Et si nous vivions dans des maisons invisibles ?


Comment seront nos maisons du futur ? Sans que cela n’altère le paysage naturel, une maison invisible ? J’espère que non, je crois qu’il doit avoir plus des points négatifs. Juste à penser aux oiseaux qui ne verront pas l’obstacle devant eux.
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Et si nous vivions dans des maisons invisibles ?

 

Crédits : capture Youtube / arquinfad

par Yohan Demeure

Pour certains, la maison du futur est le concentré d’une multitude de technologies alors que d’autres y voient plus une habitation durable, autonome et dont l’empreinte écologique est moindre. Et s’il était question de maisons qui se fondent parfaitement dans le paysage ? Voici cinq concepts permettant l’évasion.

Le Mirrorcube

L’agence suédoise Tham & Videgård a installé des cubes de 4 min 3 s au milieu de sapins d’une forêt. Plusieurs « Mirrorcube » composent le TreeHotel, un hôtel dont chaque chambre est perchée et camouflée dans les arbres. Le cube contient une structure légère en aluminium et l’extérieur est composé de verre réfléchissant.

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Crédits : Pinterest/Tham & Videgård

La House of Mirrors

Cette œuvre du sculpteur allemand Ekkehard Altenburger avait été installée provisoirement il y a une vingtaine d’années sur l’île de Tiree (Écosse). Véritable précurseur à l’époque, l’artiste était parvenu à fondre cette maison dans le paysage.

Crédits : Ekkehard Altenburger

Le Sauna Cadyville

Il ne s’agit pas d’une habitation, mais d’un sauna dessiné par le cabinet Dan Hisel Architect. Situé dans l’état de New York (États-Unis), le Sauna Cadyville a été bâti contre une falaise qui constitue l’un de ses murs, et des miroirs le rendent quasi invisible dans son élément.

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Crédits : Dan Hisel Architect

Le ÖÖD

Voici une habitation à proprement dit. En effet, la tiny house de la start-up ÖÖDbasée en Estonie est une sorte de préfabriqué de 18 min 2 s Facilement montable et démontable, ce logement est meublé et contient une cuisine. Les trois façades vitrées contribuent à rendre cette maison quasiment invisible !

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Crédits : ÖÖD

Le Liquid Pavilion

Le lac du parc de Serralves à Porto (Portugal) est un véritable havre de paix. Et pourtant, lorsque l’on y regarde à deux fois, une petite maison y est présente. En effet, il s’agit d’une œuvre du cabinet d’architecte depA qui se fond encore très bien dans son environnement avec ses murs en miroir.

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Crédits : capture YouTube/ arquinfad

Source

Une constellation de vestiges Mayas inconnus repérés au Guatemala


Grâce a des technologies plus poussées, il est possible de voir tous les reliefs mêmes dans des forêts. Il a été utilisé au Guatemala et une découverte d’envergure a été mise à jour un cité maya comprenant pyramides, palais, lieux de culte, habitations, irrigations, terres cultivées
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Une constellation de vestiges Mayas inconnus repérés au Guatemala

 

Tikal Lidar

Restitution 3D du site de Tikal, où une pyramide inconnue a été révélée.

CRÉDITS: PACUNAM

Par Bernadette Arnaud

Des milliers de ruines mayas ont été détectées dans la jungle du Guatemala grâce à la technologie Lidar, révélant l’ampleur insoupçonnée des interconnexions entre cités.

