Le Saviez-Vous ► Les villes et villages où il est (ou était) interdit de mourir


Il y en a qui ont de bien drôle d’idées, comme l’interdiction de mourir dans leur ville. Comme si la mort pouvait être facilement contrôlable
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Les villes et villages où il est (ou était) interdit de mourir

 

 Dead End | Steve Kennedy via Flickr License by

Dead End | Steve Kennedy via Flickr License by

Repéré par Aude Lorriaux

Certaines communes ont pris des initiatives pour interdire aux habitants de mourir sur place. Et non sans raison.

Le maire de Sellia, en Italie, en a ras-le-bol. Ses habitants vieillissent, son village se dépeuple et rien ne semble pouvoir empêcher ce mouvement. Alors, il a tout simplement interdit à ses administrés… de mourir. Enfin, il les a menacés indirectement, mais le but est le même.

«Ceux qui ne prennent pas soin d’eux ou ont des habitudes qui nuisent à leur santé verront leurs taxes augmenter», a ainsi déclaré Davide Zicchinella, comme le rapporte le Guardian.

Le quotidien britannique raconte que le cas de Sellia n’est pas isolé. D’autres villages ont pris des initiatives pour interdire aux habitants de mourir sur place, quoique pour des raisons un peu différentes. Ainsi, en France, à Sarpourenx, dans le Béarn, l’ancien maire avait pris en 2008 un arrêté interdisant de décéder sur le territoire de sa commune, dont le cimetière était devenu trop petit, comme le raconte Sud-Ouest. Idem à Cugnaux, en Haute-Garonne, et dans trois autres villes du monde: Biritiba Mirim, au Brésil, Lanjaron, en Espagne, et Falciano del Massico, en Italie.

À cause du froid, les corps ne se décomposaient pas

Pendant des siècles, se suicider a été considéré dans bon nombre de pays comme un péché punissable, et c’est encore le cas en Malaisie, où l’on risque jusqu’à un an de prison, ajoute le Guardian. Au Ve siècle avant Jésus-Christ, les Grecs défendaient aux visiteurs de venir accoucher ou mourir sur l’île de Délos, considérée comme sacrée, de même que les Japonais avec l’île d’Itsukushima, et ce, jusqu’en 1868.

À Longyearbyen, sur l’île norvégienne de Spitsberg, il est aussi interdit de mourir mais pour des raisons sanitaires: à cause du froid, les corps ne se décomposaient pas, et des chercheurs ont ainsi découvert des traces du virus de la grippe espagnole, datant de 1918. Comme quoi, «interdire de mourir» peut réellement éviter de mourir à d’autres personnes.

http://www.slate.fr/

Pourquoi vieillit-on?


Avec une population vieillissante, depuis quelques années, des chercheurs s’intéressent du pourquoi et du comment on l’on vieillit pour ajouter à ce que l’on sait déjà. Pourquoi les gens vieillissent moins bien que d’autres ? Comment ralentir l’effet vieillissement ? Les bonnes habitudes de vie sont des atouts importants pour mieux vieillir
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Pourquoi vieillit-on?

 

Le vieillissement est un domaine d'étude relativement jeune.... (Photo Masterfile)

Le vieillissement est un domaine d’étude relativement jeune.

PHOTO MASTERFILE

CATHERINE HANDFIELD
La Presse

Quand nous vieillissons, notre masse musculaire diminue, nos sens s’émoussent, notre mémoire décline et nos cellules changent. Certaines personnes vieillissent vite, d’autres, moins. Pourquoi? Des recherches sont en cours pour mieux comprendre le phénomène, dont la plus vaste étude canadienne menée à ce jour sur le vieillissement.

«On a tous des exemples de gens qui vieillissent très vite, et d’autres exemples de gens qui, à 95 ans, sont encore forts, se déplacent, vivent chez eux, vaquent à leurs occupations quotidiennes comme ils l’ont toujours fait. Pourquoi? C’est la grande question.»

Cette grande question, Hélène Payette et quelque 160 chercheurs aux quatre coins du Canada tenteront de l’approfondir dans le cadre de l’Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement, la plus vaste étude du genre jamais réalisée au pays.

