La haine


La haine n’arrange rien, elle peut rendre malade et malheureuse. Même si on ne peut pas changer les choses passées, même si les blessures peuvent faire encore mal, le seul moyen de s’en sortir c’est de passer à autre chose
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La haine

 

 

Jamais la haine ne cesse par la haine, c’est la bienveillance qui réconcilie

Bouddha

La gratitude


Nous avons le choix de choisir l’attitude devant les aléas de la vie. Bien sûr, à certains moments, cela peut nous blesser, mais il n’appartient à nous de ne pas laisser ses blessures ronger nos pensées
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La gratitude

 

La gratitude comme discipline implique un choix conscient. C’est étonnant de voir le nombre d’occasions où je peux choisir la gratitude au lieu de me plaindre. Je peux choisir d’être reconnaissant quand je suis critiqué, même si mon cœur réagit avec amertume. Je peux choisir d’écouter les voix qui pardonnent et de regarder les visages souriants, alors que j’entends des paroles de vengeance et vois des grimaces de haine.       

H.  Nouwen

L’effet Trump ou comment l’élection présidentielle a changé le harcèlement chez les enfants américains


Un sondage chez les enseignants aux États-Unis pour voir l’impact de l’effet Trump au niveau de l’intolérance chez les enfants de la maternelle jusqu’au secondaire. Il semble que les résultats ne sont pas roses. Qu’il y aurait une augmentation d’intolérance,de racisme au niveau des écoles au pays américain.
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L’effet Trump ou comment l’élection présidentielle a changé le harcèlement chez les enfants américains

 

Le harcèlement est depuis longtemps un problème dans les écoles, mais quelque chose a changé chez les têtes blondes américaines, influencées par le discours haineux du candidat républicain à la présidentielle US, a constaté la semaine passée le magazine Rolling Stone dans un article évoquant le « Trump effect ».

© reuters.

« Sur 5.000 commentaires en retour, il y en avait 1.000 qui mentionnaient nommément Trump. Tous les autres candidats combinés -et c’était en mars, donc il y avait beaucoup d’autres candidats- obtenaient ensemble 167 commentaires au total. »

Maureen Costello, directrice du programme Teaching Tolerance du SPLC

« Trump est le candidat parfait pour un enfant de 12-13 ans; un mauvais comportement et répéter ce que Trump disait, ça semblait faire partie (du processus) de tester les limites. »

Maureen Costello

© reuters.

Un sondage mené auprès d’enseignants américains par l’organisation Southern Poverty Law Center (SPLC), qui combat la haine et l’intolérance, a établi une augmentation du harcèlement sectaire, particulièrement envers des groupes vulnérables tels que les immigrés, les musulmans et autres cibles du candidat républicain Donald Trump.

Phénomène national

Suite à une série d’événements lors de matches de basket ou de foot entre groupes distincts (notamment blancs et latinos), « nous avons rapidement élaboré un sondage. Pas scientifique. Nous avons posé seulement (quatre) questions (…) En outre, les professeurs pouvaient répondre ‘oui’ ou ‘non’ à (quatre) affirmations (…) Nous l’avons envoyé en mars, au moment des primaires, et il y avait encore une douzaine de candidats. En trois jours, nous avons eu 2.000 réponses. Et les gens ne cochaient pas seulement les ‘oui’ et les ‘non’. Nous avons eu plus de 5.000 commentaires », a expliqué Maureen Costello, directrice du programme Teaching Tolerance du SPLC, interrogée par Rolling Stone.

L’appellation « effet Trump » a été avancée « parce que sur ces 5.000 commentaires en retour, il y en avait 1.000 qui mentionnaient nommément Trump. Tous les autres candidats combinés -et c’était en mars, donc il y avait beaucoup d’autres candidats- obtenaient ensemble 167 commentaires au total.

Le phénomène était clairement dirigé par la campagne de Trump. Nous avons mis un nom sur quelque chose qui se passait à travers tout le pays », a-t-elle précisé plus loin dans l’interview.

