Ouragan Dorian : les résidents des Maritimes prennent la mesure des dégâts


L’ouragan Dorian fait encore des ravages même si elle est classée tempête post-tropicale. Elle s’est abattue dans l’est du Québec aux îles de la Madelaine et dans les Maritimes et elle continue sa route. J’étais inquiète pour mon petit frère qui reste à Halifax depuis 2 ans.  Hier, il a poster sur Facebook que la tempête avait commencé et qu’il n’y avait plus d’électricité. Toute la journée, j’ai pensé à lui guettant son statut. et ce n’est que vers 16h 30 qu’il s’est manifesté aujourd’hui. Il dit que cela n’a pas été si terrible enfin pas si on regarde les photos… mais je suis quand même soulagée.
Nuage


Ouragan Dorian : les résidents des Maritimes prennent la mesure des dégâts


Plusieurs résidents ramassent des branches d'arbres tombées dans une rue d'Halifax.

Des résidents d’Halifax s’attaquent au nettoyage de leur rue, dimanche matin.

PHOTO : RADIO-CANADA / STÉPHANIE BLANCHET

Radio-Canada

Les citoyens des Maritimes, dont des centaines de milliers sont sans électricité, s’éveillent dimanche et constatent l’ampleur des dégâts. L’ouragan Dorian, rétrogradé en puissante tempête post-tropicale tout juste avant de toucher terre dans la région d’Halifax, samedi, a causé d’importants dommages dans la journée de samedi et la nuit dernière.

Les intempéries ont plongé de nombreuses régions dans le noir. À travers les trois provinces maritimes, ils étaient un demi-million à être privés de courant samedi soir.

Un arbre tombé au travers d'une rue à Halifax.

Les scènes comme celle-ci sont nombreuses, à Halifax.

PHOTO : RADIO-CANADA / ALAIN ARSENEAU

Les pires pannes de l’histoire de la Nouvelle-Écosse

À 10 h 45, dimanche matin, il y avait toujours 368 000 clients de NS Power sans électricité. La société d’énergie affirme qu’il s’agit des pires pannes de l’histoire de la province.

Au Nouveau-Brunswick, 54 000 clients d’Énergie NB étaient sans courant. À l’Île-du-Prince-Édouard, il y avait toujours 50 000 clients de Maritime Electric privés d’électricité.

Dimanche, ce sont quelque 1000 employés, dont 600 techniciens, qui se sont attaqués à la tâche monumentale de rebrancher tous les Néo-Écossais. Des monteurs de ligne du Maine ont été appelés en renfort.

Un monteur de ligne dans une nacelle s'apprête à réparer une ligne électrique.

Un monteur de lignes effectue un rebranchement dans un quartier d’Halifax.

PHOTO : RADIO-CANADA / ALAIN ARSENEAU

Au Nouveau-Brunswick, 69 équipes seront sur le terrain dimanche, indique un porte-parole d’Énergie NB, Marc Belliveau. Il n’est pas en mesure de prédire à quel moment le courant sera rétabli pour tous. Une estimation pourra être faite plus tard dimanche, indique-t-il.


Ce ne sont pas que les techniciens des distributeurs d’électricité qui seront sur le terrain dimanche; les forces armées canadiennes s’apprêtent à déployer 700 militaires.

Des arbres tombés sur des maisons à Halifax.

La tâche d’enlever les nombreux arbres et débris qui sont tombés, à Halifax, sera monumentale.

PHOTO : RADIO-CANADA / ALAIN ARSENEAU

En Nouvelle-Écosse, des vents soufflant parfois jusqu’à 150 km/h, accompagnés de pluie souvent forte, ont déraciné des arbres, cassé des branches et abîmé des toitures et des véhicules. 

Au centre-ville d’Halifax, une grue s’est effondrée et affaissée sur le toit d’un immeuble en construction.

Une grue tombée sur un immeuble d'Halifax.

En début de journée dimanche, à Halifax, l’ampleur des dégâts causés par Dorian apparaissait au grand jour.

PHOTO : RADIO-CANADA / NICOLAS STEINBACH

De lourds dégâts

Dans le port d’Halifax, les vagues ont déferlé et endommagé certaines sections de la promenade du front de mer. Des images et des vidéos partagés sur les médias sociaux dans l’après-midi montraient l’eau atteignant les restaurants situés près de l’eau.

Des vagues montent sur un quai

Les eaux étaient très agitées sur le front de mer d’Halifax à l’approche de l’ouragan Dorian.

PHOTO : RADIO-CANADA / ALAIN ARSENEAU

Trois refuges avaient été ouverts pour accueillir des sinistrés. Ils ont hébergé environ 150 résidents selon une porte-parole de la Croix-Rouge canadienne, Sarah Palisio. Il s’agit de gens touchés par des évacuations volontaires, ou des résidents touchés par des dommages à leurs habitations ou par des inondations. Leurs besoins seront évalués en cours de journée dimanche pour déterminer combien de temps les refuges demeureront ouverts.

