Un commandement militaire de l’espace créé aux États-Unis


La science-fiction nous rattrape encore avec le lancement de Spacecom, pour assurer la domination des États-Unis contre la Chine et la Russie. L’espace pourrait bien être un nouveau terrain de guerre. Quel désastre encore qui pourrait nous tomber dessus ? Car Donald Trump a bien choisi ses mots. Être prêt en cas de guerre des étoiles.
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Un commandement militaire de l’espace créé aux États-Unis

PHOTO CAROLYN KASTER, ASSOCIATED PRESS

(Washington) Donald Trump veut être prêt en cas de guerre des étoiles : le président américain a lancé jeudi un commandement militaire de l’espace, qui sera chargé d’assurer la domination des États-Unis, menacée par la Chine et la Russie,  sur ce nouveau terrain de guerre.

CYRIL JULIEN
AGENCE FRANCE-PRESSE

« C’est un moment historique, un jour historique, qui reconnaît que l’espace est au centre de la sécurité nationale et de la défense de l’Amérique », a affirmé le président lors d’une cérémonie à Washington.

Ce commandement, baptisé « Spacecom », « s’assurera que la domination américaine dans l’espace ne soit jamais remise en question ou menacée, car nous savons que la meilleure façon d’empêcher les conflits, c’est de se préparer à la victoire », a-t-il ajouté.

PHOTO KEVIN LAMARQUE, REUTERS

Donald Trump et Mike Pence avec le drapeau de la nouvelle entité.

Pour M. Trump, il s’agit de combattre les ennemis des États-Unis qui s’attaquent aux « satellites américains qui sont si importants pour les opérations sur les terrains de guerre et pour notre style de vie ».

Le « Spacecom » devient le 11e commandement militaire du Pentagone, équivalent par exemple au Centcom, chargé des opérations militaires américaines au Moyen-Orient.

Après le Spacecom, M. Trump a confirmé la prochaine création d’une « Force de l’espace » qui deviendra une sixième branche de l’armée américaine, aux côtés de l’armée de Terre, l’US Navy, l’US Air Force, le corps des Marines et celui des garde-côtes.

La « Force » sera formée au sein de l’armée de l’Air, qui supervise depuis les années 50 les opérations militaires dans l’espace.

PHOTO LEAH MILLIS, REUTERS

Le secrétaire à la Défense Mark Esper et le général John Raymond.

La mission du Spacecom est multiple : dissuader, défendre, offrir une capacité efficace de combat spatial et former des combattants pour la guerre dans l’espace, selon le Pentagone.

« Rester en tête »

L’objectif est d’assurer sur ce nouveau terrain de combat la suprématie des États-Unis, menacée par la Chine et la Russie qui ont développé leurs capacités technologiques.

« Nous sommes les meilleurs du monde dans l’espace aujourd’hui, mais notre niveau de supériorité se réduit. Nous voulons avancer vite et rester en tête », a assuré le général John Raymond, qui dirigera le Spacecom, lors d’un point-presse avant l’annonce officielle.

Les menaces vont du brouillage des communications et des satellites GPS à la frappe d’un missile sol-air contre un satellite « comme l’a fait la Chine en 2007 », a affirmé ce général de l’armée de l’Air.

Le Spacecom travaillera avec les alliés traditionnels de Washington : le groupe des « Five Eyes » qui réunit les services de renseignement américain, néo-zélandais, britannique, canadien et australien, ainsi qu’avec l’Allemagne, le Japon et la France, qui a déjà annoncé la création prochaine d’un commandement dédié à l’espace.

« Historiquement, nous n’avions pas besoin d’alliés dans l’espace, qui était un domaine secondaire. C’est devenu très important aujourd’hui », a-t-il dit.

« L’espace ne sera pas notre talon d’Achille », a renchéri Steve Kitay, ministre adjoint de la Défense chargé des affaires spatiales.

Interrogé sur d’éventuelles recherches sur une vie extra-terrestre, M. Kitay a précisé que « le Spacecom et la Force de l’espace se focaliser (aie) nt sur la vie sur Terre ».

M. Trump s’était attribué en mars 2018 l’idée de cette Force spatiale, mais la Chambre des représentants avait voté un an plus tôt un texte prévoyant la création d’un « Corps de l’Espace ».

Le ministre de la Défense de l’époque, Jim Mattis s’y était opposé publiquement, jugeant une sixième branche militaire trop onéreuse et inutile. La cheffe de l’US Air Force, Heather Wilson, avait également fait part de son opposition à cette idée.

En outre, la future Force de l’espace risque de se heurter à l’opposition du Congrès qui doit approuver son financement, estimé à huit milliards de dollars par la Maison-Blanche.

