Quand Instagram nous conseille


C’est une des choses que je n’aime pas dans les réseaux sociaux, ceux qui prétend être des coach santé, il y a de tout des naturopathe, des nutritionnistes, des guérisseurs et même des psychologues dont la plupart n’ont pas de formation, ou du moins un manque de formation ou encore des diplômes. Ils peuvent rendre les gens plus malades qu’ils ne le sont.

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Quand Instagram nous conseille

PHOTOMONTAGE JULIEN CHUNG, LA PRESSE/PHOTOS GETTY IMAGES

Les « coachs santé » prolifèrent sur les réseaux sociaux. Ils évoluent dans un marché florissant… et sans encadrement.

Jeûne intermittent. Prise de comprimés de vitamines, de minéraux et d’antioxydants. Consommation de chlorophylle pour « un meilleur transport de l’oxygène dans notre corps ». Voici quelques exemples prodigués par des utilisateurs d’Instagram qui se présentent comme des « coachs santé », « coachs holistiques » ou « coachs bien-être ». Un phénomène qui inquiète plusieurs experts.


MARISSA GROGUHÉ
LA PRESSE

Sur les réseaux sociaux, et sur Instagram plus particulièrement, les « coachs santé » sont à portée de clic. Certains n’ont qu’une poignée d’abonnés et d’autres, plusieurs milliers. Ils évoluent dans un marché florissant… et sans encadrement.

Aux États-Unis particulièrement, les « coachs santé » connaissent une grande popularité. L’Association médicale américaine (AMA) recommande même d’être accompagné d’un « health coach » lors d’un suivi médical. Toutefois, il s’agit plutôt d’infirmières, d’assistants médicaux ou d’éducateurs en santé.

Ceux qui prolifèrent sur les réseaux sociaux se disent surtout « naturopathes », « guérisseurs », « herbalistes ». On trouve beaucoup d’Américains, mais aussi des Européens et plusieurs Québécois.

Parmi eux, une utilisatrice se présente comme une « coach en santé holistique ». Catherine Plamondon veut « inspirer les femmes à rayonner au quotidien » et à « adopter un mode de vie sain, équilibré ». 

Jointe par La Presse, Catherine Plamondon a expliqué détenir un baccalauréat en kinésiologie, une formation de deuxième cycle en exercices thérapeutiques et « beaucoup de formation » en naturothérapie. 

Tracy se présente pour sa part sous le nom TheMindfulady et exploite un blogue du même nom. La Montréalaise se présente comme une holistic health coach.

« C’est parti de ma propre expérience, puisque je travaille énormément (comme ingénieure) et que je trouvais que notre style de vie (surtout les femmes de carrières) était hyper rapide et pas très orienté sur notre bien-être », explique-t-elle dans un échange sur Instagram.

En portant plus attention à son alimentation, par une approche holistique, et en constatant de « bons résultats », elle a décidé de suivre une formation dans le domaine à l’Institute for Integrative Nutrition.

Elle indique sur son site que son contenu « est à titre informatif uniquement et ne doit en aucun cas être considéré comme un avis médical ». « Je ne suis ni médecin ni diététiste, par conséquent toute utilisation des informations de ce site est entièrement à vos propres risques », précise-t-elle.

Des nutritionnistes qui n’en sont pas

La Française Mélanie Frey est suivie par près de 6000 personnes sur Instagram. Elle alimente également un compte YouTube. Elle fait la promotion de la « santé au naturel » et donne des ateliers concernant les troubles du comportement alimentaire. 

Un exemple des conseils qu’elle donne : la monodiète, qui consiste à « ne manger qu’UN aliment à volonté, pendant un repas, deux repas, une journée, ou plusieurs jours d’affilés… » La pratique permettrait de « détoxifier l’organisme et de mettre au repos les organes digestifs ». 

« Masseur-kinésithérapeute diplômée d’État », Mme Frey indique qu’elle est « sur le point de terminer […] plus de 350 heures de cours en nutrition et micronutrition » dans le cadre de sa formation en naturopathie.

Une formation qui lui confère le droit de « conseiller sur quoi [manger] pour optimiser la bonne vitalité de l’individu tout en étant adapté à son mode de vie », dit-elle.

Plusieurs « coachs santé » recommandent certaines habitudes alimentaires, vantent des diètes, des programmes nutritionnels et des produits miracles. C’est là un des plus gros problèmes de ce phénomène, soulève Paule Bernier, directrice de l’Ordre professionnel des diététistes du Québec (OPDQ).

« Tout le monde mange, tout le monde se sent concerné. Alors c’est facile d’avoir son opinion et de penser que l’expérience de l’un ou de l’autre vaut des résultats scientifiques », dit-elle.