Au Nouveau-Brunswick, les précipitations ont été abondantes. À la marina de Shediac, plusieurs bateaux ont été poussés les uns sur les autres par la force des vents et des marées. Le quai de Pointe-du-Chêne, à proximité, a subi de lourds dommages.

Des voiliers éparpillés dans une marina au Nouveau-Brunswick. Image prise des airs.

Des voiliers projetés dans tous les sens au Shediac Bay Yacht Club, au Nouveau-Brunswick.

PHOTO : GRACIEUSETÉ DE GILLES MAILLET

À Saint-Jean, on rapportait samedi des inondations par endroits.

Quantité de pluie tombée samedi :

  • Moncton : 121 mm;

  • Miramichi : 101 mm;

  • Saint-Jean, N.-B. : 83 mm;

  • Summerside : 89 mm;

  • Halifax : 73 mm.

La tempête n’a pas épargné la Péninsule acadienne. Des inondations ont été signalées à Pointe Canot, sur l’île de Lamèque, notamment.

Les débris d'un toit au sol, à l'Anse-Bleue, dans la Péninsule acadienne.

Une toiture qui s’est envolée à l’Anse-Bleue, dans la Péninsule acadienne.

PHOTO : RADIO-CANADA / FRANÇOIS VIGNEAULT

L’armée en renfort

Environ 700 militaires du Canada Atlantique se préparent à être déployés dès dimanche matin en Nouvelle-Écosse, a indiqué le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, par communiqué samedi soir.

Dans l’après-midi, M. Goodale avait annoncé que le gouvernement fédéral déploierait sans hésitation l’armée, à la demande du gouvernement de la Nouvelle-Écosse.

Des voitures sont écrasées par une toiture sous la pluie.

Une toiture a été arrachée d’un immeuble et elle a atterri sur des véhicules garés non loin, à Halifax, en raison de la tempête post-tropicale Dorian, samedi.

PHOTO : RADIO-CANADA / CRAIG PAISLEY

Un arbre déraciné en face d'une maison à Halifax.

Après avoir été classé comme ouragan de catégorie 2 en début d’après-midi, Dorian a été rétrogradé en tempête post-tropicale en fin d’après-midi.

PHOTO : REUTERS / JOHN MORRIS

La tempête se dirige vers le Cap-Breton et Terre-Neuve, où des avertissements d’ouragan demeurent en vigueur pour certaines régions. À Terre-Neuve, la tempête devrait toucher particulièrement le sud-ouest, la côte ouest et la péninsule Nord de l’île de Terre-Neuve. Des rafales de vent de 150 km/h pourraient toucher des secteurs côtiers dans les environs de Channel-Port aux Basques, entre autres, dimanche après-midi.

https://ici.radio-canada.ca/

Affaire Kavanaugh: la caricature d’un journal d’Halifax devient virale


Généralement, je n’aime pas les caricatures, car elles ont une tendance à prendre un défaut physique pour l’accentuer et ridiculiser. Mais, cette caricature par contre est très significative et rappel comment les agressions sexuelles sont encore difficile à dénoncer ou plus on touche à l’élite, plus on cherche à faire taire les victimes.
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Affaire Kavanaugh: la caricature d’un journal d’Halifax devient virale

 

Publié dans le Chronicle Herald, un journal de Halifax, le... (photo thechronicleherald) 

Publié dans le Chronicle Herald, un journal de Halifax, le dessin de Bruce MacKinnon montre la femme symbolisant la Justice, les yeux bandés, être agressée par un homme, dont les manches sont ornées d’un éléphant – le symbole du parti républicain -, qui l’immobilise et lui couvre sa bouche.

PHOTO THECHRONICLEHERALD

 

ALEX COOKE
La Presse Canadienne
HALIFAX

Une caricature politique illustrant une agression contre la femme symbolisant la Justice est devenue virale au lendemain du témoignage du candidat à la Cour suprême des États-Unis, Brett Kavanaugh, devant le Sénat.

Le dessin de Bruce MacKinnon, publié dans le Chronicle Herald,un journal de Halifax, montre la dame aux yeux bandés être agressée par un homme qui l’immobilise et lui couvre sa bouche – une référence explicite au témoignage de Christine Blasey Ford, qui accuse M. Kavanaugh de l’avoir agressée en 1982.

L’agresseur du dessin porte une chemine ornée d’un éléphant – le symbole du parti républicain – sur chacune de ses manches.

À l’instar de nombreux téléspectateurs, M. MacKinnon a été saisi par le témoignage de Mme Ford devant le Comité judiciaire du Sénat.

