Le visage d’une guer­rière viking bles­sée au combat recons­ti­tué par les scien­ti­fiques


Une autre reconstruction faciale en 3D ! Cette fois-ci, c’est une femme qui avait été retrouvée dans sa tombe avec des flèches, une hache et une épée tout semble indiquer qu’elle était guerrière, sauf que comme c’est une femme, les archéologues n’étaient pas certains. Avec la reconstitution, plus de doute, c’était une guerrière Viking
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Le visage d’une guer­rière viking bles­sée au combat recons­ti­tué par les scien­ti­fiques


Crédits : Natio­nal Geogra­phic

par  Malaurie Chokoualé Datou

Le sque­lette avait été décou­vert dans un cime­tière viking à Solør, en Norvège, et jusqu’à présent les scien­ti­fiques n’étaient pas certain·e·s que cette femme ait été une guer­rière de son vivant, il y a plus de 1 000 ans. Mais le Guar­dian a rapporté le 2 novembre qu’une recons­truc­tion faciale en 3D a fina­le­ment confirmé ce statut.

Sa tombe était pour­tant remplie de tout un arse­nal, des flèches à une hache en passant par une épée. Mais le fait qu’elle soit une femme les a fait long­temps douter. Puis grâce à la recons­ti­tu­tion, les scien­ti­fiques ont pu appré­cier la méchante bles­sure par épée qu’elle portait au front. Iels n’ont toute­fois pas encore pu établir si cette bles­sure a été la cause de son décès.

Ce n’est pas la première fois que l’exis­tence des guer­rières vikings est confir­mée par des décou­vertes archéo­lo­giques.

Mais il s’agit là de « la première preuve jamais décou­verte d’une femme viking ayant subi une bles­sure au combat », explique l’ar­chéo­logue Ella Al-Shamahi.

Les osse­ments de la guer­rière sont désor­mais conser­vés au musée d’his­toire cultu­relle d’Oslo. Son visage recons­ti­tué sera présenté offi­ciel­le­ment le 3 décembre dans le docu­men­taire Viking Warrior Women par Natio­nal Geogra­phic.

Source : The Guar­dian/Natio­nal Geogra­phic

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La tombe d’une noble guerrière scythe découverte en Ukraine


Les Amazones ont t’elles exister ? Est-ce une légende ? Une guerrière avec des artefacts soulignant sa noblesse qui aurait vécu, il y a plus de 2 000 ans. Est-ce une preuve ? Depuis 20 ans, plusieurs femmes armées auraient été découvertes en Ukraine, peut-être que la légende serait finalement vraie
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La tombe d’une noble guerrière scythe découverte en Ukraine

 

Crédits : Mamia Gora

par  Ulyces

La chaîne ukrainienne ZIK a récemment annoncé la mise au jour par une équipe d’archéologues de la tombe d’une guerrière scythe vieille de 2400 ans.

D’après les chercheurs, elle pourrait avoir appartenu à la mythique tribu des féroces Amazones, décrites par l’historien grec Hérodote.

Crédits : Mamia Gora

Les ossements ont été déterrés sur le mont Mamaï, qui domine la ville de Kakhovka, dans le sud de l’Ukraine. La guerrière était enterrée avec des biens et des armes qui souligneraient son appartenance à la noblesse. Un lécythe, vase grec destiné à contenir de l’huile parfumée pour le corps, a notamment été retrouvé auprès d’elle, ainsi que des lanternes de bronze, un miroir en bronze et des pointes de flèches. Ce sont ces artefacts laissent penser aux archéologues qu’il pourrait s’agir d’une mythique Amazone disparue.

Crédits : Mamia Gora

Si les Amazones sont fermement ancrées dans l’imaginaire collectif, il n’a encore jamais été prouvé qu’elles avaient bel et bien existé. Pourtant, depuis 20 ans, les nombreuses tombes de femmes en armes découvertes en Ukraine et dans le nord du Caucase laissent espérer aux archéologues que la légende est tirée d’incroyables histoires vraies.

Source : ZIK

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Des guerrières Vikings ont existé ! La preuve par la génétique


Une femme guerrière, il y en a eu dans l’histoire, même chez les Vikings. Une femme, grande guerrière entourée de tout l’attirail le de guerre dans sa tombe, c’est assez inusité. On savait depuis 1970 que c’était une femme, mais trop de chercheurs en doutaient alors l’ADN est venu mettre un terme aux doutes. C’est bien une femme guerrière
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Des guerrières Vikings ont existé ! La preuve par la génétique

 

Guerrière Viking

Guerrière de la série  « Viking », illustrant le rôle de combattante que certaines femmes Vikings ont eu entre le VIIIe et le Xe siècle.