Beaucoup de nos membres en pratique privée nous rapportent qu’ils ramassent des patients ayant suivi des conseils mal dirigés qui faisaient la promotion de diètes. Ils se sont retrouvés complètement déséquilibrés. Paule Bernier, directrice de l’OPDQ

L’Organisation mondiale de la santé a reconnu la naturopathie comme une méthode de « médecine traditionnelle », au même titre que la médecine chinoise ou l’ayurveda.

Mais pour Mme Bernier, la naturopathie relève de la pseudoscience.

Si bien que l’Ordre qu’elle préside a adopté, en 2017, une résolution stipulant que « l’exercice de la naturopathie est incompatible avec l’exercice de la profession de diététiste ou de nutritionniste ».

Des professionnels inquiets

Au Québec, un système de dénonciation a été implanté au sein de l’Ordre des diététistes, afin de lever le drapeau rouge sur des cas problématiques de faux nutritionnistes.

Depuis la période 2016-2017, l’OPDQ observe une augmentation des dénonciations de 200 %.

« Les réseaux sociaux aident le mouvement, c’est tellement plus facile de diffuser de l’information, bonne ou mauvaise », constate Mme Bernier. 

Certains « coachs » présents sur Instagram représentent également un problème pour l’Ordre des psychologues. La directrice de l’Ordre, la Dre Christine Grou, note une « prolifération » de ce titre sans les qualifications requises. 

Il y a beaucoup de désinformation et d’informations scientifiquement non fondées qui circulent. Dre Christine Grou, directrice de l’Ordre des psychologues du Québec

L’utilisation du terme « coach » fait aussi sourciller la Fédération internationale des coachs (ICF).

« Le titre de coach n’est pas protégé, donc n’importe qui peut dire qu’il fait du coaching », explique Lyne Leblanc, présidente de l’association. Les réseaux sociaux, en conséquence, sont « inondés » de « coachs » sans formation.

Attention, ne pas avoir de diplôme ne veut pas dire qu’on « ne fait rien de valable », souligne Mme Leblanc. « Mais on apprête tout et n’importe quoi à la chose du coaching. C’est un mot à la mode, et on le sert à toutes les sauces. »

Une formation remise en question

Des écoles offrent des formations pour devenir « coach santé ». La plus populaire est l’Institute for Integrative Nutrition (ou Institut de nutrition holistique) de New York (IIN).

La Française Claire Orriols a cofondé le site Super Souper, qui propose des conseils nutritionnels et des programmes alimentaires. La jeune femme a étudié à l’IIN. Elle se présente maintenant comme « coach en nutrition et santé holistique ». 

« C’est grâce à ma formation et mon expérience professionnelle que je peux partager des conseils, qui ne sont pas la vérité absolue, mais aidant ou sensibilisant les personnes à reprendre le pouvoir sur leur santé », explique-t-elle à La Presse.

L’IIN, fondée il y a 25 ans, réapparaît fréquemment dans notre navigation au gré des profils de « coachs bien-être ». La Québécoise Anne-Marie Archambault, qui a lancé le blogue d’inspiration bien-être À volonté, est une des diplômées de l’Institut. Elle se dit « coach de santé ». Professeure de yoga et de méditation, elle suit également une formation à l’École d’enseignement supérieur de la naturopathie du Québec à Montréal.

« Je ne suis donc ni médecin ni nutritionniste, prévient-elle sur son site. Mon focus, ce sont les habitudes de vie, et je travaille dans une approche naturopathique. »

L’Institut affirme, dans un courriel envoyé à La Presse, avoir formé une « communauté » de 100 000 coachs de santé, dans plus de 120 pays.

À l’Ordre professionnel des diététistes du Québec, « le bureau des enquêtes est en train d’évaluer comment juger [cet établissement] », explique Paule Bernier.

Sans vouloir se prononcer catégoriquement, elle avance que l’IIN n’est « définitivement pas quelque chose de pertinent ou qui peut remplacer la formation [de diététiste] ». « Quand vous voulez régler un problème de tuyauterie, vous appelez un plombier. Un problème légal, un avocat. Mais lorsqu’il est question de nutrition, tellement de monde veut donner ses conseils, alors que seuls les diététistes et les nutritionnistes ont un permis pour le faire », dit-elle.

La crédibilité de l’IIN est donc remise en question. Mais des dizaines de milliers d’élèves de partout dans le monde sont prêts à payer des milliers de dollars pour suivre ses formations. Beaucoup d’entre eux se servent de ces nouvelles compétences pour se lancer en affaires, donner des conseils. Très souvent… sur Instagram.

https://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► Au Moyen Âge, les médecines alternatives concurrençaient déjà la médecine scientifique


Faut croire qu’avec les siècles et la science médicale qui avance, il y a encore des croyances populaires, et des charlatans qui feront croire n’importe quoi au gens crédules qui espèrent guérir d’une maladie. Quoique certains domaine de la médecine alternative qui fonctionne.
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Au Moyen Âge, les médecines alternatives concurrençaient déjà la médecine scientifique


Médecin laissant couler le sang d'un patient. | Peter Isotalo via Wikimedia Commons

Médecin laissant couler le sang d’un patient. | Peter Isotalo via Wikimedia Commons

Estela Bonnaffoux et Nonfiction

Homéopathie, acupuncture, ostéopathie… des «fakemeds» dénoncées comme fausses médecines. Déjà à l’époque médiévale, les médecins étaient confrontés à des pratiques concurrentes.

