Biodiversité : découverte de la première grenouille fluorescente


C’est la première fois qu’on identifie une grenouille fluorescente. Elle change de couleur avec la lumière ultraviolette, elle change de couleur pour devenir invisible à la noirceur totale. De quoi à occuper les scientifiques face à cette découverte
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Biodiversité : découverte de la première grenouille fluorescente

 

Par Nathalie Mayer,

 

Aucun phénomène de fluorescence n’avait encore été observé chez un amphibien. Grâce à des chercheurs sud-américains, c’est désormais chose faite. Ils ont découvert une grenouille qui brille dans l’obscurité grâce à des molécules, elles aussi, totalement inédites.

Il existe environ 7.600 espèces d’amphibiens sur Terre. Et parmi elles, Hypsiboas punctatus, une grenouille arboricole qui vit en Amérique du Sud. Le signe particulier de cette grenouille par ailleurs tout à fait banale, ce sont des chercheurs de l’université de Buenos Aires (Argentine) qui viennent de le découvrir alors qu’ils étudiaient sa pigmentation. H. punctatus est en effet la première grenouille fluorescente à avoir été observée.

À la lumière du jour, cette grenouille arbore de jolies couleurs vertes, jaunes ou rouges. Mais éclairée par un faisceau ultraviolet, elle se met à briller intensément, d’une couleur bleu-vert. Un phénomène qui disparaît dans l’obscurité totale. De la fluorescence (qui nécessite une absorptiond’énergie lumineuse) donc, et non de la bioluminescence (production de lumière par l’animal lui-même).

En plein jour, la grenouille arboricole apparaît ici plutôt jaune, avec des taches rouges. Sous rayonnement ultraviolet, elle émet une couleur verte fluorescente. © Julian Faivovich et Carlos Taboada, université de Buenos Aires

En plein jour, la grenouille arboricole apparaît ici plutôt jaune, avec des taches rouges. Sous rayonnement ultraviolet, elle émet une couleur verte fluorescente. © Julian Faivovich et Carlos Taboada, université de Buenos Aires

Des molécules fluorescentes inconnues

En lui-même, le phénomène n’est pas nouveau. De nombreuses espèces aquatiques fluorescentes ont déjà été décrites par les scientifiques. La fluorescence des coraux, par exemple, est très bien connue. Mais il existe aussi des poissons fluorescents ou encore des requins et même une tortue qui brillent dans l’obscurité. Même sur la terre ferme, on peut trouver des animaux fluorescents : des scorpions, notamment.

Cerise sur le gâteau de cette lumineuse découverte, H. punctatus semble avoir recours à des molécules fluorescentes jamais encore observées chez des animaux : des hyloin-L1, des hyloin-L2 et des hyloin-G1. Celles-ci sont concentrées dans son tissu lymphatique, dans sa peau et dans ses sécrétions glandulaires. Et elles s’avèrent d’une incroyable efficacité. Selon les chercheurs en effet, elles peuvent émettre l’équivalent de quelque 18 % de la lumière émise par la pleine Lune

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Placée sous un faisceau de lumière UV, Hypsiboas punctatus émet une fluorescence verte ou bleue plutôt puissante. © Julian Faivovich et Carlos Taboada, université de Buenos Aires, Pnas

Placée sous un faisceau de lumière UV, Hypsiboas punctatus émet une fluorescence verte ou bleue plutôt puissante. © Julian Faivovich et Carlos Taboada, université de Buenos Aires, Pnas

Cette découverte, loin de constituer un aboutissement, marque, au contraire, le début d’une nouvelle aventure pour les herpétologistes qui étudient tous les jours les reptiles et les amphibiens. L’équipe de l’université de Buenos Aires prévoit d’ores et déjà d’étudier de plus près les photorécepteurs l’Hypsiboas punctatus afin de déterminer si elle est capable de capter cette lumière fluorescente. Les herpétologistes envisagent également de tester la fluorescence des 250 espèces de grenouilles arboricoles proches d’H. punctatus.

Et ces travaux permettront peut-être de préciser les fonctions écologiques ou comportementales de la fluorescence chez la grenouille. Ce phénomène leur sert-il à communiquer entre elles ? Joue-t-il un rôle dans le processus d’attraction sexuelle et de reproduction ?

« J’espère vraiment que d’autres collègues se montreront très intéressés par ce phénomène et qu’ils commenceront à porter des lampes UV sur le terrain », commente Carlos Taboada, herpétologue à l’université de Buenos Aires.