La découverte est exceptionnelle. Des milliers de structures et bâtiments mayas inconnus, dissimulés sous la canopée depuis des siècles, viennent tout juste d’être repérés par les archéologues. Ces constructions d’envergure comprennent des pyramides, des palais, des centres cérémoniels, mais aussi des ouvrages moins spectaculaires comme des parcelles cultivées ou des habitations. Toutes sont situées dans la jungle du nord du Guatemala, et c’est grâce à l’utilisation du Lidar (Light Detection And Ranging), un système de télédétection aéroportée, qu’elles ont été repérées dans le cadre d’un consortium créé sous l’égide de la Fondation PACUNAM (Patrimonio Cultural y Natural Maya), un fonds de recherche guatémaltèque à but non lucratif créé en 2006. Un projet franco-guatémaltèque, Naachtun, dirigé par Philippe Nondedeo, fait d’ailleurs partie de ce consortium, et a lui-même bénéficié d’une couverture Lidar sur 140 km2

Ce système laser, couplé à un GPS de haute précision, permet en effet de détecter tous les détails au sol, y compris sous un épais couvert forestier. Il avait été notamment utilisé avec succès sur le site d’Angkor au Cambodge. L’ensemble des points enregistrés au cours du survol aérien est ensuite filtré à l’aide d’algorithmes puissants pour réaliser un modèle numérique du terrain via des restitutions photogrammétriques en 3D. Le Lidar permet ainsi une sorte de déforestation virtuelle digitale qui révèle tous les détails topographiques présents sur de vastes étendues.

Les relevés Lidar ont révélé que la cité maya d’El Palmar était 40 fois plus étendue qu’on ne le pensait. © PACUNAM

Cette cartographie numérique s’étend ici sur 2100 km2  découpés en neuf secteurs au nord du Péten, en particulier dans la « réserve de biosphère Maya », créée en 1990 pour protéger la plus grande superficie de forêts tropicales restantes en Amérique centrale. 

En rouge, les différentes zones archéologiques survolées par le LiDAR, au nord de la région du Péten (Guatemala): El Zotz, La Corona-Achiotal, Holmul, Naachtun, Uaxactun, Xultun-San Bartolo, Tikal, El Peru-Waka et El Tintal. © PACUNAM

« Le Lidar est une technologie de télédétection aéroportée relativement nouvelle qui permet une cartographie détaillée de la surface de la terre à une échelle très fine. Elle est de loin supérieure aux formes précédentes de cartographie par satellite ou par avion en ce sens que le Lidar peut pénétrer dans la végétation dense. Il est idéal pour les basses terres mayas, où la végétation de la jungle empêche la cartographie traditionnelle », a précisé Michael E. Smith, spécialiste d’archéologie mésoaméricaine à l’Université d’Arizona (Etats-Unis), joint par Sciences et Avenir.

 Les chercheurs ont ainsi découvert l’existence de plusieurs centres urbains, de systèmes d’irrigations sophistiqués et de réalisations telles que des chaussées surélevées pouvant être utilisées pendant la saison des pluies. Ils ont aussi pu pointer plus de 60 000 structures individuelles, qu’il s’agisse de maisons isolées, de réservoirs ou de fortifications. Une pyramide de 30m de haut -précédemment identifiée comme une colline-, a même été détectée à Tikal, pourtant l’une des villes les plus étudiées et visitées du monde maya!

Comparaison de deux relevés Lidar, à gauche, la région d’El Zotz sous couvert forestier, à droite, la restitution 3D révélant tous les détails du sol et les structures présentes sous la forêt. © PACUNAM / Garrison/ Proyecto Arqueologico El Zotz.

« Dans certains cas, les centres urbains connus se sont révélés 40 fois plus vastes que ne le montraient les cartes existantes, y compris plusieurs complexes monumentaux considérés auparavant comme des sites distincts », a expliqué Francisco-Estrada Belli, de l’université de Tulane, à la Nouvelle-Orléans (Etats-Unis), impliqué dans l’étude où il dirige le projet Holmul*.

L’une des plus importantes informations livrées par ces travaux demeure l’interconnexion ignorée existant entre différentes cités mayas, dans cette région pourtant bien connue des archéologues pour sa richesse architecturale, en particulier à la période dite classique (250 à 900 après JC).

« La Réserve de biosphère Maya » est en effet célèbre pour abriter une forte concentration d’anciennes cités, dont Tikal, abandonnée au Xe siècle.

