie, ce qui limitait de beaucoup les expérimentations permettant d’isoler le ou les agents infectieux. La Seconde Guerre mondiale allait apporter l’occasion de contrer ce problème en utilisant des «volontaires» humains pour étudier la maladie. Durant ces expérimentations, on injectait différents produits humains (sang, urine, jus duodénal, selles, mucosités nasales, etc.) provenant de personnes présentant des jaunisses à des individus sains. À part ces prisonniers de guerre plus ou moins volontaires (ce devait être plutôt difficile de refuser lorsqu’on vous offre le choix entre mourir sur le champ ou participer à une expérience), plus tard des enfants handicapés mentaux furent aussi recrutés pour prendre part à des expériences similaires. Suite à ces multiples résultats, il fut possible dès 1947 de dégager deux types d’hépatites: l’hépatite A, pour celle transmise par voie oro-fécale et l’hépatite B, pour celle transmissible par le sang et ses dérivés.

    La découverte des agents viraux pour les hépatites A et B se fit durant les années 1960-1970. Le concept de virus Non A Non B fut élaboré vers 1975 par Stephen Feinstone, un grand spécialiste américain qui publia ses résultats dans le New England Journal of Medicine. Ce virus prendra le nom d’hépatite C en 1989 grâce aux recherches de Q. Choo, G. Weiner et de leurs collaborateurs. Tel fut donc l’ABC de cette maladie.

      http://quebec.huffingtonpost.ca/

      Hépatite aigüe après un abus de boissons énergisantes


      Les hépatites peuvent être contactées par un virus, mais aussi par des médicaments, des plantes médicinales ou des suppléments nutritionnels. Pas parce que cela peut nous aider à être en meilleur forme que cela soit nécessairement bon pour nous, surtout quand on ne respecte par la quantité que l’on prend
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      Hépatite aigüe après un abus de boissons énergisantes

       

      Hépatite aigüe après un abus de boissons énergisantes

      Photo Archives / Agence QMI

      Un patient âgé de 50 ans a développé une hépatite aigüe «probablement due à une consommation excessive de boissons énergétiques», selon un article publié mercredi dans la revue britannique British Medical Journal (BMJ).

      Il s’agit du deuxième cas, rapporté par des médecins américains, d’une telle toxicité pour le foie, après un premier cas publié en 2011.

      L’homme, ouvrier du bâtiment, a commencé à consommer cette boisson, dont la marque n’est pas précisée, pour «tenir le coup» au travail.

      Pendant trois semaines, il en a bu quatre à cinq bouteilles par jour, chacune contenant deux fois l’apport journalier recommandé en vitamine B3 (niacine), a détaillé l’article. L’apport journalier de cette substance (160 à 200 mg) était toutefois, chez ce patient, inférieur au seuil de toxicité.

      Même si le lien de cause à effet n’est pas établi, «son hépatite est probablement due à une consommation excessive de boissons énergétiques, et en particulier de vitamine B3 (niacine)», estiment les auteurs de l’article, membres du College of Medicine de l’université de Floride.

      Lorsque le patient s’est présenté aux urgences, cela faisait deux semaines qu’il souffrait de maux de ventre et de vomissements. Pensant d’abord à un syndrome grippal, il s’est ensuite inquiété lorsqu’il a développé une jaunisse et des urines sombres.

      Des analyses ont mis en évidence une concentration élevée d’enzymes appelées transaminases, signe d’atteinte du foie. Une biopsie du foie a ensuite montré qu’il souffrait d’une hépatite aigüe sévère, avec des nécroses et une diminution de la sécrétion biliaire.

      Le patient a été testé positif pour le virus de l’hépatite C (HCV) mais, selon les soignants, ce n’est pas la cause de son hépatite aigüe.

      En effet, «lorsqu’une hépatite virale provoque une forme aigüe de la maladie, cela survient peu de temps après l’exposition au virus», a expliqué à l’AFP Jennifer Nicole Harb, une des auteurs de l’article.

      Or le dépistage du HCV ne devient positif qu’à partir de 10 semaines après l’exposition, donc l’exposition du patient au virus n’était pas récente.

      Aux États-Unis, environ la moitié des cas d’insuffisance hépatique aigüe est provoquée par des médicaments, des plantes médicinales ou des suppléments nutritionnels, affirment les auteurs de l’article.

      Environ 23 000 consultations aux urgences y sont liées chaque année à la prise de compléments alimentaires, ajoutent-ils, déplorant que de plus en plus d’Américains «consomment des compléments à base de plantes et des boissons énergétiques quotidiennement, avec l’idée fausse que leurs « ingrédients naturels » les rendent inoffensifs».

      http://fr.canoe.ca/

      Une jeune fille développe une hépatite à cause du thé vert


      Faire des achats en ligne surtout pour des produits combustibles, c’est parfois risqués, surtout quand ces produits viennent d’un pays étranger et écrit dans une autre langue sans traduction
      Nuage

       

      Une jeune fille développe une hépatite à cause du thé vert

       

      2015-09-25-hépatite-thé-vert

      © thinkstock

      Une adolescente britannique a souffert d’une inflammation sévère du foie, provoquée par un thé vert qu’elle a bu pour perdre du poids.