« J’ai regardé le témoignage. C’était fascinant, a-t-il raconté. C’était l’une de ces choses qui nous forcent à retenir notre souffle jusqu’à la fin. »

Le caricaturiste s’est dit comme saisi d’une mission pour illustrer ce qu’il considère comme un exemple crucial de la manière dont les allégations d’agressions sexuelles sont traitées en Amérique du Nord.

« Au cours d’une année dominée par le mouvement #metoo et les changements que nous espérons tous en voir découler, cela me semble être un moment décisif et un tournant pour l’Amérique », a-t-il souligné.

L’image est devenue virale depuis sa parution, samedi. Des dizaines de milliers de personnes l’ont aimée, et elle a été partagée par de nombreuses autres sur les réseaux sociaux, comme Reddit, Twitter et Facebook.

L’ampleur des réactions – positives et négatives – a surpris M. MacKinnon. Il s’est dit heureux de pouvoir faire avancer ce débat.

« J’ai été étonné, mais je suis vraiment encouragé par le fait qu’on en parle autant », a-t-il formulé.

Il reconnaît que certaines critiques ont été véhémentes.

« Cela souligne la profonde division et la polarisation réelle de l’opinion ici et aux États-Unis, mais c’est à quoi sert un dessin éditorial : provoquer le débat et espérer, dans l’ensemble, que certains problèmes seront réglés. »

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Recyclage: des villes en mauvaise posture après le moratoire chinois


Pour ceux qui ne savent pas, le recyclage n’est pas tout transformer au pays, bien au contraire une grande partie est importé vers d’autres pays comme la Chine. Je peux comprendre que la Chine qu’elle veut arrêter de recevoir les déchets des autres et s’auto-suffire. Reste que les produits recyclables risquent de se retrouver au dépotoir à moins de faire comme la Colombie-Britannique
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Recyclage: des villes en mauvaise posture après le moratoire chinois 

 

Au Québec, 60% des matériaux recyclables allaient en... (Photo La Presse)

Au Québec, 60% des matériaux recyclables allaient en Chine.

La Presse Canadienne

Un moratoire de la Chine sur l’importation de la majeure partie des matériaux recyclables étrangers laisse certaines municipalités canadiennes avec des surplus de plastique et de papier qui pourraient bien se retrouver au dépotoir.

Cette interdiction a aussi pour conséquence de diminuer les revenus que les villes accumulent pour leurs matériaux recyclables, car il est difficile de trouver d’autres pays ou d’autres entreprises canadiennes qui seraient preneurs.

La Chine était auparavant le principal receveur de plastique et de papier, mais le pays a maintenant cessé d’accepter quasiment tous les matériaux étrangers.

Bien que l’interdiction ne soit entrée en vigueur que le 31 décembre, les entreprises chinoises ont commencé à refuser les matériaux il y a quelques mois.

Au Québec, 60% des matériaux recyclables allaient en Chine. Ce n’est plus le cas.

Matthew Keliher, gérant des déchets solides à la municipalité de Halifax, a indiqué que les trois quarts de ses matériaux recyclables se dirigeaient auparavant vers la Chine.

Halifax a trouvé d’autres marchés pour le plastique rigide ou le papier, mais les pellicules de plastique – les sacs de plastique, les sacs pour la nourriture et les emballages – sont plus difficiles à vendre.

Trois cents tonnes de pellicules de plastiques amassées dans un entrepôt de Halifax depuis le mois d’août sont présentement envoyées au dépotoir.

Calgary, qui envoyait tous ses papiers recyclables en Chine et la moitié de son plastique, a accumulé 5000 tonnes de matériaux dans les derniers mois dont personne ne veut. La ville n’a pas encore décidé ce qu’elle allait en faire.

Il y a au Canada certaines entreprises de recyclage, mais elles acceptent presque exclusivement le plastique de haute qualité comme celui que l’on retrouve sur les boîtes de lait ou de jus, souligne Christina Seidel, directrice générale du Conseil du recyclage de l’Alberta.

«C’est du matériel de très haute qualité. Tout le monde veut de cela. (Les entreprises) ne sont pas de grandes amatrices de plastiques de moindre qualité», a-t-elle analysé.

Concurrence féroce

La Chine a fermé la porte à tous les matériaux recyclables, car elle n’en pouvait plus de gérer les tonnes d’objets contaminés par des déchets. Le pays compte maintenant utiliser ses propres matériaux.

L’Indonésie, la Thaïlande et l’Inde sont parmi les autres pays qui acceptent les matériaux recyclables, mais la concurrence pour leur faire accepter les produits est forte.

Elle est si intense, que Halifax refuse de dévoiler où elle envoie ses produits car elle craint qu’une autre ville lui vole sa place, selon M. Keliher.

«Le marché du recyclage était impitoyable avant que l’interdiction chinoise ne soit imposée, et maintenant que la moitié du marché a fondu et que l’offre est écrasante, il est encore plus impitoyable», a-t-il soutenu.