L’équipe de chercheurs (dirigée par le Dr Parminder Raina, de l’Université McMaster) suivra sur une période d’au moins 20 ans quelque 50 000 Canadiens de 45 à 85 ans. Le recrutement, qui a cours depuis trois ans, sera fini dans les prochaines semaines. Les chercheurs pourront dès lors entreprendre le premier suivi.

L’objectif: mieux comprendre les processus de vieillissement pour aider les gens à mieux vieillir et aider les organisations de la santé et des soins à leur offrir les services adéquats.

«C’est [l’étude sur le vieillissement] la plus importante au Canada et l’une des plus importantes internationalement, tant par le nombre de sujets que par l’ampleur des thèmes qu’on va rechercher», indique la Dre Hélène Payette, professeure au département des sciences de la santé communautaire de l’Université de Sherbrooke et cochercheuse responsable du thème habitudes de vie dans l’étude longitudinale.

Tous les trois ans, les participants devront répondre à un questionnaire sur leurs habitudes de vie, tant sur les plans physique, social que psychologique. Plusieurs devront aussi passer une panoplie de tests: mesure de la masse musculaire et de la densité osseuse, échantillon de sang et d’urine, qualité de l’ouïe, du goût et de l’audition… Les résultats – anonymes, bien sûr – seront accessibles à tous les chercheurs qui en font la demande.

«Quoi qu’on fasse, en vieillissant, on perd du goût et de l’odorat. Par contre, certains en perdent plus vite que d’autres. Ce qu’on veut déterminer, ce sont les facteurs qui l’expliquent et comment on peut agir sur ces facteurs.»

La Dre Hélène Payette
professeure au département des sciences de la santé communautaire de l’Université de Sherbrooke

Si les participants sont recrutés dès l’âge de 45 ans, c’est pour mieux cerner les changements majeurs qui surviennent à la retraite.

«Est-ce que certains aspects de la retraite peuvent influencer la qualité du vieillissement plus tard?, demande la Dre Payette. C’est infini à quel point on pourra questionner la banque de données.»

Beaucoup à découvrir

Le vieillissement est un domaine d’étude relativement jeune. Comme les populations vieillissent, un nombre grandissant de chercheurs s’y intéressent depuis 20 ans, souligne Hélène Payette, qui qualifie ce domaine d’«extrêmement stimulant».

Les changements qui surviennent après 65, 75 ans sont majeurs, dit-elle, d’une importance «que l’on ne soupçonnait pas avant». Perte de masse musculaire, diminution des sens, déclin cognitif…

«En fait, les changements sont à peu près similaires, en matière de quantité et de vitesse, à ceux d’un petit enfant dans ses deux premières années de vie, souligne Hélène Payette. Un enfant est dans les gains, et, à la fin de la vie, on est plus dans les pertes.»

La manière dont on encadre nos tout-petits nous donne d’ailleurs de bons indices sur la façon de mieux vivre son vieillissement.

«Quand les petits enfants grandissent, on met tellement d’importance sur leur alimentation, sur l’exercice, sur les jeux qu’ils font avec d’autres enfants, dit la Dre Payette. Ça revient à des choses aussi simples que celles-là. Ce parallèle avec la fin de vie, ça nous donne des pistes, souvent. Et ce qu’on découvre, plusieurs fois, confirme ces pistes-là.»

«Nous avons l’âge de nos cellules»

 

Certes, l’hérédité compte pour beaucoup. Cela dit, les habitudes de vie ont un impact direct sur la vitesse, la qualité du vieillissement… et même l’expression des gènes.

Les télomères 

Le vieillissement est complexe et implique de nombreux processus. Mais d’un point de vue fondamental, pourquoi vieillit-on? Les chromosomes possèdent à leurs extrémités des télomères, des structures qui agissent comme des horloges biologiques.

«Chaque fois que la cellule se divise, un bout de télomère disparaît, explique Richard Béliveau, docteur en biochimie et directeur scientifique de la Chaire en prévention et traitement du cancer de l’UQAM. Quand les télomères sont rendus trop petits, les enzymes responsables de la réplication de l’ADN ne sont plus capables de répliquer l’ADN et la cellule meurt.»

De nombreuses maladies seraient associées au raccourcissement des télomères, indique le Dr Gaétan Brouillard dans son livre La santé repensée. Athérosclérose, hypertension artérielle, accidents vasculaires cérébraux, cancer, maladie d’Alzheimer, maladie de Parkinson: la liste est longue.