      Une jeune fille a développé une hépatite après avoir bu trois tasses de thé vert par jour. La fille de 16 ans est allée chez le médecin pour ses symptômes de nausées, d’étourdissements et de maux d’estomac. Le médecin a faussement diagnostiqué une infection urinaire, et par conséquent, lui a prescrit des antibiotiques. Après les avoir pris, ses symptômes ont empiré. Elle a dû aller à l’hôpital, où les médecins ont diagnostiqué une hépatite, une inflammation du foie.

      Lorsqu’elle est arrivée à l’hôpital, elle souffrait de jaunisse, expliquent les médecins dans leur rapport médical, publié dans le journal BMJ Case Reports.

      L’hépatite se développe souvent à cause d’un virus ou lorsque le foie est exposé à des substances néfastes telles que l’alcool.

      Mais dans le cas de cette fille, qui a assuré ne pas avoir consommé ni de l’alcool ni des drogues, c’est un thé vert chinois censé faire perdre du poids qui a causé sa maladie. Elle a témoigné avoir acheté le thé en ligne, dont elle a bu environ trois tasses par jour pendant quelque mois. Puisque les ingrédients étaient écrits en chinois, elle ne savait pas de quoi il était composé.

      Après une enquête, les médecins ont trouvé qu’un ingrédient présent dans le thé, le théier (Camellia Sinensis), aurait provoqué l’hépatite chez la patiente.

      Les remèdes à base des plantes, y compris le thé et les compléments au théier, sont disponibles en ligne, notent les auteurs du rapport.

      Le thé vert a déjà été associé à des dommages au foie dans le passé. Selon les chercheurs, il y a de nombreux cas enregistrés dans les journaux médicaux des patients qui tombent malades après avoir ingéré certains extraits de thé.

      Cependant, les auteurs assurent que le thé vert est normalement une boisson sans danger et même bonne pour la santé, surtout parce qu’il est riche en antioxydants. Ils ajoutent que c’est plutôt les ingrédients ajoutés au thé qui pourraient rendre malade et pas les vraies feuilles de thé.

      Les auteurs du rapport craignent que notre connaissance des remèdes à base de plantes soit limité et que souvent les utilisateurs sous-estiment l’ampleur de leur utilisation.

      « Je n’achèterai jamais plus de thé en ligne ou des pilules minceur. Les personnes devraient être plus conscientes de ce qu’ils achètent et leurs effets secondaires », a expliqué aux auteurs du rapport la jeune fille, qui s’est guérie après un bref séjour à l’hôpital.

      http://www.topsante.com/

      7 000 personnes plongées dans l’incertitude Des patients infectés par le VIH à Ottawa?


      Comment une clinique médicale peut omettre de laver et stériliser ses équipements ? J’espère que la clinique en question est fermée et que des accusation aux personnes consternées seront fait … Nuage

       

      7 000 personnes plongées dans l’incertitude

      Des patients infectés par le VIH à Ottawa?

       Des patients infectés par le VIH à Ottawa?

      Crédit photo : Archives Agence QMI

      Le médecin-chef en santé publique, le Dr Isra Levy.

      Par Larissa Cahute | Agence QMI

      Des milliers de patients de la région d’Ottawa pourraient avoir été infectés par le VIH ou le virus de l’hépatite à cause d’une clinique externe qui a utilisé du matériel de laboratoire non stérilisé, ont indiqué les autorités municipales samedi.

      Le Service de la santé publique d’Ottawa contactera près de 7000 personnes qui ont été traitées à la clinique «afin qu’elles envisagent de passer un test», a précisé en conférence de presse le médecin-chef en santé publique, le Dr Isra Levy.

      Il a indiqué que pour les patients concernés, le risque d’être infectés par le VIH et par l’hépatite B ou C est très faible, soit d’une chance sur un million. Selon le service de santé, aucun cas n’a été rapporté à ce jour.

      Le Dr Levy a ajouté qu’une enquête avait été lancée il y a trois mois concernant le matériel qui n’est pas stérilisé ni lavé à cette clinique.

      Il n’a pas voulu donner de détails sur la procédure qui a mis les patients à risque. Toutefois, chose surprenante, il a refusé d’identifier la clinique visée afin de ne pas inquiéter inutilement d’autres patients.

      Le Service de santé publique prévoit envoyer une lettre à quelque 6800 patients de la clinique concernée, ce qui inclut des patients qui ont pu s’y rendre il y a 10 ans.

      Selon le Dr Levy, la clinique a cessé de suivre la procédure en cause.

      Les avis aux patients concernés seront envoyés lundi, et un centre d’appel sera mis sur pied mardi.

      http://tvanouvelles.ca