Baisse de revenus

Halifax gagnait auparavant 2,1 millions $ par année en vendant son recyclage, dont 1,6 million venait de la Chine.

Derek Angove, qui s’occupe de la gestion des déchets à Toronto, a indiqué que la ville n’exportait pas directement ses produits en Chine. Elle avait conclu des contrats à long terme avec des entreprises canadiennes pour protéger Toronto de ce retrait des Chinois.

Il souligne toutefois que le prix des matériaux a diminué, et selon lui, si la Chine ne change pas d’idée, les revenus des villes continueront à baisser.

Christina Seidel croit que le Canada devrait s’inspirer de ce qui se fait en Colombie-Britannique, avec un système qui place le fardeau sur les producteurs de matériaux. Ces derniers doivent payer et s’assurer que leurs produits sont recyclés.

En Colombie-Britannique, cela a contribué à une plus grande part du marché intérieur pour les produits recyclés et une pression moindre sur les villes pour les coûts des programmes.

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Le Saviez-Vous ► Une bataille navale de la Seconde Guerre mondiale a eu lieu dans le fleuve Saint-Laurent au Québec


J’ai appris beaucoup sur ce billet une partie de l’histoire du Québec lors de la Deuxième Guerre mondiale. En fait, je ne me souviens pas que ces faits ont été présentés dans les cours d’histoire à l’école secondaire. Bien sûr, on parlait de guerre avec les colons qui ont conquis l’Amérique surtout quand l’Angleterre et la France étaient en guerre, les Français et anglais étaient aussi en guerre en Amérique. Il semble que je ne sois pas la seule (heureusement) qui ignore cette partie de l’histoire de sous-marins allemand présent dans le fleuve Saint-Laurent et autres eaux canadienne. Le pire a cette époque la barrière de la langue (anglais, français),a été un obstacle important lors des premiers signes de la présence de ces sous-marins et l’armée n’a pas vraiment été efficace sauf vers la fin
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Une bataille navale de la Seconde Guerre mondiale a eu lieu dans le fleuve Saint-Laurent au Québec

Un U-Boat

Sous-marins allemands dans les eaux québécoises

 

Pierre Vennat
Journaliste-historien

Ce texte a d’abord été publié dans le magazine en ligne HistoMag’44, no77 (mai 2012). Il est reproduit avec l’aimable autorisation de ses éditeurs.

Au printemps 1942, quand les Québécois surent que des sous-marins allemands s’aventuraient jusqu’à torpiller des navires dans le fleuve Saint-Laurent, en face de Rimouski, ils réalisèrent que la guerre n’était pas aussi lointaine que certains voulaient leur faire croire et que l’ennemi, somme toute, était à leurs portes.

Un U-Boat

Un U-Boat

On ne sait trop quand le premier sous-marin allemand se pointa au Québec, mais l’on sait que le 11 mai 1942, le gardien du phare de Cap des Rosiers, au Québec, appela sans attendre la base militaire de Gaspé, après avoir appris qu’un pêcheur gaspésien avait aperçu un « tuyau de poêle » qui dépassait de l’eau. Plusieurs autres pêcheurs s’étaient également plaints de filets déchiquetés, ce qui semblait confirmer la thèse d’un sous-marin et le gardien du phare fut dès lors convaincu qu’un étrange sillon qu’il avait lui-même aperçu dans la journée, avait été causé par un périscope.

Malheureusement, le personnel de la base de Gaspé ne parlait pas français et notre gardien de phare ne parlait pas anglais. Son cri d’alarme demeura donc incompris pendant quelques jours. Mais le gardien de phare avait vu juste : le « tuyau de poêle » était bel et bien le périscope du sous-marin U-553 sous les ordres du commandant Karl Thurmann,

Une heure avant minuit, en ce 11 mai 1942, le sous-marin fit surface dans la nuit et aperçut le navire britannique SS Nicoya. Deux torpilles furent lancées dans sa direction, mais une seule suffit. Le SS Nicoya coula immédiatement. Deux heures et 45 minutes plus tard, c’est le cargo néerlandais Leto qui fut coulé.

Les forces de l’armée et de la marine canadiennes avaient été complètement prises par surprise. Douze personnes avaient perdu la vie, les premières victimes de la guerre en sol canadien. Il y eut heureusement des survivants et les Gaspésiens, qui avaient mis à l’eau leurs bateaux de pêche pour leur venir en aide, les acheminèrent à l’Anse au Verseau et à Cloridorme où les habitants furent d’une aide précieuse dans l’évacuation des rescapés.