Homéopathie, acupuncture, ostéopathie… ces médecines dites alternatives, complémentaires ou parallèles, sont depuis plusieurs mois dénoncées par des professionnel·les de santé, qui les qualifient de «FakeMeds», «fausses médecines». Ce débat n’est pas neuf: déjà à l’époque médiévale, les médecins étaient confrontés à des pratiques concurrentes. Comme aujourd’hui, elles avaient leurs partisans et leurs détracteurs.

La médecine: un moyen parmi d’autres

Au Moyen Âge, on ne fait pas nécessairement appel au médecin lorsqu’on tombe malade. Dans les zones rurales, on préfère souvent des soins qu’on pense plus efficaces, plus rapides ou plus économiques. On peut porter sur soi des talismans qui apportent la guérison, ou des amulettes qui protègent des maladies. La prière fait aussi partie des pratiques thérapeutiques: il est rare qu’on s’adresse directement à Dieu, mais on n’hésite pas à implorer différents saints, en fonction du martyre qu’ils ont subi. Parce qu’elle a réussi à s’extirper du ventre du dragon qui l’avait avalée, sainte Marguerite d’Antioche est ainsi associée aux accouchements.

Les malades se tournent aussi vers des guérisseurs et guérisseuses, souvent illettrées, mais qui ont acquis un savoir oral et empirique, fondé sur l’observation et l’expérience. Rebouteux qui redressent les os, bergers qui connaissent les plantes médicinales, femmes expérimentées qui accouchent leurs voisines… Le profil de ces soignant·es est extrêmement varié et leur pratique peu encadrée, malgré les ordonnances royales visant à la contrôler. De quoi agacer le médecin, qui avec l’essor des universités au XIIIe siècle, cherche de plus en plus à se définir comme un scientifique (vir scientificus).

Les médecins les détestent

Les textes expriment donc une certaine méfiance envers les individus qui n’ont pas reçu de formation médicale. Exemple avec les vetulae (littéralement les «petites vieilles») : détentrices de recettes pas si éloignées de nos remèdes de grand-mère, elles ressemblent quand même beaucoup à des sorcières, comme le suggère (pas très) subtilement Sebastian Brant dans sa Nef des fous (1494):

«Nous sommes si abusés que nous croyons le conseil d’une vieille et ses herbes cuites sur les rivages de la Thessalieplutôt que les bons médecins.»

Même constat chez Henri de Mondeville, chirurgien du XIVe siècle: le peuple est tellement crédule qu’il fait confiance au premier venu capable de s’improviser médecin. En effet, les charlatans qui se vantent de pouvoir tout guérir ne manquent pas. Certains sont dangereux: Grégoire de Tours (539-594) rapporte qu’un dénommé Didier étirait les membres de ses patients paralytiques jusqu’à ce que les malheureux soient «guéris ou morts»… D’autres paraissent plus inoffensifs, comme ces imposteurs décrits par le médecin Antonio Guaineri au début du XVesiècle:

«Ils affirment qu’à partir des urines non seulement ils savent si la femme est enceinte, mais encore si elle l’avait déjà été auparavant, combien d’enfants elle a, si elle a eu un autre mari, si son père et sa mère sont encore en vie, et bien d’autres affirmations de ce genre!»

Plus précis que nos tests de grossesse actuels… Plus sérieusement, les charlatans copient ici la marque de fabrique des médecins, l’uroscopie, c’est-à-dire l’observation des urines. C’était bien la peine de suivre tous ces cours à la fac de médecine.

Le savoir populaire, une «fakemed»?

On l’a compris, les médecins ne voient pas toujours d’un très bon œil ceux qui leur font concurrence. Mais ils ne rejettent pas en bloc les remèdes magiques ou populaires. C’est le cas de Gilbert l’Anglais au XIIIe siècle:

«La veille de la Saint Jean-Baptiste, un homme âgé d’au moins 20 ans doit, avant la troisième heure du jour, arracher avec la racine, d’abord la grande consoude, puis la petite consoude, tout en récitant trois fois le Notre Père. […] En silence, il doit tracer, avec leur sève, les mots suivants sur un parchemin: “Le seigneur a dit croissez † uehihoch † et multipliez-vous chabathay † et remplissez la terre amath”.»