Deux autres vues 3D de Tikal, sans le couvert forestier, obtenues à partir des analyses des relevés Lidar. © PACUNAM

« N’oublions pas que sur chaque image obtenue, il y a un millénaire et demi d’occupation humaine concentrée ! », rappelle Dominique Michelet, directeur de recherche émérite au Laboratoire d’archéologie des Amériques (UMR 8096) au CNRS, impliqué dans le projet Naachtun.

Aussi, pour lui, pas question d’interprétations hâtives. 

« Passer de ces restitutions 3D à des extrapolations sur des chiffres d’occupation par les populations mayas, en évoquant des millions d’individus comme on a pu le lire, est tout simplement ahurissant », a poursuivi l’archéologue.

Ce que confirme, à sa manière, Michael E. Smith: « Le Lidar va certainement contribuer à révolutionner l’étude de la colonisation et de la démographie des Mayas. Mais nous n’en sommes qu’au stade préliminaire pour établir de jolies cartes 3D… Pas encore celui d’avoir des résultats solides sur les architectures, la démographie ou encore le fonctionnement de ces sociétés « .

Il faudra donc attendre des analyses plus fines pour obtenir des estimations sérieuses sur la population. Et ces étapes ne font que commencer pour les basses terres mayas, où tout le modèle d’occupation est désormais à revoir. 

Image de la couverture Lidar de la région de Naachtun (140 km2) indiquant, par un point rouge, chacune des 12 000 structures repérées. © Naachtun/PACUNAM

Le projet Naachtun

« Les résultats de l’exploitation de l’imagerie Lidar sur la région du Guatemala au coeur de nos activités ont été un véritable choc », avoue Philippe Nondeneo, directeur du projet franco-guatémaltèque Naachtun, nom d’un important centre maya situé dans la région du Péten et le bassin d’El Mirador, que le chercheur étudie depuis 2011 avec Dominique Michelet. 

Dans un texte à paraître, les deux chercheurs expliquent que les résultats livrés par la technologie Lidar ont étendu ce territoire d’investigation à 140 km2, soit 70 fois la zone d’étude abordée jusque-là. 12.000 structures de toutes périodes y ont été repérées! Soit une densité d’occupation supérieure à tout ce qu’ils pouvaient imaginer. Finalement, seules les zones marécageuses seraient exemptes de vestiges.

« Si l’on compare ces résultats à l’ensemble des sites mayas qui ont aussi fait l’objet de cette couverture Lidar, il ressort que Naachtun, par sa densité de structures, est désormais comparable à la grande Tikal ! ».

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Les premières maisons permanentes remonteraient à 15 000 ans


 

Les chercheurs ont découvert que la sédentarisation des hommes de la préhistoire a commencé plus tôt qu’on pensait. Et l’indice est les souris de maisons qui augmentaient quand nos ancêtres ont commencé à s’installer de façon permanente pour créer une société humaine
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Les premières maisons permanentes remonteraient à 15 000 ans

 

AFPQC  |  Par Agence France-Presse

Les chasseurs-cueilleurs ont commencé à vivre dans des habitations sédentaires il y a 15 000 ans, bien plus tôt qu’on ne le pensait jusqu’alors, selon une étude publiée lundi, basée sur la présence de souris grises dans ces premières maisons ancestrales.

Quand ces humains ont commencé à s’installer dans des habitations au lieu d’être itinérants, les souris de maison sont peu à peu devenues plus nombreuses que leurs homologues sauvages, note l’étude publiée dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

« Cette étude fournit les premières preuves qu’il y a au moins 15 000 ans, les humains vivaient déjà au même endroit suffisamment longtemps pour avoir un impact sur la faune locale, ce qui a résulté dans la présence dominante de souris grises », précise Fiona Marshall, professeure d’anthropologie à l’Université de Washington à St Louis (Missouri), principal co-auteure.

Jusqu’à présent on estimait que l’essor de l’élevage et des cultures, il y a 12 000 ans, correspondait au moment où les humains avaient commencé à se sédentariser, opérant une transformation dans les relations entre les hommes et le monde animal, notamment avec les petits mammifères comme les souris.