Pour la première fois depuis la guerre de 1812 contre les Américains, le Canada était attaqué sur son propre territoire, mais cette fois-ci,  le gouvernement a tout fait pour que la population ignore le danger. La stratégie du gouvernement canadien fut de taire au maximum cet épisode de son histoire, afin « de ne pas divulguer des informations importantes à l’ennemi ». C’est pour cette raison que l’invasion du fleuve Saint-Laurent par les Allemands demeure encore aujourd’hui, un chapitre d’histoire largement inconnu des Québécois.

Ces premiers succès encouragèrent les Allemands à envoyer de nouveaux sous-marins dans l’embouchure du Saint-Laurent et le 6 juillet, trois navires marchands furent coulés coup sur coup : les SS Dinaric, SS Haineault et le SS Anastasios, toujours au large de Cap Chat, tandis que le SS Frederika Lensen fut lui aussi attaqué quelques jours plus tard au large de Grande Vallée, mais heureusement, ne fut pas coulé. On ignore le nombre de pertes humaines causées par ces attaques.

Les attaques se multiplièrent jusqu’en octobre 1942. Pas moins de 15 autres navires furent coulés, faisant au moins 231 morts connues.

La pire tragédie imputable aux sous-marins allemands durant cette période est survenue hors des eaux québécoises mais toujours en eaux canadiennes. Il s’agit du traversier SS Caribou,, un bâtiment évidemment civil, qui faisait la navette entre Sydney en Nouvelle-Écosse et Port-aux-Basques, Terre-Neuve et qui, coulé par une torpille, entraîna dans  la mort 136 personnes, dont dix enfants.

Ces attaques ne pouvaient pas être tenues secrètes éternellement, vu le nombre considérable de gens de la région qui étaient au courant. Sasville Roy, député de Gaspé, plongea le ministre de la Marine Angus MacDonald dans l’eau bouillante en l’interrogeant de son siège de député et déclencha tout un débat sur la présence des sous-marins ennemis dans les eaux québécoises.

Amenant des faits précis pour appuyer sa thèse, Sasville Roy déclara que « nos gens se demandent comment il se fait que des avions survolent la région quand il ne se passe rien et disparaissent quand l’ennemi attaque », allant jusqu’à affirmer que quel que soit le nombre de navires coulés dans le fleuve ou dans le golfe ou dans les environs de Terre-Neuve, « la bataille du Saint-Laurent a été perdue par imprévoyance et manque d’organisation ».

Carte du fleuve Saint-Laurent

Carte du fleuve Saint-Laurent

Il était difficile pour le ministre de réfuter les faits puisque vers la fin de juillet 1942, à midi pile,  par une belle journée, un sous-marin allemand torpilla un navire à Griffin-Cove, exactement en face de la maison du député Roy. Comme la bataille s’engageait, un de ses voisins téléphona d’urgence à Gaspé, demandant qu’on informe la base aérienne. La bataille se poursuivit pendant une heure et demie et pourtant, aucun hydravion de la base de Gaspé, située à seulement six kilomètres de là, ne se pointa. Il n’en vint que le lendemain après-midi, alors que, bien sûr, le sous-marin ennemi avait depuis longtemps plié bagage.

Le député Roy mentionna trois autres attaques survenues en septembre et affirma que toute la population de son comté savait qu’aucun avion canadien n’avait participé à ces batailles au cours desquelles des navires avaient été coulés par des sous-marins ennemis.

Citant un cinquième cas, le député Roy souligna que toujours en septembre, un sous-marin fut repéré par le gardien du phare de Cap-des-Rosiers. Le gardien téléphona  aussitôt à l’officier en charge des opérations de défense dans le secteur. Quelques minutes plus tard, un convoi s’approcha en direction du phare, là même où le gardien avait aperçu le sous-marin. Des jeunes filles du village montèrent alors dans le clocher de l’église du village pour voir ce qui allait se passer et en peu de temps, le convoi arriva au-dessus du sous-marin, deux navires ont été coulés en quelques minutes mais aucun avion ne s’est montré pour aider les corvettes.

« La population civile savait et surveillait ce qui allait se produire. Seuls la marine et la aérienne semblaient l’ignorer », lança le député Roy aux Communes.

Le ministre MacDonald rétorqua en promettant que les défenses du Saint-Laurent seraient lus fortes en 1943 qu’elles ne l’avaient jamais été.

« Nous aurons plus de navires pour monter la garde. Mais je ne puis garantir que même si nous triplons le nombre de navires de guerre, aucun coulage ne se produira. C’est impossible et cela serait impossible, même si toute la marine canadienne abandonnait les postes où elle nous défend pour monter la garde dans le golfe Saint-Laurent. Aucun pays ne peut le faire. »

La capture de l’espion Janowski

Quant aux espions allemands qui auraient pu se trouver dans la région du Saint-Laurent, le ministre déclara que chacun devait réaliser que de parler de la prise ou de la capture d’espions serait rendre service à l’ennemi. Mais un cas, au moins, est connu.