CRÉDITS: IRISH FILM BOARD, TAKE 5 PRODUCTION, A WORLD 2000 ENTERTAINMENT

Par Bernadette Arnaud

L’identification d’une prestigieuse guerrière Viking par des analyses génétiques offre un nouvel aperçu de cette société. Des conclusions qui devraient amener à plus de prudence dans les généralisations effectuées concernant l’organisation sociale des sociétés du passé.

Skajlmö. C’est ainsi que les femmes armées de bouclier étaient désignées dans les mythes nordiques, à l’instar des Valkyries accompagnant l’âme des guerriers au Valhalla, le royaume des morts… Or voici que l’existence de ces femmes guerrières de haut-rang, longtemps rangées au rayon des légendes, vient d’être prouvée par des analyses ADN réalisées par des chercheurs de l’Université d’Uppsala et de l’Université de Stockholm (Suède) dans la revue American Journal of Physical Anthropology ! Ce sont des restes humains provenant de la tombe de Birka, l’une des plus célèbres sépultures Viking du Xe siècle découverte à la fin du XIXe siècle sur l’île de Björkö, près du lac Mälar, à l’ouest de Stockholm, qui ont permis cette découverte.

Illustration d’Evald Hansen du plan original de la tombe de Birka, fouillée à la fin du XIXe siècle, en Suède.

Un prestigieux guerrier âgé d’une trentaine d’années y avait en effet été exhumé en 1880, entouré de son riche armement : épée, couteau, lance, flèches, boucliers et chevaux (une jument et un étalon).  Un valeureux combattant qui s’avère donc aujourd’hui être une femme.

  » Il s’agit de la première confirmation formelle par la génétique de l’existence des guerrières vikings,  s’enthousiasme Matthias Jakobsson, responsable du Département de biologie de l’Université d’Uppsala dans la revue en ligne Phys.Org

 « Certes, certaines femmes inhumées avec des armes avaient déjà été retrouvées mais jamais avec un équipement de ce rang, explique dans ce même article Charlotte Hedenstiema-Jonson de l’Université de Stockholm, responsable de l’étude. Les spécialistes de cette société ont toujours été assez réticents à reconnaître leur existence ».

C’est d’ailleurs cette réticence qui est à l’origine de ces analyses ADN. Un premier examen ostéologique du squelette, réalisé dans les années 1970, avait en effet déjà conclu qu’il s’agissait bien d’une femme… mais les résultats avaient alors été très controversés. Pour répondre à ces critiques, un prélèvement d’ADN a été fait sur un l’humérus (os du bras)  » mince et gracile « , et sur des dents. Résultats : l’obtention de deux chromosomes X et aucun chromosome Y ! Et les analyses ont livré d’autres détails précieux.

 » Les valeurs d’isotopes de strontium retrouvées suggèrent que cette jeune-femme s’est déplacée au cours de son enfance : les modifications retrouvées entre le moment où la première molaire a fini de se former vers l’âge de 4 ans et celui au cours duquel a pointé la deuxième molaire vers l’âge de 9 ans, elle a migré vers Birka en provenance d’une région inconnue, précise l’étude. Elle présente une affinité génétique avec les habitants actuels des îles britanniques (Angleterre et Écosse), des îles de l’Atlantique Nord (Islande et les Orkneys), de la Scandinavie (Danemark et la Norvège) et, dans une moindre mesure, de l’Europe de l’Est (Lituanie et Lettonie). « 

Proue de navire Viking. © David Lomax/Robert Harding Premium/AFP

La découverte de Charlotte Hedenstiema-Jonson et ses collègues ouvre la voie à une meilleure compréhension des Vikings, toujours présentés comme une société patriarcale.

« Ces données suggèrent que les femmes ont pu être membres à part entière des sphères dominées par les hommes », précise l’étude.

 Birka, classé au patrimoine mondial de l’humanité, était un important établissement commercial du VIIIème au Xème siècle, où s’échangeaient de l’ambre, de la cire, des fourrures, des esclaves et du fer, en particulier grâce à un réseau économique et des liens avec le Califat et l’Empire byzantin, Orient où les Vikings s’étaient aventurés, attirés par l’argent, précieux métal dont ils étaient friands. Sur les 3000 tombes dégagées à Birka depuis le XIXe siècle, seules un millier ont été explorées. Régis Boyer, spécialiste français des Vikings et des civilisations scandinaves à l’Université de Paris-Sorbonne, décédé en juin 2017, évoquait une hypothèse pour expliquer le déclin économique de Birka :  la forte décrue de l’argent arabe, que les Vikings avaient jusque-là importé par centaines de milliers de pièces.

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