Comble de l’efficacité, ce talisman permet même de choisir le sexe de son futur enfant! Vous voulez un garçon? Il suffit que Monsieur le porte pendant les galipettes. Et vice versa si on souhaite une fille.

Alors, méthode miracle? Pas du tout, selon Antonio Guaineri, qui reprend, pour la forme, le remède de Gilbert, «même s’il est complètement inefficace». Il admet malgré tout qu’il est possible qu’il fonctionne, à condition d’y croire (un peu notre effet placebo). Et le médecin italien d’ajouter plus loin que les malades peuvent bien se soigner à coup d’incantations si cela leur chante… mais qu’elles ne sont pas du ressort de l’homme de science. Troublant écho d’une querelle sans cesse réactivée et qui oppose différentes conceptions du soin.

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► La recherche scientifique méconnue du grand public


Il fut un temps que guérir des maladies étaient relier à la superstition, aux recettes plus ou moins douteuses. Heureusement, les choses ont changé, des maladies qu’on évite avec un vaccin, des guérisons qui hier étaient impossible. Pour arriver à de tel résultat, il y a plusieurs étapes pour y arriver et le mettre sur le marché et c’est une question de plusieurs années
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La recherche scientifique méconnue du grand public

 

Jacques Beaulieu

Chroniqueur et communicateur scientifique

    La volonté de traiter des maladies, de soulager les douleurs et de venir en aide à la santé des gens est probablement aussi vieille que l’humanité elle-même. Bien des tisanes, décoctions et utilisations en tous genres d’herbes et d’épices ont surgi au cours des siècles pour répondre à ces besoins. Dans un article que je signais en mai 2016 et qui s’intitulait: Il était une fois la maladie. Quand le «naturel» est plus dangereux que le «chimique», je donnais cet exemple: les sages-femmes et les sorcières utilisaient l’ergot de seigle pour provoquer des avortements. La notion de dosage était alors connue, mais de manière plus superstitieuse que scientifique. On préconisait en effet de n’utiliser qu’un nombre impair d’ergots, 5, 7 ou 9, dans les préparations. Souvent, l’avortement réussissait, mais la mère décédait aussi.

    Nous pouvons en trouver des centaines de milliers d’autres exemples en quelques clics sur le Web. Par exemple cette recette pour guérir la rage: Manger le foie, grillé sur la braise, de l’animal assommé. Réduire en poudre une certaine quantité des poils de la queue carbonisés, et l’appliquer, pétrie de beurre végétal, sur la morsure. Si l’animal a été excité par la magie, se baigner dans une décoction de gui (Loranthus) de nzaba (Landolphia owariensis) (Réf: Dominique Traoré, Médecine et magie africaine, Édition Présence Africaine, 1983, page 100). Je peux affirmer sans craindre de trop me tromper que le vaccin mis au point par Louis Pasteur contre la rage est beaucoup plus efficace.

Mais les tenants du «naturel» et les militants anti-vaccination ont la peau dure. En preuve, cette recrudescence de rougeole en Europe, un continent où les taux de vaccination n’atteignent pas les niveaux sécuritaires.

Les chevaliers de la guerre contre la vaccination avec, comme chef, le Professeur Henri Joyeux y ont fait un travail de sabotage de la vaccination digne de mention. Ils ont réussi à provoquer une recrudescence de la rougeole en Europe, qui risque fort de se répandre mondialement, car de nos jours, les personnes voyagent beaucoup, y compris bien sûr, en Europe. Heureusement, pour la santé publique le fameux docteur fut radié de son ordre professionnel en décembre 2016.

Et la vraie science

Il faut connaître le long et onéreux processus relié à la découverte d’un médicament pour comprendre en quoi les propagandistes anti-vaccination et tous les autres semblables dénigreurs des produits pharmaceutiques répandent à qui mieux mieux des informations erronées, quitte à mettre en danger la santé des citoyens. Supposons que vous soyez face à 5 000 à 10 000 composés qui seraient susceptibles de devenir des médicaments, après 8 à 10 ans d’efforts et plus de 1 milliard de dollars dépensés, vous pouvez vous attendre à obtenir un médicament qui sera accepté par toutes les instances et qui sera enfin disponible pour les personnes qui en ont besoin. Examinons les diverses étapes que devra traverser tout nouveau médicament.

Première étape: Découverte du médicament

Un savant chercheur découvre une molécule ou un autre médicament qu’il croit pouvoir utiliser contre une ou des maladies quelconques. C’est l’étape que l’on a appelée: la recherche fondamentale. Le chercheur étudie le mécanisme d’une maladie ou d’une anomalie quelconque et imagine un moyen qui pourrait résoudre le problème. C’est aussi ici que l’on parle de 5000 à 10 000 composés avancés.