Le 8 novembre 1942, un message codé d’un  sous-marin allemand se trouvant dans la baie des Chaleurs et ayant pour mission d’embarquer un espion et de le ramener en Europe fut intercepté par l’armée canadienne. Se rendant compte qu’ils étaient découverts, les Allemands prirent la poudre d’escampette et abandonnèrent leur espion en sol québécois.

Werner Janoski se cacha d’abord dans une grange abandonnée. Janowski, officier de l’Abwher parlait un français impeccable, mais se prétendant né à Québec, son accent curieux intrigua l’hôtelier Earl Annett, de New Carlisle, où il s’était présenté pour louer une chambre. Puis Janowski commit quelques bourdes. Il voulut payer sa chambre avec un vieux billet canadien qui avait été retiré de circulation en 1920. Puis il sentait le diesel, curieux pour quelqu’un qui prétendait être arrivé par autobus, d’autant que les horaires d’autobus venaient d’être changés avec le passage à l’heure avancée et que par conséquent, il était impossible qu’il soit arrivé à l’heure qu’il prétendait être arrivé. Et enfin, il alluma sa cigarette avec des allumettes françaises et eut la maladresse d’abandonner le carton sur le comptoir de l’hôtel.

Il n’en fallut pas plus pour que les Annett appellent la police, mais Janowski avait réussi à partir et à monter à bord d’un train en direction de l’ouest. Prévenue, la police l’attendait à Bonaventre, où il fut capturé par un agent de la Police provinciale qui le remit ensuite aux mains de la Gendarmerie royale. Dans sa valise, se trouvait un radio émetteur. Janowski, une fois interné, agit comme agent double et achemina, sous contrôle de la GRC, de faux messages en Allemagne, destinés à dérouter l’ennemi. C’est le seul cas connu d’espion capturé au Québec.

Jean-Paul Desloges, nommé coordonnateur

Afin d’éviter les incidents de l’année précédente, le premier ministre William Mackenzie King annonça, au printemps 1943, la nomination du chef d’escadrille (major d’aviation) Jean-Paul Desloges, héros de la bataille aérienne de Grande-Bretagne, comme officier de coordination de la défense de la région de Gaspé et du Saint-Laurent. Sa tâche consistait à coordonner le travail dans la région de  la marine, l’armée et l’aviation actives, l’armée de réserve, la Gendarmerie royale, la Police provinciale du Québec, les Comités de protection civile et le Service de détection des sous-marins, afin qu’ils collaborent ensemble et se tiennent au courant de ce que chacun faisait. Des milliers de civils de la région furent appelés à contribuer au Service de détection des sous-marins ainsi qu’aux Comités de protection civile.

 

Le chef d’escadrille Desloges, ancien policier de la Gendarmerie royale du Canada, s’était joint à l’aviation canadienne comme pilote dès 1937, et avait été l’un des premiers officiers canadiens engagés dans la Bataille de Grande-Bretagne. Blessé au combat en août 1940, il perdit un œil et avait dû être rapatrié au pays et fut éventuellement promu commandant d’escadre (lieutenant-colonel d’aviation). Après quelques mois au poste d’officier de coordination de la lutte contre les sous-marins dans le Bas Saint-Laurent, le commandant d’escadre Desloges avait été nommé attaché de l’air de la mission canadienne à Alger auprès du Comité de libération de la France libre et, en mai 1944, alors qu’il faisait une tournée des aérodromes français de l’Afrique du Nord, il devait trouver la mort dans l’écrasement de l’avion qui le transportait et fut inhumé à Rabat, au Maroc.

Dès le début de juin 1943, des cours spéciaux de détection de sous-marins et d’avions suspects  furent donnés par des instructeurs qualifiés aux habitants de chaque localité des bords du Saint-Laurent. Des exercices de détection et d’alerte furent faits et une double campagne d’éducation populaire fut entreprise pour inviter la population à collaborer à cette défense collective d’une part, mais également pour inviter les gens à garder le plus grand secret sur le mouvement des navires. Enfin, un triple réseau de communications téléphoniques fut également mis en place de façon à fonctionner 24 heures sur 24.

En 1943, les U-boot allèrent surtout semer la terreur dans d’autres eaux, mais firent néanmoins deux incursions dans les eaux canadiennes pour tenter d’aider des prisonniers de guerre allemands à s’enfuir du Canada. C’est ainsi qu’en septembre 1943, le U-536 pénétra dans la Baie des Chaleurs pour embarquer des fugitifs, évadés d’un camp de prisonniers de guerre de Bowansville, en Ontario. Mais, prévoyant le coup, la marine canadienne avait dépêché un destroyer, trois corvettes et cinq dragueurs de mines avec mission de fermer la Baie et d’en chasser les sous-marins. Finalement, le seul évadé qui avait réussi à se rendre jusque sur les bords du Saint-Laurent fut arrêté mais le U-536 réussit à s’enfuir.