« L’occupation permanente de ces colonies humaines a eu des impacts étendus sur les systèmes écologiques locaux, la domestication animale et les sociétés humaines », estime la scientifique.

En s’installant dans des habitations, qui offraient un abri et un accès durable à de la nourriture pour les petits animaux, ces peuplades ont ouvert la voie au commensalisme, une première étape de la domestication durant laquelle les espèces animales apprennent à tirer avantage de leurs interactions avec les humains, expliquent ces chercheurs.

Selon eux, cette découverte a des implications étendues sur les processus ayant conduit à la domestication animale, dont le premier exemple est le chien.

La domestication du chat a suivi avec le début de l’agriculture, ces félins protégeant les réserves de céréales des souris et des rats.

Abondance de nourriture

L’équipe de chercheurs, dont Thomas Cucchi, du Centre national français de la recherche scientifique (CNRS), et Lior Weissbrod, de l’Université de Haïfa, en Israël, ont examiné les petites variations dans la forme des molaires fossilisées de diverses espèces de souris remontant jusqu’à 200.000 ans.

Ils ont pu reconstituer une chronologie montrant comment les populations de deux espèces de ces rongeurs ont évolué sur un site dans la vallée du Jourdain durant les différentes périodes de mobilité humaine.

L’analyse révèle que le degré de mobilité des groupes humains a agi sur la taille respective des populations de la souris grise (ou « souris de maison ») et de la souris des champs, qui continuent à coexister aujourd’hui autour des habitations modernes en Israël.

Des relations similaires ont été observées chez deux autres espèces de souris parmi les tribus Maasaï, des éleveurs semi-nomades dans le sud du Kenya.

Les souris grises ont commencé à vivre dans les habitations des chasseurs-cueilleurs dans la vallée du Jourdain il y a environ 15.000 ans.

Les chercheurs ont pu également voir que les populations de souris grises augmentaient fortement par rapport à celles de leurs cousines vivant dans la nature quand les groupes humains restaient plus longtemps au même endroit, leur laissant le temps de pleinement profiter de l’abondance de nourriture qui favorisait une plus grande reproduction.

Mais durant des périodes de sécheresse ou de pénurie alimentaire qui forçaient les chasseurs-cueilleurs à déménager plus souvent, les populations de souris de maison et de souris des champs s’équilibraient.

Le même phénomène est constaté aujourd’hui chez les deux espèces de souris vivant parmi ou près des tribus Maasai, dont la mobilité est similaire à celle des populations anciennes de la vallée du Jourdain.

« Cela montre le degré de sensibilité des environnements locaux à la mobilité des groupes humains, ainsi que la complexité de l’impact des hommes sur les écosystèmes, qui remonte loin dans la préhistoire« , ajoute-t-il.

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Où se trouve la biodiversité la plus méconnue : chez vous


Il y a tout un environnement dans nos demeures, il pourrait y avoir environs 32 à 211 espèces d’insectes qui vivent presque tous à votre insu. À noter qu’on parle d’espèces et non d’individus. Si vous croyez seul chez vous, sachez qu’il y a toute une population dans vos quatre murs
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Où se trouve la biodiversité la plus méconnue : chez vous

 

Les insectes et les araignées vivant avec nous. Mais les études sur leur biodiversité semblent rares. Un travail exhaustif a été réalisé aux États-Unis où 50 maisons ont été fouillées par des chercheurs aussi efficacement que par des limiers de la police criminelle. © D'après Bertone et al.

Les insectes et les araignées vivant avec nous. Mais les études sur leur biodiversité semblent rares. Un travail exhaustif a été réalisé aux États-Unis où 50 maisons ont été fouillées par des chercheurs aussi efficacement que par des limiers de la police criminelle. © D’après Bertone et al.

Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

Dans chaque maison vivraient en moyenne environ cent d’espèces d’arthropodes, des insectes aux araignées en passant par les acariens et les crustacés. C’est l’étonnant résultat d’une enquête menée aux États-Unis qui révèle une biodiversité méconnue.