Ralentir le processus

De plus en plus d’études le démontrent: l’adoption de saines habitudes de vie – alimentation riche en légumes et en protéines, exercice physique, diminution du stress – permet de diminuer la vitesse à laquelle nos télomères raccourcissent.

«Ça veut dire qu’on augmente notre longévité et notre qualité de vie pour autant », résume le Dr Brouillard.

À l’opposé, l’obésité, le tabac et l’alimentation industrielle riche en gras trans causent de l’inflammation chronique, un désordre physiologique qui s’établit dans les tissus à la suite d’un déséquilibre de l’homéostasie, soit l’équilibre physiologique des systèmes.

«L’inflammation amène un climat qui fait en sorte que certaines cellules vont mourir plus rapidement», vulgarise le Dr Béliveau.

Épigénétique

Certaines personnes vieillissent bien sans trop y mettre d’effort parce qu’elles ont de bons gènes.

«Mais il y a aussi des gens qui, même avec une mauvaise hérédité, vont pouvoir vivre en santé en modulant l’expression de leurs gènes», explique le Dr Richard Béliveau.

Il s’agit de l’épigénétique, l’étude de l’influence de l’environnement – incluant les habitudes de vie – sur l’expression des gènes. Ce domaine d’étude en pleine croissance contraste avec la fatalité longtemps associée à l’hérédité.

«Par exemple, en faisant de l’exercice, vous inhibez les gènes associés aux protéines liées à l’inflammation», explique le Dr Béliveau.

Le Dr Gaétan Brouillard souligne pour sa part que, selon certaines études, 40% des maladies chroniques pourraient être évitées si on adoptait un bon mode de vie.

Jamais trop tard

On ne le répétera jamais assez: il n’est jamais trop tard pour changer son mode de vie. L’être humain, à tout âge, a une grande capacité d’adaptation. Le Dr Richard Béliveau cite en exemple une étude américaine publiée en 2008 et réalisée auprès d’hommes de 62 ans en moyenne.

«On les a fait bouger 30 minutes par jour, on a augmenté leur consommation de végétaux, et après trois mois seulement, l’activité de la télomérase (l’enzyme qui protège l’intégrité des télomères) avait augmenté de près de 30% chez les participants», résume le Dr Richard Béliveau.

Malheureusement, note le Dr David Lussier, de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal, certaines personnes font tout ce qu’il faut, mais vieillissent quand même moins bien, parce qu’elles souffrent d’arthrose, par exemple. Cela dit, mieux vaut mettre toutes les chances de son côté.

« Il y a juste une chose importante dans la vie: être heureux. Et c’est impossible d’avoir une vieillesse heureuse si la santé n’est pas dans l’équation», conclut Richard Béliveau.

Retarder les effets du temps

Vous voulez mettre toutes les chances de votre côté pour vivre une belle et longue vieillesse? Voici 10 grands conseils offerts par les chercheurs et intervenants à qui nous avons parlé.

CESSEZ DE FUMER. MAINTENANT.

«Quand vous fumez, vous vous préparez une vieillesse exécrable. Les gens pensent qu’ils vont tomber comme des chênes coupés à la hache lorsqu’ils fument, mais ce n’est pas ça: on fait un AVC, on devient paraplégique, on est aphasique, on perd des capacités et on traîne 10, 15, 20 ans extrêmement handicapé.» – Richard Béliveau, docteur en biochimie et directeur scientifique de la Chaire en prévention et traitement du cancer de l’UQAM

MAINTENEZ UN POIDS SANTÉ

«L’embonpoint est associé à une perte de fonctions. Pas juste physiologiques, pas juste métaboliques, mais aussi musculo-squelettiques  – arthrose, arthrite, etc. Si vous êtes en surcharge de poids, vous imposez une usure prématurée à vos articulations.» – Richard Béliveau

PERSONNES ÂGÉES: MANGEZ…

«On a toujours pensé qu’en vieillissant, les gens devaient manger moins, parce que c’est mieux d’être menu quand on est vieux. Or, ce qu’on voit, c’est que les gens qui ont un peu de surpoids par rapport aux normes pour les populations âgées vieillissent mieux. On ne comprend pas exactement pourquoi encore, mais on continue la recherche.» – Hélène Payette, professeure au département des sciences de la santé communautaire de l’Université de Sherbrooke