De la maternelle au secondaire

« Les réactions négatives étaient réparties à travers les Etats », a noté la responsable, qui s’attendait à des différences régionales.

 « Les enseignants utilisaient des mots comme ‘terrifiés’, ‘briser le coeur’, ‘effrayés’. Et pas seulement pour les élèves, mais aussi leurs familles. Il n’y avait pas de modèle d’âge. Cela se passait de la maternelle au secondaire », a-t-elle développé.

 « Deux tiers des professeurs ont rapporté que leurs élèves immigrés étaient stressés. Les enfants entendaient des choses horribles comme ‘Je pense qu’on devrait tuer tous les musulmans’ (…) Et puis, il y a eu cette découverte étrange: les élèves afro-américains s’inquiétaient du fait qu’ils allaient être ‘renvoyés en Afrique’. D’abord, j’ai cru que c’était une donnée aberrante, puis je l’ai lu encore cinq fois », a relevé Mme Costello.

Tester les limites

« Il nous est apparu que le caractère du harcèlement changeait à partir de la rhétorique de l’élection. Il y avait beaucoup d’histoires d’un groupe d’enfants se liguant et scandant ‘Trump! Trump! Trump!’ ou ‘Faites un mur!’ ou ‘Expulsez-le!’ Et ce genre de comportement atteignait des sommets (à l’équivalent du) début du secondaire. Trump est le candidat parfait pour un enfant de 12-13 ans; un mauvais comportement et répéter ce que Trump disait, ça semblait faire partie (du processus) de tester les limites », a analysé la directrice du programme Teaching Tolerance, rappelant l’importance de donner des modèles positifs aux élèves et de leur renvoyer une image positive d’eux-mêmes.

http://www.7sur7.be/

Le nouveau langage des internautes racistes


Des bébéseries ! Un code pour éviter la censure avec des mots qui semblent anodins pour exprimer leur racisme. Une idée qu’ils ont prise de Donald Trump
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Le nouveau langage des internautes racistes

 

« 

Les Skittles sont des bonbons. Les réfugiés, des gens. Nous pensons cette analogie inappropriée », avait réagi la marque américaine peu après la comparaison du fils du candidat républicain à la Maison Blanche. © ap.

Des utilisateurs ont trouvé le moyen de contourner la vigilance des modérateurs de réseaux sociaux pour continuer à partager des propos haineux et racistes.

Depuis plusieurs années, les réseaux sociaux sont critiqués pour leur indulgence à l’égard des propos racistes et haineux. Pour autant, les internautes ne facilitent pas le travail de modération en s’employant à contourner la censure au moyen de termes génériques.

Ils se sont inspirés de Donald Trump Jr. qui, fin septembre, avait comparé les réfugiés syriens à des Skittles, des confiseries mutlicolores.

« Si j’avais un bol de Skittles et que je vous disais que trois d’entre eux étaient empoisonnés, en prendriez-vous une poignée entière? », avait-il lâché sur Twitter.

Une comparaison malheureuse qui semble avoir donné des idées à certains. Comme le révèle BuzzFeed, un utilisateur du site de microblogging a publié une liste des synonymes racistes les plus utilisés

« Le tweet raciste de Trump a fait émerger une nouvelle façon codée de partagers des insultes raciales et d’éviter la suspension d’un compte », évoque Alex Goldman sous une capture d’écran dressant la liste de ce nouveau champs lexical haineux.

(Pour voir cette liste en anglais cliquer ici)

Google, Yahoo, Papillon

On apprend qu’un Noir devient « Google », un juif « Skype », les Mexicains « Yahoo » et  les Asiatiques sont comparés à Bing, le moteur de recherche de Microsoft. Cette pratique s’étend malheureusement aux gays (dites « papillons ») et lesbiennes, comparées à un « seau à poissons ».

Ce langage imagé démontre la complexité pour les réseaux sociaux de lutter efficacement contre les propos racistes. Malgré la possibilité laissée à un utilisateur de « signaler » un message indésirable, Twitter ou Facebook ont du mal à gérer les millions de contenus quotidiens, en dépit des efforts de modération.