Aux États-Unis, plus précisément en Caroline du Nord, sur la côte Atlantique, des chercheurs de la NC State University sont partis en exploration dans 50 maisons individuelles autour de Raleigh, la capitale de cet État, comme d’autres s’enfoncent dans les forêts tropicales ou les grands fonds océaniques. Le but était de compter le nombre d’espèces différentes peuplant les habitations, mis à part les humains et les animaux de compagnie. Délaissant les bactéries, les plantes, les champignons et les limaces égarées, les chercheurs, menés par Matthew Bertone, se sont focalisés sur le plus vaste groupe animal de la planète : les arthropodes, autrement dit les insectes, les araignées, les acariens, les mille-pattes et autres myriapodes sans oublier les crustacésisopodes, c’est-à-dire les cloportes. Selon les auteurs, c’est la première étude du genre menée aux États-Unis, plaçant les habitats humains parmi les lieux les plus méconnus de la zoologie et de l’écologie.

Le résultat, paru dans la revue Peer, en libre accès, leur a semblé étonnant : chacune des 50 maisons passées au crible abrite entre 32 et 211 espèces, avec une moyenne d’environ 100. C’est cette biodiversité qui surprend. Dans chaque habitation, les chercheurs ont dénombré entre 24 et 128 familles différentes d’arthropodes.

Les groupes d'arthropodes les mieux représentés en nombre d'espèces (et pas en nombre d'individus) dans 50 maisons individuelles dans et autour de Raleigh, capitale de l'État de Caroline du Nord, sur la côte est des États-Unis. © Bertone et al.
Les groupes d’arthropodes les mieux représentés en nombre d’espèces (et pas en nombre d’individus) dans 50 maisons individuelles dans et autour de Raleigh, capitale de l’État de Caroline du Nord, sur la côte est des États-Unis. © Bertone et al.

Une biodiversité adaptée depuis longtemps à l’habitat humain

Pour la biodiversité, les grands gagnants sont les insectes, avec les diptères (les mouches et les moustiques), les coléoptères (coccinelles, scarabées…) et les hyménoptères (les fourmis). À eux quatre, ces groupes (des ordres dans la classification classique) représentent 73 % des espèces.

D’autres groupes sont présents mais de manière occasionnelle, comme les mille-pattes et les criquets, qui n’ont rien à faire là. Dans les maisons de Caroline du Nord, les blattes ne représentent que 4 % des espèces, les puces 2 % et les cloportes 2 % également. Il s’agit bien de biodiversité, donc de nombre d’espèces et pas d’individus. Des puces sont en effet retrouvées dans 100 % des maisons étudiées et les blattes dans 82 %. Dans leur examen attentif, les chercheurs, qui disent avoir fouillé tous les recoins possibles de chaque maison, n’ont trouvé que 5 pièces parmi les 554 qu’ils ont inspectées dans lesquelles ne se trouvait aucun arthropode.

La plupart des espèces ne sont pas nuisibles. Celles-là ne nous gênent pas et nous les ignorons. Chacun vit sa vie de son côté, mais sous le même toit.

« Nous pensons vivre dans des environnements stériles mais ils ne le sont pas, commente Matthew Bertone dans le communiqué de l’université. Nous partageons l’espace avec de nombreuses espèces différentes, la plupart étant inoffensives. Le fait que vous ne les connaissiez pas montre surtout combien nous interagissons peu avec elles. »

À part des insectes phytophages malchanceux, entrés par hasard, comme les criquets, les espèces présentes sont remarquablement adaptées aux habitats humains. Pas étonnant, expliquent les auteurs de l’étude, qui rappellent que des restes d’insectes et d’araignées ont été retrouvés dans des grottes fréquentées par des Hommes il y a fort longtemps. Les parasites ont évolué avec les êtres humains, mais les hôtes discrets de nos habitations, qu’un biologiste pourrait appeler des commensaux, nous ont suivis aussi…

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Les archéologues anglais ont désormais leur Pompéi