Deuxième étape: Les essais précliniques

Ces nouvelles substances seront d’abord testées sur divers organismes d’abord cellulaires, puis microbiens pour finir parfois par être essayées sur divers animaux si cela est nécessaire. Des 5000 à 10 000 composés d’origine, environ 250 réussiront le passage des essais précliniques. Et il aura fallu de 3 à 6 ans de travail pour arriver à la fin de ces essais précliniques et pouvoir passer à l’étape 3.

Étapes des essais cliniquesÉtape 3: Essais cliniques de phase 1

Ici, entre 20 et 100 volontaires utiliseront sous stricte supervision le nouveau médicament. Des 250 médicaments qui passeront par cette phase, seulement 5 pourront être promus à l’étape suivante.

Étape 4: Essais cliniques de phase 2

Le nouveau médicament sera testé sur 100 à 500 volontaires. Puis celui ou ceux qui auront passé avec succès ces tests pourront accéder à l’étape suivante.

Étape 5: Essais clinique de phase 3

À ce niveau, les tests s’adresseront à des cohortes beaucoup plus importantes, soit de 1000 à 5000 volontaires. Si le composé a survécu à toutes ces étapes, il lui restera encore quelques essentielles reconnaissances à obtenir avant de se retrouver sur les tablettes des pharmacies. Fait à noter, il aura fallu entre 6 et 7 ans pour que le médicament ait franchi ces 5 premières étapes.

Étape 6: Les examens règlementaires

Ici, ce sont les divers organismes de santé, internationaux, nationaux, et provinciaux qui contrevérifieront les résultats de la recherche clinique avant d’apposer leur autorisation finale sur ledit médicament. On peut penser à la Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis, à la Direction générale des produits de santé et des aliments (DGPSA) au Canada et à l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) au Québec.

En résumé, il aura fallu, comme cité précédemment plus de 10 ans et bien souvent entre 10 et 15 ans de recherche ainsi que plus d’un milliard de dollars pour produire un seul médicament qui pourra être mis en marché.

La bonne nouvelle

Présentement, plus de 7000 médicaments sont en développement. 1 813 de ceux-ci visent à combattre les divers cancers, 1 329, les diverses maladies neurologiques (ex: Alzheimer, Parkinson, etc.) 1 256, les maladies infectieuses, 1 120 les maladies immunologiques, 599, les maladies cardiorespiratoires, 511, troubles de santé mentale, 475, le diabète et 159 le VIH/SIDA. C’est donc 7 262 médicaments qui devront chacun avoir franchi toutes les étapes de la recherche scientifique, telle que décrite ci-haut, qui seront bientôt disponibles à toute la population.

La moins bonne nouvelle,

Comme souligné d’entrée de jeu dans cet article, malgré l’effort scientifique déployé et tous les contrôles des plus rigoureux exercés, il demeure pour certains encore plus facile de croire aux remèdes dits «naturels» que d’accorder leur confiance aux produits pharmaceutiques. D’une part, l’appellation même de naturel n’a rien de rassurant en soi. L’arsenic est tout ce qu’il y a de plus naturel… D’autre part, un article paru dans La Presse du 1er avril 2017 nous apprenait que l’industrie des produits de santé naturels prétend que le projet de refonte de Santé Canada va trop loin et restreindra l’accès aux produits. Mais plusieurs experts, comme le souligne le même article, croient, au contraire que le projet est insuffisant pour bien protéger les Canadiens.

La meilleure des nouvelles

Nous en sommes arrivés au point où la pensée scientifique a réussi à s’implanter au point où les reliquats de magie, de sorcellerie et de guérisseurs (et guérisseuses) de tous acabits s’estompent de plus en plus. Et surtout, les patients, ceux-là qui sont la cause de tous ces efforts de recherche réalisent l’effet de ces médicaments dans leur vie de tous les jours. Pour certains, ce sera un cancer qu’ils ont vaincu, pour d’autres, ce sera une maladie invalidante de laquelle ils ont pu s’échapper et commencer une vie active et gratifiante et pour d’autres enfin, il s’agira de douleurs continuelles dont ils ont enfin vu la fin. Comme quoi, aux portes de l’évidence, il faut quand même parfois placer une enseigne, ne serait-ce que pour pleinement réaliser les résultats de nos efforts.

http://quebec.huffingtonpost.ca

«Vague sans précédent» d’attaques contre les albinos au Malawi


C’est épouvantable qu’être albinos dans certains pays, c’est de vivre dans la peur d’être tué pour des potions et autre usage pour des guérisseurs et des sorciers. C’est quand même 7 000 et 10 000 albinos qui vivent à Malawi
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«Vague sans précédent» d’attaques contre les albinos au Malawi

 

Edna Cedrick, 26 ans, en compagnie de son... (Photo AP)

Edna Cedrick, 26 ans, en compagnie de son fils survivant dont le frère jumeau a été enlevé et tué le 24 mai 2016.

