Les grossesses «fantômes», un mystère médical aussi fascinant que méconnu


Le pseudocyesis ou encore grossesse fantôme ou encore mieux connu sur grossesse nerveuse a été cataloguer comme problème psychologique, mais maintenant, on sait que les hormones jouent aussi un rôle. Cependant, on ne comprend pas encore ce qui provoque ce mécanisme d’une grossesse sans foetus, même un cas de femme sans utérus représentait tout d’une femme enceinte. Il peut avoir des cas d’une grossesse avancée avec contraction prête à accoucher sans pourtant avoir un bébé à naitre
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Les grossesses «fantômes», un mystère médical aussi fascinant que méconnu

 

Femme enceinte | Contato1034 via Pixabay CC

Femme enceinte | Contato1034 via Pixabay CC

Gros ventre, seins douloureux, aménorrhée ou nausées… Quand tous les signes d’une grossesse sont là. Sauf le bébé

C’est l’un des plus grands mystères médicaux. Rare mais bien réelle, la «grossesse fantôme» (plus scientifiquement appelée pseudocyesis), est une étrange affection qui pousse certaines femmes à être convaincues qu’elles sont enceintes. À tort.

Et pourtant, ces dernières présentent tous les symptômes cliniques d’une grossesse: absence de règles, ventre gonflé, seins douloureux, nausées matinales ou encore prise de poids. À l’exception de la présence d’un fœtus.

Convaincue d’être enceinte… malgré son absence d’utérus

Pour tenter de cerner ce phénomène peu connu, Tonic a interviewé Paul Paulman, physicien spécialisé en médecine reproductive.

Il y a maintenant plus de 25 ans, cet universitaire américain a lui-même été témoin d’un de ces cas extraordinaires de «grossesse fantôme». En 1990, une femme de 30 ans se présente dans son service, enceinte jusqu’au cou et visiblement prête à accoucher. Jusque-là, rien d’anormal. Mais c’est en procédant à une échographie de routine que le praticien tombe des nues: la patiente n’a pas d’utérus.

Cette dernière a précédemment subi une ablation de l’utérus ce qui, par définition, rend toute grossesse impossible. Consciente de cela, la jeune femme est malgré tout persuadée qu’elle attend un bébé et qu’elle est sur le point de donner naissance.

En 2010, une américaine se présente aux urgences d’un hôpital de Caroline du Nord, accompagnée de son mari. Sur le point d’accoucher, elle demande une césarienne. Les médecins tentent d’abord de provoquer un accouchement par voie naturelle, en vain. Ce n’est qu’une fois sur la table d’opération, au moment d’effectuer la césarienne, qu’ils découvrent avec stupéfaction qu’il n’y a aucun bébé…et qu’il n’y en a jamais eu.

Un phénomène vieux comme le monde? 

Les cas de pseudocyesis sont rares. Il n’y en aurait eu seulement que près de 80 entre 2000 et 2014.

Preuve qu’elle n’est pas nouvelle, cette pathologie a été théorisée en 1923 par John Mason Good: le terme découle du grec pseudēs (faux) et kúēsis(conception). Des cas de «fausses grossesses» ont même été mentionnés dans des écrits datant des l’Antiquité… Et Hippocrate aurait lui-même répertorié une douzaine de cas de femmes présentant ces symptômes.

Observé également chez les animaux 

Plus étonnant encore, les grossesses nerveuses sont également observables chez certains mammifères, notamment chez les chiens, les chats ou les rongeurs.

Le pseudocyesis n’est donc pas uniquement psychologique, mais bel et bien hormonal. Il est déclenché par une modification du système endocrinien, qui déclenche une sécrétion d’hormones induisant tous ces changements physiologiques.

Des symptômes bien réels et cliniquement reconnus

Selon l’Encyclopedia of Mental Disorders, 50% à 75% des femmes atteintes de grossesse nerveuse ressentent même les mouvements du foetus. Certaines ont des douleurs et contractions comparables à celles d’un accouchement, et connaissent un élargissement de l’utérus. 

En 2016, les grossesses «fantômes» étaient répertoriées dans la catégorie des troubles mentaux, bien que leur origine n’ait pas encore été complètement élucidée.

Le pseudocyesis serait une équation complexe entre facteurs psychologiques (désir conscient ou non de maternité, notamment) et bouleversements hormonaux. Sans que l’on sache, pour l’instant, si le premier cause le second. 

http://www.slate.fr

ELLE SIMULE UNE GROSSESSE : De faux quintuplés: Un homme berné par sa conjointe


C’est difficile de remonter après des mois de mensonges pour une personne qui voulait être papa. Je pense que cette dame devrait être traitée en psychiatrie. Elle pourrait avoir fait des grossesses nerveuses (grossesses fantômes) étant donné qu’elle avait tous les symptômes. Cependant, il y a quand même des incohérences, comme ne pas vouloir être accompagnée lors des échos, qu’elle n’aurait pas vue un obstétricien etc .. Cela ne colle pas avec le reste
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ELLE SIMULE UNE GROSSESSE

De faux quintuplés: Un homme berné par sa conjointe

 

«Elle m’avait laissé choisir les noms», dit Paul Servat, entre deux sanglots, entouré de tous ses achats et des dons pour ses cinq bébés fictifs.