Des habitations qui ont été conservées depuis 2000 avant notre ère en Grande-Bretagne et qui comme Pompéi a subi un incendie et malgré tout des vestiges ont refait surface
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Les archéologues anglais ont désormais leur Pompéi

 

Restes d'habitations de la "Pompei" anglaise, un site de l'âge du Bronze découvert à Much Farm près de Peterborough, dans le Cambridgeshire. CREDIT: Cambridge Archaeological Unit

Restes d’habitations de la « Pompei » anglaise, un site de l’âge du Bronze découvert à Much Farm près de Peterborough, dans le Cambridgeshire. CREDIT: Cambridge Archaeological Unit

Par Bernadette Arnaud

Les archéologues britanniques clament avoir mis au jour une « Pompéi », après la découverte d’habitations les mieux conservées de l’âge du Bronze.

 

FOUILLES. Un Mikado géant ! Les vestiges extraordinairement bien conservés de bâtiments en bois circulaires d’un village daté de 3000 ans – ainsi que de nombreux objets de la vie quotidienne – ont été mis au jour sur le site de Must Farm, près de Peterborough, en Grande-Bretagne.

Selon David Gibson, un des responsables des fouilles de l’unité archéologique de l’université de Cambridge interrogé par la BBC, ces maisons rondes, qui seraient au nombre de cinq, « sont les mieux conservées de l’âge du Bronze (2000-800 avant notre ère) jamais trouvées en Grande-Bretagne« .

Construites sur pilotis au-dessus d’une rivière dans les marais du comté de Cambridgeshire, elles se sont effondrées à la suite d’un incendie vers 1000 avant notre ère. Elles ont ensuite été peu à peu recouvertes par des dépôts de limon, ce qui a scellé leur protection pendant des siècles. Des traces d’équarrissage des charpentiers sont encore visibles sur les restes de poutres calcinées gorgées d’eau que les spécialistes s’emploient désormais à conserver, les matières organiques se dégradant très rapidement après leur émersion.

Des restes alimentaires aussi

Des paniers en osier, des fragments de textiles tressés à partir de fibres végétales, de nombreux récipients et des perles de verre ont également été retrouvés dans la tourbe. Les chercheurs ont même identifié des restes alimentaires dans les récipients conservés à l’intérieur des habitations.

Ces découvertes viennent en compléter d’autres déjà réalisées sur le site en 2013, notamment six barques monoxyles (creusées dans un seul tronc) – dont l’une de près de neuf mètres -, des épées en bronze et des lances.

Une des six embarcations monoxyles découvertes en 2013©Cambridge Archaeological Unit

Installés sur des plateformes, les archéologues au-dessus des structures en bois carbonisés d’une maison ronde vieille de 3000 ans ©Cambridge Archaeological Unit

Reconstitution

Vue d’artiste de ce à quoi aurait pu ressembler une des habitations©BBC

Détails de bois de charpente effondrés©Cambridge Archaeological Unit

Élément de textile de l’Age du Bronze réalisé à partir de fibres végétales©Cambridge Archaeological Unit

Poignard de l’Age du Bronze découvert près du site en 1969©Cambridge Archaeological Unit

L’analyse des vases retrouvés sur le site a permis de retrouver des restes alimentaires©Cambridge Archaeological Unit

L’analyse des vases retrouvés sur le site a permis de retrouver des restes alimentaires©Cambridge Archaeological Unit

Perles de verres qui devaient provenir d’un collier©Cambridge Archaeological Unit

Bois carbonisé gisant sur un mur effondré©Cambridge Archaeological Unit

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Le Saviez-Vous ► Quelques astuces pour protéger sa maison contre les cambrioleurs


Un vol par effraction peut arriver à n’importe qui, surtout dans des lieux moins éclairés ou plus criminalisés. Il y a bien sûr les conseils de bases, mais on peut faire un peu plus
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Quelques astuces pour protéger sa maison contre les cambrioleurs

 

BURGLAR

Par Cédric Lizotte

S’assurer que sa maison est bien sécurisée, ça devrait être une priorité pour chacun des propriétaires – et des locataires! – d’habitations. Cependant certaines astuces évidentes ne sont pas toujours prises en compte. Et les cambrioleurs sont habituellement à la recherche de l’endroit le plus facile d’accès. Ne soyez pas celui qui devient la cible première dans le quartier!