PHOTO AP

Agence France-Presse
LILONGWE

Les albinos au Malawi, y compris les très jeunes enfants, sont victimes d’une «vague sans précédent d’attaques brutales», alimentées par des pratiques rituelles et la passivité des autorités, a dénoncé mardi Amnistie internationale.

Depuis novembre 2014, le nombre d’assassinats et d’enlèvements d’albinos est «en forte augmentation», selon un communiqué (en anglais) de l’organisation de défense des droits de l’homme. Au moins 18 personnes ont été tuées et cinq kidnappées, dont un enfant de deux ans qui reste toujours introuvable, a précisé Amnistie.

«Avril 2016 a été le mois le plus sanglant avec quatre assassinats d’albinos», selon Amnistie qui a publié mardi un rapport intitulé Nous ne sommes pas des animaux à chasser ou à vendre: Violences et discriminations contre les albinos au Malawi (en anglais).

Les os des albinos «seraient vendus à des guérisseurs traditionnels au Malawi et au Mozambique pour concocter des potions magiques censées apporter la richesse ou la chance. Ce commerce macabre est aussi alimenté par la croyance que les os des albinos contiennent de l’or», a expliqué Amnistie internationale.

L’ONG accuse les autorités malawites de laisser les albinos «à la merci de gangs criminels». La police manque de ressources pour répondre à temps aux attaques et maintenir une présence visible dans les zones les plus à risque, selon l’organisation qui appelle le gouvernement à «prendre des mesures spécifiques pour la protéger».Le porte-parole de la police, Nicholas Gondwa, a confirmé qu’au moins 18 personnes avaient été tuées depuis novembre 2014 pour cause de leur albinisme, précisant que le district de Machinga dans le sud était la région la plus dangereuse.

Il a assuré à l’AFP que la police «faisait tout son possible pour éduquer les gens sur la nécessité d’assurer la sécurité des albinos».

«Même les morts ne sont pas laissés en paix. La police du Malawi a enregistré au moins 39 affaires d’exhumation illégale de corps d’albinos ou de personnes arrêtées en possession d’os ou de membres d’albinos.»

Les albinos sont aussi victimes de discrimination à l’école et dans le système de santé.

«Beaucoup meurent de cancer de la peau faute de moyens de prévention comme la crème solaire et d’informations sur leur condition», selon Amnistie.

Dans ce contexte, la population albinos du Malawi, évaluée entre 7000 et 10 000 personnes, «vit dans une peur constante», selon Amnistie qui appelle le gouvernement à «prendre des mesures spécifiques pour la protéger».

Une femme albinos a expliqué ne pas «prendre l’ascenseur avec des étrangers», de peur d’être attaquée. «Des gens me disent en face qu’ils vont me vendre», a témoigné un homme de 37 ans.

L’albinisme est une maladie génétique héréditaire qui se traduit par une absence de pigmentation dans la peau. Les personnes albinos sont victimes de violences dans plusieurs pays africains, dont le Malawi.

Début juin, la justice du Malawi a interdit à tous les sorciers et guérisseurs traditionnels d’exercer afin de protéger les albinos.

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Meurtres d’albinos: 200 sorciers arrêtés en Tanzanie


Être albinos dans certains pays, c’est dangereux à cause des superstitions, qui font d’eux des proies pour des pouvoirs magiques et rituels. Des arrestations ont lieu, une campagne de sensibilisation est mise sur pied, de plus les femmes âgées semblant être des victimes d’une chasse aux sorcières, mais les mauvaises traditions sont longues a changer,
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Meurtres d’albinos: 200 sorciers arrêtés en Tanzanie

 

Alors que cette maladie génétique héréditaire ne frappe... (PHOTO GUILLAUME BONN, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES)

Alors que cette maladie génétique héréditaire ne frappe qu’un Occidental sur 20 000, un Tanzanien sur 1400 est albinos, en raison notamment des mariages consanguins, d’après des experts.

PHOTO GUILLAUME BONN, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES

DAR ES-SALAAM

Plus de 200 sorciers ont été arrêtés depuis la mi-janvier en Tanzanie, dans le cadre d’une opération visant à mettre fin aux mutilations et meurtres d’albinos, victimes de croyances leur attribuant des pouvoirs magiques, a annoncé jeudi la police.

Advera Bulimba, porte-parole de la police, a indiqué à l’AFP que 225 guérisseurs non homologués et prétendus devins avaient été appréhendés lors de cette opération lancée dans plusieurs régions du nord du pays, qui doit être étendue à l’ensemble du territoire. Parmi eux, 97 ont d’ores et déjà été déférés devant la justice, a-t-il ajouté.