… ET AUGMENTEZ VOTRE APPORT EN PROTÉINES

«On suggère maintenant aux personnes de 65 ans et plus d’augmenter leur apport en protéines pour contrer un peu l’inéluctable perte de masse musculaire. Le problème, c’est qu’en vieillissant, les personnes vivent seules et, la plupart du temps, ce sont les protéines qui écopent.» – Hélène Payette

ENTRETENEZ VOTRE RÉSEAU SOCIAL

«Au moment de la retraite, c’est important de se refaire un réseau social et de garder ses amis. C’est un gage de santé mentale. C’est un gage, aussi, de préparer des repas entre amis – donc, de bien manger, de faire de l’activité physique avec eux. Ça aide aussi à préserver le déclin de la cognition.» – Hélène Payette

MANGEZ BIEN

«Le Guide alimentaire canadien nous dit très bien ce qu’on devrait manger. Quand on mange de 7 à 10 portions de fruits et légumes par jour – frais, le plus possible -, c’est sûr qu’on prend nos antioxydants. C’est beaucoup mieux de manger des aliments que d’aller chercher un pot de vitamines à la pharmacie.» – Hélène Payette

PRENEZ DE LA VITAMINE D

«En prévention, dès l’âge de 50 ans, c’est important, à mon avis, de prendre un supplément de vitamine D. Elle joue un rôle sur le plan cognitif en augmentant la qualité de nos neurotransmetteurs. Elle est aussi bénéfique pour l’appareil vasculaire, le sommeil et la dépression saisonnière.» – Gaétan Brouillard, médecin en médecine intégrative et globale

FAITES DE L’EXERCICE ET DORMEZ

«Si on fait de l’exercice de façon régulière, on augmente notre masse musculaire. En ayant plus de force et plus d’équilibre, on peut prévenir les chutes. L’exercice prévient aussi le déclin de la mémoire. Le sommeil, lui, a plusieurs fonctions de restauration […]. Quand on dort mal, on a plus de douleurs le lendemain. C’est important aussi pour l’humeur. Et il faut dormir sans médicament, le plus possible.» – David Lussier, directeur scientifique d’AvantÂge, le centre de promotion de la santé des personnes âgées de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal

http://www.lapresse.ca/

De quoi meurent les centenaires ?


Il semble que pour avoir une longue vie et mourir paisiblement serait en grande partie des habitudes de vie. La malbouffe, le tabac etc..  seraient de réels ennemi à la longévité, alors qu’une bonne alimentation, de l’exercice sont des atouts
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De quoi meurent les centenaires ?

 

elderly woman

photo fotolia

Richard Martineau

Selon une étude récente, les personnes de 100 ans ou plus sont généralement épargnées par le cancer et les maladies du cœur et décèdent surtout d’une fragilité générale et d’infections respiratoires.

Vivre au-delà de 100 années a toujours représenté un phénomène inusité dans l’histoire de l’humanité, un exploit rarissime considéré avec curiosité, fascination et respect. Dans certains cas, ces longévités exceptionnelles ont même acquis une dimension légendaire, comme en témoigne l’espérance de vie impressionnante et mythique de plusieurs personnages centraux de la tradition judéo-chrétienne, notamment Adam (930 ans), Seth (912 ans) et Mathusalem (969 ans).

À notre époque, le record absolu de longévité (connu) appartient à la française Jeanne Calment, décédée à l’âge vénérable de 122 ans et 164 jours. Très active jusqu’à 110 ans (elle se déplaçait encore à bicyclette à 100 ans!), Madame Calment est demeurée en bonne santé jusqu’à un mois avant sa mort, étant surtout incapacité par la fragilité de ses os ainsi que par la perte progressive de l’ouïe et de la vue. Une telle longévité représente évidemment un cas exceptionnel, mais il reste que le nombre de centenaires augmente rapidement dans plusieurs régions du monde: par exemple, on estime qu’il y avait sur la Terre 317 000 personnes âgées de 100 ou plus en 2011 et que ce nombre pourrait atteindre près de 18 millions à la fin du 21e siècle. Cette véritable «explosion» de centenaires est bien sûr due en grande partie à la diminution marquée de la mortalité liée aux maladies infectieuses (antibiotiques, vaccins) et aux progrès de la médecine en général, mais elle illustre néanmoins à quel point le corps humain possède le potentiel de soutenir les fonctions vitales jusqu’à un âge très avancé lorsqu’on parvient à éviter, ou à tout le moins retarder, l’apparition de maladies chroniques comme le cancer ou les maladies du cœur.