Pour éviter cette situation, voici quelques astuces pour se protéger des cambrioleurs :

Verrouillez vos portes… évidemment

40 % des cambriolages aux États-Unis sont faits sans que le voleur n’ait eu à forcer son entrée dans la demeure. Cela signifie que les gens ont oublié de verrouiller leur porte. Ou peut-être que le voleur vous a vu laisser une clé en-dessous d’une roche dans la cour arrière… Ne laissez pas de clé à l’extérieur! Lorsque vous quittez, n’oubliez pas de verrouiller vos fenêtres, toutes les portes, de les verrouiller à l’aide de techniques efficaces.

Attention aux fenêtres

Parce qu’il est très facile d’ouvrir une fenêtre à manivelle de l’extérieur à l’aide d’un tournevis plat, d’un couteau ou même d’un bâton de hockey! Les fenêtres coulissantes sont aussi relativement faciles à ouvrir si elles ne sont pas correctement verrouillées. Si vous n’avez pas l’argent à investir sur de nouvelles fenêtres, un simple clou glissé dans un trou percé dans le bon angle peut régler le problème.

Des minuteries pour les lumières

La police recommande habituellement de laisser des lumières, une télé, une radio, certains appareils allumés lorsqu’on part pour de longues périodes. Mais une maison entièrement illuminée exactement de la même manière toutes les nuits à quatre heures du matin, c’est faire tout le travail du cambrioleur à sa place! Installez des minuteries sur vos lumières, qu’elles soient à l’intérieur ou à l’extérieur. Ajustez les horaires de celles-ci pour qu’elles s’allument et s’éteignent à des moments opportuns et naturels. L’illusion sera parfaite.

Les objets de valeur

Les objets de valeur, surtout ceux qui se transportent facilement, sont la priorité des cambrioleurs. Ceux-ci cherchent toujours la chambre à coucher principale, puis vont dans les garde-robes et autres endroits similaires. Si vous avez des objets de grande valeur, munissez-vous d’un coffre-fort. Et assurez-vous que ce coffre-fort ne soit pas facilement transportable!

Attention aux médias sociaux

Ne sous-estimez pas les cambrioleurs. Les plus intelligents d’entre eux peuvent passer devant votre maison; si ceux-ci aiment ce qu’ils voient, ils peuvent faire une recherche rapide sur Internet pour trouver votre nom; une seconde recherche leur permet de vous trouver sur Facebook. Et plusieurs d’entre nous ont le mauvais réflexe de partager notre vie en entier sur les médias sociaux. Des posts du genre « Au-revoir Montréal! Ne me cherchez pas, je suis à Cuba pour deux semaines! », c’est de l’or en barre pour les voleurs. Attendez donc d’être revenu de votre voyage pour mettre des photos de la plage sur les médias sociaux!

Partis pour plusieurs jours? Voici quelques trucs…

Si vous partez pour plus d’une fin de semaine, assurez-vous de ne pas donner d’indices trop évidents aux cambrioleurs. Voici comment :

– L’hiver, un jardin couvert de neige, ou aucune trace de pas n’a été laissée depuis plusieurs jours, est un indice qu’il n’y a personne. Demandez à un voisin de venir faire un tour, et faites déneiger votre entrée même si vous n’y êtes pas.

– L’été, un gazon qui pousse depuis un mois est signe qu’il n’y a peut-être personne. Faites tondre votre gazon.

– Faites rediriger le courrier. Une boîte aux lettres trop pleine, c’est louche!

– Certains autres articles du même genre que celui-ci suggèrent de laisser une radio ou une télé allumée. Encore une fois, cette technique peut avoir l’effet inverse! Utilisez une minuterie là aussi.