«Certaines personnes arrêtées étaient en possession d’articles tels que des peaux de lézard ou de lion, des dents de phacochère, des oeufs d’autruche, des queues de singe ou d’âne et des pattes d’oiseaux», a précisé le porte-parole.

L’ONU a dénoncé une recrudescence depuis 2013 des attaques contre les albinos en Tanzanie, potentiellement attribuables à l’approche des élections prévues en octobre, des candidats désirant s’attirer la victoire via la magie.

Une fillette albinos de quatre ans a été enlevée fin décembre et n’a toujours pas été retrouvée. Un bébé de 18 mois a été enlevé mi-février et son corps retrouvé, bras et jambes amputés. Et début mars, des hommes armés ont agressé chez lui un enfant de six ans et lui ont coupé la main.

Les organes des albinos, utilisés pour des rituels de sorcellerie ou dans la confection de philtres, sont vendus environ 600 $ aux prétendus sorciers ou guérisseurs.

Mi-janvier, la Tanzanie a annoncé l’interdiction de la sorcellerie pour tenter d’endiguer le phénomène. Début mars, le président Jakaya Kikwete a promis de prendre «toutes les mesures pour protéger les albinos», dénonçant «des actes inacceptables» qui «sont une honte pour des gens civilisés et qui croient en Dieu».

En mars, un tribunal du nord de la Tanzanie a condamné à mort quatre personnes pour le meurtre d’une femme albinos en 2008.

Jeudi, la police a appelé dans un communiqué «les responsables religieux, les chefs traditionnels et politiques, ainsi que les journalistes à poursuivre la campagne de sensibilisation contre ces croyances superstitieuses».

«Beaucoup de nos citoyens croient encore à l’ensorcèlement, ce qui entraîne une criminalité comme celle-ci (contre les albinos) ainsi que des meurtres de personnes âgées», a souligné la police.

Selon des défenseurs des droits de l’homme, des centaines de femmes souvent âgées sont victimes chaque année de la vindicte populaire qui les accuse d’être des sorcières. Ces lynchages sont attribués aux superstitions toujours vivaces dans ce pays d’Afrique de l’Est, mais cachent parfois une volonté d’accaparer leurs biens.

L’albinisme est une absence totale de pigmentation dans la peau, le système pileux et l’iris des yeux, due à des facteurs génétiques. Alors que cette maladie génétique héréditaire ne frappe qu’un Occidental sur 20 000, un Tanzanien sur 1400 en est atteint, en raison notamment des mariages consanguins, d’après des experts.

Malawi: un homme arrêté

Un homme a été arrêté jeudi au Malawi pour tentative de meurtre d’un albinos, dans un pays marqué déjà par six meurtres «rituels» d’albinos depuis décembre, selon une association.

Dans certains pays d’Afrique, les albinos sont tués pour utiliser certains de leurs organes ou des parties de leurs corps dans des rites magiques, notamment au Malawi, soi-disant pour faire venir la richesse.

Jeudi, la police du Malawi a annoncé l’arrestation d’un homme de 45 ans qui a tenté du tuer un albinos, dans le district de Mulanje (Sud).

«L’homme est entré dans la maison de l’albinos à minuit le 10 février et a tenté de l’étrangler», a raconté à l’AFP le porte-parole de la police locale James Kadadzera.

La victime a réussi à s’échapper et à appeler à l’aide. Ses voisins ont mis le suspect en fuite. Il a été arrêté deux jours après les faits.

Selon Boniface Massah, le président de l’Association des Personnes atteintes d’albinisme au Malawi (7500 adhérents), six de ces personnes atteintes d’une dépigmentation héréditaire de la peau et des yeux ont été assassinées depuis décembre.

«Beaucoup d’albinos vivent dans la peur d’être attaqués et tués», a-t-il indiqué.

Selon M. Massah, l’albinisme touche une personne sur 1200 au Malawi.

Les autorités sanitaires affirment que l’une des causes de cette affection est la consanguinité.

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Des « chirurgies » crâniennes il y a 1000 ans


Déjà qu’aujourd’hui se faire opérer au cerveau doit être drôlement stressant, malgré toutes les précautions d’hygiène et de précision aidée par la technologie, imaginez ce genre d’opération il y a 1000 ans.
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Des « chirurgies » crâniennes il y a 1000 ans

 

Un crâne 

Photo :  Danielle Kurin

Des ossements découverts au Pérou montrent que des guérisseurs pratiquaient la trépanation il y a plus de 1000 ans.

Ce procédé chirurgical consiste à enlever une partie de la voûte crânienne. Jusqu’au 16e sièce, il était utilisé pour traiter l’épilepsie, les convulsion, les blessures à la tête et les troubles mentaux. C’était aussi, dans certaines civilisations, un moyen de libérer le corps de mauvais esprits.

