Chez ces grenouilles, les mâles chantent pour des femelles… sourdes !


On sait que les grenouilles font des vocalises pour chercher la belle qui permettra de fonder une famille. Au Brésil, une espèce de grenouille très petite se met aussi à chanter, le problème, c’est que les grenouilles femelles sont sourdes. Alors, à quoi sert le chant
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Chez ces grenouilles, les mâles chantent pour des femelles… sourdes !

 

Brachycephalus pitanga

Les mâles Brachycephalus pitanga chantent pour des femelles totalement sourdes.

© SANDRA GOUTTE

Par Anne-Sophie Tassart

Des chercheurs ont mis en évidence l’apparente inutilité des vocalisations des mâles Brachycephalus lors de la période de reproduction.

La communication nécessite la co-évolution de l’émetteur et du récepteur, sinon, il devient évident que le message a du mal à passer. Chez de nombreuses espèces de grenouilles, la communication sonore – les vocalisations – permet de synchroniser les périodes de reproduction entre mâles et femelles. Cependant, une équipe internationale a fait une étrange découverte chez Brachycephalus ephippium et chez Brachycephalus pitanga : ces minuscules grenouilles brésiliennes n’entendent pas leurs propres vocalisations !

Des mâles qui chantent pour des femelles sourdes

Pendant la saison des amours, les mâles se placent sur des branches ou sur la litière foliaire et « chantent », espérant s’attirer les faveurs d’une femelle. Ces vocalisations de haute fréquence sont particulièrement énergivores pour l’amphibien. Face au sous-développement de l’oreille interne chez ces animaux, les chercheurs ont voulu savoir comment les femelles arrivaient à percevoir ces sons qui leur sont destinés. En étudiant l’anatomie de leur « oreille » et les réponses comportementales pendant que des enregistrements de vocalisations étaient joués, les scientifiques ont pu en conclure que ces grenouilles sont incapables d’entendre les vocalisations d’un congénère. Les mâles chantent donc… pour rien.

Un élément secondaire de la communication

Une nouvelle question s’est alors posée : pourquoi ces signaux sonores persistent alors qu’ils n’apportent aucun bénéfice dans la reproduction et qu’ils sont susceptibles d’indiquer aux prédateurs la position des grenouilles ? Dans leur article paru le 21 septembre 2017 sur le site Scientific Reports, les biologistes pensent que la communication ne se fait plus grâce au son mais par les signaux visuels qui les accompagnent comme par exemple, le gonflement du sac vocal. Ce qui était jusqu’alors un élément secondaire du comportement est devenu le plus important. Le son produit est, quant à lui, devenu secondaire.

Il est possible que ces vocalisations attirent les prédateurs, mais ceux-ci changent de cible quand ils voient à qui ils ont affaire. En effet, les Brachycephalus ont une peau et des organes hautement toxiques.

Il n’est donc pas nécessaire pour la survie de ces grenouilles d’arrêter d’émettre des vocalisations « qui persistent grâce à une inertie évolutive », notent les chercheurs.

Ils espèrent, grâce aux Brachycephalus, pouvoir étudier l’évolution et la dégénération des systèmes de communication acoustiques chez les vertébrés.

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28 occasions lors desquelles la nature nous fait dire « NON »


La nature est magnifique, parfois, elle peut être assez glauque. Elle fait ses propres scènes d’horreur.
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28 occasions lors desquelles la nature nous fait dire « NON »

Dans la nature, tout n’est pas nécessairement aussi beau ou hilarant que ce à quoi nous sommes habitués. Elle a un côté obscur.

D’une mère mille-pattes protégeant ses petits en passant par une colonie de guêpes en construisant un nid autour d’une poupée désarticulée, ces images montrent les choses les plus effrayantes que mère nature a à offrir. Faites défiler la page pour mettre votre courage à l’épreuve et votez pour vos préférées.

N° 1 – Ce cratère de lave semble aspirer les âmes des damnés en enfer.

N° 2 – Un bernard-l’hermite utilisant la tête d’une poupée en guise de coquille.

3 – Des guêpes ayant construit un nid autour d’une poupée désarticulée.

N° 4 – Cette grenouille a été trouvée un matin toute sèche et flétrie à l’extérieur d’un magasin. Le gérant s’est dit : « essayons de la mettre dans de l’eau », et mince, elle est revenue à la vie.