Dans ce cas, les réponses à ces questions ne devraient pas tarder à arriver…

http://www.futura-sciences.com

De nouvelles grenouilles miniatures découvertes en Inde


Des petites miniatures ont été découvertes en Inde ainsi que des grenouilles nocturnes, c’est une belle découverte, mais malheureusement, elles pourraient être en danger d’extinction
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De nouvelles grenouilles miniatures découvertes en Inde

 

Les grenouilles miniatures mesurent jusqu'à 15,4 millimètres et... (Photo Agence France-Presse)

Les grenouilles miniatures mesurent jusqu’à 15,4 millimètres et vivent dans la végétation forestière humide.

Agence France-Presse
New Delhi

 

Quatre nouvelles espèces de grenouilles miniatures, suffisamment petites pour tenir sur un ongle, ont été découvertes dans une zone montagneuse du sud de l’Inde, selon un rapport publié mardi.

Les scientifiques à l’origine de cette avancée ont passé cinq années à étudier la faune luxuriante de la chaîne de montagnes des Ghats occidentaux (sud-ouest de l’Inde), indique l’étude parue dans la publication scientifique PeerJ.

«Les espèces miniatures sont localement abondantes et plutôt répandues, mais elles étaient probablement passées inaperçues en raison de leur taille extrêmement réduite, leur habitat discret et leurs appels similaires à ceux d’insectes», a déclaré la chercheuse Sonali Garg citée dans l’article.

Ces grenouilles miniatures mesurent jusqu’à 15,4 millimètres et vivent dans la végétation forestière humide.

L’équipe a également fait état de la découverte de trois autres espèces de grenouilles nocturnes, ou Nyctibatrachus.

Les grenouilles nocturnes indiennes se sont séparées des autres grenouilles il y a 70 à 80 millions d’années, en faisant un groupe particulièrement ancien.

Si la dernière décennie a vu le nombre d’espèces de grenouilles connues monter en flèche dans cette région, avec plus d’une centaine d’espèces répertoriées, les scientifiques mettent en garde contre les risques écologiques qui pèsent sur elles.

«Un tiers des grenouilles des Ghats occidentaux sont déjà menacées d’extinction», a prévenu S.D. Biju, le directeur de la recherche.

En 2016, un rapport du Fonds mondial pour la Nature (WWF) avertissait qu’en 2020 la population globale de poissons, oiseaux, amphibiens, mammifères et reptiles aurait décliné de deux tiers en cinquante ans.

http://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► Dix histoires étonnantes d’animaux en 2016


 

De l’autre côté de l’océan, les animaux aussi ont fait la manchette en 2016. Certains pour une bonne cause alors que d’autre non
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Dix histoires étonnantes d’animaux en 2016


 

Couverture de "MusicforCats", un album de musique conçu pour les chats.

Couverture de « MusicforCats », un album de musique conçu pour les chats. © DR

Kangourous agresseurs, vaches accidentogènes, et grenouilles condamnées… Retour sur les animaux qui ont participé à l’actu de l’année 2016.

 

PAR ALIX RATOUIS ET MACIRÉ YANSANÉ

1. La brigade routière du district de Balaghat, dans le centre de l’Inde, a enduit de peinture phosphorescente les cornes de 300 vaches errantes, ce qui a permis de réduire le nombre des accidents qu’elles causaient durant la nuit.

2. Fin mai, un kangourou a rebondi sur une cycliste de 45 ans mesurant 1,63 m qui randonnait sur le Riesling Trail, en Australie. Bilan de la rencontre : trois côtes cassées et des implants mammaires explosés.

3. L’armée de l’air française a dressé 4 aigles royaux à chasser des drones. Capables de les repérer à plusieurs milliers de mètres et de les neutraliser, ils seront équipés d’un traceur GPS et d’une caméra pour repérer leurs pilotes.

4. L’association de protection animale L214 a dévoilé, en février, des vidéos accablantes sur l’abattoir du Vigan, dans le Gard. En mars, l’Assemblée a validé la création d’une commission d’enquête sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie en France.

5. Universal Music a sorti, le 28 octobre, un album pour chats , MusicforCats, mêlant ronronnements et musique classique. Il serait très efficace pour calmer les minets agités, au point que le label réfléchit à une version pour chiens et à une autre pour chevaux.