Un homme croyant depuis des mois qu’il allait devenir le père de quintuplés a découvert avec stupéfaction hier, journée prévue pour l’accouchement, qu’il a été mené en bateau par sa conjointe: celle-ci n’a jamais été enceinte.

La déception était immense pour Paul Servat. L’homme de 35 ans était anéanti lorsqu’il a raconté son cauchemar au Journal, hier, les yeux dans l’eau.

«J’ai tout perdu, c’était toute ma vie», souffle-t-il.

L’homme, qui avait tellement hâte d’être père, est abattu. Le scénario qu’a monté de toutes pièces sa conjointe, Barbara Bienvenue, dure depuis 34 semaines.

Accouchement repoussé

Le couple a fait connaissance sur un site de rencontre, au mois d’août dernier. En septembre: surprise, elle lui annonce qu’elle est enceinte.

«On était tellement contents, dit-il, en réprimant ses sanglots. Même mes parents, ils avaient tellement hâte d’avoir des petits-enfants.»

Au fil des semaines, Barbara lui apprend qu’ils auront des jumeaux, puis des triplets, puis des quadruplets, et finalement des quintuplets, a-t-il raconté auJournal. La femme de 37 ans, qui prétendait travailler dans un hôpital, s’arrangeait toujours pour aller seule à ses échographies et autres rendez-vous.

«Je l’ai accompagnée souvent à l’hôpital pourtant. Je l’ai même vue se faire injecter quelque chose. Qu’est-ce qui s’est passé?» s’interroge-t-il.

L’accouchement devait avoir lieu il y a un mois, mais était constamment remis depuis. Hier matin, c’était finalement le jour J. Paul Servat a emmené sa conjointe à l’hôpital, où les employés lui ont dit qu’ils n’avaient pas de dossier à son nom.

Une infirmière a finalement pris Paul a part pour lui montrer les résultats des tests sanguins de Barbara.

«Elle m’a dit qu’elle n’était pas enceinte», dit-il, encore incrédule.

Grossesse fantôme

Ses deux bras sont tombés. Au début, il n’a pas voulu le croire.

«Les médecins m’ont expliqué qu’elle fait une grossesse fantôme», dit Paul, ajoutant que les médecins ont gardé la femme sous observation, en psychiatrie.

Elle serait tellement convaincue qu’elle est enceinte que son corps réagit en conséquence. Elle avait donc un gros bedon, des montées de lait et des nausées. Lors du passage du Journal chez le couple, mardi, Barbara a même «perdu ses eaux» devant nous. Des proches nous ont confié avoir senti les bébés bouger en apposant leur main sur le bedon de la femme.

Le couple avait amassé une foule de dons matériels depuis qu’une amie de Paul avait créé une page Facebook pour l’aider et qu’un reportage était paru dans le journal local de Saint-Jean-sur-Richelieu.

«Je vais retourner tous ces effets aux gens qui nous les ont envoyés ou les donner à des organisations pour des parents démunis», dit celui qui craint que les gens lui en veuillent.

«Je suis quelqu’un de bien, et je n’ai rien à voir avec ces menteries», dit-il, les yeux dans l’eau.

 

PHOTO LE JOURNAL DE MONTRÉAL, CAMILLE LAURIN-DESJARDINS

-Avec la collaboration de Marie-Pier Gagné

 

UN AUTRE HOMME BERNÉ

 

Paul Servat ne serait pas le premier à être tombé dans le piège. Un ex-conjoint de Barbara Bienvenue a confié au Journal «l’avoir cru dur comme fer» lorsqu’elle lui a fait croire qu’elle était enceinte de jumeaux, en 2011.

«Elle était une très bonne actrice, dit l’homme, qui a tenu à garder l’anonymat. Cette femme-là pourrait gagner un Oscar demain matin.»

L’ex-conjoint en question a cohabité avec Barbara Bienvenue pendant un an, année qu’il qualifie de «pur cauchemar».

«Elle m’a bourré de mensonges de A à Z, affirme-t-il. Avec le recul, je me trouve con de n’avoir rien vu.»

Des jumeaux

En plus d’avoir supposément volé plus de 15 000 $ à cet homme, sa famille et ses amis, Barbara Bienvenue lui aurait aussi fait croire qu’ils attendaient deux bébés.

Heureux de devenir papa, l’homme dit n’avoir jamais douté de l’honnêteté de sa compagne.

«Elle ne voulait jamais que je me rende aux échographies avec elle, explique-t-il. Quand je m’obstinais pour y aller, elle inventait toujours quelque chose. Soit la machine était brisée, soit le rendez-vous était reporté. Je la croyais, je l’aimais.»

C’est après six mois de grossesse qu’elle aurait dit avoir fait «une fausse couche.»

«C’est là que j’ai tout compris. Elle me mentait, c’était évident. Les médecins n’avortent plus après trois mois de grossesse, à moins d’un problème majeur.»

Mais son ex-conjoint le répète: «elle était une très bonne comédienne» et jamais il n’aurait cru que quelqu’un était humainement capable de monter de tels scénarios.

«Elle marchait comme une femme enceinte, me disait qu’elle avait mal au ventre, qu’elle avait des crampes», explique-t-il.

L’homme est convaincu qu’elle recommencera sans cesse à flouer des gens, tant que personne ne signalera son stratagème à la police.

«Se raconter des histoires dans sa tête, c’est ça qui la tient en vie», conclut-il.

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