N° 5 – Un nid de frelons abandonné que mon père a trouvé dans son abri de jardin alors qu’il n’y était pas entré pendant quelques années. La tête appartient à une statue en bois avec laquelle le nid abandonné a fusionné.

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N° 6 – Une mère mille-pattes protégeant ses petits.

N° 7 – Une personne en charge du lac a trouvé le renard (qui s’est noyé) dans la glace, a extrait le bloc et l’a posé sur la glace afin d’éloigner les gens de celle-ci.

N° 8 – Le cymothoa exigua est un type de parasite qui pénètre par les branchies des poissons, dévore leur langue, et la remplace.

N° 9 – Des enveloppes de fleurs mortes dans mon jardin. Elles ressemblent à des masques de mort.

N° 10 – Le champignon les doigts du diable.

N° 11 – Quelle tête !

N° 12 – Il y a tellement d’abeilles dans le mur que leur miel dégouline d’une prise

N° 13 – Un ver originaire d’Antarctique appelé Eulagisca gigantea.

N° 14 – Une chenille à tête de serpent.

N° 15 – Cette chouette occupée a tué plus de 70 lemmings et a entouré son nid de leurs dépouilles fraîches.

N° 16 – Un mille-pattes dévoré par une vipère a trouvé le chemin de la sortie.

N° 17 – Cet arbre dans le Nebraska a été frappé par la foudre la veille.

N° 18 – Une nouvelle patte pousse sur la queue de ce lézard ?

N° 19 – Des fourmis rouges ont créé une île flottante avec leurs corps pour échapper à l’inondation de Houston.

N° 20 – J’étais sur le point de montrer à mes enfants que les carapaces de cigales ne sont ni dégoutantes ni effrayantes, lorsque…

N° 21 – Ces pythons réticulés se sont séparés d’eux-mêmes selon leur couleur juste après l’éclosion.

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N° 22 – Un renne (Rangifer Tarandus) présentant des bois qui perdent leur velours, en Amérique du Nord.

N° 23 – Une ruche construite autour de carillons éoliens chez un ami.

N° 24 – Le rondeau mouton a des dents ressemblant à celles des humains.

N° 25 – La mouche sans ailes Penicillidia se fixe à la tête d’une chauve-souris et ne la quitte jamais.

N° 26 – Ce gecko à trois queues.

N° 27 – Une souris sur mon porche qui porte la tête de son ennemie vaincue.

N° 28 – Un éboulement à Taïwan.

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La grenouille qui mangeait des dinosaures


Une grenouille fut probablement la plus grosse grenouille apparue sur terre avait une force de mâchoire impressionnante qu’il s’est probablement nourris de petits dinosaures, et même des bébés des plus grosses bêtes qui vivaient à cette époque
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La grenouille qui mangeait des dinosaures

 

Une grenouille Ceratophrys cranwelli lors de tests menés par les chercheurs.    Photo : École polytechnique de l’Université d’État de la Californie

Des grenouilles géantes qui vivaient au Crétacé il y a 68 millions d’années sur le territoire correspondant à Madagascar étaient capables de manger des petits dinosaures, ont établi des biologistes australiens, britanniques et américains.

Un texte d’Alain Labelle

L’équipe internationale estime en effet que certains spécimens particulièrement gros de l’espèce Beelzebufo ampinga se nourrissaient de petits dinosaures.

Elle en vient à cette conclusion après avoir étudié la force de morsure de grenouilles cornues du genre Ceratophrys qui peuplent actuellement l’Amérique du Sud, qui sont souvent appelées les grenouilles « Pac-Man » en raison de leur forme ronde et de leur large bouche, des caractéristiques similaires rappelant le personnage du jeu vidéo des années 1980.

Les présents travaux ont permis d’établir que ce type de grenouille avait une morsure aussi forte que celle de prédateurs mammifères et reptiles.

Contrairement à la grande majorité des grenouilles, qui ont de faibles mâchoires et qui mangent de petites proies, certaines grenouilles cornues chassent des animaux aussi grands qu’elles, notamment d’autres grenouilles, des serpents et des rongeurs. Et leurs mâchoires puissantes jouent un rôle essentiel pour saisir et subjuguer leurs proies. Dr Marc Jones, Université d’Adélaïde

En extrapolant leurs résultats à la grenouille éteinte Beelzebufo ampinga, les auteurs de ces travaux publiés dans le journal Scientific Reports estiment que la morsure de cette dernière avait une force comparable à celle des loups et des tigres femelles.