Méthane © DR

6. Des chercheurs danois de l’université d’Aarhus cherchent à créer une herbe non grasse qui faciliterait le transit des bovins et limiterait leurs pets, donc les rejets de méthane, gaz à effet de serre très polluant.

7. Constatant que son pays ne figurait pas sur Google Street View, une habitante des îles Féroé a équipé un mouton d’une caméra filmant à 360 degrés, dont elle a mis les images en ligne sur visitfaroeislands.com. Elle a lancé un appel aux 50 000 autres habitants pour qu’ils appareillent quelques-uns des 80 000 ovins que compte le territoire.

8. En Nouvelle-Galles-du-Sud, en Australie, faute de main-d’œuvre, des robots gardent des troupeaux de vaches. Alimentés par l’énergie solaire, ils peuvent prendre à distance la température des bêtes, les compter et mesurer la qualité du pâturage selon sa couleur. Il faut compter 1 robot pour 150 ruminants.

9. Les collégiens peuvent continuer à disséquer des souris en classe, au soulagement des professeurs de SVT. Le Conseil d’État a annulé, le 6 avril, une décision du ministère de l’Éducation nationale qui avait mal interprété le droit européen en interdisant cette pratique.

10. La cour d’appel de Bordeaux a condamné un couple à combler la mare de son jardin de Grignols, en Dordogne, inscrite au cadastre depuis un siècle. Leurs voisins étaient excédés par les nuisances sonores de la quarantaine de grenouilles qui y avaient élu domicile. Selon l’expert dépêché sur place, les coassements s’élevaient à 60 décibels, le bruit d’une machine à laver.

http://www.lepoint.fr/

Un serpent arc-en-ciel et un lézard dragon, «nouvelles» espèces de la région du Grand Mékong


Sitôt que de nouvelles espèces sont découvertes, sitôt on s’inquiète pour leur protection. Une perte de leur environnement et des gens qui veulent avoir dans leur collection une espèce rare sont des raisons des inquiétudes des scientifiques
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Un serpent arc-en-ciel et un lézard dragon, «nouvelles» espèces de la région du Grand Mékong

 

Un serpent aux couleurs de l’arc-en-ciel, une grenouille minuscule et un lézard semblable à un dragon figurent parmi 163 nouvelles espèces découvertes en 2015 dans la région du Grand Mékong, une réserve de biodiversité particulièrement menacée, a annoncé lundi le WWF.

Le fleuve d’Asie du Sud-Est prend naissance sur les hauteurs de l’Himalaya pour finir sa course au Vietnam. La région du Grand Mékong comprend le Vietnam, le Cambodge, le Laos, la Thaïlande, la Birmanie et la province chinoise du Yunnan.

Chaque année, les scientifiques du Fonds mondial pour la nature (WWF) annoncent la découverte de nouvelles espèces après un long processus d’évaluation par leurs pairs.

Bien souvent, les chercheurs craignent que les espèces ne disparaissent avant même d’avoir été répertoriées tant le développement de la région est rapide. La zone est également connue pour son peu de respect pour l’Etat de droit et ses trafics généralisés.


Sur l’île thaïlandaise de Phuket, les scientifiques ont découvert l’acanthosaura phuketensis, un lézard au dos hérissé d’une crête d’épines. (Montri Sumontha/WWF via AFP)


Le tylototriton anguliceps: un genre de triton au marquage rouge et noir a fait penser aux Klingons de la série Star Trek.(Porrawee Pomchote/WWF via AFP)


Le parafimbrios lao, un serpent qu’on trouve dans les régions karstique du nord du Laos. Il a pour particularité que les écailles de sa tête reflètent les couleurs de l’arc-en-ciel. (Alexandre Teynie/WWF via AFP)


Une petite grenouille de trois centimètres, la leptolalax isos, a été recensée au Cambodge et au Vietnam. Elle avait été repérée pour la première fois en 2006 mais il a fallu près de 10 ans pour confirmer qu’il s’agissait bien d’une espère nouvelle. (Jodi Rowley/WWF via AFP)

« La région du Grand Mékong est un aimant pour les spécialistes de la préservation de l’environnement à cause de l’incroyable diversité des espèces qui continuent d’y être découvertes », a déclaré Jimmy Borah, de l’équipe Grand Mékong de WWF. « C’est une course contre la montre pour faire en sorte que ces espèces nouvellement découvertes soient protégées ».