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« Star wars » chez les Mayas : qu’étaient les guerres des étoiles ?


Les archéologues ont trouvé grâce aux glyphes des liens entre les guerres des Mayas les planètes surtout Vénus, qui était synonyme du Dieu de la guerre. Ils savent qu’ils n’y avait pas de conflits lors de la saison des récoltes, mais il y en avait pendant la période de sécheresse.
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« Star wars » chez les Mayas : qu’étaient les guerres des étoiles ?


guerres etoiles maya

Thomas Boisson

Bien que de l’avis général des historiens, les Mayas étaient un peuple pacifique, les découvertes archéologiques ont révélé qu’ils semblaient se livrer à d’importants conflits meurtriers internes, entre différentes entités politiques, dans le but d’asseoir une nouvelle autorité politique pour la partie gagnante.

Ces conflits sont désignés par les Maya via des glyphes très particulières représentant des étoiles, car corrélés le plus souvent à des phénomènes astronomiques. Ces guerres intestines ont été baptisées « guerres des étoiles » (star wars) par l’archéologue-linguiste américaine Linda Schele.

Durant le premier millénaire apr. J.-C., la civilisation Maya a été le siège de nombreux conflits. Le langage Maya place ces guerres dans quatre catégories et assigne à chacune une glyphe (symbole) spécifique. La plus importante de ces catégories est désignée par une glyphe étoilée et correspond à des conflits internes particulièrement meurtriers impliquant des partis politiques, combattant pour installer une nouvelle dynastie, asseoir sa domination sur un autre parti ou revendiquer son indépendance.

Pour le parti perdant, les conséquences pouvaient être extrêmement désastreuses. Le 29 avril 562 — date de la première guerre des étoiles selon les traces retrouvées — le conflit a opposé les cités politiques de Caracol et Tikal. Pour cette dernière, la perte de la guerre a entraîné une sombre période de 120 ans : déclin de la population, cessation de l’érection de bâtiments et destruction partielle de la Grande Place. De la même manière, la perte de Naranjo face à Calakmul en 631, a entraîné la torture à mort de son souverain, qui a ensuite été mangé.

glyphes etoiles maya

Deux glyphes de la catégorie « guerres des étoiles ». À gauche, une glyphe de la colonnade hiéroglyphique de Naranjo (613 apr. J.-C.). À droite, une glyphe du Monument 6 de Tortuguero (669 apr. J.-C.). Crédits : Robertson, Elizabeth C

Les glyphes représentent une étoile surplombant la Terre et déversant des gouttes dessus, ou bien alors une étoile au-dessus d’une coquille. Ces glyphes correspondent à un verbe, mais sa phonétique et sa signification exacte sont encore inconnues. Pour les astroarchéologues spécialistes de la civilisation Maya, l’étoile est utilisée car les chercheurs ont découvert que la majorité des guerres des étoiles étaient corrélées à des événements astronomiques.

Notamment impliquant la planète Vénus (visible le matin ou le soir). Pour les civilisations Mésoaméricaines, Vénus représente le dieu de la guerre (l’équivalent de Mars pour les romains ou Arès pour les grecs), nommé Chak Ek’, signifiant « Grande Étoile ». Le Codex de Dresde, le codex astronomique des Maya, comporte des tables de calcul pour déterminer la position et la trajectoire de Vénus.

codex dresde venus

Dans le Codex de Dresde, le codex Maya astronomique, la planète Vénus est personnifiée par le dieu de la guerre, tenant deux grandes lances et empalant ses victimes en passant au-dessus de leur tête. Crédits : Saxon State Library

Ainsi, 70% des dates d’apparition des guerres des étoiles correspondent aux phases nocturnes de Vénus, tandis que 84% d’entre elles sont corrélées à la première apparition visible de la planète en soirée. Bien que le lien exact entre les guerres des étoiles et Vénus soit encore flou, les archéologues pensent qu’au regard de la signification guerrière conférée à la planète par les Mayas, l’apparition de celle-ci était vue comme un présage militaire encourageant les guerriers à se lancer au combat.

En outre, les guerres des étoiles semblaient suivre une sorte de planning saisonnier, ayant majoritairement lieu entre novembre et janvier (période de sécheresse), et aucune entre septembre et octobre (période de récolte). Quelques dates (notamment à Tikal) correspondent également à la survenue d’éclipses solaires. Enfin, un nombre non négligeable de conflits semblent corrélés aux périodes rétrogrades de Mars, Jupiter et Saturne, impliquant un lien (encore inconnu) avec d’autres planètes que Vénus.

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