Plusieurs gadgets existent… et certains sont très efficaces

La technologie est à notre service, et plusieurs gadgets sont très efficaces. En voici quelques-uns :

– Un système d’alarme, c’est toujours efficace. Certaines compagnies chargent le gros prix pour installer des systèmes d’alarme qui ne sont pas reliés aux policiers. Dans ce cas, vous pouvez peut-être en acheter un et l’installer vous-même… et économiser des centaines de dollars.

– Des caméras de sécurité peuvent non seulement décourager les cambrioleurs les plus vigilants, mais aussi faire baisser votre prime d’assurance. Pas d’argent pour des caméras? Achetez-en des fausses.

– Il existe des butoirs de porte à batterie qui émettent un son lorsqu’on tente d’ouvrir une porte. Ça pourrait être assez pour décourager certains voleurs…

– Comme mentionné ci-haut, certains suggèrent de garder une télé allumée. Mais les télés plasma ont une durée de vie relativement courte. Achetez-vous une fausse télé pour compenser! Faketv.com est très efficace.

Les cambrioleurs n’aiment pas les chiens

C’est bien connu, les cambrioleurs n’aiment pas les chiens. Mais si vous avez aménagé une petite porte pour que votre chien sorte dans le jardin, n’oubliez jamais de la barrer! Et puis, laisser Fido tout seul à la maison, c’est cruel. Peut-être qu’une simple pancarte « Prenez garde au chien » peut être assez décourageante?

Un vendeur un peu trop insistant? Restez aux aguets…

Les cambrioleurs d’expérience adorent prospecter avant d’investir les lieux de leur crime. Si un vendeur de balayeuses – ou un témoin de Jéhovah, ou quelqu’un qui fait du porte-à-porte – est trop insistant et demande à rentrer chez vous, restez sur vos gardes!

L’investissement ultime : portes et fenêtres sécurisées

Il s’agit peut-être d’une action un peu extrême, mais si vous avez des motifs raisonnables de croire que vous êtes dans une situation où les cambrioleurs voudraient cibler votre habitation en particulier, pensez à faire remplacer vos portes et fenêtres. La majorité des entrées par infraction sont faites au rez-de-chaussée, et les cambrioleurs n’hésitent jamais à briser une fenêtre s’ils sont certains de pouvoir en profiter. Des cadres de portes en métal, des portes d’entrée galvanisées, des fenêtres doubles : il existe plusieurs manières d’ajouter à la sécurité de votre maison.

Donnez une différente adresse au chauffeur de taxi

Finalement, dans certaines situations, il est possible que des chauffeurs de taxis soient de connivence avec des groupes de cambrioleurs. Il s’agit peut-être d’une précaution extrême, mais certains quartiers peuvent être sujets à plus d’activités criminelles. Si vous quittez en taxi pour la soirée, dans le but d’éviter que le chauffeur ne signale à ses complices que vous avez quitté et êtes au bar ou au restaurant, donnez toujours une adresse voisine au chauffeur. On ne sait jamais!

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Le Saviez-Vous ► Vivre sous une roche


Une façon de se protéger des grandes chaleurs et du froid. Avoir une partie des habitations faites de roche donne une certaine protection
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Vivre sous une roche

par Caroline Bouffard

Les 3000 habitants de Setenil de las Bodegas en Espagne vivent presque littéralement sous une roche.

En effet, beaucoup d’habitations sont construites dans et sous la paroi rocheuse creusée par la rivière Rio Trejo. Ce sont pour des raisons pratiques que les gens se sont installés là. La paroi et les grottes environnantes offrent une protection contre la chaleur l’été et le froid l’hiver. De plus, on n’a qu’à construire un mur ou deux pour avoir une habitation fermée. On pense que la paroi est habitée depuis la préhistoire.

Setenil de la botega village sous la roche

Setenil de la botega village sous la roche

Setenil de la botega village sous la roche

Setenil de la botega village sous la roche

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