En octobre l944, les U-Boats revinrent toutefois dans le golfe du Saint-Laurent et le 14 octobre, la frégate militaire HMCS Magog fut torpillée au large de Pointe-des-Monts, à seulement 200 milles (330 kilomètres) de la ville de Québec. Bien que considérée une perte totale, la frégate ne coula pas. Idem pour le SS Fort Thompson, qui fut attaqué le 2 novembre, à seulement 170 milles (270 kilomètres) de la Vieille capitale (Québec).

Le SS Shawinigan, coulé en novembre 1944 avec 94 hommes à bord.

Le SS Shawinigan, coulé en novembre 1944 avec 94 hommes à bord.

Malgré le désastre du ferry SS Caribou, le service de traversiers entre la Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve continua ses activités, mais cette fois-ci les traversiers étaient escortés par des navires militaires. C’est ainsi que le 25 novembre 1944, la corvette HMCS Shawinigan qui escortait le traversier SS Burgeo, fut torpillée par un U-Boat allemand. Les 94 hommes à bord disparurent au fond de l’eau et aucun cadavre ne fut même retrouvé.

Les attaques se poursuivirent encore quelque temps. En fait, la dernière attaque en eaux canadiens survint moins d’un mois avant la fin de la guerre alors que le sous-marin allemand U-190 coula le HMCS Esquimalt au large de la capitale de la Nouvelle-Écosse, Halifax.

On recense donc 28 attaques et 23 bateaux coulés ainsi que des centaines de victimes dans les eaux canadiennes par des sous-marins allemands, la plupart dans le golfe et le fleuve Saint-Laurent, en territoire québécois.

Pourtant, encore aujourd’hui, la plupart des gens, tant ici au Québec qu’en Europe, ignorent complètement l’existence de cette page d’histoire de la Deuxième Guerre mondiale qui ensanglanta les eaux du Saint-Laurent.

http://www.lequebecetlesguerres.org/

Une espèce menaçante fait son apparition dans les eaux de la Nouvelle-Écosse


Une méduse appelée : la galère portugaise a été vue en Nouvelle-Écosse au Canada. Généralement, cette méduse ne vient pas dans les eaux nordiques. Est-ce que c’est le réchauffement des eaux et les changements climatiques qui sont les causes de sa présence ? Il faut savoir que cet animal marin est joli à regarder, mais le toucher pourrait être dangereux
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Une espèce menaçante fait son apparition dans les eaux de la Nouvelle-Écosse

 

La galère portugaise est majoritairement transparente avec des... (Photo fournie par commons.wikimedia.org)

 

La galère portugaise est majoritairement transparente avec des éclats de teintes rosées, bleutées et violettes. Si son corps peut avoir la grosseur d’une main, sous l’eau ses tentacules peuvent atteindre neuf mètres de longueur.

PHOTO FOURNIE PAR COMMONS.WIKIMEDIA.ORG

 

ALISON AULD
La Presse Canadienne
Halifax

 

Des visiteurs indésirables plutôt gélatineux ont fait leur apparition dans les eaux de la Nouvelle-Écosse, suscitant des craintes auprès des baigneurs qui disent avoir aperçu ce qui ressemble un peu à une méduse, mais qui est en fait la galère portugaise, une espèce qui peut être létale.

Bethany Nordstrom, une étudiante en biologie à l’Université de Dalhousie, effectue une recherche sur les méduses. Elle a affirmé mardi qu’elle a recensé cinq cas confirmés de ces apparitions inusitées depuis le début de l’été, soulevant bien des questions sur la présence inhabituelle de cette espèce dans les eaux nordiques.

Elle explique que la galère portugaise préfère les eaux tropicales ou subtropicales. Elles se trouvent rarement dans nos eaux à moins d’avoir été transportées par les vagues et les courants lors de tempêtes.

La galère portugaise est majoritairement transparente avec des éclats de teintes rosées, bleutées et violettes. Si son corps peut avoir la grosseur d’une main, sous l’eau ses tentacules peuvent atteindre neuf mètres de longueur.

Elle a fait une analogie avec un iceberg puisque le danger se trouve sous la surface de l’eau. Si l’espèce est de toute beauté en apparence, il faut s’en méfier puisque ses tentacules sont venimeux.

Cette espèce a déjà été aperçue auparavant dans la baie de Fundy et au large des côtes de la Nouvelle-Écosse, mais pas en nombre aussi important que cet été.

Selon Mme Nordstrom, des vacanciers en ont découvert sur la plage Crystal Crescent, près d’Halifax.

La recherche de Bethany Nordstrom s’est donc élargie puisque celle-ci tente maintenant de déterminer si les changements climatiques et le réchauffement de l’eau peuvent avoir des impacts sur cette espèce ainsi que sur les méduses.