Mourir de vieillesse

Une nouvelle étude suggère qu’être centenaire n’a pas seulement un impact sur la durée de l’existence, mais aussi sur la façon dont cette existence se termine au moment du décès. En analysant le registre des morts survenues entre 2001 et 2010 en Angleterre, les scientifiques ont observé de grandes différences entre les causes de mortalité des centenaires et celles des plus «jeunes», âgés de 80 à 84 ans (1). Comme le montre le Tableau 1, alors que les principales causes de mortalité des octogénaires étaient le cancer et les maladies du cœur (44 % des décès), ces maladies ne représentent que 13 % de la mortalité des centenaires. À l’inverse, plus de la moitié des personnes âgées de 100 ans ou plus décèdent d’une fragilité globale ou de pneumonies, une proportion beaucoup plus élevée que chez celles âgées de 80 à 84 ans (7 %). La majorité des centenaires sont donc épargnés par les principales maladies chroniques et meurent tout simplement de vieillesse, soit en raison de l’usure des muscles et des os ou d’une baisse de l’immunité qui favorise les infections. En d’autres mots, les centenaires sont une bonne illustration qu’une longue vie en bonne santé se termine très souvent par une mort douce et paisible.

Pas une question de chance

On cherche souvent à associer l’espérance de vie exceptionnelle des centenaires à un quelconque «gène de longévité» qui protégerait ces personnes de la maladie. Pourtant, plusieurs études ont clairement montré depuis longtemps que le «secret» des centenaires n’est pas génétique: par exemple, une étude récente n’a pu observer aucune différence notable dans la séquence des gènes de personnes supercentenaires (110 ans et plus)(2). La seule véritable façon de vivre longtemps et en bonne santé est d’adopter un mode de vie optimal, caractérisé par:

-l’absence de tabagisme;

– le maintien d’un poids corporel normal;

– une consommation abondante de produits végétaux comme les fruits et légumes et les grains entiers;

– une activité physique régulière;

-une consommation minimale d’aliments riches en gras saturés (viandes rouges, produits laitiers complets), en sucres simples (sucreries, desserts) ainsi que d’aliments industriels transformés riches en calories, comme les produits de la malbouffe.


(1) Evans CJ et coll. Place and cause of death in centenarians: a population-based observational study in England, 2001 to 2010. PLoS Med. 2014; 11: e1001653.

(2) Gierman HJ et coll. Whole-genome sequencing of the world’s oldest people. PLoS ONE 2014; 9: e112430.

http://www.journaldemontreal.com

Maladies chroniques et du vieillissement: comment les prévenir?


En vieillissant, les maladies ouvrent grands leurs portes, certaines sont génétiques, d’autres sont causés par de mauvaises habitudes de vie. Alors qu’aujourd’hui, nous bougeons moins, que la malbouffe est présente partout, que les fruits et légumes coûtent souvent plus cher qu’un trio MC Do, nos jeunes seront confrontés à faire des choix pour ne pas voir leurs années de vieillesse compromises
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Maladies chroniques et du vieillissement: comment les prévenir?

 

Marie-Eve Cloutier

(Agence Science-Presse) L’âge est un facteur de risque associé au développement de certaines maladies chroniques. Comme on sait également que 70% à 90% des maladies en général sont causées par nos habitudes de vie, mieux vaut y voir tôt si l’on désire vieillir en forme et en santé!

Un groupe d’experts s’est d’ailleurs réuni pour en discuter lors d’un deuxième Grand rendez-vous scientifique organisé récemment par le Musée Armand-Frappier dans le cadre de son 20e anniversaire.

Bien entendu, des avancées considérables ont eu lieu ces dernières années concernant la recherche sur les maladies comme le cancer.

«Les médicaments sont plus efficaces et aujourd’hui, les taux de survie tournent autour de 70%. Cependant, le cancer demeure une maladie difficile à guérir, car il y en a plusieurs types», rappelle Isabelle Plante, professeure-chercheuse au Centre INRS-Institut Armand-Frappier.

Heureusement, seul un tout petit groupe de mutations cause le cancer.