La région est menacée en particulier par la construction de routes et de barrages ainsi que par le trafic illégal d’animaux sauvages, pour beaucoup centré sur le Triangle d’or (Laos, Thaïlande et Birmanie), région aussi connue pour la culture du pavot et le trafic d’opium.

« De nombreux collectionneurs sont prêts à débourser des milliers de dollars pour des spécimens rares et en danger », a ajouté M. Borah.

Au total, en 2015, WWF a répertorié 163 espèces: neuf amphibiens, trois mammifères, onze poissons, 14 reptiles et 126 plantes.

Entre 1997 et 2015, 2 409 espèces ont été recensées dans la région, soit deux découvertes chaque semaine.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Ce photographe réalise des clichés de grenouilles qui ne ressemblent en rien à ce que vous avez déjà vu.


Tanto Yensen est un photographe indonésien qui fait de magnifiques photos de grenouilles. Il semblerait que les photographies ne sont pas des montages, ce qui est encore plus impressionnant pour certaines d’entre elles
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Ce photographe réalise des clichés de grenouilles qui ne ressemblent en rien à ce que vous avez déjà vu.

 

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http://bridoz.com/

Une nouvelle espèce de fourmi découverte dans le vomi d’une grenouille


Comment faire de nouvelles découvertes comme une nouvelle espèce de fourmis ? En attrapant une grenouille pour qu’elle régurgite ce qu’elle a dans l’estomac. Sauf qu’on ne sait pas grand chose sur cette fourmi
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Une nouvelle espèce de fourmi découverte dans le vomi d’une grenouille

 

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Une nouvelle espèce de fourmi découverte dans le vomi d’une grenouillePhoto Gentsid

Les chercheurs de l’Université de Rochester à New York sont allés chercher loin, très loin et ont finalement découvert une nouvelle espèce de fourmi. Dans le vomi d’une grenouille vénéneuse présente en Equateur.

L’équipe de recherche menée par le professeur Christian Rabeling, ont capturé la grenouille et lui ont vidé l’estomac. Ils ont ensuite cherché dans le vomi quel trésor s’y cachait. Bien évidemment, ils n’ont pas été déçus de découvrir l’insecte mort.

UN SEUL SPÉCIMEN DE L’ESPÈCE A ÉTÉ TROUVÉ

La fourmi a été nommée Lenomyrmex hoelldobleri en l’honneur du 80e anniversaire du collègue et ami des chercheurs Bert Hölldobler.

«En raison de la passion de Bert pour les fourmis, ses contributions pionnières et de grandes qualités à l’entomologie et à  l’écologie comportementale, ainsi que son dévouement au mentorat de la prochaine génération de myrmécologues, myrmécologie [l’étude des fourmis] est devenue sa propre discipline en entomologie, et continue d’attirer des étudiants enthousiastes qui partagent l’amour de Bert pour les fourmis» expliquent les chercheurs dans leur étude publiée dans le journal ZooKeys.

Il existe à présent sept espèces appartenant au genre Lenomyrmex puisque les scientifiques affirment que ce spécimen a des caractéristiques semblables aux autres espèces du genre.

Elle mesure environ un demi-centimètre et a une longue bouche qui peut-être utile pour attraper de tout petits animaux cachés.

Comme il n’existe qu’un seul spécimen de cette espèce et que le spécimen en question est mort dans l’estomac de la grenouille, il y a très peu d’information sur cette fourmi.

LES GRENOUILLES, UTILES À LA RECHERCHE SUR LES INSECTES

La grenouille qui transportait l’insecte fait partie de l’espèce Oophaga sylvatica, mais elle est appelée «Little devil frog» en anglais (grenouille petit diable) ou «Rana Diablito» en espagnol.

Les grenouilles sauvages sont souvent utilisées pour découvrir de nouvelles espèces d’insectes parce qu’elles s’en nourrissent et qu’elles peuvent atteindre des lieux auxquels les humains n’ont pas accès.

D’autre part, la toxicité de grenouilles vénéneuses comme celle-ci provient de composés organiques trouvés dans les fourmis qu’elles mangent. Elles sont donc douées pour attraper des insectes et sont tout aussi utiles pour les chercheurs chasseurs de fourmis.

Le professeur Rabeling explique au National Geographic:

«Parfois, les gens pensent que notre monde est déjà  très bien exploré, rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité».

http://fr.canoe.ca/