De nos jours, la chirurgie crânienne est parmi les plus délicates, malgré des conditions d’hygiène plus élevées, une plus grande précision des instruments et l’existence de puissants médicaments contre la douleur. La trépanation est toujours utilisée pour retirer  des tumeurs ou dans le cas des hématomes.

La biologiste-archéologue Danielle Kurin et ses collègues de l’Université de la Californie à Santa Barbara ont mis au jour les restes de 32 personnes dans des grottes funéraires de la province andine d’Andahuaylas.

« Lorsque vous recevez un coup sur la tête qui cause un dangereux gonflement du cerveau, ou si vous avez une sorte de maladie neurologique, spirituelle ou psychosomatique, percer un trou dans la tête peut sembler une chose raisonnable à faire. »Danielle Kurin

Selon Mme Kurin, les premières trépanations ont fait leur apparition dans les hauts plateaux andins du centre-sud au cours de la période intermédiaire précoce (AD 200-600), bien que la technique n’était pas universellement pratiquée.

Le détail de cette découverte est publié dans l’American Journal of Physical Anthropology.

http://ici.radio-canada.ca/

Santé : attention aux sectes !


Quand la médecine semble avoir des limites sur la guérison ou sur le contrôle de la douleur, il y est normal de chercher autre chose pour se soulager, voir quelque chose que l’on croit plus naturelle, et sur le net, les thérapies alternatives est un domaine très florissant mais aussi dangereux de s’y aventurer à tâtons
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Santé : attention aux sectes !

Un naturopathe extra, trouvé sur internet… Un guérisseur conseillé par l’amie de la voisine d’une amie… Une technique de jeûne qui permet de diminuer les symptômes de pratiquement toutes les maladies…

Toutes ces méthodes pourraient être bonnes, mais elles pourraient aussi être une porte ouverte vers une secte.

Comment faire la différence ?

Pourquoi les sectes sont-elles actives dans le domaine de la santé ?

En matière de santé, nous savons tous que la médecine n’a pas toutes les réponses. Quand la douleur ou d’autres symptômes désagréables aux traitements, il est souvent tentant de se tourner vers des thérapies alternatives. C’est une démarche logique, qui peut même être salutaire.

Mais elle présente un danger : celui des dérives sectaires.

En effet, promettre une guérison est très efficace pour attirer des patients déçus ou angoissés, qui seront alors susceptibles de se laisser manipuler.

Ceci ne signifie évidemment pas que tous les traitements alternatifs soient dispensés par des gourous, mais simplement que dès que l’on quitte les sentiers battus, la vigilance doit être de mise. C’est pourquoi le Centre d’information et d’avis sur les organisations sectaires nuisibles, organisme officiel lié au Service public fédéral Justice, a publié en annexe de son dernier rapport une brochure concernant les dérives sectaires dans le domaine de la santé.

Les sectes sont très mauvaises pour la santé

Le problème, c’est qu’en réalité les sectes mettent souvent la santé de leurs adhérents en danger. Le CIAOSN cite notamment :

  • Des régimes déséquilibrés, qui rendent les personnes plus faibles te donc plus vulnérables et faciles à manipuler.
  • Le manque de sommeil.
  • L’absence des soins médicaux qui, eux, seraient efficaces, y compris souvent les vaccinations ou les transfusions sanguines.

Inutile de dire que ces mauvaises pratiques sont d’autant plus dangereuses pour des personnes déjà malades. Et pire encore quand elles concernent des enfants en bas âge ou des personnes âgées.

Attention, les psychothérapies peuvent aussi faire l’objet de dérives sectaires.

Les « thérapeutes » profitent alors de la détresse de leurs patients pour satisfaire leurs propres besoins, qu’ils soient financiers, affectifs ou autres…

Comment repérer les sectes ?

Le CIAOSN conseille de se poser quelques questions pour débusquer les dérives sectaires possibles :

  • Quelles sont les qualifications de la personne qui veut me soigner ? Est-elle inscrite à une organisation professionnelle ? Semble-t-elle exagérer ses compétences ?
  • Les méthodes utilisées sont-elles reconnues par d’autres personnes que le praticien en question ?
  • Ma liberté de patient(e) de poursuivre d’autres traitements en parallèle, et particulièrement les traitements conventionnels scientifiquement prouvés, est-elle reconnue ?
  • Après quelques séances de traitement, y a-t-il une amélioration ?
  • Le régime ou le rythme de vie conseillé est-il approprié ou épuisant ?
  • Me promet-on la lune ?
  • Les prix sont-ils excessifs ?
  • Est-il difficile de combiner cette thérapie avec une vie normale ?

Si les réponses à ces questions vous font douter de la vraie qualité d’un thérapeute, consultez un (autre) médecin pour avoir un avis objectif

par Marion Garteiser, journaliste santé

http://www.e-sante.be