«Le cancer du côlon nécessite 20 à 40 mutations et prend 30 ans à se développer, contrairement au cancer du poumon qui nécessite 200 mutations, prouvant que la maladie est plutôt associée à de mauvaises habitudes de vie», fait valoir Yves St-Pierre, collègue d’Isabelle Plante au Centre INRS-IAF.

Mais pourquoi donc ces maladies sont-elles si présentes dans notre société si elles sont évitables?

«Nos jeunes sont exposés à près de 30 000 publicités de malbouffe par année à la télé. Le trio au McDonald coûte moins cher qu’il y a 25 ans, alors que le prix des fruits et des légumes a augmenté, ce qui n’est pas normal. Le gouvernement nous dit qu’il est important d’avoir de saines habitudes de vie, mais il ne subventionne pas les transports actifs ni l’alimentation saine!» dénonce Martin Juneau, directeur de la prévention à l’Institut de cardiologie de Montréal.

Cependant, les saines habitudes de vie n’ont pas autant d’influence sur toutes les maladies associées au vieillissement. Dans le cas de la maladie d’Alzheimer par exemple, 70 à 90% de cas sont reliés à la génétique.

 «Les gens y sont prédisposés dès la naissance, car ils portent en eux une copie défectueuse d’un gène qui fonctionne moins bien en vieillissant , conclut Judes Poirier, professeur titulaire en médecine et psychiatrie à l’Université McGill.

Cet article a d’abord été publié sur le site Laval Scientastique!, le carrefour lavallois de la culture scientifique.

http://www.sciencepresse.qc.ca

5 bonnes raisons de ne pas suivre une diète amaigrissante


Beaucoup se sont mit au régime en début de Janvier et probablement la plupart ont laissé tombé .. car souvent les régimes choisi ne répondent pas aux besoins de la personne … En fait .. être bien dans sa peau est d’abord la base pour trouver son poids santé .. tout en ayant de bonnes habitudes alimentaires
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5 bonnes raisons de ne pas suivre une diète amaigrissante

Pour bien des gens, les résolutions de début d’année riment avec régimes. De plus, les modèles de beauté valorisés par notre société poussent de nombreuses personnes à se lancer dans la quête du corps parfait, et ce, au détriment de leur santé et de leur bien-être.

La minceur est-elle réellement un gage de bonheur et de réussite? Et si le problème se situait au niveau de la perception de notre poids plutôt qu’au niveau de notre poids comme tel? Quelles que soient les motivations à vouloir perdre du poids, voici 5 bonnes raisons de ne pas suivre de diète amaigrissante.
 
 
1. Les diètes comportent des risques pour votre santé physique.

La plupart des diètes sont associées à des carences en vitamines, en minéraux et en énergie. Elles peuvent également avoir des répercussions négatives sur votre santé : risques de déshydratation, fatigue intense, difficulté à vous concentrer, troubles de la digestion, perturbation hormonale, etc.

Votre corps a besoin de l’énergie, des vitamines et des minéraux fournis par les aliments pour bien fonctionner. En le privant de nourriture, vous l’exposez à différents problèmes de santé physique.

Avant de suivre une diète amaigrissante, tous devraient se poser les questions suivantes : Est-ce que votre poids actuel représente vraiment une menace pour votre santé? Est-ce que votre poids est suffisamment élevé pour augmenter votre risque de développer certaines maladies comme le diabète, les maladies cardiaques et l’hypertension?

Si votre poids représente réellement un risque pour votre santé, penchez-vous sur les causes pouvant expliquer votre format corporel. Est-ce l’hérédité, la prise de médicament, l’état de santé, les habitudes alimentaires, la sédentarité ou les diètes à répétition? Maintenant, sur quels facteurs désirez-vous et pouvez-vous travailler de façon réaliste? L’adoption de saines habitudes de vie, comme manger sainement et être plus actif, contribue à l’amélioration de la santé, peu importe le type de silhouette.

 

2. Les diètes comportent des risques pour votre santé mentale.

Le fait de se priver de nourriture, malgré la sensation de faim, vous amène à développer une relation négative avec la nourriture et avec le plaisir de manger. Dans certains cas, la nourriture devient une telle préoccupation qu’elle prend la forme d’une obsession, ce qui peut engendrer des troubles du comportement alimentaire (anorexie, boulimie, compulsions alimentaires). De plus, les nombreux échecs subis par les personnes qui suivent des diètes entraînent une détérioration de l’estime de soi.

