Soulever des poids, bon pour le cerveau?


Lever des poids pour une femme vieillissante serait très bénéfique pour le cerveau. Cela aiderait à préserver la mémoire et la pensée.
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Soulever des poids, bon pour le cerveau?

 

Soulever des poids, bon pour le cerveau?

Plus de 150 femmes âgées de 65 à 75 ans ont été suivies.Photo Fotolia

Une nouvelle étude indique que soulever des poids, à raison de deux entrainements par semaine, contribue à lutter contre le déclin cérébral, particulièrement chez les femmes.

La plupart des études ont exploré l’impact bénéfique d’activités physiques telles que la course, la marche ou l’aérobic sur le corps, mais peu se sont intéressées à celles impliquant de soulever des haltères.

C’est ce qu’a constaté Teresa Liu-Ambrose, directrice du Laboratoire de l’âge, de la mobilité et des neurosciences cognitives de l’Université de la Colombie-Britannique de Vancouver. La scientifique et son équipe ont cherché à savoir quel sport serait bénéfique pour la substance blanche (catégorie de tissu du système nerveux central qui constitue la partie interne du cerveau).

Sous l’effet du vieillissement, cette partie du cerveau est particulièrement vulnérable et soumise à des lésions, d’abord asymptomatiques, mais visibles sur des scanners cérébraux, responsables de problèmes de mémoire et de défaillances de la pensée.

De précédentes études neurologiques ont montré un lien entre la présence importante de lésions de la substance blanche et l’apparition de troubles cognitifs.

Le Dr Liu-Ambrose et son équipe ont étudié l’impact de l’haltérophilie qui renforce et développe les muscles. Car, comme le cerveau, les muscles ont tendance à diminuer et à s’atrophier avec l’âge, affectant les mouvements et notamment la marche. Les chercheurs ont donc souhaité vérifier si l’haltérophilie pouvait modifier ce processus et jouer un rôle positif sur le déclin du cerveau.

Près de 155 femmes âgées de 65 à 75 ans ont été suivies durant 52 semaines. Toutes participaient déjà à une étude neuroscientifique et avaient passé au moins un scanner cérébral.

Les volontaires ont été réparties en 3 groupes aléatoires après avoir été testées sur leur vitesse et stabilité. Un 1er groupe a suivi un programme léger d’une séance hebdomadaire d’haltérophilie pour renforcer les muscles du haut et du bas du corps. Le 2e groupe a été astreint au même exercice, mais 2 fois par semaine. Le dernier groupe témoin a quant à lui été soumis à un entrainement à base d’exercices d’étirement et d’équilibre. Toutes les participantes ont suivi ce parcours durant un an.

Les résultats, publiés dans le Journal of The American Geriatrics Society, indiquent que les femmes du groupe témoin montraient une importante progression du nombre de lésions dans la substance blanche. Le constat était identique pour les femmes s’étant entrainées une fois par semaine.

Par contre, les scanners des participantes ayant soulevé les haltères 2 fois dans la semaine montraient une réduction de la substance blanche moins importante.

Cette étude suggère que l’haltérophilie peut agir de façon bénéfique sur la structure du cerveau «mais un seuil minimum d’exercice doit être accompli», conclut le Dr Liu-Ambrose.

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