Grâce à cette force, les grenouilles étaient probablement capables de manger des espèces de petits dinosaures ou des bébés d’espèces plus imposantes qui partageaient leur environnement.

La morsure d’une grande Beelzebufo ampinga devait être remarquable; certainement pas une expérience que je voudrais tenter personnellement. Pr Kristopher Lappin, de l’École polytechnique de l’Université d’État de la Californie

Le saviez-vous?

La Beelzebufo pouvait dépasser 40 cm et peser 4,5 kg, si bien que les scientifiques estiment qu’elle a été la plus grosse grenouille à fouler la surface terrestre.

http://ici.radio-canada.ca/

La grenouille violette à nez de porc, une nouvelle espèce de grenouille découverte en Inde


Une nouvelle espèce de grenouille trouvé en Inde a été étudier pour mieux connaitre son mode de vie et de reproduction. Son physique est loin de ce que nous sommes habitués en fait de grenouille. Et sa résidence est presque totalement sous terre dont elle creuse des terriers et se nourrit de fourmis et termites souterraines
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La grenouille violette à nez de porc, une nouvelle espèce de grenouille découverte en Inde

 

La grenouille violette de Bhupathi

Une nouvelle espèce de grenouille, la grenouille violette de Bhupathy, a été découverte en Inde et témoigne de la richesse de la biodiversité.

S. JEGATH JANANI

Par Lison Gevers

La grenouille violette de Bhupathy (Nasikabatrachus bhupathi), est également connue sous le nom de « grenouille violette à nez de porc ». Pourtant, le surnom de « grenouille taupe » lui aurait sans doute mieux convenu. En effet, celle-ci a la particularité de passer presque toute sa vie sous la terre.

Une peau brillante et violette, un nez pointu, des petits yeux, des membres courts équipés de « pelles » durcies qui lui permettent de creuser des terriers. La grenouille violette de Bhupathy (Nasikabatrachus bhupathi), découverte dans la chaîne de montagnes de Western Ghats, en Inde, a la particularité de passer presque toute sa vie sous terre. Étroitement liée à une autre grenouille mauve (N. sahyadrensis) trouvée dans la région en 2003 (ces deux espèces sont les seuls membres connus de leur famille), elle vient de faire l’objet d’une description dans une publication scientifique. On y apprend par exemple que cet animal également connu sous le nom de « grenouille violette à nez de porc » utilisent une langue longue et plissée pour attraper les fourmis et les termites souterraines, explique Elizabeth Prendini, co-auteur, dans la publication.

© Nasikabatrachus – Alytes – Description de la grenouille

Lorsque la saison de la mousson commence, les mâles se mettent à « chanter ». C’est d’ailleurs grâce à ces appels provenant de leurs terriers que les scientifiques ont pu detecter leur présence dans les montagnes. Les mâles s’accouplent avec les femelles dans les cours d’eau, où ils déposent les oeufs fertilisés. Après un jour ou deux, les œufs éclosent et des têtards voient le jour. Ils développent des bouches qui leur permettent de s’accrocher aux rochers dans les cours d’eau crées par les fortes pluies et se nourrissent d’algues avec leurs dents minuscules. Ils passeront environ 120 jours dans ces cours d’eau. Après cette phase, ils gagneront la vie souterraine. 

© Nasikabatrachus – Alytes – Evolution de la grenouille

Le monde inexploré des grenouilles

Les grenouilles possèdent d’incroyables facultés d’adaptation comme le prouve cette nouvelle découverte. Certaines espèces sont capables de creuser pour échapper à des périodes de sécheresse mais la grenouille violette de Bhupathy a la spécificité d’avoir adopté ce mode de vie extrême pour vivre sous terre presque en permanence.

Les scientifiques ont réalisé de nombreux tests pour être certains de la différenciation des espèces. La caractérisation moléculaire et l’analyse phylogénétique ont montré que cette nouvelle population de grenouilles a significativement différé de l’espèce précédemment décrite. De plus, l’examen morphologique et la caractérisation acoustique ont confirmé ces résultats.

« Nous décrivons d’une façon convaincante la population nouvellement découverte des montagnes orientales comme une nouvelle espèce. »

De nouvelles enquêtes seront menées ainsi que des études détaillées sur la position géographique des populations de façon à mieux protéger l’espèce de la pollution et des nuisances humaines mais aussi de façon à préserver leur habitat naturel. Chaque année, des centaines de nouvelles espèces de grenouilles sont découvertes, prouvant que le monde des grenouilles reste largement inexploré...