Comme l’évoque BFMTV, si quelque 235.000 comptes faisant l’apologie du terrorisme ont été supprimés ces six derniers mois, les deux sites exercent une censure à géométrie variable, où la nudité (même artistique) est autant réprimée qu’un message raciste.

En mars dernier, plusieurs associations avaient dénoncé le laxisme des modérateurs de Facebook ou Twitter qui, comme le relatait France 2, semblaient peu attentifs aux propos signalés par les utilisateurs. Selon l’enquête menée par la chaîne, Facebook n’avait supprimé que 34% des contenus signalés, YouTube 7% et Twitter seulement 4%.

http://www.7sur7.be/

Des journalistes lisent des commentaires mesquins


Doit-on accepter la liberté de parole à tout prix ? Avec l’ère des réseaux sociaux, tout le monde peuvent émettre des commentaires sur les nouvelles. Malheureusement, certains commentaires des internautes sont méchants, voir cruelle. Dans ce courte vidéo, on remarque que pour les femmes journalistes, les commentaires vont jusqu’a incité la mort, ou sur le sexe. Combien de fois que des gens qui n’aiment pas une nouvelle sont vulgaires alors qu’ils pourraient tout simplement ne pas lire. Si nos enfants critiquaient de la sorte, accepterions-nous un tel comportement ? En plus si certaines personnes émettent des avis différents que la majorité eux aussi risquent de recevoir les pires insultes, est-ce que c’est cela être civilisé ?
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Des journalistes lisent des commentaires mesquins

 

On le sait, les commentaires ne sont pas toujours «constructifs» sur le web. Et c’est bien sûr aussi le cas pour les commentaires destinés aux journalistes, qu’ils soient lancés sur les réseaux sociaux ou à la suite d’une chronique.

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), qui tenait récemment son congrès annuel, a évoqué le sujet dans le cadre d’un atelier intitulé «Haine, théories du complot et autres trolls».

Et pour l’occasion, elle a demandé à des journalistes de lire certains commentaires qui leur étaient destinés.

Sur son compte YouTube, la FPJQ explique ainsi son initiative:

«Les journalistes sont la cible de commentaires, parfois critiques, soit. Mais ils sont aussi inondés d’insultes, font face à de la méfiance, voire de la haine. L’équipe a voulu l’illustrer de façon humoristique.»

Maxime Deland, de l’Agence QMI, Judith Lussier, du journal Métro, Lili Boisvert, de Radio-Canada, Mathieu Charlebois, de L’Actualité et Paul Journet, de La Presse, ont bien voulu se prêter au jeu. À voir dans la vidéo ci-dessus!

http://quebec.huffingtonpost.ca/

A quoi ça sert de pardonner ?


Au-delà de la religion, le pardon est nécessaire pour apprendre a guérir nos blessures. Bien sur que pardonner ne veut pas dire qu’on efface tout, qu’on cautionne quelque chose … C’est plus un approche tout à fait personnel
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A quoi ça sert de pardonner ?

 

A quoi ça sert de pardonner ?

© istock

Parfois méprisé, souvent galvaudé, le pardon est un terme mal compris et associé à bon nombre d’idées reçues. Olivier Clerc, fondateur des Journées du pardon, suggère de redéfinir le sens du pardon pour le considérer comme un chemin vers la guérison intérieure.

On a tous plus ou moins connu une expérience douloureuse qui a laissé en nous un tatouage d’amertume, de haine ou de souffrance qu’on croit indélébile. Il nous parait impossible de pardonner à l’auteur de ces blessures et de tourner la page. Ce serait bien trop facile, pense-t-on. Et puis à quoi bon pardonner ? Pardonner c’est oublier, c’est céder, c’est cautionner son agresseur. Et si paradoxalement, le pardon était la voie vers la guérison et vers une liberté retrouvée ? Olivier Clerc anime des ateliers du pardon. Dans son nouveau livre, « Peut-on tout pardonner » (Eyrolles), il ouvre la réflexion pour, peut-être, nous inviter à penser autrement.