Si vous avez une relation difficile avec votre corps et avec les aliments, il vous faudra travailler d’abord sur ces éléments avant de vous lancer dans un processus d’amaigrissement. Plutôt que de consacrer votre énergie à essayer de maigrir à tout prix, et ainsi vous conformer à un modèle corporel unique, commencez par améliorer vos habitudes de vie.

3. Les diètes ne sont généralement pas efficaces et peuvent mener à un gain de poids.

En réponse à cette peur de l’obésité, de nombreuses personnes préoccupées par leur poids entrent dans le cycle de la restriction alimentaire et des diètes à répétition. Bien qu’elles réussissent parfois à perdre du poids à court terme, la majorité des personnes qui suivent des diètes finissent, a long terme, par reprendre le poids perdu – et même plus. Ainsi, les personnes préoccupées par leur poids seraient plus enclines à développer un problème d’obésité.

Le corps réagit à une diète de la même manière qu’à une famine : en réduisant sa consommation d’énergie. Lorsque vous recommencez à manger comme avant, ou plus qu’avant à cause de la privation imposée, votre corps a tendance à entreposer sous forme de graisses les calories qu’il reçoit enfin. Vous reprenez donc le poids perdu, et souvent davantage.

 

4. Les diètes font fondre les muscles plutôt que la graisse.

Les diètes restrictives promettent généralement une perte de poids très rapide. Toutefois, une perte de poids très rapide s’explique généralement par une déshydratation et une perte de masse maigre (muscle) plutôt que par une perte de graisses. Et dire que les muscles brûlent plus efficacement les calories que les graisses! En d’autres termes, pour éviter de reprendre le poids perdu, vous êtes condamné à continuer le même régime restrictif à long terme. Une perte de poids graduelle (1 à 2 livres ou 0,5 à 1 kilo par semaine maximum) favorise la perte de graisse et non de muscle.

5. Au lieu de suivre des diètes, tous auraient avantage à améliorer leurs habitudes de vie.

L’apparition et l’évolution des maladies dépendent d’une multitude de facteurs autres que le poids. L’hérédité, une mauvaise alimentation, le stress et la sédentarité sont tous responsables à des degrés différents des maladies qui nous affligent.

Contrairement à la croyance populaire, une personne ronde n’est pas nécessairement en mauvaise condition physique, et une personne mince n’est pas nécessairement en santé. Par contre, l’amélioration des habitudes de vie (saine alimentation, activité physique, gestion du stress) diminue le risque de développer des maladies chez les personnes de tous gabarits.

Et n’oubliez pas qu’il est naturel, dans une population, de retrouver des individus aux silhouettes variées. Au lieu de lutter contre votre nature en essayant d’atteindre un poids irréaliste, pourquoi ne pas viser l’atteinte de votre poids naturel, celui dans lequel vous vous sentez bien et qui ne vous expose pas à des problèmes de santé.
 

 
QUELQUES INDICES D’UNE SAINE MÉTHODE DE PERTE DE POIDS :
 
La méthode est personnalisée, c’est-à-dire qu’elle tient compte de votre poids, de votre âge, de vos activités quotidiennes, de votre condition physique et de vos préférences.

La méthode recommande la modification graduelle de vos habitudes de vie (alimentation, activité physique) à moyen terme et non pas des changements draconiens sur une courte période.

La méthode recommande une perte de poids graduelle, soit de 1 à 2 livres (0,5 à 1 kilo) par semaine au maximum.

La méthode encourage l’adoption d’une alimentation équilibrée et variée : 1) Vous mangez à votre faim en écoutant vos signaux de faim et de satiété. 2) Aucun aliment n’est interdit. Vous accordez tout simplement plus de place aux aliments qui ont une plus grande valeur nutritive comme les légumes, les fruits, les grains entiers, les viandes maigres et leurs substituts, et les produits laitiers.

La méthode encourage la pratique régulière d’activité physique, de façon progressive, en tenant compte de vos préférences, de votre âge et de votre condition physique.

L’encadrement est assuré par des professionnels de la santé reconnus (diététiste-nutritionniste, kinésiologue et médecin).
 
http://extenso.org