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Des milliers d’espèces de grenouilles grâce aux dinosaures


Quand les dinosaures ont disparu lors de la chute d’un astéroïde qui a exterminé le 3/4 de la vie sur terre, a permis à 10 espèces de grenouilles et dont 3 espèces se sont diversifiés à repeupler la terre. Aujourd’hui, il existe plus de 6 000 espèces de grenouilles qui ont été répertoriées
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Des milliers d’espèces de grenouilles grâce aux dinosaures

 

Dix espèces de grenouilles ont survécu à l'extinction... (ARCHIVES AFP)

 

Dix espèces de grenouilles ont survécu à l’extinction des dinosaures il y a 66 millions d’années.

ARCHIVES AFP

 

Agence France-Presse
Miami

La grenouille n’a pas pu être aussi grosse que le dinosaure mais ce dernier, en disparaissant, lui a laissé l’espace pour se multiplier et devenir un des vertébrés les plus variés au monde, selon une étude publiée lundi.

Dix espèces de grenouilles ont survécu à l’extinction des dinosaures il y a 66 millions d’années après la chute d’un astéroïde qui a effacé les trois quarts de la vie sur Terre, précise un rapport des Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

Parmi les survivantes, seules trois espèces majeures de grenouilles sont parvenues à se diversifier et à peupler la planète.

Et quelque 6700 espèces de grenouilles existent aujourd’hui.

Près de neuf grenouilles contemporaines sur dix (88%) ont des racines qui remontent à ces trois lignées de robustes ancêtres.

«Les grenouilles existent depuis plus de 200 millions d’années, mais cette étude montre que ce n’est qu’à l’extinction des dinosaures que nous avons eu cette explosion de variétés qui ont donné la grande majorité des grenouilles d’aujourd’hui», explique un des auteurs de l’étude, David Blackburn, conservateur adjoint des amphibiens et des reptiles au musée d’histoire naturelle de Floride.

«Cette découverte est totalement inattendue», souligne-t-il, car les scientifiques croyaient jusqu’à présent que les différentes espèces de grenouilles avaient émergé progressivement à la fin du Crétacé, soit entre il y a 150 millions d’années et 66 millions d’années.

Mais cette dernière étude montre que l’apparition des grenouilles a plutôt ressemblé à une «explosion», les petits amphibiens profitant de la disparition d’autres créatures pour s’abriter dans leurs habitats laissés vacants.

Les chercheurs, en Chine et aux États-Unis, ont établi pour leur étude la plus grande base de données sur les grenouilles. Des échantillons génétiques ont été prélevés sur 156 espèces de grenouilles et ajoutés aux données déjà disponibles concernant 145 autres espèces.

Cette étude a passé en revue 95 gènes, quand les précédentes études évaluaient seulement de 5 à 12 gènes. Les chercheurs ont aussi étudié des fossiles pour déterminer quand s’étaient formées les nouvelles espèces.

Ils ont découvert qu’il n’y avait «pas eu une mais trois explosions de nouvelles espèces de grenouilles, sur différents continents, toutes concentrées juste après la disparition massive de la plupart des dinosaures et de beaucoup d’autres espèces il y a environ 66 millions d’années».

Deux des trois lignées qui ont survécu, les Microhylidae et les Natatanura, venaient d’Afrique. La troisième, les Hyloidea, s’est répandue en Amérique latine.

L’évolution a été similaire pour certains oiseaux, note un autre auteur de l’étude, David Hillis, professeur de biologie à l’université du Texas.

Certaines grenouilles se sont cachées dans les arbres, générant une espèce de grenouille

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Cette invention sauve des animaux tombés dans la piscine


L’été quand les chaleurs viennent, les chanceux peuvent se rafraîchir dans une piscine, mais des animaux peuvent vouloir en profiter, sauf que pour sortir d’une piscine hors terre, c’est plus compliqué et peut être mortel. Un biologiste Rich Mason a trouvé 53 grenouilles noyées dans sa piscine.
Mais trop souvent, elles et d’autres petites créatures se retrouvent prises au piège dans l’eau de la piscine et se noient. Il a donc créé le FrogLog, un radeau en mousse avec un rampe en filet accroché. Depuis, il a sauvé plusieurs grenouilles, des serpents des souris et des oiseaux
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Cette invention sauve des animaux tombés dans la piscine.