Vous invitez à repenser le terme de pardon, qui est selon vous, mal compris et mal interprété. Quelle est la vraie définition du pardon ?

Le mot pardon est entouré d’un flou considérable. Si vous interrogez les gens autour de vous, chacun aura une définition et une compréhension différente selon qu’il a eu une éducation religieuse, des parents athées ou psys. En fait il faut redéfinir ce qu’on entend par le pardon. Pardonner c’est le chemin vers la guérison des blessures du cœur. Un cœur blessé a besoin d’un baume pour guérir et cicatriser les plaies dont suppure du poison émotionnel fait de haines et de ressentiment. On utilise le pardon comme un baume qui va nous aider à nous libérer de ces émotions négatives. Cette libération s’apparente à ce que j’appelle « une douche du cœur« .

Le pardon serait une question d’hygiène du cœur ?

Absolument. Le pardon lave notre cœur du « cholestérol émotionnel » qui encombre nos artères. Avec cette hygiène émotionnelle, on évite que notre cœur se dessèche. On réapprend à s’ouvrir aux autres sans être dans une position de vulnérabilité ni de victime. Au final, on parvient peu à peu à retrouver la capacité d’aimer.

Le pardon serait donc une démarche personnelle, indépendante du fait de pardonner à la personne qui a pu nous blesser ?

Entrer dans la démarche de pardon nécessite d’inverser notre rapport à celui-ci. Autrement dit on ne pardonne pas à quelqu’un mais on demande pardon. Cette inversion du processus du pardon correspond à l’approche que j’enseigne dans mon livre et que j’appelle « Don du pardon« . Pourquoi demander pardon et non pas pardonner me direz-vous ? La nuance est importante. Elle insiste sur le fait qu’on doit se libérer de l’illusion que l’autre a le pouvoir de nous guérir. En fait la cicatrisation de nos blessures ne dépend que de nous. Pour prendre un exemple, on ne va pas demander à celui qui nous a blessé le bras avec un cutter de venir nous soigner. Demander pardon, c’est un processus personnel qui vise à se libérer de l’intérieur, du jugement et de la prétention de vouloir pardonner.

Est-ce un processus forcément long ?

Cela varie d’une personne à l’autre. Pour certains, ce peut être instantané, pour d’autres cela prendra des mois ou des années. Ce travail de pardon est personnel mais peut se faire seul ou à plusieurs dans des groupes de pardon à travers les cercles de pardon que j’ai initiés par exemple. Une certitude, le processus sera d’autant plus long si on a une mauvaise conception du pardon et si on n’identifie pas les obstacles au pardon.

Quels sont ces principaux obstacles ?

il en existe plusieurs. Par exemple on a tendance à penser que le pardon est religieux. Or on peut panser ses blessures quelles que soient ses croyances et sa philosophie. Le pardon ce n’est pas prier et espérer que la grâce spirituelle nous tombe dessus !

Un autre obstacle classique est de croire que le pardon est un cadeau fait à l’autre. Ou encore que pardonner revient à cautionner ou oublier ce que nous a fait l’autre. Or on peut tout à fait pardonner et entamer ce travail de guérison émotionnelle sans que cela conduise à accepter, cautionner ou excuser des actes qu’on juge intolérables.

Le pardon s’assimile à un yoga du cœur dont la pratique régulière apporte une grande force et beaucoup de courage.

Avez-vous un conseil simple à utiliser au quotidien pour pratiquer ce yoga du cœur ?

Chaque jour on peut faire ce travail de pardon en y consacrant un moment chaque soir avant de s’endormir. Pour cela, on récapitule mentalement ce qui s’est passé dans la journée pour évacuer tous les non-dits, les tensions, émotions négatives ou problèmes non résolus dans notre sommeil et s’endormir léger.

Retrouvez plus de conseils sur les méthodes du pardon dans « Peut-on tout pardonner », d’Olivier Clerc, éditions Eyrolles.

http://www.topsante.com/