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Un chat d’Halifax s’immisce dans la campagne électorale fédérale


N’étant pas convaincu des candidats aux élections qui finissent enfin le 19 octobre 2015 au Canada, j’aurais été prête a voter pour un chat inscrit a la liste électoral tellement que cette campagne est longue et pénible mais bon, ce chat fait une campagne symbolique dans une autre province pour mettre un sourire pour les électeurs désabusés
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Un chat d’Halifax s’immisce dans la campagne électorale fédérale

 

Le chat Earl Grey veut que vous votiez

Le chat Earl Grey veut que vous votiez. Photo :  Tuxedo Party of Canada

L’humour s’est invité à la campagne électorale et c’est un chat d’Halifax qui a la mission de dérider les électeurs les plus désenchantés.

Le chat prénommé Earl Gray, du parti Tuxedo, n’est pas le candidat moyen que l’on retrouve dans toutes les circonscriptions. Et il ne se retrouve pas non plus sur le bulletin de vote. Mais il a néanmoins un objectif bien précis ; attirer l’attention des électeurs sur le bien-être animal.

Il n’en est d’ailleurs pas à ses premières armes en politique. Il avait posé sa candidature pour devenir premier ministre de la Nouvelle-Écosse en 2013. Ce qui semblait être une bonne blague au départ a finalement fait en sorte que le gouvernement a renforcé sa loi sur la protection des animaux tout en y incluant le mot « chat », quand il est question d’animaux.

Lorsque son ami de litière Tuxedo Stan s’est lancé dans la course à la mairie d’Halifax, en 2012, il est devenu du jour au lendemain une vedette appuyée par des gens prestigieux comme Anderson Cooper, du réseau CNN, et par l’animatrice Ellen Degeneres. Sa popularité a contribué à la mise en place de cliniques vétérinaires à faible coût dans la ville.

Le parti Tuxedo a recueilli plus de 24 000 « j’aime » sur sa page Facebook. En comparaison, la candidate du NPD dans Halifax, Megan Leslie, en a obtenu seulement 11 000.

En mission

Hugh Chisholm, le propriétaire du chat Earl Gray et gérant de sa campagne, affirme que tout cela est bien amusant, mais que son chat de 5 ans a une véritable mission.

« Des gens m’ont dit qu’ils voteraient pour lui. Je soupçonne que certains d’entre eux vont annuler leur vote et inscrire le nom d’Earl Gray sur le bulletin, ce qui n’est vraiment pas notre objectif, déclare-t-il.

« Ce que l’on veut, c’est que les gens votent pour le candidat qui va transmettre le message d’Earl Gray et le réaliser. » — Hugh Chisholm, le propriétaire du chat Earl Gray et son gérant de campagne

Earl Gray fait partie d’un certain nombre de candidats qui souhaitent mettre un peu d’humour dans une campagne électorale parfois longue et terne.

À Mission, en Colombie-Britannique, le candidat indépendant Wyatt Scott a mis en ligne une vidéo humoristique où il chevauche une oie géante qui attaque un dragon. La vidéo a été visionnée 1,4 million de fois sur YouTube.

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Halifax Elle trouve un gros montant d’argent et le retourne à son propriétaire


Je salue l’acte de cette femme qui a rapporté l’argent. Elle aurait pu le garder et personne n’aurait rien su, et elle a préféré remettre l’argent pour qu’il soit restitué au restaurateur
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Halifax

Elle trouve un gros montant d’argent et le retourne à son propriétaire

 

Elle trouve un gros montant d'argent et le retourne à son propriétaire

Crédit photo : archives, agence QMI

Agence QMI

Une femme de Halifax a fait preuve d’une honnêteté remarquable en retournant à son propriétaire une somme d’argent substantielle qu’elle a trouvée dans la rue, samedi.

La police de Halifax a été informée samedi qu’un restaurateur de la rue Argyle avait perdu une enveloppe contenant ses recettes de la journée précédente.

Peu de temps après, une jeune femme s’est rendue dans un poste de police pour donner aux autorités une enveloppe pleine d’argent qu’elle avait trouvée au centre-ville de la capitale néo-écossaise.

«Il s’agit d’une somme substantielle, emballée comme le font les restaurateurs», a indiqué le sergent Don Moser à l’Agence QMI, précisant que la police ne dévoilerait pas le montant exact.

L’argent a ensuite été rendu au propriétaire qui était très reconnaissant et qui a chaudement remercié la jeune fille.

Selon le sergent Moser, toute personne qui trouve de l’argent devrait le retourner à la police.

«C’est une chose de trouver 10 dollars sur son chemin, et un autre de trouver une enveloppe contenant les recettes d’un commerce. Dans ce dernier cas, il faut faire comme la jeune fille», a indiqué le porte-parole.

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