 

Biodiversité : découverte de la première grenouille fluorescente


C’est la première fois qu’on identifie une grenouille fluorescente. Elle change de couleur avec la lumière ultraviolette, elle change de couleur pour devenir invisible à la noirceur totale. De quoi à occuper les scientifiques face à cette découverte
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Biodiversité : découverte de la première grenouille fluorescente

 

Par Nathalie Mayer,

 

Aucun phénomène de fluorescence n’avait encore été observé chez un amphibien. Grâce à des chercheurs sud-américains, c’est désormais chose faite. Ils ont découvert une grenouille qui brille dans l’obscurité grâce à des molécules, elles aussi, totalement inédites.

Il existe environ 7.600 espèces d’amphibiens sur Terre. Et parmi elles, Hypsiboas punctatus, une grenouille arboricole qui vit en Amérique du Sud. Le signe particulier de cette grenouille par ailleurs tout à fait banale, ce sont des chercheurs de l’université de Buenos Aires (Argentine) qui viennent de le découvrir alors qu’ils étudiaient sa pigmentation. H. punctatus est en effet la première grenouille fluorescente à avoir été observée.

À la lumière du jour, cette grenouille arbore de jolies couleurs vertes, jaunes ou rouges. Mais éclairée par un faisceau ultraviolet, elle se met à briller intensément, d’une couleur bleu-vert. Un phénomène qui disparaît dans l’obscurité totale. De la fluorescence (qui nécessite une absorptiond’énergie lumineuse) donc, et non de la bioluminescence (production de lumière par l’animal lui-même).

En plein jour, la grenouille arboricole apparaît ici plutôt jaune, avec des taches rouges. Sous rayonnement ultraviolet, elle émet une couleur verte fluorescente. © Julian Faivovich et Carlos Taboada, université de Buenos Aires

En plein jour, la grenouille arboricole apparaît ici plutôt jaune, avec des taches rouges. Sous rayonnement ultraviolet, elle émet une couleur verte fluorescente. © Julian Faivovich et Carlos Taboada, université de Buenos Aires

Des molécules fluorescentes inconnues

En lui-même, le phénomène n’est pas nouveau. De nombreuses espèces aquatiques fluorescentes ont déjà été décrites par les scientifiques. La fluorescence des coraux, par exemple, est très bien connue. Mais il existe aussi des poissons fluorescents ou encore des requins et même une tortue qui brillent dans l’obscurité. Même sur la terre ferme, on peut trouver des animaux fluorescents : des scorpions, notamment.

Cerise sur le gâteau de cette lumineuse découverte, H. punctatus semble avoir recours à des molécules fluorescentes jamais encore observées chez des animaux : des hyloin-L1, des hyloin-L2 et des hyloin-G1. Celles-ci sont concentrées dans son tissu lymphatique, dans sa peau et dans ses sécrétions glandulaires. Et elles s’avèrent d’une incroyable efficacité. Selon les chercheurs en effet, elles peuvent émettre l’équivalent de quelque 18 % de la lumière émise par la pleine Lune

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Placée sous un faisceau de lumière UV, Hypsiboas punctatus émet une fluorescence verte ou bleue plutôt puissante. © Julian Faivovich et Carlos Taboada, université de Buenos Aires, Pnas

Placée sous un faisceau de lumière UV, Hypsiboas punctatus émet une fluorescence verte ou bleue plutôt puissante. © Julian Faivovich et Carlos Taboada, université de Buenos Aires, Pnas

Cette découverte, loin de constituer un aboutissement, marque, au contraire, le début d’une nouvelle aventure pour les herpétologistes qui étudient tous les jours les reptiles et les amphibiens. L’équipe de l’université de Buenos Aires prévoit d’ores et déjà d’étudier de plus près les photorécepteurs l’Hypsiboas punctatus afin de déterminer si elle est capable de capter cette lumière fluorescente. Les herpétologistes envisagent également de tester la fluorescence des 250 espèces de grenouilles arboricoles proches d’H. punctatus.

Et ces travaux permettront peut-être de préciser les fonctions écologiques ou comportementales de la fluorescence chez la grenouille. Ce phénomène leur sert-il à communiquer entre elles ? Joue-t-il un rôle dans le processus d’attraction sexuelle et de reproduction ?

« J’espère vraiment que d’autres collègues se montreront très intéressés par ce phénomène et qu’ils commenceront à porter des lampes UV sur le terrain », commente Carlos Taboada, herpétologue à l’université de Buenos Aires.

Dans ce cas, les réponses à ces questions ne devraient pas tarder à arriver…

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